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Avril 2023
Par Yann Gabin
YG

"Fuerza Natural" ou Force Naturelle titre le numéro du Vogue Mexico du mois d'Avril. Cette couverture ainsi que la série mode ont été photographiées dans le lieu historique de Chichen Itza, à Mexico. Les photographes Inez Lamsweerde & Vinoodh Matadin dépeignent Irina Shayk dans divers rôles féminins : une pseudo guerrière Inca; une féline sauvage ou une réinterprétation d'une Cléopatre mexicaine. Le tout magnifiées par les somptueuses ruines de cette cité historique notoire, entourées d'une forêt tropicale exubérante et luxuriante.

Irina Shayk chez Elite Paris

Irina Shayk aura patienté de longues années avant de devenir cette icône Mode que la presse, dite pointue, affiche régulièrement dans ses pages. Plus de quinze années avant de décrocher les Une les plus prestigieuses. Les plus convoitées. De celles qui peuvent faire ou défaire une carrière. Irina aura appris, pendant plus d'une décennie, à s'entourer d'amis proches pour solidifier sa carrière au top niveau. On pense notamment au Directeur Artistique Ricardo Tisci avec qui elle posera pour plusieurs campagnes Givenchy et Burberry, mais aussi aux photographes Mert Alas & Marcus Piggott qui la propulseront dans la sphère des filles qu'il faut avoir à son casting. Avec le temps s'ajouteront le créateur Jean-Paul Gaultier ainsi que le duo italien de photographes Luigi & Iongo. Dernièrement, ce sont les photographes néerlandais Inez van Lamsweerde & Vinoodh Matadin qui ont commencé à collaborer avec Irina sur plusieurs shootings comme la couverture du V Usa pour le mois de décembre 2022 (avec interview à la clé) ou le Vogue Mexico pour son numéro du mois d'avril 2023. Une consécration pour celle qui avait débuté en posant pour des catalogues de lingerie et des magazines de mode à la réputation commerciale. Aujourd'hui, Irina Shayk peut se targuer d'avoir collaboré avec les photographes stars de la profession comme Steven Meisel, Nick Knight, Peter Lindbergh, Mario Testino, Brigitte Lacombe, Collier Schorr, Gilles Bensimon, Ellen Von Unwerth, Mario Sorrenti, Daniel Jackson, Norman Jean Roy, Mark Borthwick, Roe Etheridge, Russel James, Cass Bird, Giampaolo Sgura, Zoey Grossmann ou Alexis Lubomirski ainsi qu'avec la génération montante comme Elizaveta Porodina, Justin French, Hugo Comte, Emmanuel Sanchez Monsalve, Donavon Smallwood, Rowan Papier, Arseny Jabiev, Branislav Simoncik, Morelli Brothers ou Rowan Papier. Même si Irina n'a plus rien à prouver, elle reste toujours ouverte à tout type de proposition. La mode demeurant un éternel recommencement, il est impératif de rester toujours en alerte et attentif à chaque changement. Sans quoi l'on peut devenir rapidement "Has Been". Ainsi Irina admet que nombreux sont les objectifs qui la challengent encore. Dernièrement, le fait d'intégrer le casting du défilé Chanel Printemps/Eté 2023 l'a rendu extrêmement fière. Décrocher cette place pour ce show là, c'est seize années d'attente. Bref, Irina a su apprendre la persévérance. L'adversité. La combativité. On peut clairement affirmer qu'Irina fait partie de ces filles pugnaces qui ont ramé longuement avant de décrocher ce statut d'icône "bankable". Probablement, cette irrésistible envie de réussir, de ne jamais abandonner, fait d'Irina une personnalité que l'on a envie d'admirer. Elle est belle. Absolument. Mais de jolies filles, il en existe à la pelle. Miss Shayk a su transcendé cette beauté apparente pour la faire irradier, en premier lieu, en une confiance inébranlable face à l'objectif. Elle possède ce petit "Je ne sais quoi" de fédérateur. Qui rapproche les gens entre eux. Et cela n'a pas de prix.

