YG
PlaneteMode.com
YG
The.Fashion.Kiosq
YG
YG
News
Novembre 2026
Par Yann Gabin
YG
Il est rare d'entrevoir une couverture de Vogue avec un fond parme et un sol en damier olive et blanc lactescent. Vogue Usa a pris le risque et cela fonctionne excellement bien. L'actrice Jenna Ortega apparait divine dans cette robe nuisette, légère comme une brume aérienne, rehaussée d'une délicate cascade de fleurs vanille. Désigné par Jonathan W. Anderson, Directeur Artistique de Dior. Normal Jenna Ortega est égérie maison. Toutefois, bravo pour cet univers théâtral et artistique échappé de l'esprit créatif du photographe hongrois, Szilvester Mako. J'adore.
Jenna Ortega chez CAA
Le personnage de Mercredi dans la série éponyme, diffusée sur Netflix et réalisée par Tim Burton, a propulsé la carrière de Jenna Ortega au firmament des actrices les plus en vues. Un visage latin, sombre, incarnant parfaitement la poker-face de la fille de la Famille Addams, un faciès dénué d'émotions. Egérie de Disney Channel entre 2016 et 2018, Jenna Ortega a débuté relativement tôt dans l'univers du cinéma. On l'aperçoit notamment en 2013 dans le film "Iron Man 3" alors qu'elle n'est seulement âgée de 11 ans. Elle incarne la fille du président. Toutefois, c'est à partir de l'année 2020 que des rôles plus sérieux s'enchainent et s'offrent à cette native de Coachella. "Yes Day" de Miguel Arteta et "The Fallout" de Megan Park, sortie en 2021.
Toutefois, c'est le film de la saga Scream de Tyler Gillett et Matt Bettinelli-Olpin qui va la faire entrer comme l'une des comédiennes à suivre. On la retrouve à l'affiche de "Scream 6" toujours de Tyler Gillett et Matt Bettinelli-Olpin, "Beetlejuice Beetlejuice" de Tim Burton, "The Great Beyond" de J.J. Abrams. Des films qui l'ont fait remarquer des magazines de mode ainsi que des maisons de luxe. Elle signe un contrat avec la maison Dior en tant qu'ambassadrice internationale du maquillage Dior Beauty, dès 2025.
Pourtant dès 2023, elle devient l'égérie du parfum Gris Dior et de la ligne de joaillerie "Rose des Vents". L'image de Jenna Ortega demeure plutôt premium avec des supports éditoriaux de qualité, alternant commercial et mode Hype, comme The Face par Moni Haworth, Elle Usa par Felix Cooper, Harper's Bazaar Uk par Agata Pospieszynska, Vanity Fair Usa par Gordon von Steiner ou Tom Craig, Interview par Katja Rahlwes, V Usa par Zoe Grossman, Harper's Bazaar Usa par Willy Vanderperre, Vogue Mexico par Paola Kudacki, et dernièrement la couverture du Vogue Usa par Silveszter Mako. Le graal du graal. Jenna Ortega sera à l'affiche en 2027 de deux films : "Nasty" de Mary Bronstein et "Lily May B" de Leos Carax.
YG

Les couvertures à retenir au mois de Novembre 2026

Amélia Gray pour Vogue Paris ; Jenna Ortega pour Vogue Usa ; Lola Young pour Vogue Grande-Bretagne ; Alicia Keys pour Vogue Italie ; Kayako Higuchi pour Vogue Japon ; Sunday Rose pour Vogue Allemagne ; Maya Thurman-Hawke pour Vogue Espagne ; Non distribué pour Vogue Russie ; Fei Fei Sun pour Vogue Chine ; Philippine Leroy-Beaulieu pour Vogue Brésil ; Adriana Lima pour Vogue Turquie ; Nicole Kidman pour Vogue Australie ; Arizona Muse pour Vogue Netherlands ; Jessica Alba pour Vogue Mexico ; Haifa Wehbe pour Vogue Arabie ; Jun Ji-hyun pour Vogue Koréa ; Philippine Leroy-Beaulieu pour Vogue Grèce ; Kris Krystal pour Vogue Ukraine ; Sarah Grace Wallerstedt pour Vogue Pologne ; Hana Soukupova, Lily McMenamy pour Vogue Tchécoslovaquie ; Giovanna Engelbert pour Vogue Scandinavia ; (?) pour Vogue Portugal ; Katrina Kaif pour Vogue Inde ; Tao Okamoto pour Vogue Singapore ; Eileen Gu pour Vogue Hong-Kong ; Jarinporn Joonkiat (Toey) pour Vogue Thaïlande ; Ashley Park pour Vogue Taiwan ; Alexandra Liv, Anyier Anei, Karyna Maziar pour Numéro France ; Tao Okamoto et Lee Know pour Numéro Tokyo ; Tate McRae pour W Usa ; Karlie Kloss et Anya Taylor-Joy pour V Usa ; Hunter Schafer pour Elle Usa ; Léa Seydoux pour Elle Uk ; Awar Odhiang pour Harper's Bazaar France ; Natalie Portman pour Harper's Bazaar Usa ; Emma Corrin pour Harper's Bazaar Uk ; (?) pour Harper's Bazaar Italie ; Ana de Armas pour Harper's Bazaar Espagne ; Non distribué pour i-D Magazine ; Ilya Vermeulen, Christiana Capotondi, Alba Rohrwacher pour Marie-Claire Italie ; Camille Cottin pour Marie-Claire France ; Jacqui Hooper, Julia Nobis, Noor Khan pour Self-Service ; Larissa Moraes, Noor Khan, Rebecca Leigh Longendyke, Angelina Kendall, Kristin Scott Thomas, Margaret Qualley, Taylor Russell, Lorde, Sophia Stel pour POP Magazine ; Gigi Hadid, Bibi Breslin, Matthrw Poisson, Nastassia Legrand, Nima Machado pour Purple Magazine ; Sandra Hüller pour Another Magazine.

