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Janvier 2024
Par Yann Gabin
YG

Le numéro spécial du Vogue France, intitulé Art & Mode, shooté au sommet du centre d'Art Contemporain du musée Pompidou, consacre une dizaine de pages aux dix années passées de Nicolas Ghesquière à la tête de la maison Louis Vuitton. Une belle histoire qui se décline par une cape exceptionnelle, confetionnée spécialement pour la couverture. Entièrement brodée de sequins en béton anthracite, cette pièce unique, carrément haute-couture, brille de mille feux sur la silhouette athlétique de la danoise Ida Heiner.

Ida Heiner chez Women

La carrière d'Ida Heiner ne commence pas sous les meilleurs hospices. Son composite est dévoilé au mois de Janvier 2020 auprès des casting directors, un mois seulement avant le confinement mondiale. Pas la meilleure période pour réaliser ses premiers pas dans le modeling. Toutefois, l'équipe de Nicolas Ghesquière remarque son visage angélique, hypnotique, et lui signe un contrat d'exclusivité pour les shows Louis Vuitton Printemps/Eté 2021 (à la Samaritaine rénovée) et Automne/Hiver 2021/2022 dont elle ouvre le show au milieu des statues millénaires du musée du Louvre. Tous les contrats suivants seront exclusivement pour la maison Louis Vuitton et jusqu'au mois de mars 2022. Un excellent moyen d'appréhender le métier de mannequin dans les meilleurs conditions. Elle commence à shooter pour le magazine Mastermind avec Thue Norgaard et Marie-Amelie Sauvé. Puis, elle enchaine par le défilé "Resort 2022", à Cergy. Elle décroche la campagne publicitaire prêt-à-porter Automne/Hiver 2021/2022 par David Sims. Puis, les défilés prêt-à-porter Printemps/Eté 2022 au musée du Louvre et Automne/Hiver 2022/2023 au musée d'Orsay. A nouveau les campagnes publicitaires pour la maison Louis Vuitton se poursuivent avec la "Cruise" par Carlijn Jacobs, "Holiday" par Nadine Lejewere, "Monogram Bags 2022" par Quentin Saunier et "Celebrate Silk" par Tim Elkaim. A 18, à peine, Ida Heiner a déjà pu engranger une expérience de deux années avec la famille Vuitton. Puis, son contrat d'exclusivité Vuitton prenant fin, Ida peut commencer à côtoyer d'autres maisons prestigieuses pour leurs présentations couture et prêt-à-porter. On voit alors sa silhouette sur les podiums de Paco Rabanne, Jacquemus, Alaia, Schiaparelli Couture, Chanel Couture, Fendi Couture, Proenza Schouler, Altuzarra, Tory Burch, Michael Kors, Tom Ford, J.W Anderson, Nensi Dojaka, Fendi, Alberta Ferretti, Tod's, Sportmax, Versace, Ports 1961, Saint-Laurent, The Row, Isabel Marant, Loewe, Victoria Beckham, Coperni, Givenchy, Stella McCartney, Sacai, Chanel. Ida Heiner apparait comme le meilleur compromis entre un physique à la Barbie et une silhouette du mannequin branché. Un nom que l'on s'arrache. Son book parle de lui-même.