YG
Les couvertures à retenir au mois d'Avril 2023

Beyonce pour Vogue Paris ; Cara Delevingne pour Vogue Usa ; Jill Kortleve, Paloma Elsesser et Precious Lee pour Vogue Grande-Bretagne ; Kendall Jenner pour Vogue Italie ; Amelia Gray pour Vogue Japon ; Léa Schuller pour Vogue Allemagne ; Emma Corrin pour Vogue Espagne ; Non distribué pour Vogue Russie ; Shu Pei Qin pour Vogue Chine ; Barbie Ferreira pour Vogue Brésil ; Maike Inga pour Vogue Turquie ; Adut Akech et Bior Akech pour Vogue Australie ; Irina Shayk et Tindi Mar pour Vogue Mexico ; Yasmin Sabri pour Vogue Arabie ; Jimin pour Vogue Koréa ; Heidi Klum pour Vogue Grèce ; Non distribué pour Vogue Ukraine ; Lina Zhang pour Vogue Pologne ; Daphne Groeneveld et Carmen Dell'Orefice pour Vogue Tchécoslovaquie ; Zara Larsson pour Vogue Scandinavia ; Ale Velasco, Anabela Belikava, Nuage Le Page et Steph Shiu pour Vogue Portugal ; Naomi Campbell pour Vogue Inde ; Niki pour Vogue Singapore ; Ayaka Miyoshi pour Vogue Hong-Kong ; Bella Ranee Campen pour Vogue Thaïlande ; Shin Tsai pour Vogue Taiwan ; Hyun Ji Shin pour Numéro France ; Jordan Hickman et NCT Shotaro & Sungchan pour Numéro Tokyo ; Ryo Yoshizawa et Clémence Loe pour Numéro Tokyo ; Emi Kudo, Rachel Messick, Vanessa Mccullough, Danielle Deadwyler, Jennifer Coolidge, Michelle Williams et Paul Dano pour W Usa ; Chloé Sevigny pour Allure Usa ; Jenna Ortega pour Elle Usa ; Hunter Schafer pour Elle Uk ; Brie Larson pour Harper's Bazaar Usa ; Keira Knightley pour Harper's Bazaar Uk ; Anna Cleveland et Pat Clevelandn pour Harper's Bazaar Espagne ; Joseph Uyttenhove, Julia Nobis, Kaia Gerber, Kristen McMenamy, Lily Rose Depp, Selena Forrest, Wali pour i-D Magazine ; Elisabetta Dessy pour Marie-Claire Italie ; Charlotte Gainsbourg pour Marie-Claire France ; Karolina Spakowski pour Self-Service ; Esther Rose McGregor, Hoyeon Jung, Whitney Peak, Alicia Keys, Bree, Adut Akech, Alys Hunt, Chieloka Uzokwe, Colin Jones, Emily Ratajkowski, Hyunji Shin, Iris Law, Devon Lee Carlson pour POP Magazine ; Lou Doillon, Natasha Lyonne, Alyda Grace, Birte Carolin Von Knoblauch, Dara Allen, Hiandra Martinez, Kim Schell, Mila Van Eeten pour Purple Magazine ;