Alaia Automne/Hiver 2026/2027 par Pieter Mulier

La présentation prêt-à-porter Alaïa automne/hiver 2026-2027 demeure déconcertante par sa sobriété et son minimalisme. Peut-être un peu trop élémentaire et fondamentale à mon gout. Essayer de tendre vers le rien permet, il est vrai, d'atteindre l'identité pure de la marque. Probablement, est-ce le meilleur moyen pour Pieter Mulier de transmettre cette belle maison en clôturant ce chapitre tout en sobriété ? Après avoir été ébloui par les derniers défilés, des chefs-d'œuvre de style, ce dernier m'a laissé un peu sur ma faim. Quelle étrange idée que de choisir ce lieu exigu qu'est l'ancienne Fondation Cartier à Paris pour dévoiler cette dernière collection. Les invités étaient accolés les uns aux autres, voire debout pour certains. Peu de places, peu d'élus. Agglutinés les uns aux autres. Une proximité qui ne se prêtait guère à contempler clairement les vêtements. Cela manquait de distance, d'aération. Un second espace adjacent, presque vide cette fois, projetait, via un immense écran Led, les portraits photographiques des artisans des ateliers Alaïa, réalisés par Keizo Kitajima. Un hommage complice et explicite aux femmes et aux hommes qui donnent vie aux vêtements. N'oublions pas que la mode naît avant tout du travail des ateliers. L'invitation, reproduisant un patron en cuir à assembler, souligne aussi cette dimension artisanale du métier. Le storytelling ne célèbre pas le créateur mais l'esprit collectif qui construit une marque, une maison de couture. Sur le plan stylistique, Pieter Mulier opère un véritable retour aux fondamentaux. Là où certaines de ses précédentes collections exploraient des volumes sculpturaux, des expérimentations textiles spectaculaires ou des couleurs vibrantes, cette ultime proposition privilégie une esthétique épurée, purifiée. Cette collection automne/hiver 2026-2027 semble presque débarrassée de tout élément décoratif afin de laisser converser la construction du vêtement. Les silhouettes apparaissent comme taillées directement sur le corps des mannequins, dans une continuité parfaite avec l'héritage d'Azzedine Alaïa. Alaina Rae apparait la première avec une robe Marcel, seconde peau, couleur chair. Une sorte de Skin-Dress comme aimait le nommer Karl Lagerfeld. Les formes privilégient une taille fortement marquée, des épaules naturellement dessinées et des lignes verticales qui allongent la silhouette, comme la version plus longiligne de la robe vermillon de Maria-Carla Boscone. On privilégiera la version absinthe de Sacha Quenby plus passe-partout. Quant à celle d'Alex Consani, elle s'offre une tonalité bistre ultra classique. Les robes tubulaires en maille démontrent une maîtrise exceptionnelle de la coupe et demeurent l'élément central de la collection. Certaines sont entièrement moulantes, d'autres jouent sur le drapé ou des découpes anatomiques qui épousent les courbes sans jamais tomber dans l'excès de sensualité. On pense à la robe graphite de Libby Taverner, échancrée sur les flancs, dont les parements latéraux chutent dans un effet de volants hispaniques. La jupe de Jiahui Zhang se bâtit de deux superpositions de froufrous froissés. Idem pour la robe alcalescente de Noor Khan qui offre un florilège de volants sur la périphérie des hanches pour un final triangulaire de plissés en bas de jupe. Les vestes, parfaitement ajustées, prolongent cette idée d'une architecture souple où chaque couture participe à modeler le corps. Celle de Sarah Isaksen se pare d'un velours prune tout doux. Celle de Chloé Oh d'un imprimé crocodile chocolat. A moins qu'elle ne soit réalisée en peau véritable. A vérifier. Finalement, celle de Selena Forrest mélange et agrège un esprit veste et caban. Les manteaux affichent une coupe plus pure que spectaculaire. Ils enveloppent sans masquer la silhouette et révèlent un remarquable travail de patronage. On retiendra surtout celui porté par Saar Mansvelt Beck, de tonalité tabac, dont la forme générale, en losange, demeure spectaculaire par sa coupe. Une pièce iconique et rare. Structuré, celui de Julia Nobis figure parmi l'une des pièces les plus convaincantes grâce à son équilibre entre robustesse et fluidité. Les jupes longues, les robes colonne et les ensembles près du corps créent une impression générale de continuité et d'élégance silencieuse. Le vêtement ne cherche jamais à impressionner par l'effet mais par sa perfection technique. Les matières textiles constituent probablement la clef de cette collection. Pieter Mulier continue d'explorer les savoir-faire : les mailles ciselées, les jerseys techniques, les cuirs souples travaillés comme des étoffes, les laines compactes et les tissus extensibles offrant une liberté de mouvement exceptionnelle. Chaque matière semble dialoguer avec le corps plutôt que le contraindre. La palette chromatique reste volontairement réduite. Les noirs dominent largement, accompagnés de bruns profonds, de nuances chocolat, de violets très sombres et de quelques tonalités terreuses. Même si quelques touches vives apparaissent de-ci delà comme un rouge vif de la robe tubulaire, mi jersey, mi crocodile, de Vittoria Ceretti qui clôturera magistralement ce défilé. Cette retenue colorée renforce l'impression d'intemporalité et permet aux volumes ainsi qu'aux matières d'occuper toute l'attention. Les accessoires sont absents. Ni sacs, ni bijoux démonstratifs ne viennent détourner le regard. Le vêtement demeure l'unique protagoniste du défilé. L'inspiration principale est clairement introspective. Pieter Mulier ne cherche pas à raconter un voyage, une époque historique ou une référence culturelle spectaculaire. Il revient aux origines de la maison, à la relation intime entre le corps féminin et le vêtement. Sa note d'intention évoque une réflexion "sur et à partir du travail d'Azzedine", tout en assumant les traces personnelles qu'il laisse après cinq années de création. Cette démarche confère au défilé une dimension presque testamentaire. Ayant juste rejoint la maison milanaise Versace, le créateur belge a préféré conclure son parcours en proposant une collection d'une sobriété presque radicale, voire monacale, recentrée sur l'essence même du vocabulaire d'Azzedine Alaïa.