YG
Les couvertures à retenir au mois de Janvier 2024

Ida Heiner pour Vogue Paris ; Sienna Miller pour Vogue Usa ; Amber Valletta, Emma Watson pour Vogue Grande-Bretagne ; Benedetta Porcaroli pour Vogue Italie ; XG Official pour Vogue Japon ; Peggy Gou pour Vogue Allemagne ; Karolina Spakowski pour Vogue Espagne ; Non distribué pour Vogue Russie ; Chu Wong pour Vogue Chine ; Valentina Sampaio pour Vogue Brésil ; Constance Jablonski pour Vogue Turquie ; Danielle Marsh et Hanni Pham pour Vogue Australie ; Malika El Maslouhi pour Vogue Netherlands ; Selena Gomez pour Vogue Mexico ; Rania Benchegra pour Vogue Arabie ; Lulu Tenney pour Vogue Koréa ; Kris Grikaite pour Vogue Grèce ; Non distribué pour Vogue Ukraine ; Julia Banas pour Vogue Pologne ; Alessandra Ambrosio pour Vogue Tchécoslovaquie ; Janka Polliani, Marianne Theodorsen, Nina Sandbeh et Darja Barannik pour Vogue Scandinavia ; (?) Vogue Portugal ; Anugraha Natarajan et Nyaonikaa Shetty pour Vogue Inde ; Deepika Padukone pour Vogue Singapore ; Keung To pour Vogue Hong-Kong ; SrchaFreen et Aekarat Ubonsri pour Vogue Thaïlande ; (?) pour Vogue Taiwan ; Tanya Churbanova et Marilou Hanriot pour Numéro France ; (?) pour Numéro Tokyo ; Robert Downey Junior, Margot Robbie, Niolas cage, Greta Lee, Zac Efron, Charles Melton, Lily Gladstone, Davine Joy Randolph, Ryan Gosling pour W Usa ; Linda Evangelista pour V Usa ; Jennifer Lopez pour Elle Usa ; Meg bellamy et Ed McVey pour Elle Uk ; Loli Bahia pour Harper's Bazaar France ; Lana Del Rey pour Harper's Bazaar Usa ; Jenna Ortega, Janelle Monae, Emerald Fennell, Gugu Mbatha-Raw et Emilia Clarke pour Harper's Bazaar Uk ; Valentina Castro et Avanti Nagrath pour Harper's Bazaar Italie ; Naty Peluso pour Harper's Bazaar Espagne ; (?) pour i-D Magazine ; Yuki Van Gog pour Marie-Claire Italie ; Cécile de France pour Marie-Claire France ; Abby Champion, Angelina Kendall, Apolline Rocco Fohrer, Celeste Fitzpatrick, Elio Berenett, Fran Summers, Irina Shayk, Karolina Spakowski, Mica Argañaraz et Nyawurh Chuol pour Self-Service ; Aubrey Plaza, Emma Mackey, Ever Gabo Anderson, Maude Apatow, Penelope Cruz, Arca, Coi Leray, Peggy Gou, V, Alex Consani, Amélia Gray, Kaia Gerber, Karolina Spakowski, Mona Tougaard pour POP Magazine ; Hari Nef, Margaret Qualley, Milla Jovovich, Aylah Peterson, Minttu Vesala, Paul Hameline, Saskia de Brauw, Gabbriette pour Purple Magazine ; Hunter Schafer, Lakeith Stanfield, Rowoon, Ella Mccutcheon, Jennifer Matias, Kristen McMenamy et Mica Argañaraz pour Another Magazine ;