Prada Printemps/Eté 2023 par Miuccia Prada

Depuis quelques saisons, la maison milanaise, sous la houlette de Miuccia Prada et Raf Simon, navigue en eaux troubles car amalgamant deux styles radicalement opposés. L'aliénation artistique de Miuccia Prada accolée à la rigueur drastique de Raf Simons. Une union de cœur mais pas de style. Parfois, le cœur a ses raisons que la raison ignore, dixit une célèbre maxime. L'idée fondamentale étant de préparer la succession artistique le plus efficacement possible entre ces deux protagonistes de la mode. Mais est-ce la bonne formule ? Pour ce nouveau chapitre Printemps/Eté 2023, la maison Prada est propulsée vers un chemin plus dépouillé, dépiauté, sans fioriture. Même si le style reste simple, il est loin d'être simpliste. L'ère du "m'as-tu vu" demeure définitivement révolue. C'est Tanya Churbanova qui arpente la première ce podium de couleur sable. Avec une combinaison en popeline de coton gris souris, seconde peau, et un simple pardessus stoppant au genou, elle incarne le look, au féminin, d'un col blanc se rendant à la City. Cette combinaison sculptant la silhouette comme jamais, demeure comme la pièce qui focalisera toute l'attention cette saison. D'un seul tenant, elle parait complètement multitâche et la base de presque tous les looks. Elle peut se faire bleu de travail, pyjama, look pour sortir. Les tonalités se révèlent grégaires : beige, gris, blanc, noir. Le trench reste d'une veine minimaliste. Avec le petit logo triangle à la base du cou. L'effet signature Margiela. Une tunique ample en mousseline anthracite se faufile toute en légèreté au dessus de la combinaison de la saison. Quand elle n'est pas seulement accessoirisée d'une simple culotte ébène sur Sara Blomqvist. Un manteau peignoir, toujours en mousseline, se colore d'une teinte jaune souffre. Il y a presque cet effet sorti de bain. On recouvre aussi des longilignes jupes transparentes déjà aperçues lors du défilé Automne/Hiver 2022/2023. Il y a une épure des lignes, des formes, des imprimés, des tissus, pour fonder une allure fondamentalement pragmatique et fonctionnel. On insuffle distinctement du basique, du primaire et de l'aisance corporelle comme sources de référence. Peut-être, en ces quelques termes, la maison milanaise a perdu de son identité, de sa force, voire de l'attrait. Car l'imaginaire Prada implique et suppose des imprimés artistiques, des thèmes puissants (Frankenstein, la BD crée par des femmes, les marins, l'épure japonaise, etc.). Quelques robes bustier, en soie, qu'on enfile d'une seule traite, se prolongent de dégradés Tie&Dye sur leur périphérie. Avec des échancrés balafrés laissant apparaitre une jambe fuselée. Celle de couleur absinthe incarnera un choix judicieux et intemporel. Les versions en soie mandarine, chocolat ou rouge sang, patinées, insufflent un coup de fouet à la collection. D'autres se font minimalistes et se configurent telle de simples serviettes de bain nouées à la vite. Celles du final s'imprègnent de motifs de jets de bouquets floraux. Elles restituent les lettres de noblesse à la présentation Prada. Enfin des looks boostant et faisant vibrer la prunelle de nos yeux. Des plissés froissés "fait exprès" s'intercalent sur une jupe, un sweater, une robe, un pull. Surement pour insuffler une note moins apprêtés. Déjà fatigué. Le fameux détail mode. Le geste de maintenir sa veste fermée avec une seule main fait partie du folklore. Les sandales prennent des tonalités vitaminées pour concéder du tonus aux tenues un peu trop strictes. Orange, Jaune Fluo, rose guimauve, vert pomme. Les sacs basiques se colorent de mandarine, vert gazon, parme, chartreuse. Quelques looks sombres pour un effet total Dark Baby Doll. Loli Bahia, Elise Crombez et Evie Saunders ont récupéré ces looks en cuir ébène. Quelques fleurs colorées viennent agripper les épaules de Sélèna Forrest et Lineisy Monteiro. Elles ne sont pas sans rappeler celles de la collection Frankenstein pour l'automne/hiver 2019/2020. Sans omettre la fameuse traine du défilé printemps/été 2022 utilisée à nouveau sur quelques longues robes noires du final. Allouer des looks beaucoup moins mode implique probablement une ivresse sans alcool. Voire édulcorée. Probablement, la ligne printemps/été 2023 aura une apparence moins forte que d'autres collections mais peut-être sera-t-elle aussi plus durable dans le temps ? Toutefois, ce que l'on appréciait chez Prada, période post-Simons, était justement son anticonformisme ; de ne convoyer aucune tendance ; d'avoir de la personnalité ; d'assumer un certain mauvais goût ; d'être prescriptrice et non suiveuse. Alors, Miuccia Prada, grande prêtresse mode, dont les goûts bien prononcés pour l'inattendu, le décalé, le désaxé, laisse malheureusement plus de liberté d'expression à celui qu'elle considère maintenant comme son alter ego. Une présentation qui atteste d'une présence plus prégnante celle de Raf Simons. Moins de Miuccia Prada en vue. Il fallait s'y attendre puisque Raf Simons est sensé devenir, à terme, le capitaine de ce prestigieux navire. Espérons qu'il le mène à bon port.