YG

Alaia

Automne/Hiver

2026 /2027

Trois ans après son arrivée, Sean McGirr quitte McQueen
Sean McGirr aura présenté seulement six collections prêt-à-porter pour la maison McQueen avant que le groupe Kering annonce, mi-octobre, la fin de leur collaboration créative. Les collections du jeune irlandais avaient été décriées, notamment dès le premier défilé prêt-à-porter automne/hiver 2024/2025 avec des robes en mohair portées à l'envers, des pullovers à l'accumulation de "bouées" ou des robes thermoformées/corsets fluo. Probablement la rupture stylistique était trop vigoureuse avec la précédente directrice artistique, Sarah Burton. Toutefois, les collections de Sean McGirr avaient su séduire au fur et à mesure de ses présentations avec notamment avec son travail sur le tailoring mais aussi sur le flou avec des robes légères, en mousseline, exécutées de plissés et de broderies. Gianfranco D'Attis, Président-Directeur général d'Alexander McQueen, n'a pourtant pas tari d'éloges sur l'ensemble de son travail, son investissement et ses idées créatives : "Je suis profondément reconnaissant envers Sean et les équipes pour leur engagement, leur créativité et leur contribution à la Maison. Je tiens à remercier personnellement Sean pour tout ce qu'il a apporté à Alexander McQueen. Au cours des trois dernières années, il a abordé la maison avec un profond respect pour son histoire, tout en exprimant sa propre vision. Son talent et sa passion nous ont permis de renouer avec Londres, sa culture et son extraordinaire énergie créative". Toutefois, le PDG de Kering, Luca de Meo, a souhaité réaffirmer l'identité puissante du label via des propos diffusés sur le site Internet du groupe Kering. "Notre ambition est de donner à la maison une direction audacieuse, en nous appuyant sur son héritage unique, marqué par un tailoring exceptionnel, une créativité sans compromis et un esprit de rébellion, afin de réaffirmer sa place parmi les voix les plus innovantes et culturellement pertinentes du luxe". La marque Alexander McQueen, dont le dernier défilé printemps/été 2027 a été présenté à Londres, vient de relocaliser ses locaux au sein de la capitale anglaise. Un retour vers les fondements du label. A priori, il est prévu que dorénavant les collections prêt-à-porter défilent à nouveau à Londres. Avec pour interrogation le nom du futur Directeur artistique qui n'est pas encore connu. Le PDG de la marque, Gianfranco D'Attis, devrait le révéler d'ici novembre.
Frauke Nijs chez Viva
Frauke Nijs n'a pas un patronyme facile à prononcer. Toutefois, l'avantage étant la rareté de ce prénom. Donc, à priori, on ne peut la confondre. Il n'y a qu'une seule Frauke. Cette belge débute comme de nombreux mannequins à succès en foulant le podium de la maison Prada, en exclusivité. Pour Frauke, ce sera celui du Printemps/Eté 2026. Puis, les shows parisiens suivront avec ceux de Dior par Jonathan W Anderson, Schiaparelli, Loewe, Chloé et Sacai. Que des présentations prestigieuses. Un excellent début pour cette longiligne silhouette au visage racé, aux intonations, me semble-t-il, de noblesses françaises. Elle possède "ce petit je ne sais quoi" d'aristocrate.
La maison Prada la compte parmi ses favorites actuelles en lui offrant le lookbook Automne/Hiver 2026/2027 par Fiona Torre, le show prêt-à-porter Automne/Hiver 2026/2027, la campagne Collatéral Automne/Hiver 2026/2027 par Mattia Cocci, le show prêt-à-porter Printemps/Eté 2027 et la campagne Eyewear Automne/Hiver 2026/2027. Un privilège qui lui permet de confirmer des éditoriaux pour le Self-Service par Mark Kean ou Larissa Hoffman, M le Monde par Carlijn Jacobs, The Face par Théo Sion, D Repubblica par Sam Rock, Rachel Fleminger Hudson ou Paolo Roversi, Harper's Bazaar Italie par Zoé Ghertner ou Julien Martinez Leclerc, System par Johnny Dufort, Beyond Noise par Willy Vanderperre ou Harper's Bazaar France par Marie Deteneuille.
Pour cette fashion week Printemps/Eté 2027, Frauke a été vue sur les meilleures présentations avec vingt-sept podiums engrangés. Elle a enchainé Valentino, Sacai, Louis Vuitton, Ann Demeulemeester, Hermès, Givenchy, Loewe, Schiaparelli, Chloé, The Row, Dries van Noten, Dior à Paris. Dolce & Gabbana, Sportmax, Tod's, Max Mara, Etro, Jil Sander, Prada et Vogue World 2026 à Milan. COS, Khaite, Simkhai, Calvin Klein, Michael Kors Collection, Tory Burch, Tommy Hilfiger. Une carrière en pleine ascension.
YG
Calvin Klein, c'est finit pour Veronica Leonie
Serait-on à nouveau entré dans une ère de mercato des Directeurs Artistiques au sein des maisons de prêt-à-porter ? Est-ce que ces derniers, qui étaient considérés comme des pièces maitresses et fondamentales des maisons de prêt-à-porter, seraient-ils devenus de simples pièces jetables sur un échiquier mode de plus en plus brinquebalant. Assurément. Avec la culture du zapping, ou l'on scrolle d'une vidéo à l'autre en moins de 5 secondes, l'avenir des DA(s) serait-il conditionné à cette même façon de faire. Malheureusement oui. Aucune collection, aussi belle soit-elle, ne garantit sa place à la prochaine saison. Après, il y a des exceptions. Cela n'a pas été le cas, par exemple, pour Anthony Vacarello chez Saint-Laurent qui vient de quitter la maison après dix années de bons et loyaux services. Toutefois, c'est factuel pour Veronica Leoni. Deux ans, jour pour jour, son contrat de créatif chez Calvin Klein n'a pas été renouvelé. Celle qui avait été embauchée pour relancer la ligne principale de Calvin Klein en 2024, après le départ de Ralf Simons en 2018, n'aura pas finalement fait long feu. Seulement quatre collections de prêt-à-porter à son actif. Les critiques avaient salué sa vision dès sa première collection présentée en février 2025 lors de la fashion week automne-hiver 2025/2026. Ainsi que ses collections suivantes. Toutefois, cela n'aura pas suffi à la maintenir à la tête d'une des maisons les plus iconiques de New-York. Avec un chiffre d'affaires pour l'année 2025 s'achevant à 3,96 milliards de dollars (en hausse de 2,8 %), clos le 1er février 2026. Pour l'année 2026, les chiffres complets ne sont pas encore définitifs, mais les ventes mondiales au détail de la marque sont estimées autour de 9 milliards de dollars, malgré un ralentissement constaté au cours du deuxième trimestre 2026 (où les revenus ont reculé de 7 % à 913,3 millions de dollars). Finaliste du Prix LVMH en 2023, fondatrice du label Quira, avec un curriculum vitae en béton, Veronica Leoni devrait être approchée rapidement par des chasseurs de tête pour reprendre le poste de directeur artistique vaquant d'une belle marque internationale. A moins qu'elle ne décide de se consacrer à temps plein à son label, Quira. L'avenir nous le dira.
Chloé Automne/Hiver 2026/2027 par Chemena Kamali

