YG
PlaneteMode.com
YG
The.Fashion.Kiosq
YG
YG
News
Juillet 2026
Par Yann Gabin
YG
Une réinterprétation du maillot de Superman par Matthieu Blazy pour la maison Chanel, une pièce présentée lors du défilé Métiers d'Art à New-York, en décembre 2025. Alors quel mannequin pouvait incarner au mieux cette super Woman Chanel en couverture du Vogue Koréa du mois de juillet 2026. Cela me semble inévitable : Bhavita Mandava. Elle demeure la Wonder Woman. Celle que tout le gratin de la mode s'arrache. Une histoire mode shootée lors du dernier Re-see des Métiers d'Art Chanel à Séoul, début juin.
Bhavita Mandava chez Women
Nommée ambassadrice de la maison Chanel, le 6 mars 2026, juste un peu avant le défilé prêt-à-porter automne/hiver 26/27, Bhavitha Mandava peut se targuer d'un destin hors du commun. Pour celle qui n'a jamais vraiment pensé devenir mannequin un jour, ou simplement muse d'un créateur, cette opportunité s'est présentée comme un "cheveux sur la soupe", dirons-nous. Ayant grandi en Inde, Bhavitha déménage à New-York pour achever ses études d'architecture. Repérée dans une station de métro new-yorkaise par Showin Bishop, fondateur de l'agence 28Models, deux semaines avant la fashion Week printemps/été 2025, elle se retrouve propulsée en exclusivité sur le podium de la maison Bottega Veneta, encore dirigée, à ce moment là, par Mathieu Blazy.
Elle enchaine la campagne prêt-à-porter printemps/été 2025 par Sander Houthuys au côté de Natasha Poly et Penelope Ternes. Née sous une bonne étoile, elle signe une exclusivité pour le show Chanel printemps/été 2026 et ouvrira le show suivant, celui des Métiers d'Art à New-York, en décembre 2025. Une reconnaissance fulgurante. Premier mannequin indien à ouvrir le show Chanel, elle devient la fille dont tous les regards se focussent et se braquent. Les magazines s'arrachent rapidement cette beauté métissée dont la présence devrait se raréfier au fil du temps avec son contrat d'ambassadrice Chanel.
Le magazine Numéro France lui offre sa première couverture et une quinzaine de pages pour le mois de février par la photographe Agata Serge. Toujours habillée en Chanel, elle pose pour les couvertures du Perfect magazine par Mathew Gonzalez, British Vogue par Oliver Hadlee Pearch (Mars 2026), Double Vision par Luigi & Iongo et i-D par Inez Lamsweerde & Vinoodh Matadin. Mathieu Blazy sera la rencontre fashion de sa vie, de celle qui peut transformer une vie normale en destinée extraordinaire. Bhavita Mandava, qui n'avait jamais eu en tête de devenir mannequin, voit son karma prendre un autre tournant par ces fameux hasards de la vie. Karma karma.
YG