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Prada

Printemps/Eté

2023

Jeremy Scott dit Bye-Bye à Moschino
La valse des départs des Directeurs Artistiques se poursuit dans les prestigieuses maisons de luxe. Après le départ de Ricardo Tisci de Burberry, d'Alessandro Michèle de Gucci, c'est au tour de Jeremy Scott de présenter ses adieux à la maison italienne Moschino. Une marque qui lui allait pourtant comme un gant. Qui lui permettait d'exprimer avec humour, parfois très premier degré, sa vision de la marque avec des créations vestimentaires souvent loufoques, voire burlesques, mais cependant jamais grotesques. La femme Moschino par Jeremy Scott demeure toujours joyeuse, pleine d'esprit, ne se prenant pas au sérieux pour un sou. Une femme bourrée d'autodérision et qui l'affiche. Jeremy Scott apparaissait pourtant comme le digne héritier du fondateur maison, Franco Moschino. Ce dernier avait repris les rênes de cette maison fantasque, aux codes emplis d'humour, en octobre 2013, suite au départ de la directrice artistique Rosella Jardini. Première assistante de Franco Moschino, elle avait été nommée Directrice du studio en 1994, à la suite du décès de Franco Moschino. Quand Jeremy Scott sera nommé à la tête de cette maison inclassable, la presse lui prédira succès et réussite. C'est le cas dès ses premières présentations. Notamment avec la réinterprétation du logo McDonalds qu'il glissera sur des sacs façon Chanel, sur des pulls oversize ou des bijoux aux chaines dorées (Automne/Hiver 2014/2015). Diverses thématiques fantasques auront été abordées par ce génie de la mode permettant à la maison Moschino une notoriété mondiale. On se souviendra de la femme harpe, paravent, horloge ou commode lors du défilé Automne/Hiver 2022/2023, sans omettre le bibi chandelier, le bustier plateau d'argent ou la jupe lustre. On se remémora les femmes à la peau verte, bleue, violette ou orange (Automne/Hiver 2018/2019) ; Aux ballerines/bikeuses (Printemps/Eté 2018) ; Aux looks Ponts et Chaussés (Printemps/Eté 2016) avec les tailleurs jaunes et oranges fluo inspirés des gilets jaunes ; Au vestiaire de poupées incorporant les stickers sur de nombreux looks (Printemps/Eté 2017) ; Aux néo Marie-Antoinette (Automne/Hiver 2020/2021) ; Aux œuvres d'Art inspirées par l'univers de Pablo Picasso (Printemps/Eté 2020) ; A la poupée Barbie (Printemps/Eté 2015) ; Au Street Wear Rap Chanel (Automne/Hiver 2015/2016) ; Aux imprimés hachurées et traits de crayon (Printemps/Eté 2019) ; ou bien l'univers du cirque pour la collection masculine (Printemps/Eté 2019) ; Des thèmes variés, toujours puissants, exploités à fond et sans concessions. Des présentations très attendues et courues par une cohorte de fans aussi dingos que Monsieur Scott. Alors après dix années passées en tant que Directeur Artistique, peut-on croire que la passion, l'inspiration s'en est distillée ? Voire émoustillée ? Aucune explication à ce départ précipité n'a été évoquée. Juste un communiqué de presse de la part du groupe Aeffe expliquant que "Jeremy Scott laissait son rôle de directeur artistique". Un peu succinct comme éclaircissement. Cet univers complètement original et hyper créatif, souhaitons-le, avec le départ de Jeremy Scott, ne perdra pas toute son piment et sa saveur.
Evie Saunders chez Oui Management
Un regard énigmatique, hypnotique, voire complètement perdu en son fort intérieur. C'est l'impression qu'Evie Saunders dégage lorsqu'on l'observe de prime abord. Comme si une vie secrète intense l'habitait. Cela doit en être assurément le cas. Evie Saunders, plus communément nommé Saunders, débute sa carrière de mannequin lors de la pandémie de la Covid-19. Une fois encore, elle est repérée par le casting director de la maison Louis Vuitton qui la booke en exclusivité pour son défilé prêt-à-porter. Impliquant, par conséquence, que Saunders n'effectuera qu'une seule présentation pour la saison. Celle de Vuitton. Elle intègre donc le casting habituel pour le " défilmé " Automne/Hiver 2021/2022 qui se déroulera au sein de la salle des antiquités du Louvre. Une excellente mise en jambe pour cette jeune anglaise. Surtout sans aucune pression car aucun invité ne sera présent. Puis enchainera la présentation Louis Vuitton Cruise 2022 qui défilera dans l'immense Parc de Cergy Pontoise. Un entraînement parfait avant d'affronter le regard des professionnels du secteur. Avec son air de ressemblance avec le top américain des années 90, Bridget Hall, Saunders est sollicitée assez rapidement par des photographes et stylistes collaborant pour des magazines pointus comme Self-Service, M le Monde, The Face, 032C, i-D magazine, Wall Street Journal, Mastermind ou plus confidentiels comme Travel Almanac ou Portrait magazine. Elle pose pour cette nouvelle génération de photographes et stylistes qui ont pris plus de place lors de cette épidémie mondiale. Danko Steiner, Samuel Bradley, Johnny Dufort, Benjamin Werner, Thue Noorgard, Lola Paprocka, Drew Vickers, Estelle Hanania ou Andrew Nuding n'ont pas hésité à mettre en valeur sa longiligne silhouette à travers leurs séries mode branchées et déjantées. La maison Vuitton l'intègre à plusieurs de ses campagnes publicitaires prêt-à-porter. Elle devient l'égérie des maisons Lanvin et Dsquared² pour Automne/Hiver 2022/2023. Jonathan Anderson, pape de la mode cérébral, la choisit pour son lookbook Printemps/Eté 2023. Saunders devient l'un des mannequins les plus vus de la Fashion Week Printemps/Eté 2023 ou elle prêtera sa silhouette aux présentations Paco Rabanne, Chanel, Loewe ou Louis Vuitton pour ne nommer que les plus prestigieuses.
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Qui sont les neuf finalistes du LVMH Prize 2023 ?