Présenté à la maison de l'Unesco, le défilé Chloé automne/hiver 2026-2027 fait l'unanimité. Baptisée "The Devotion Collection", cette collection se présente comme un hommage au geste artisanal, à la mémoire des vêtements et au lien émotionnel qui unit une femme à sa garde-robe. Selon ses notes de collection, elle souhaite célébrer "l'humanité, l'empathie et le dévouement" à travers le processus même de création. Le vêtement devient porteur de mémoire et d'émotion plutôt qu'un simple objet de consommation. D'ailleurs, il est clair que certaines tenues du podium s'inspirent pleinement de certains designs textiles de pièces vintage créées par Karl Lagerfeld, Stella McCartney ou Phoebe Philo comme les robes en mousseline légère, le poncho en laine tabac ou les ceintures argentées "chevaux galopants". Apercevoir aussi d'anciennes égéries traverser le podium comme Jessica Miller, Julia Stegner ou Raquel Zimmermann me replonge dans une époque révolue, mais loin d'être nostalgique. On apprécie le propos de Chemena Kamali qui poursuit la régénération de la maison Chloé autour d'une féminité libre, sensible et profondément romantique. Dans un contexte où la mode demeure souvent dominée par la vitesse, l'intelligence artificielle, les jugements plus ou moins fondés via les réseaux sociaux et la consommation instantanée, elle revendique une création lente, humaine et sincère. Sur le titre "Everybody's Gotta learn sometimes" du groupe The Cantamus Girls Choir, la mode Chloé de l'hiver 2026 se lance. Longilignes cheveux brumeux, nuageux, petites tresses sur le flanc, c'est sur une allure insouciante, fantaisiste, juvénile que la maison Chloé souhaite transmettre pour cette rentrée 2026. Mila Beer, bookée en exclusivité, ouvre le show. Blazer béant vert d'eau, chemise bleue layette, aux méticuleuses broderies slaves, jupe longiligne à la forme pyramidale, aux carreaux framboise, sapin et crème, c'est le look. Sans omettre les santiags en cuir naturel aux bouts pointus. Les premiers passages reflèteront le même type de looks dans divers teintes et effets de matières. Les silhouettes évoquent un univers bohème nourri de références au folklore européen, aux années 1970, un tantinet hippy, et aux costumes traditionnels. La jupe aérienne en mousseline peut être troquer par un pantalon en jeans slim ou en cuir monochrome qui s'enfile directement sur des cuissardes en mouton retourné. Exactement comme sur les looks de Noor Khan ou Chu Wong. Les ceintures marquent discrètement la taille sans casser la fluidité générale. Les accessoires demeurent relativement discrets, hormis plusieurs ceintures à boucle équestre appelées à devenir des pièces fortes de la saison. Toutefois, les pantalons restent rares, laissant la place à des jupes longues, parfois froncées, parfois plissées. Les volumes flottent autour du corps sans jamais le contraindre. Les robes maxi alternent transparence, superpositions et volants. On les apprécie monochrome, de forme pyramidale, en mousseline améthyste sur Wei Yiting, mauve sur Jacqui Hooper, à fines et discrètes rayures émeraude sur Sarah Isaksen, rubis sur Saar Mansvelt Beck et Vittoria Ceretti, saumonée sur Malin Rudnick, vanille d'Apolline Rocco Fohrer réhaussée d'une collerette en dentelle pétrole ou bleu ciel sur Marylore Heck. Les tartans ou micros-carreaux exaltés et idéalisés, un tantinet cowgirl, peuvent investir les robes aériennes de Rose Salmon (jaune et bleu), Julia Wass (rouge et crème) ou Coco Palmer (bleu nuit et vieux rose). Les blouses, à col montant, peuvent reprendre le design de plaid sur Liseth Sairys ou d'élémentaires rayures sur Grace Van Petten. Des looks qui rappellent des vêtements champêtres ou à contrario ceux d'une garde-robe victorienne. La cape kaki de Betsy Gaghan et le poncho tabac de Stella Hanan insufflent cette dimension protectrice. En forme de vagues, le poncho se matelasse délicatement sur Zhao Ziqi. Tandis que le manteau longiligne de Charlotte Boggia, en peau lainée, se donne des accents de berger de haute montagne. Celui en cuir souple anthracite de Lulu Tenney renforce cette présence hivernale de la collection. Dernièrement, celui d'Amelie Loblich enveloppe sa silhouette telle une couverture frangée dont la tonalité choisie n'est pas sans remémorer celui d'une chemise de bucheron canadien. Un duo de pullovers girly, rebrodées de délicats motifs floraux et de pompons 3D, aux tonalités vanille fraise, viennent couvrir les bustes de Chu Wong et de Victoria Fawole encapuchonnée. L'univers folk traverse définitivement toute la collection. On peut relever des références à la scène musicale californienne de la fin des années 1960, incarnée par des artistes comme Joni Mitchell ou Carole King. Cette influence se traduit par des cheveux longs naturels, des lunettes rondes, des robes bohèmes et une liberté de mouvement omniprésente. La créatrice s'éloigne légèrement des influences eighties de ses précédentes collections pour explorer une esthétique plus charnelle et artisanale. Les longues jupes en mousseline, les robes volantées, les blouses victoriennes, les capes, les ponchos et les manteaux fluides construisent un vestiaire poétique où chaque pièce semble raconter une histoire. Chemena Kamali rend désirable une mode romantique sans tomber dans le costume ou la nostalgie excessive. Les vêtements semblent faciles à intégrer dans une garde-robe contemporaine malgré leurs nombreuses références historiques. Toutefois, elle ne pourra pas séduire toutes les consommatrices, notamment celles qui recherchent un vestiaire plus urbain, plus structuré ou plus expérimental. Finalement, ce défilé s'impose comme l'un des moments les plus sensibles de la Fashion Week parisienne. Plus qu'une succession de vêtements, il propose une réflexion sur le sens même de la création de mode. Une célébration du travail humain, de la transmission et d'une féminité libre qui reste, depuis les origines de Chloé, la véritable signature de la maison.