Les couvertures à retenir au mois de Juillet 2026

Natalia Vodianova pour Vogue Paris ; Gracie Abrams pour Vogue Usa ; Zoë Kravitz pour Vogue Grande-Bretagne ; Madonna pour Vogue Italie ; Kayako Higuchi, Mika Schneider, Mona Kawasaki, Peng Chang pour Vogue Japon ; Hatty Ellis Coward & Stephanie Kevers pour Vogue Allemagne ; Angelina Kendall pour Vogue Espagne ; Non distribué pour Vogue Russie ; Michelle Yeoh pour Vogue Chine ; Liniker pour Vogue Brésil ; (?) pour Vogue Turquie ; (?) pour Vogue Australie ; Tess Summer Carter pour Vogue Netherlands ; Eiza Gonzalez pour Vogue Mexico ; (?) pour Vogue Arabie ; Rosé Park et Bhavitha Mandava pour Vogue Koréa ; Kate Kraaijeveld pour Vogue Grèce ; (?) pour Vogue Ukraine ; (?) pour Vogue Pologne ; Tati K pour Vogue Tchécoslovaquie ; (?) pour Vogue Scandinavia ; (?) pour Vogue Portugal ; (?) pour Vogue Inde ; (?) pour Vogue Singapore ; (?) pour Vogue Hong-Kong ; (?) pour Vogue Thaïlande ; (?) pour Vogue Taiwan ; Beauise Genc-Ferwerda, Maya Vozhdaeva, Vika Evseeva pour Numéro France ; Daria Zolotova pour Numéro Tokyo ; Gisèle Bündchen pour W Usa ; (?) pour V Usa ; (?) pour Elle Usa ; Anne Hathaway, Charlize Theron, Lupita Nyong'o, Zendaya pour Elle Uk ; (?) pour Harper's Bazaar France ; Alex Consani pour Harper's Bazaar Usa ; Greta Lee pour Harper's Bazaar Uk ; (?) pour Harper's Bazaar Italie ; Georgina Rodriguez pour Harper's Bazaar Espagne ; Alexa Demie pour i-D Magazine ; (?) pour Marie-Claire Italie ; Laëtitia Casta pour Marie-Claire France ; Lennon Sorrenti, Libby Bennett, River Klein et Chloë Sevigny pour Self-Service ; Awar Odhiang, Angelina Kendall, Diane Chiu, Jessica Miller, Loli Bahia, Libby Bennett, Lulu Tenney, Mona Tougaard, Thea Almqvist pour POP Magazine ; Esther Rose McGregor, Akari Higashi, Asako Sato, Bibi Breslin, Kiko Mizuhara, Suj Lee pour Purple Magazine ; Colman Domingo, Cynthia Erivo, Bodine van Galen, Irina Shayk, Vittoria Ceretti pour Another Magazine.

Courrèges Printemps/Eté 2026 par Nicolas Di Felice

Rendez-vous à nouveau sous les verrières du carreau du temple pour découvrir le défilé prêt-à-porter printemps/été 2026 de la maison Courrèges. Avec toujours au commande Nicolas Di Felice. Un lieu propice et récurrent des présentations maison. Immersif, la scénographie joue sur une atmosphère solaire et rotatoire, comme un cadran, évoquant cette montée en température graduelle, presque comme un cycle journalier. Au-delà de ce simple constat scénographique, ne peut-on pas percevoir une autre idée émerger comme suivre la femme Courrèges dans son quotidien, du matin jusqu'au soir, dans cet environnement urbain. Les quatre premières silhouettes se démarquent par leur design fortuit, marquant et interrogeant les esprits des invités. Quelle idée cocasse que de cacher par un long voile en mousseline les visages des mannequins. Surmonté d'une casquette Courrèges, il y a un effet "Burqua". Pas de visage apparent, juste une silhouette déambulant furtivement entre ce podium concave et convexe. Néanmoins, connaissant la liberté d'esprit de Nicolas de Felice, il est évident que cet artifice textile a une tout autre utilité que de dissimuler le magnifique faciès de cette cabine printemps/été 2026. On subodore certainement une autre interrogation préoccupante. Celle liée au réchauffement climatique. Avec la probable marotte et obsession de protéger, à la fois, le visage des UVs agressifs et néfastes, tout en tentant d'apporter un peu de fraicheur par ce voile léger. Plus besoin de solaire. N'y a-t-il pas aussi la marotte de voir sans être