Le prix LVMH Prize vient d'annoncer sa liste des neuf derniers candidats à concourir pour le précieux prix 2023. Par ordre alphabétique subsistent Aaron Esh par Aaron Esh ; Better par Julie Pelipas ; Burc Akyol par Burc Akyol ; Diotima par Rachel Scott ; Luar par Raul Lopez ; Magliano par Luca Magliano ; Paolina Russo par Paolina Russo ; Quira par Veronica Leoni ; et, Setchun par Satoshi Kuwata. Plus de 2400 candidatures ont été reçues cette année et seulement vingt-deux demi-finalistes ont été sélectionnés. Toutefois, lorsque l'on demeure parmi les neuf derniers élus, ne peut-on pas se considérer presque comme gagnant ? Ce concours demeure un extraordinaire coup de pouce afin de faire découvrir son univers artistique et stylistique au plus grand nombre. Mais surtout à ceux qui comptent. Un prix singulier qui, depuis dix années, a révélé les designers de demain tels que Simon Porte Jacquemus, Marine Serre, Virgil Abloh, Wales Bonner, Demna Gvasalia, et, l'année dernière le britannique S.S Daley. Également, quand on égrène distinctivement la liste des membres du jury, qui se composent de Delphine Arnault, Nicolas Ghesquière (Louis Vuitton), Jonathan Anderson (Loewe), Marc Jacobs, Kim Jones (Dior Hommes), Suzy Menkes, Nigo (Kenzo), Silvia Venturini (Fendi), Stella McCartney, Maria Grazia Chiuri (Dior), Léa Seydoux ou Bella Hadid, ne ressent-on pas comme une pression positive, rehaussée d'une gratification légitime ? Incontestablement. Etre jugé par de tels talents du monde de la mode peut paraitre comme LA chance de sa vie. Avec la possibilité d'y être consacré. Deux prix seront décernés. Le prix LVMH 2023 doté d'une enveloppe de 300 000 euros et d'un accompagnement d'une année par le groupe LVMH. Le prix Karl Lagerfeld récompensé d'une somme de 150 000 euros et d'un tutorat d'une année avec le groupe LVMH. Il faudra attendre le 7 juin prochain pour connaitre les lauréats dans chacune des deux catégories.