YG

Chloé

Automne/Hiver

2026/2027

Prada, une croissance de 15% depuis le début d'année
Les trois trimestres 2026 pour la maison Prada demeure une sainte bénédiction. La marque milanaise annonce une augmentation de son chiffre d'affaires à hauteur de 15%. Ce qui peut apparaitre comme une performance lorsque l'on connait les déboires actuels de groupes de luxe comme Kering avec notamment sa marque Gucci qui a perdu énormément de valeur mais aussi LVMH, sur certaines marques, qui avoue, pour la première fois, un ralentissement de la consommation ; Et, par conséquent une baisse de son chiffre d'affaires global. Prada demeure en forme et publie sans vergogne ses chiffres avec un net atteignant 4,54 milliards d'euros sur les trois premiers trimestres. Avec des revenus pour le seul troisième trimestre en amélioration de 11 %. Prada reste un label précurseur de tendances avec des pièces vestimentaires originales et novatrices qui donnent envie de s'y glisser. Miuccia Prada et Raf Simons innovent par leurs idées et détails textiles qui insufflent du sens, histoires et renouveau perpétuel au label. Prada sait plaire à ses clients et surtout déclencher l'acte d'achat, même si les prix se sont envolés comme jamais ces dernières années. C'est sur le territoire américain que le label milanais réalise ses meilleures performance avec une progression de 13% à 851 millions d'euros. Ainsi que dans la zone Asie-Pacifique et la Chine avec un accroissement de 5%, soit 1,3 milliard d'euros. Les ventes en Europe connaissent une baisse de 3% avec seulement 1,2 milliards d'euros emmagasiné. Le Moyen-Orient demeure en chute totale avec 23% de baisse par rapport à l'année passée pour un chiffre d'affaires se montant seulement à 136 millions d'euros. Les problèmes géopolitiques au sein de cette région mouvementée y sont pour beaucoup.
Rabanne Automne/Hiver 2026/2027 par Julien Dossena
Retour au sein du bâtiment de l'Unesco pour découvrir ce que nous réserve Julien Dossena pour cet automne/hiver 2026/2027. Au sein de cette salle industrielle, à l'allure retro-futuriste, qui accessoirement a déjà abrité les dernières collections Rabanne, sera accueilli les invités. Un espace sobre, fidèle à l'esthétique développée par Rabanne depuis plusieurs saisons. Cette absence de décor théâtral permet inconsciemment de recentrer l'attention sur les vêtements, les matières et le mouvement des silhouettes. Cette scénographie minimaliste accompagne parfaitement le discours du créateur qui souhaite dévoiler une garde-robe vraisemblable, plausible, juste, pouvant intégrer aisément un vestiaire de jour. Pas de déguisement ni de travestissement. Juste un charmant embellissement. Précisons que cette présentation sera l'ultime du directeur artistique maison puisque, quelques jours après sera annoncé officiellement son départ de la maison Rabanne. Après plus de treize années de règne et de loyaux services. Olivier Rousteing reprendra le flambeau dès la rentrée du mois de septembre. C'est le mannequin star du moment, Noor Khan, avec ce regard perçant et claire comme de l'eau de roche, qui ouvre cette marche rapide avec une robe fluide, ample, dans un esprit très 40, composée d'un imprimé "mouchetis" polychromes. Deux énormes boutons blancs venant maintenir un semblant d'encolure au niveau des épaules. Une chemise rétro, col fermé, à manches courtes, s'enfile juste en dessous. Une besace en cotte de maille métallique achève ce look qui pourrait sortir de cette période de l'entre-deux guerres. On imagine aisément la photographe et reporter américaine, Lee Miller, porter ce look d'une élégance innée des grandes héroïnes du XXème siècle. Les escarpins se veulent vernis et pointus, dans un trio de couleurs vitaminées. Les tartans seront l'une des matières les plus visibles avec un premier passage remarqué sur le mannequin Kris Krystal, boudeuse à souhait. Une veste chemise et jupe ample voguant dans un camaïeu beige-saumoné. La chemise, col Claudine, se porte presque entièrement ouverte, laissant deviner un probable caraco en dentelle carbone. Le look de Noor Khan, incontournable des podiums, amalgame tissus et imprimés divers faisant presque mal aux yeux. Bas acier, robe évasée, à l'imprimé de micro-gerbes fleuris, très papier peint début de siècle, pull tricoté mixant accents mauve, violet électrique et mandarine, associé à un blouson probablement en cuir châtaigne dont la doublure en fausse-fourrure se tresse de tonalités gris