vu. Probablement. A contrario, avec une telle pièce textile, on ne risque pas de passer inaperçu. Nicolas di Felice propose une palette de bleu flirtant avec des tonalités de mers caraïbes, tropicales. Un bleu joyeux, un bleu turquoise, un bleu ciel, un bleu nuit. Un camaïeu de protection. Les bottes demeurent plates comme les avaient déjà imaginés le couple René Courrèges et sa femme Coqueline. Toutefois, elles gainent la jambe comme une seconde peau. Les jupes sont courtes, se maintiennent au-dessus du genou, tout en restant dans une proportion bien rectiligne. On peut leur adjoindre un cycliste pour casser le look un peu trop girly. Nicolas di Felice active cette vibration de fille athlétique à ses tenues. Les formes textiles perdurent dans cet héritage futuriste tout en l'amenant vers une réalité urbaine et streetwear. Le directeur artistique tente d'apporter une réponse concrète liée aux conséquences du réchauffement planétaire. On constate des textiles ajourés et découpés, créant des zones d'exposition stratégiques. Le vêtement devient une interface entre protection et vulnérabilité. Comme sur les tops, au style indien, de Mona Tougaard ou de Sacha Quenby. Les silhouettes oscillent entre structures rigides, rectilignes héritée des années 1960 et une déconstruction affirmée. On remarque notamment les robes bustiers qui remontent jusqu'à cacher le visage comme celle d'Ana Beatriz Cortes. En beige sur Noor Elliott et irisée de micro-paillettes sur Libby Taverner, elles laissent cependant échapper le regard. Quelques couleurs sorbet comme le mandarine, pêche, brugnon, viennent enduire des robes lacées, cintrés et lacérées d'Apolline Rocco Fohrer ou Jacqui Hooper. Le designer glisse des formes hybrides et instables pour des tops qui se veulent asymétriques, enveloppants, parfois largement découpés au niveau des épaules. Le top couleur coco, sans manches, d'Angelina Kendall trahit mon propos en étant d'une symétrie et d'une droiture inégalable. Des bodys seconde peau peuvent avoir la configuration de maillot de bain une pièce comme sur Jeanne Cadieu, Maelle Harambat ou Ying Ouyang. Il peut être carrément à la proportion d'un maillot de bain 1920 comme sur la magnifique Rosalieke Fuchs. C'est-à-dire comme une combinaison incluant marcel et shorty d'un seul tenant, probablement dans un jersey stretch qui épouse le corps à la perfection. On joue sur les proportions avec la robe courte devant mais se poursuivant par un longiligne panneau à l'arrière comme celle en cuir de Karolina Spakowski. Idem pour le manteau Camel, à l'allure trench de Valery Sergeeva, s'achevant par une disgression arrière en une mini queue de pie. Un gilet en cuir, à l'allure motard, s'additionne de la fameuse casquette dissimulant le minois. Les silhouettes monochromes, très graphiques, rappellent l'héritage "space-age", rétrofuturiste, de la maison Courrèges comme les looks de Sarah Isaksen, Charlies Jones ou d'Ida Heiner. Même si une certaine répétition des codes demeure saison après saison, Nicolas di Felice a choisi d'insuffler quelques couleurs dynamisant les silhouettes Courrèges : corail, turquoise, pêche. Des tonalités de cocktails de plage. Si on perçoit une structuration du vêtement, les looks ne demeurent pas non plus figés. Ils s'adaptent pleinement à la forme corporelle. Les proportions jouent sur les contraires : ultramoulant contre volumes accrus, mini contre long, rigide contre fluide. On perçoit cette tension entre contrôle et relaxation, expliquant probablement cette époque instable dans laquelle nous vivons.