Bottega Veneta Printemps/Eté 2023 par Mathieu Blazy

Bottega Veneta reste par définition la maison italienne qui excelle dans la création du prêt-à-porter de luxe. Stricto-sensu, toutes les pièces proposées par Mathieu Blazy semblent d'une portabilité sans faille. Faciles. Stylées. Elégantes. Gracieuses. Avec un choix de couleurs adéquats et inédites. Avec pour leitmotiv : démesure et clinquant y demeurent bannis. Il n'y a pas d'effet bluff sur le podium. On focus seulement sur le vêtement. Le casting éclectique ne mélange aucunes stars des podiums actuels. Sauf l'apparition de Kate Moss, l'icône ultime. Le podium laqué arc-en-ciel, réalisé par le plasticien italien Gaetano Pesce, semble une allégorie ludique du chemin de l'enfance. Des tonalités espiègles pour trancher avec une collection qui se veut complètement néo-classique pour cet été 2023. Le prêt-à-porter Printemps/Eté 2023 amalgame, une fois de plus, des looks féminins et masculins. Ils se télescopent et matchent à merveille. Les pièces en cuir sont fantastiques. Le pantalon masculin vert empire s'accompagne d'un simple tee-shirt blanc et un blazer. That's the look. Un deux pièces vanille demeure semblable à une matière textile alors qu'elle est confectionnée dans un cuir d'une souplesse incroyable. Une robe chocolat s'amuse de découpes dissymétriques. Un trench enfilé sur une jupe, toujours en cuir, s'estampillent d'un effet matière crocodile. On perçoit une véritable technicité maison pour transformer les cuirs telle une suave caresse. Un pardessus, une veste croisée double boutonnage et un bermuda demeurent confectionné à partir d'un apparent tissu gris chiné, alors que c'est un cuir ciré opaque. L'effet d'optique reste totalement bluffant. Des découpes réalisées au laser laissent naitre des fleurs en trois dimensions sur une robe bustier couleur cochenille ou sur une jupe crayon Aigue-Marine. Le cuir investit de nombreux accessoires. De manière visible. Parfois imperceptible. Sacs et chaussures recouvrent le traditionnel tissage en cuir maison. Ils peuvent s'épaulent en duo. Comme le maxi cabas alcalescent escorté d'un petit sac à main. On s'amuse de conjuguer souplesse et rigidité. Une sacoche à l'allure "palourde" fera la joie d'une "modeuse" pointue. Un autre en forme de ballonnet fera le bonheur d'un fou du ballon rond. Les besaces masculines prennent des conformations de cruches géantes. Presque de balluchons. Elles harponnent toutes tailles. Les couleurs s'ancrent de vert-de-gris, grège ou neige. Un manteau, en cuir grenat, se tisse de milliers de filins en cuir laiteux et bordeaux. Donnant un effet de plumes des plus réels. La doublure intérieure incorpore le tissage en cuir maison. Une veste architecturée, gris chiné, au col légèrement cheminée, enserre la taille comme l'exécuterait le fameux tailleur bar de Christian Dior. C'est en cela que l'allure Bottega Veneta pourrait aussi se définir par "le charme secret de la néo bourgeoise éclairée". Les tee-shirts et marcels incolores demeurent des basiques intemporels que l'on marie avec pantalons ou robes aux fortes intonations picturales. Quelques marcels se tissent de motifs aux doux accents d'algues des fonds marins. Presque de posidonies. La fluidité textile apparait comme un argument pour cet été 2023. Une robe anthracite, épaules nues, col en V jusqu'au nombril, se couple d'une soie opaque noire, dont les effets de matières renvoient aux effets de lumières recherchés par le défunt Pierre Soulage. Des robes asymétriques aux imprimés alambiqués font leur apparition sur le podium serpentin. Elles se composent de figures organiques contemporaines, aux apparences de palmes, vagues, éclisses, en fonction de son impétueuse imagination. Ces " prints " inédits rehaussés en leurs périphéries de macramés, anoblies de franges en perles de verre. Comme un effet raphia. Le citron, le vert sinople, l'abricot humectent ces robes engendrant un effet pictural endiablé. Un travail d'impression textile qui se rapproche vigoureusement de la couture française. Un complet masculin ose les rayures zébrées amplifiées. Une bouffée d'air que l'on pourrait subodorer provenir de certaines cultures africaines. Mon coup de cœur se résume dans ce look graphique, masculin, de couleur turquoise, rayé de-ci-delà de zébrures sang, englobant, d'un seul tenant, pantalon ample et col roulé cheminé. L'imprimé est simplement génial. Cette saison, Bottega Veneta s'est aventuré vers des lignes sobres, strictes, mais pas seulement. On œuvre, aussi, vers des volumes plus décontractés, respectant inlassablement le corps et sa bonne marche. Il y a une aisance certaine à cheminer avec de nombreuses pièces dessinées par Mathieu Blazy. Une partie de la collection dégage une maturité sans vergogne qui véhiculera une remarquable aura à ceux et celles qui auront la chance de pouvoir s'y glisser. Les constructions stylistiques des derniers passages ainsi que leurs tonalités chaudes attestent d'une envie prononcée pour une certaine visibilité. Le discours de cet été progresse vers un vêtement au luxe discret et désacralisé mais avec une pointe d'aliénation maitrisée.