souris, carbone et poussin. C'est chamarré-chamarré. Sans renier l'héritage futuriste de Paco Rabanne, le directeur artistique s'éloigne des démonstrations technologiques ou spectaculaires pour proposer une vision plus humaine, instinctive et urbaine de la féminité. Intitulé "A Little Louche", Julien Dossena expérimente cette idée d'une élégance qui pourrait naître de l'imperfection, des superpositions et d'un certain désordre maîtrisé. Il l'avait déjà réalisé autrement dans de précédents défilés. Toutefois, ce vestiaire vivant, ardent, qui se décide à la dernière minute, dénote un certain état d'esprit, plutôt ouvert et extraverti. Les robes et autres pièces respirant les années 1940 évoque immédiatement la période de la guerre, de l'occupation et de la résistance. Plutôt que de copier, imiter cette décennie, Julien Dossena en extrait une idée de résilience féminine. Les robes fleuries, les imprimés Liberty, les nuisettes et les blouses anciennes deviennent les bases d'un vestiaire contemporain embelli de "sourcing" allant des années 1970 au grunge, des années 1990 aux codes historiques de Rabanne des années 60. Une sorte de fusion et de collision d'époques où chaque référence demeure volontairement décontextualisée. La silhouette générale repose sur l'art du layering. Je l'observe parfaitement sur les looks de Mahi Kabra, Dru Campbell, Xinye Wang, Marylore Heck ou Sara Caballero qui mixent robes longues en sequins portées sous des pulls épais, des manteaux en fausse fourrure, des pantalons amples Tartan, des vestes masculines ou blazers généreusement coupés. Les proportions restent souples et naturelles, sans recherche de finitions finies. Les tailles demeurent rarement marquées, privilégiant une allure fluide évoquant davantage la rue que le tapis rouge. Alix Bouthors se soumet à l'épreuve de la superposition inhabituelle du sous-pull prune rainuré, complémenté d'une chemise marronée, ajouté d'un paletot boutonné au design de vaguelettes alternant tonalités tournesol, prune, vert bouteille et neige. Sa jupe droite, au-dessous des genoux, se perfore de centaine de rivets alignés géométriquement. La quintessence de l'improbable hasard stylistique. Toutefois, ce choix volontaire de l'imperfection peut donner une impression de surcharge visuelle. Les jupes à fleurs, comme celle de Larissa Moraes, côtoient les robes métalliques emblématiques de Rabanne comme celle de Rebecca Leigh Longendyke. Tandis que les pantalons larges à carreaux comme celui d'Ella Dalton dialoguent avec des pièces scintillantes comme la robe cotte de maille de Jacqui Hooper. Certaines silhouettes mélangent trois ou quatre couches différentes, créant une impression de spontanéité étudiée. Cette accumulation donne parfois une allure improvisée, comme si les vêtements avaient été assemblés instinctivement. Une cacophonie vestimentaire maitrisée. La diversité d'offre de manteaux devient aussi un argument majeur de cette collection automne/hiver 2026/2027 avec certains plutôt longilignes, doublés de fausse fourrure comme sur Libby Taverner. D'autres se font cabans masculins élancés comme sur Finn Soutter. Suivis de trenchs rectilignes surmontés d'immense col fausse fourrure comme sur Alaina Rae qui clôtura le défilé. Dernièrement, des vestes à l'encolure colorée comme sur Amanda Murphy ou Dare Sulemana. Julien Dossena démontre une nouvelle fois sa capacité à faire évoluer les codes historiques de la maison sans les trahir. Les meilleures combinaisons demeurent celles qui parviennent à équilibrer les différents registres de la collection. Notamment, une robe fleurie des années 1940 portée sous une veste masculine contemporaine ou une maille métallisée associée à un manteau oversize illustrant parfaitement la capacité de Julien Dossena à créer des contrastes harmonieux. Une proposition mode séduisante car inattendue. La femme Rabanne de l'hiver 2026/2027 refuse les apparences trop parfaites, trop évidente. Julien Dosena propose une collection prêt-à-porter profondément ancrée dans vestiaire contemporain ou différentes décennies conversent avec naturel et spontanéité. Entre mémoire des années 1940, esprit grunge, tailoring masculin et héritage métallique, il compose une collection sensible, tactile et réaliste. Même si quelques silhouettes pâtissent d'une accumulation parfois excessive, l'ensemble séduit par sa cohérence, sa richesse textile et sa réflexion sur une féminité libre, imparfaite et résolument actuelle.
 