Balenciaga Automne/Hiver 2023/2024 par Demna Gvasalia

Cette présentation Balenciaga apparait comme le défilé charnière. Le tiret entre un "avant" et "après" crise médiatique. Ce simple line-up immaculé, composées de deux lignes de néons, épure ce podium à souhait. Un lieu virginal insufflant une Aura presque chirurgicale. Cette blancheur éblouit complètement le regard. Elle parait être comme un lieu immatériel qui permettra de décortiquer au mieux cette présentation Automne/Hiver 2023/2024. Afin de donner le focus exclusivement aux vêtements. Balenciaga souhaite surtout repositionner l'image maison et remettre ses compteurs à zéro. Notamment, après le déluge de scandales que la maison a du affronter suite aux campagnes publicitaires l'accusant de faire la promotion de la pédocriminalité. La marque a été vilipendée par des images exposant un jeune enfant sur un lit embrassant un nounours, arborant le fameux harnais que l'on entrevoit dans les scènes de sexe débridé sado-maso Gay. La campagne publicitaire suivante, consacrée aux accessoires et sacs, montre subrepticement un texte, déposé sur un bureau, qui, une fois agrandi à la loupe, ferait l'apologie de la pédophilie. Ce qui a déclenché les foudres des associations familiales mais aussi des milieux complotistes américains qui ont engendré un boycott puissant de la marque dans l'ensemble des pays anglo-saxons. Après cette avalanche médiatique, catastrophique, pour la maison Balenciaga, on conçoit que Demna Gvasalia a ambitionné recentrer la marque vers un concept plus minimalisme, plus simple. Plus conformiste et consensuel aussi. Il faut apaiser la sphère médiatique afin de tenter redorer le blason maison avec ce qu'il sait mieux faire : les vêtements. Une faute de communication ne pardonne pas et se traduit instantanément par un manque à gagner chiffré en millions d'euros. Une faute de style ne reste bien souvent qu'affaire de goût. Alors, il est temps de revenir aux basiques. De séduire à nouveau la clientèle "égarée". Demna Gvasalia est revenu vers ses fondamentaux en proposant pour les dix-huit premières silhouettes, des looks complètement sombres. Presque en noir absolu. Une veste smoking oversize ; une jupe longue dont les passements de la taille recouvre la place de l'ourlet. L'envers devient l'endroit ; Les mains disparaissent sous des manches toujours plus élancées. Un effet block pour des silhouettes mastoc. Le trench se noue à la taille solidement. Toujours avec cet effet conceptuel des passants de ceinture à l'envers, qui somme toute parsème de nombreuses pièces de la collection. La version du trench en cuir, effet écailles de serpent, se teint d'un charmant lie-de-vin chatoyant. Le blouson en cuir de "loulou" empoigne la forme d'un quadrilatère. Le pantalon en Denim se double de jambières frontales qui l'animent d'impulsions vibrantes. La robe, col en V, demeure à la fois chasuble mais aussi manteau. On perçoit nettement le pragmatisme dans la vision de Demna Gvasalia du vêtement. Il y a une réelle volonté d'aller à l'essentiel. Vers la praticité uniquement. Sans être péjoratif, la collection est absolument commerciale. Une robe "Madame", anthracite, se délecte de quelques plissés à l'épaule. Une autre, col en V, couleur chamois, drape l'ensemble du tissu faisant penser à l'imaginaire de Madame Grès. Toutefois avec un jeu de construction à l'épaule droite captivant. Une dernière, de tonalité gris souris, se dote d'un col cheminé retroussé par un nouage type Lavallière. En version blanche, elle inspire l'idée presque du sacrée. De la pureté. Demna Gvasalia a focalisé son envie sur le bâtit stylistique des épaules allant jusqu'à les faire fusionner avec la tête chez l'homme; et faire disparaitre l'ensemble du cou. Comme sur le blouson de cuir "Motard", la doudoune cintrée ou le sweater à capuche immaculée. Le jogging en cachemire mastic bleu Klein ou nuit, toujours chez l'homme, se porte près du corps laissant percevoir de jolies formes corporelles. Quand ce dernier ne se raccourci pas en micro short. Avec des bottes de motards. Chez la femme, ce sont les chemisiers plissés, en mousseline, dont les épaules se parent de lignes rectilignes. C'est droit, à point c'est tout. Des imprimés floraux, cher au créateur, font leur come-back, comme aperçu dans la collection prêt-à-porter Printemps/Eté 2017. Celle-ci vient adoucir une robe plissée, fédérée par une tonalité amande. Même si ces dernières s'évasent et se font amples, il y a un contraste saisissant avec le haut du corps, plutôt guindé. Un manteau en simili fourrure de vison beige, ou pétrole, se noue à la taille par un léger ruban en grain blanc. Chic et consensuel. Demna Gvasalia a performé dans les dernières silhouettes, celles qui clôturent le show. Elles apparaissent taillées sur mesure avec des excroissances toute en rondeur aux épaules. Elles sculptent le corps tels des chutes d'eau. Ces robes glissent sur la silhouette d'un seul trait pour les rendre encore plus extraordinaires. Une robe en mousseline anthracite se pare de vagues de strass diamant instaurant des dentelles organiques. Avec l'élégant nœud de satin autour de la taille. Une seconde, inévitablement doublé d'une mousseline chair, dévoile et démultiplie, à intervalles régulier, des tatouages d'une fleur au gout pétrole. Des linéaires de strass diamant en couvrent une suivante. La dernière étant composée d'une rivière de filins de perles tubulaires jais. De la pure couture. La force de Demna Gvasalia réside dans sa faculté inhérente de composer des looks street wear, presque parfois un peu trop littéral à mon goût, tout en les alternant avec des silhouettes dignes des meilleurs looks Couture. Alors, ne peut-on pas tout simplement conclure que c'est en ces termes que demeure l'excellence d'un prêt-à-porter ?