YG

Courrèges

Printemps/Eté

2026

Départ de Julien Dossena de Rabanne
Ce mercredi 24 juin, on apprenait le départ de Julien Dossena de la maison Rabanne après treize années à la tête de la direction artistique. Celui qui avait repris les rênes en 2013 a su redynamiser l'alphabet Rabanne pour en faire un label ultra désirable, attrayant pour les jeunes générations de modeux. Mais, aussi des professionnels de la mode, comme les stylistes et magazines, qui ont fait beaucoup appel à ses looks pointus pour leurs séries mode. Julien Dossena a su s'amuser avec les codes maison comme le métal, les pampilles en plexi, les matières plastiques, les jeux holographiques, les cottes de maille, les lignes simples et "futuristiques", tout en amenant de la nouveauté, de la fraicheur, de la légèreté et de la technicité à l'identité Space Age de la marque. Il a su maitriser et révolutionner l'image un peu surannée en faisant appel aux bons photographes comme David Sims, Alasdair McLellan ou Adam Peter Johnson et mannequins pour en dessiner une maison trendy. Qui donne envie. Julien Dossena a accompli un travail remarquable pour que le label Rabanne soit l'une des maisons les plus suivies lors des fashion Weeks parisienne. Sur l'Instagram de Rabanne, on pouvait lire : "Avec une vision singulière, il a redéfini la maison pour une nouvelle génération, en honorant son héritage radical tout en ouvrant de nouvelles voies d'expression, de désirabilité et d'innovation. Il a bousculé les conventions, réinventé les icônes et rassemblé savoir-faire, culture et féminité moderne. Sous la houlette de Julien Dossena à la direction artistique, la maison espagnole est reconnue pour son style métallisé et futuriste". De jolis mots qui n'expliquent pas ce départ. Même si quelques bruits de couloirs laissés présager du probable départ du designer. Ce dernier n'a pas hésité à s'exprimer via ses réseaux sociaux en arguant : "Je tiens à remercier la famille Puig et le groupe pour leur confiance et pour avoir soutenu ma vision pendant treize ans. Je suis tout aussi reconnaissant envers mes équipes, ateliers et collaborateurs, dont le savoir-faire et l'engagement ont rendu ce travail possible". Un départ pour aller rejoindre les ateliers Alaia ? Probablement. Toutefois, reste l'éternelle question de la succession : Qui pour reprendre cette maison à la vibration de métal ? Personnellement, le premier nom me venant à l'esprit demeure celui d'Olivier Rousteing, qui a été le directeur artistique de Balmain pendant près de quinze ans. Il a quitté Balmain en novembre 2025. Ce serait un choix idéal et génial pour glamouriser Rabanne en devenant peut-être un peu plus bling-bling.
George Anderson chez Viva
Et, non George n'est pas un garçon même si ce prénom pourrait le laisser croire. Bien souvent utilisé au masculin, George Anderson est bien le patronyme d'une jolie britannique. On aperçoit pour la première fois sa frêle silhouette sur le tout premier show prêt-à-porter de Dior par Jonathan W. Anderson pour le printemps/été 2026. Représentée par l'agence Viva à Paris, l'idée est de capitaliser sa beauté juvénile et fraiche pour des clients à forte valeur ajoutée. La stratégie étant d'être super sélectif pour ne garder seulement les labels pointus. Ainsi, pour le printemps/été 2026, George Anderson aura la chance de ne fouler que deux podiums parisiens chics, en plus de Dior : ceux de Céline par Michael Rider et de Miu Miu par Miuccia Prada.
Forcément la rareté et les choix précis provoquent une envie de travailler rapidement avec cette jeune recrue britannique, au faux air de Lady Diana. Une ressemblance qui sera d'ailleurs utilisée dans la série mode printemps/été 2026 du Pop magazine par la photographe Charlotte Stouvenot. La maison Jil Sander se la paye comme image de sa campagne printemps/été 2026. Mais, ce sont surtout les photographes qui la choisissent pour illuminer leurs histoires mode : Julien Martinez Leclerc pour The New-York Times Style, W Usa par Angelo Penetta, Middle Plane magazine par Alasdair McLellan, D Repubblica Italie par David Sims ou Sam Rock, The Face par Théo Sion, Pop magazine par Théo Sion ou Charlotte Stouvenot, Self-Service par Alasdair McLellan ou The Gentlewoman par Karim Sadli.
La maison Céline en fera aussi son égérie de sa campagne printemps/été 2026 par Zoé Ghertner. La fashion week automne/hiver 2026/2027 lui permet d'augmenter le nombre de ses podiums allant de Jil Sander, Marni, Tod's et Bottega Veneta à Milan. Dries van Noten, Givenchy, Victoria Beckham, Celine, Ann Demeulemeeseter, Jean-Paul Gaultier, McQueen et Valentino à Paris. Son minois plait et fait mouche auprès des directeurs de castings mais aussi des maisons de luxe européennes. Miss Anderson sera probablement l'un des visages à suivre sur les deux prochaines années.
YG
Vente aux enchères de 200 pièces d'archive de Martin Margiela
Le créateur Martin Margiela va mettre en vente 200 pièces exclusives provenant de ses archives personnelles. Des pièces ayant été fabriquées et vendues entre 1984 et 2008. Une vente qui sera organisée le 9 juillet par Maurice et Kelly Taylor Auction. Une première pour un créateur encore vivant. Car il faut bien l'admettre, les ventes aux enchères demeurent bien souvent organisées après le décès d'une personnalité. Notamment pour régler les droits de successions souvent trop élevés pour les héritiers. Celui qui avait décidé de quitter sa maison en 2009, reste l'un des créateurs les plus admirés pour son travail textile original mais aussi le couturier demeurant le plus secret de sa génération. Rien ne filtre de sa vie privée. On ne sait rien. C'est à peine si ses portraits sont divulgués dans la presse ou les réseaux sociaux. Il confiait que "ce qui a toujours compté, c'est que son nom soit associé à son produit, pas à son visage". Pour ces simples raisons, Martin Margiela attise toujours la curiosité et la convoitise. Être secret encourage le désir d'en savoir plus. Alors, pourquoi mettre en vente ses propres petits trésors ? Selon le communiqué de presse accessible sur le site aux enchères, Martin Margiela explique son geste impromptu, inopiné : "Après de nombreuses années passées à déplacer mes archives d'un lieu à l'autre, et à en prêter certaines pièces pour des expositions, j'ai senti qu'il était temps de me séparer d'une partie de mes souvenirs liés à la mode. Après une longue réflexion, c'est l'idée de faire le bonheur de plusieurs collectionneurs et institutions qui m'a finalement décidé à les envoyer dans le monde". Etonnant comme discours. Notamment pour une âme férue de liberté et d'anonymat ? Ne semble-t-il pas surprenant que le maitre de la déconstruction et du blanc immaculé daigne laisser s'échapper quelques pièces vestimentaires lui tenant à cœur ? N'y aurait-il pas autre chose qui se cache finalement ? Comme un besoin financier nécessaire qui manquerait après une prise de retraite dès 2009. Ou simplement se délester d'un poids trop pesant à l'orée peut-être d'un probable départ funeste ? On ne sera jamais vraiment la vérité avec ce créateur belge peu loquace. Avare en paroles. Mais, n'est-ce pas cela finalement qui est charmant. Excitant. Pour les futurs acquéreurs et collectionneurs, posséder finalement un morceau de l'histoire mode de Martin Margiela leur permettra de relater et relayer de futures histoires. Alors, rendez-vous sur le site internet de Maurice et Kelly Taylor Auction, ou l'on peut aussi télécharger le catalogue en .pdf de toutes les pièces à la vente, et enchérir dès le 9 juillet, à 14h00. Une vente attendue, en collaboration avec Drouot Live.
Valentino Printemps/Eté 2026 par Alessandro Michele