Paco Rabanne

Automne/Hiver

2026/2027

Paris PAP Printemps/Eté 2027 : Quelle fille a ouvert quoi ?

Acné Studios : Elisia Vulin - Akris : Anja Cihoric - Alaia : Athiec Geng et Anok Yai - Alainpaul : Raven Wallace - Alexander McQueen : Kris Krystal - AMI : Thalita Ferreira - Ann Demeulemeester : Jasper Funk - Anrealage : Nyakuer Kuc - Balenciaga : Alaina Rae - Balmain : Karina Labanovska - Burç Akyol : Tetiana Polishchuk - Carven : Kaat Van Herbruggen - Casablanca : Sayonara Romão - Céline : Kylie Young - Chanel : Dyanira Hurbuscher - Chloé : Amelia Barron - Christian Dior : Kate van Berne - Coperni : Pas - Courrèges : Anathi Dalicingo - Dries van Noten : Hanne Gaby Odiele - Elie Saab : Grace Elizabeth - Gabriela Hearst : Nyaduola Gabriel - Givenchy : Nyaduola Gabriel - Hermès : Sarah Isaksen - Hodakova : Joseph Uyttenhove - Isabel Marant : Ida Heiner - Issey Miyake : Ateta Jok - Jacquemus : Stella Hanan - Jean-Paul gaultier : Athiec Geng - Junya Watanabe : Ciara - Lacoste : Josefa Santos - Lanvin : Viktorija Bauzyte - Lemaire : Anders Hayward - Loewe : Paola Roy - Louis Vuitton : Harriet Wellock - Maison Martin Margiela : Roos van Bosstraeten - Meryll Rogge (Lookbook) : Gaspard Sandor - Miu Miu : Nana Darko - Off-White : (?) - Paco Rabanne : (?) - Rick Owens : Olivia Lee - Sacai (Lookbook) : Noor Khan - Saint-Laurent : Ajus Samuel - Schiaparelli : Maggie Maurer - Shiatzy Chen : Tongtong Chen - Stella McCartney : Sarah Isaksen - The Row : Mona Tougaard - Tom Ford : Scott Barnhill - Valentino : Jacqui Hooper - Vaquera : Ana Roveda - Victoria Beckham : Noor Khan- Vivienne Westwood : Farida Khelfa - Yohji Yamamoto : Angelina Chumanova - Zimmermann : Rosalieke Fuchs - Zomer : Pas -