YG

Bottega Veneta

Printemps/Eté

2023

Paris Automne/Hiver 2023/2024 : Quelle fille a ouvert quoi ?
Acné Studios : Meghan Collison - Akris : Zavi - - Alexander McQueen : Naomi Campbell - AMI : Annemary Aderibigbe - Ann Demeulemeester : Lainey Hearn - Anrealage : Hanna Frolova - AZ Factory : Loulou Westlake - Balenciaga : Eliza Douglas - Balmain : Kiki Willems - Botter : Cheikh Diakhate - Céline : Lulu Tenney - Chanel : Loli Bahia - Chloé : Leanne De Haan - Christian Dior : Heather Diamond Strongarm - Coperni : Rianne Van Rompaey - Courrèges : Yura Romaniuk - Dries van Noten : Anna Brunius - Elie Saab : Anthi Fakidari - Gauchère : Mixdiary Martinez - Giambattista Valli : Jennifer Matias - Givenchy : Alix Bouthors - Hermès : Karolina Spakowski - Isabel Marant : Angelina Kendall - Issey Miyake : Driver - Jacquemus : (?) - Junya Watanabe : Djo Bibalou - Koché : Aun'Jel Yepp - Lanvin : Michi Meyer - Lemaire : (?) - Léonard : Nyakong Chan - Loewe : Xiru Yang - Louis Vuitton : Greta Oberwalleney - Ludovic de Saint-Sernin : Fernando Lindez - Maison Martin Margiela : Valentine Charrasse - Miu Miu : Mia Goth - Off-White : Grace Quaye - Paco Rabanne : Alix Bouthors - Paul & Joe : Luca Biggs - Rick Owens : Akolde Beatrice - Rochas : Jake Dupont - Rokh : Louise Robert - Sacai : Rianne Van Rompaey - Saint-Laurent : Tara Falla - Schiaparelli : Abbey Lee - Shang Xia : Chenyin Qi - Stella McCartney : Karolina Spakowski - The Row : Julia Nobis - Thom Browne : Alex Consani - Undercover : Nel Sitek - Valentino : Iben Lanther - Vaquera : Born - Victoria Becham : Jeanne Cadieu - Victoria/Tomas : Clara Marques - Vivienne Westwood : Vivienne Rohner - Yohji Yamamoto : Lotte Kleihauer - Zimmermann : Cara Taylor -
Milan Automne/Hiver 2023/2024 : Quelle fille a ouvert quoi ?
Alberta Ferretti : Mona Tougaard - Andreaadamo : Yura Romaniuk - Anteprima : Sofia Troyano - Antonio Marras : Carmen Kass - Bally : Nyaduola Gabriel - Blumarine : Ana Ros - Bottega Veneta : Paola Manes - Dolce & Gabbana : Grace Elizabeth - Dsquared2 : (?) - Emporio Armani : Madeleine German - Ermanno Scervino : Alma C - Etro : Loli Bahia - Fendi : Michi Meyer - Ferrari : Anthi Fakidari - Giorgio Armani : Agnes Zogla - Gucci : Sterre Haket - Jil Sander : Mona Tougaard - Laura Biagiotti : (?) - Marni : Nodoka Usami - Max Mara : Karolina Spakowski - Missoni : Chloe Nguyen - Moschino : Mika Schneider - MSGM : Franziska Jetzek - Mithridate : Jess PW - N°21 : Anne-Catherine Lacroix - Philipp Plein : Adot Gak - Prada : Ilya Vermeulen - Roberto Cavalli : Adut Akech - Salvatore Ferragamo : Anok Yai - Sportmax : Ida Heiner - Tod's : Anna Ewers - Versace : (?) -
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Révélations des podiums Printemps/Eté 2023
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Abeny
Alin
Apolline
Ava
Bhumika
Bo

Nhial
Szewczyk
Rocco Fohrer
Christian
Bansal
Exters
Metropolitan
Ford
Premium
Oui
Oui
Next
YG
Celeste
Colin
Diane
Dominika
Ena
Enya

Fitzpatrick
Jones
Chiu
Pikula
Poppe
Davis
Models 1
Women
Premium
Next
Women
Next
YG
Felixia Ekita
Huijia
Karolina
Mammina
Maty
Mica

Loleka
Chen
Capkova
Aker
Drazek
Kendall
Ford
Women
Supreme
Select
Focus
Silent
YG
Nina
Nyaduola
Ornella
Rosanna
Sarah
Sascha

Pronk
Gabriel
Umutoni
Ovalles
Brown
Rajasalu
Premium
Select
Select
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Elite
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