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Balenciaga

Automne/Hiver

2023/2024

Classement des cinquantes mannequins les plus influents de 2023
La liste des cinquante mannequins les plus en vues en 2023 demeure enfin accessible sur PlaneteMode.com. Un répertoire combinant à la fois mannequins vétérans qui se positionnent bien souvent dans les premières places comme Rianne Van Rompaey, Mona Tougaard, Vittoria Ceretti, Julia Nobis, Mica Argañaraz, Anok Yai, Chu Wong ou Sofia Steinberg. Mais, aussi, des new-faces qui ont démarré leur carrière sur des chapeaux de roue et dont l'année a été étincelante comme Angelina Kendall, América Gonzalez, Karolina Spakowski, Victoria Fawole ou Amélia Gray. Des visages que l'on a beaucoup aperçu en Une des magazines Trendy comme le M le Monde, Pop, Double, Self-Service, Dazed & Confused Uk, Holiday, British Vogue ou Harper's Bazaar France ; sur des campagnes publicitaires prestigieuses comme Chanel, Prada, Louis Vuitton, Dior, Céline, Saint-Laurent, Bottega Veneta, Loewe ou Miu Miu ; ainsi que sur les principaux défilés prêt-à-porter entre Paris, Milan, Londres et New-York. La première française se classe à la sixième place. Et, c'est pour la lyonnaise Loli Bahia qui est devenue une incontournable du milieu de la mode. Puis, la franco-japonaise Mika Schneider se classe en vingt-septième position. S'ensuit Alix Bouthors en trente-et-unième position. Puis, Apolline Rocco Fohrer en quarante-et-unième position. Suivit de Jeanne Cadieu en quarante-et-deuxième position. Somme toute, c'est la parisienne Mariam de Vinzelle, en quarante-et-deuxième position, qui clôture le contingent des françaises au top. Une liste exhaustive reflétant la diversité de taille, de forme, de genre et d'ethnicité du modeling actuel. Spécialement, avec les marocaines Nora Attal et Malika El Maslouhi qui cartonnent ; la voluptueuse Néerlandaise Jill Kortleve qui assume et revendique ses formes ; la gracile et athlétique éthiopienne Amar Akway ; Lila Moss, fille de Kate Moss, dont la taille est mini-mini ; la canadienne Quannah Chasinghorse, aux tatouages tribaux, issue des peuples de Gwich'in d'Eagle Village, en Alaska, et Sicangu/Oglala Lakota de la réserve Rosebud, en Dakota du Sud ; Colin Jones qui a effectué sa transition de genre et est devenue un porte-parole de cette cause ; et, dernièrement, Maty Drazek, un garçon très fluet et gracieux qui plait aux photographes et stylistes branchés. Un marché éclectique ou tous types de silhouettes peuvent être disponibles pour des clients pointilleux et minutieux.
Marilou Hanriot chez Ford Models
Avec un tel patronyme, il m'apparait peu compliqué de deviner que Marilou Hanriot ne puisse être française. Vivant dans le sud de la France, Marilou est invitée par sa grand-mère à passer quelques vacances estivales à Paris, en 2022. Fana d'expositions en tout genre, elle décide de visiter les musées de la capitale pour engranger un maximum de connaissances artistiques pour ses études d'Art à venir. Elle adore peintre, dessiner et admirer les chefs d'œuvres passés et contemporains. Son histoire avec la mode débute le jour ou elle se voit aborder par un scout qui lui demande si elle ne serait pas mannequin. Etonnée par cette requête, Marilou répond par la négative. Puis, de fil en aiguille, elle songe à cette étonnante sollicitation qui, avouons-le, ne lui avait jamais traversé l'esprit. Devenir mannequin ? Pourquoi pas finalement ? Cela peut être un excellent moyen de découvrir un nouveau milieu artistique tout en gagnant sa liberté financière. Pour celle qui avait déjà décroché son bac et était inscrite prochainement dans une école d'Art, cet étrange coup du destin tombe relativement à point. Marilou saisit donc cette opportunité et rejoint, dès septembre 2022, l'équipe de l'agence Ford Models.