YG
Révélations des podiums Automne/Hiver 2026/2027
YG
Alina
Ama
Amelie
Bruna
Cathy
Esther

Miller
Okolo
Sante
Souza
Simmons
Kim
Oui
Metropo
The Lions
Oui
Select
Elite
YG
Farida
Flavie
Gabriela
George
Gertrud
Imane

Ebene
Sammartano
Nied
Anderson
Rose
Benkaddour
Metropo
Women
Next
Viva
Premier
Elite
YG
Isa
Isis
Julia
Kaat
Laura
Luma

Chagas
Bensalem
Barucci
van Herbruggen
Kaiser
Vitoria
Oui
Ford
The Face
Premier
Madison
Supreme
YG
Madelief
Micklate
Nyela
Poppy
Reagan
Rita

Wijnker
Macobola
Hopster
Miles
Lee
Dias
Premier
Elite
Women
City
IMG
IMG
YG
Rose
Sabryna
Sage
Svetlana
Thalita
Xinye

Salmon
Oliveira
Westmaas
Lethelier
Ferreira
Wang
IMG
Oui
The French
Tomorrow
Ford
Women
YG
 
Lire les actualités du mois d'Octobre 2026
 
Tops à suivre en 2025
- Ajus Samuel - Alaina Rae - Alex Consani - Ali Dansky - Anna Robinson - Annemary Aderibigbe - Ava Shipp - Awar Odhiang - Bebe Parnell - Betsy Gaghan - Bhavitha Mandava - Bibi Breslin - Bodine van Galen - Caitlin Soetendal - Caren Jepkemei - Charlies Jones - Colin Jones - Dana Smith - Diane Chiu - Dobi Mazurek - Ella Dalton - Ella Mccutcheon - Eva Komuves - Frauke Nijs - George Anderson - Jacqui Hooper - Kai Schreiber - Lara Menezes - Leanne de Haan - Libby Bennett - Libby Taverner - Luiza Perote - Malin Rudnick - Maria Klaumann - Marilou Hanriot - Mary Ukech - Mathilda Gvarliani - Mia Armstrong - Nanne Groenewegen - Nazarit Machin - Noor Khan - Nyakong Chan - Nyawurh Chuol - Olivia Petronella Palermo - Paola Manes - Penelope Ternes - Puck Schrover - Rejoice Chuol - Rosalieke Fuchs - Saar Mansvelt Beck - Sanique Dill - Sara Caballero - Sarah Isaksen - Signe Michaelsson - Stella Hanan - Summer Dirx - Thea Almqvist - Vika Evseeva - Yar Aguer - Yura Romaniuk -
Tops consacrés en 2024
- Achol Ayor - Adit Priscilla - Alaato Jazyper - Alix Bouthors - Amar Akway - Amélia Gray - América Gonzalez - Angelina Kendall - Apolline Rocco Fohrer - Ashley Radjarame - Assa Baradji - Beauise Genc-Ferwerda - Britt Oosten - Caren Jepkemei - Deirdre Firinne - Deva Cassel - Enya Davis - Essoye Monbot - Evie Saunders - Fleur Breijer - Karolina Spakowski - Kristine Lindseth - Laiza de Moura - Lulu Wood - Luna Passos - Maaike Klaasen - Maty Drazek - Merlijne Schorren - Pan Haowen - Raynara Negrine - Rolf Schrader - Sascha Rajasalu - Sihana Shalaj - Sun Mizrahi - Tess Breeden - Tianna St.Louis - Tindi Mar -
Tops confirmés depuis 2023
- Abby Champion - Achenrin Madit - Akon Changkou - Anok Yai - Aylah Peterson - Barbara Valente - Blesnya Minher - Chu Wong - Cyrielle Lalande - Dija Kallon - Felice Nova Noordhoff - Fran Summers - Giselle Norman - Greta Hoffer - Hailey Bieber - Hyun Ji Shin - Ida Heiner - Iris Law - Jan Baiboon - Jeanne Cadieu - Jill Kortleve - Kaia Gerber - Klara Kristin - Lila Moss - Lola Nicon - Loli Bahia - Louise Robert - Lydia Kloos - Maike Inga - Malicka Louback - Malika El Maslouhi - Mariam de Vinzelle - Mariel Uchyda - Maty Fall Diba - Mika Schneider - Mila Van Eeten - Miriam Sanchez - Mona Tougaard - Nora Attal - Oudey Egone - Paloma Elsesser - Precious Lee - Quannah Chasinghorse - Quinn Elin Mora - Rebecca Leigh Longendyke - Sacha Quenby - Sarah Grace Wallerstedt - Sofia Steinberg - Tanya Churbanova - Ugbad Abdi - Victoria Fawole - Vilma Sjoberg - Vivienne Rohner -
YG
YG
 
This website is not a commercial site. It is just an infomation website and an homepage about fashion world. All pictures are the property of their respective owners. If you own the copyright to any picture on this site and would like it removed , PLEASE E-Mail me and it will be removed immediately.
/ Rédacteur en chef et Webmaster de planete-mode.com / Contact /