Marilou s'est coupée les cheveux tout court alors qu'elle n'était seulement âgée de 15 ans. Lui donnant un air de garçon manqué. Elle crie haut et fort que ce ne sont pas les gens de la mode qui lui ont imposé de couper ses cheveux. Mais bien elle-même. Son visage classique, chic, avec un regard expansif, lui permet de décrocher rapidement la campagne publicitaire prêt-à-porter printemps/été 2023 Saint-Laurent. Une campagne photographiée par le maitre du sans "chichi", Juergen Teller. L'un des tout premier job qu'elle valide avec l'agence Ford. Un shooting qui booste rapidement son profil. La marque Victoria Beckham lui fait confiance pour incarner ses lignes solaires et prêt-à-porter Printemps/Eté 2023 shootées à Ibiza. Les supports éditoriaux arrivent dans la foulée et on commence à apercevoir sa silhouette sur des magazines de mode comme Holiday magazine, Wall Street Journal, M le Monde, The Financial Time, Self-service et, dernièrement en couverture du Numéro France des mois de Décembre 2023/Janvier 2024, photographiée par Ben Hassett.
Aussi, Marilou a défilé pour quelques shows à Milan, notamment pour le premier show de Sabato de Sarno pour Gucci en septembre 2023. Elle a adoré la musique qui a été diffusée lors de ce show ("Ancora, ancora, ancora" par Mina et Mark Ronson) et à chaque fois qu'elle entend ce morceau, elle se souvient d'un moment magique, émotionnel et exaltant. A l'affiche de la dernière campagne Gucci Gifts Automne/Hiver 2023/2024, mise en image par le photographe Anthony Seklaoui, on la voit bras-dessus bras-dessous avec le mannequin Kristen Coffrey. Marilou Hanriot n'hésite pas à montrer une facette un peu moins attendue et lisse de sa personne. Laissant même penser à une attirance pour le même sexe. En ce qui la concerne, elle argue clairement qu'elle aimerait que l'homophobie soit définitivement enrayée des maux qui gangrènent cette planète. L'amour étant juste de l'amour.
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Dès Janvier, deux série et un documentaire à ne pas rater
Pour cette année 2024, l'univers de la mode sera fort plébiscité aux travers de séries et documentaires originaux consacrés à certains créateurs et maisons de couture. Un microcosme qui fascine inlassablement. Avec ses paillettes, ses extravagances, sa manne financière infinie, ses histoires à dormir debout, ses frasques, ses déchéances, son pouvoir à faire rêver et exacerber la beauté comme jamais, les chaines télévisées payantes n'ont pas tergiversé à investir leurs sous dans ce milieu si souvent impénétrable et tant fantasmé. Après le succès des séries "American Crime Story : the assassination of Gianni Versace" et "Halston" sur Netflix, trois nouveaux projets télévisés seront accessibles sur les plates formes payantes reconnues. Tout d'abord, un documentaire inédit sur la vie de Karl Lagerfeld sera retransmis sur Canal+, intitulé "Karl Lagerfeld, révélation". Pour rendre hommage au "Kaiser" décédé le 19 février 2019, ce documentaire tentera de mettre en lumière, au-delà des nombreuses images d'archives et d'une histoire mainte fois contée, certaines zones secrètes de cette icône singulière. Diffusé le 10 et 17 janvier à 21h00, des amis proches témoigneront de leurs moments passés ensembles comme le top et actrice britannique Cara Delevingne, Sidney Toledano ou Delphine Arnault. La chaine Disney+ a opté pour une série de six épisodes sur la vie du couturier "Christobal Balenciaga". Dés le 19 janvier, on pourra découvrir la destinée de cet espagnol, devenu le roi des formes architecturales stylistiques et des robes ingénieuses et novatrices. Un designer avant-gardiste incarné par l'acteur Alberto San Juan. Apple TV s'est investit dans une autre thématique, plus originale, relatant le travail stylistique minutieux, dans les années quarante et cinquante, de Christian Dior et Coco Chanel. "The New Look" est composé de dix épisodes qui abordera entre autre les différents entre ces deux êtres de génie. Un casting international mettant en valeur Juliette Binoche (Coco Chanel), Ben Mendelsohn (Christian Dior), Maisie Williams ou John Malkovich. Une série attendue disponible seulement à partir du 14 avril 2024. D'autres projets de séries sur l'univers de la mode sont en cours mais il faudra encore attendre un peu avant qu'elles soient dévoilées.
Miu Miu Automne/Hiver 2023/2024 par Miuccia Prada

Pour l'automne/hiver 2023/2024, la maison Miu Miu a décidé de proposer une mode d'apparence sage aussi bien dans ses lignes que dans ses formes. Pour être juste, aucunes pièces dévoilées ne semblent d'une créativité extrême ou folle. Un prêt-à-porter primaire et facilement transposable dans la vie courante. On demeure dans des proportions classiques avec un grand nombre de bons basiques : cardigans, robes, pulls, sous-pulls, jupes crayon, escarpins à fines brides et talons fugaces, sacs à main valise, etc. Les tonalités demeurent dans des accents de minéraux et végétaux. Tout ce qu'aime la génération actuelle. C'est l'actrice américaine Mia Goth qui déferle en premier sur le podium avec un look classique mais audacieux. Intemporel par un twin-set en cachemire mastic. Mais, intrépide par une jupe crayon à pois entièrement cristalline. La cime de son collant maintenant son twin-set en place. Coquine. Toutefois, par le choix distinct des tissus, comme des mousselines ultra transparentes, ou par le souhait de dévoiler des pièces généralement dissimulées du vestiaire telle que culottes ou collants, l'esprit lingerie dévergonde l'ensemble de la présentation ainsi que les silhouettes. Tout ne vient seulement de la manière de les enfiler et les agencer. Le collant dynamise la jupe pour venir sereinement cacher le nombril. Le cardigan vient se glisser dans le collant pour que celui-ci ne bouge pas d'un iota. La jupe à pois argentine laisse deviner les longilignes gambettes. Il y a comme une innocence perverse qui apparait et disparait constamment sous nos yeux. Une fausse ingénue en somme. Les fameux classiques sont désacralisés par une manière de cheminer, par un simple geste comme soutenir son sac au creux de son coude, ou simplement en enfilant une robe laissant discerner la culotte. Bref, une mode qui déculotte et dépoussière les jeunes filles bien raisonnables. Une veste se déconstruit par la légèreté d'une mousseline. Toujours à pois comme les aimait tant Emmanuel Ungaro. Elle virevolte dès que l'on s'active. C'est ultra léger. Les micros étiquettes Miu Miu, blanc sur noir, investissent le haut d'un collant, la taille d'une jupe, le bas d'un caraco. Un caban, en cachemire camel, au col en mouton retourné, inscrit sur le thorax les lettres du label, ton sur ton. Discret mais pas trop. Miu Miu propose de l'enfiler avec une simple culotte, idéalisée d'une ceinture en cuir caramel. Il sera souhaitable de ne pas omettre de bien enclore ce caban si l'on souhaite le total look du show. La version en velours moutarde côtelée, toujours au col de mouton retourné anthracite, peut paraitre plus aisée. Moins attendue. Rianne Van Rompaey a l'air de ne pas y toucher avec son allure de secrétaire bien sous tout rapport. Avec ses lunettes de vue et sa pochette en cuir émeraude, sa robe en mousseline immaculée, renforcée de pois carbone, apparait presque candide. Et oui, il faut rester sérieux quand on dévoile tout. La même silhouette, version "négative", apparait aussi sulfureuse sur l'une des égéries récurrentes maison, Ondria Hardin. Mais cette fois avec une culotte Olive. Le cardigan boutonné s'additionne d'un pullover ton sur ton. Le fameux effet Twin-set comme sur Sascha Rajasalu. Des tenues sportswear sont dévoilées avec des leggings, hoodies, sweaters à capuche et baskets que l'on devra agrémenter d'un joli caban Marine à boutonnage doré. Catherine McNeill défile sur le podium avec ce look athlétique et somme toute commun. Passe-partout. Avec une valisette en cuir châtaigne. La version masculine parait identique à celle de la femme. Aucune différence apparente. La mode Miu Miu apparait non "genré" quand il s'agit d'une dégaine Sportswear. Elle est pour tous. Soyons certain, cela en ravira plus d'un. Les sweaters à capuche subsistent encore en taille oversize et se rehaussent de camaïeu de gris. Une mode bien de saison car le manteau s'enfile sur un sweater qui s'enfile sur un col roulé comme sur Liu Wen. On n'hésite pas à superposer les couches de vêtements. Les derbys en cuir anthracite ou auburn fonctionnent aussi bien avec un legging qu'un simple collant. Beaucoup de tonalités mordorées, Camel, chamois, cuivre, vanille, miel ou poils de chameau. Tous les sacs se portent à la jonction du coude ou en main bloqués sous l'aisselle. Etre à la mode demeure souvent affaire de posture. Celui-ci en fera parti pour l'Automne/Hiver 2023/2024. Le look de Maty Drazek, entièrement Camel, peut aller aussi bien à la jeune fille de 18 ans qu'à son aïeul de 77 ans. Seules la démarche et l'incarnation feront la différence entre un look "In" ou un look "Out". Du framboise, ocre et moutarde pour des vestes et manteaux en lainage tricotée. Les robes de cocktails assez dénudées se brodent de tiges florales qui flottent au vent. Les versions chocolat et topaze fonctionnement parfaitement avec des carnations de peaux foncées. Celle de couleurs chair ou vanille auront la préférence des carnations plus claires. Toutefois, on peut switcher selon ses propres préférences, bien entendu. Une doudoune moutarde s'accompagne d'une jupe boule qui va à ravir à Yura Romaniuk. Loli Bahia enfile une robe tee-shirt en cuir tabac qui la projette dans une vibration à la "Swinging-London". Un tee-shirt limite-limite car stoppant juste en-dessous de la bienséance. Avec un simple collant fauve, ce fera bien l'affaire. La version Kaki de Julie Hoomans demeure plus délectable. Des marguerites aux allures enfantines marquent un pullover vert chartreuse ainsi que des cardigans lie-de-vin et abricot. Les pièces en cuir tels que les blousons à capuches revêtent plusieurs tonalités allant du framboise au tabac, du kaki pour Anouck Smits au tournesol pour Anna Ewers ; aussi du mandarine et perle. Nombreuses sont les lunettes de vue et sacs besace. Quelques cabochons viennent se glisser sur des mules ou sur la bordure d'un col d'une robe. La robe en tweed "chevron" d'Anok Yai aura la chance de posséder un décolleté agrémenté d'une myriade de cabochons whisky. La culotte d'Amélia Gray sera intégralement sertit de cabochons rose bonbon. Avec un simple col roulé en cachemire anthracite, on peut assurément témoigner qu'elle ne passera pas inaperçue. L'actrice britannique Emma Corin, égérie maison, clôtura le show avec le même look qu'Amélia mais en version bistre. La couleur définissant l'hiver Miu Miu. Après la mini-mini, la culotte sera-t-elle le nouveau hit de la maison milanaise ?

YG

Miu Miu

Automne/Hiver

2023/2024

Vers un ralentissement du marché du luxe ?
En 2023, le marché du luxe a éprouvé un premier ralentissement de sa croissance, plutôt démente ces dernières années (Hormis pandémie de Covid-19, en 2019 et 2020). Une phase de régularisation et rationalisation est actuellement en train de s'opérer. Cela ne sous-entend pas que les chiffres baissent. Mais, seulement que ces derniers augmentent moins rapidement qu'après l'euphorie des deux années post Covid-19 (2021 et 2022). Les chiffres d'affaire devenaient tellement improbables pour des groupes de luxe comme LVMH, Kering ou Prada ainsi que des maisons privées comme Chanel ou Hermès qu'il paraissait fort probable, à un moment T, que les flux financiers s'aligneraient sur des schémas économiques plus homogènes. Même si les ventes globales en 2023 devraient atteindre un chiffre astronomique de 1500 milliards d'euros (Avec une hausse située entre 8% à 10% du taux de change courant par rapport à 2022, référence donnée par le cabinet de conseil Bain & Compagny), le marché demeure encore très actif et énergique. Des prédictions indiquent que le secteur du luxe devrait poursuivre sa croissance jusqu'en 2030, avec une progression maximale de 7% par an. Ce qui laisse de belles perspectives de profits. Les consommateurs sont toujours présents mais leur confiance en l'avenir s'est un tantinet délitée. Les conflits en Ukraine et Israël, l'inflation mondiale, le réchauffement climatique, la crise énergétique, la mauvaise santé économique de la Chine ont bien évidemment des répercutions sur l'acte d'achat. C'est surtout le marché américain qui connait un recul de ses ventes à hauteur de 8%. Moins de clients et une macro économie en berne. 2024 sera peut-être plus prometteuse. Le Japon continue son ascension avec une progression de 17%. Seulement 9% en Chine. Et, 8% dans le reste de l'Asie. L'Europe progresse seulement de 7%. Avec les Jeux Olympiques de Paris 2024, on peut espérer et parier sur un retour touristique vigoureux. Notamment, ceux des touristes chinois au fort pouvoir d'achat et restant friands de produits de luxe.
YG
Révélations des podiums Automne/Hiver 2023/2024
YG
Amélia
Angelina
Annemary
Anouk
Céline
Chaima

Gray
Kendall
Aderibigbe
Smits
Vivod
Ameziane
Ford
Industry
Premium
Supreme
Oui
Viva
YG
Denyse
Elodie
Feya
Freja
Heather
Ilya

Tumukunde
Guipaud
Voishcheva
Rothmann
Strongarm
Vermeulen
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Women
Elite
Elite
Plateform
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Karolina
Lainey
Leanne
Mayowa
Meissane

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Women
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Tops à suivre en 2024
- Achenrin Madit - Achol Ayor - Adit Priscilla - Alaato Jazyper - Alix Bouthors - Amar Akway - Amélia Gray - América Gonzalez - Angelina Kendall - Apolline Rocco Fohrer - Ashley Radjarame - Assa Baradji - Awar Odhiang - Beauise Ferwerda - Britt Oosten - Colin Jones - Cyrielle Lalande - Deirdre Firinne - Dija Kallon - Ella Mccutcheon - Enya Davis - Essoye Monbot - Evie Saunders - Fleur Breijer - Jan Baiboon - Karolina Spakowski - Klara Kristin - Kristine Lindseth - Laiza de Moura - Leanne de Haan - Lulu Wood - Luna Passos - Lydia Kloos - Maaike Klaasen - Malika El Maslouhi - Marilou Hanriot - Mary Ukech - Maty Drazek - Merline Schorren - Nyawurh Chuol - Pan Haowen - Puck Schrover - Raynara Negrine - Rejoice Chuol - Rolf Schrader - Sascha Rajasalu - Sihana Shalaj - Tess Breeden - Tianna St.Louis - Tindi Mar -
Tops consacrés en 2023
- Abby Champion - Akon Changkou - Anok Yai - Aylah Peterson - Blesnya Minher - Chu Wong - Felice Nova Noordhoff - Fran Summers - Giselle Norman - Greta Hoffer - Hailey Bieber - Hyun Ji Shin - Ida Heiner - Iris Law - Jeanne Cadieu - Jill Kortleve - Kaia Gerber - Lila Moss - Lola Nicon - Loli Bahia - Louise Robert - Maike Inga - Malicka Louback - Mariam de Vinzelle - Mariel Uchyda - Maty Fall Diba - Mika Schneider - Mila Van Eeten - Miriam Sanchez - Mona Tougaard - Nora Attal - Oudey Egone - Paloma Elsesser - Precious Lee - Quannah Chasinghorse - Quinn Elin Mora - Rebecca Leigh Longendyke - Sacha Quenby - Sarah Grace Wallerstedt - Sofia Steinberg - Tanya Churbanova - Ugbad Abdi - Victoria Fawole - Vilma Sjoberg - Vivienne Rohner -
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