C'est dans un espace, à la consonnance industrielle, aux murs et sol en béton brut, qu'Alessandro Michelle a souhaité présenter sa troisième collection prêt-à-porter Valentino. Le plafond se compose de néons de leds rotatifs, permettant des jeux de lumières surprenants et psychédéliques. Ca tournoie comme les pales d'un hélicoptère. Ca clignote, ca envoie des flashs. Un semblant de boite de nuit futuriste. Une scénographie immersive conçu par Nonotak Studio spécialisé dans l'installation et la performance lumineuse. Fondé par l'artiste visuel Noemi Schipfer et l'architecte-musicien Takami Nakamoto, ce duo adore développer des effets d'optique et sonores. Un énorme choc visuel pour les guests et invités. C'est Mila Carrasco qui ouvre la marche dans une tenue simple à l'allure de color-bloc. Un pantalon satiné, presque fuseau, jaune tournesol, s'accompagne d'une blouse froncé, bleu pétrole, prolongée aux extrémités par deux jolis nœuds papillon. Avec une gueule un peu boudeuse soit dit en passant. Kai Schreiber suit avec une blouse en mousseline chair, aux manches bouffantes. Alessandro Michelle lui ajoute une jupe crayon carbone, à la Carine Roitfeld. Une jolie fleur en velours ambrée vient s'apposer délicatement autour du cou. Un classique revisité. Le look suivant s'incarne par une longiligne robe de soirée beige, en panne de velours dévoré, recouvrant le design de bouquets floraux. Des délicates plumes d'aigrettes venant embellir le cou de Lou Hughes. Les looks se suivent mais ne se ressemblent pas. Tel un inventaire conséquent de l'imaginaire stylistique du maitre Alessandro Michele. Toutefois, cette collection se définit aussi par une apparente retenue, en contraste avec le maximalisme flamboyant habituel du designer. Certaines silhouettes demeurent parfois très couvertes, presque austères comme le complet deux pièces, de tonalité pétrole, de Gaëtan Bianchi ; le manteau violet électrique d'Alex Shibaeav, incrusté de scarifications en arabesque ; la robe élancée de Kana Nyanyiir, bleu ciel, alternant un duo textile jouant sur les textures mat et satiné ; le complet deux pièces, gris souris, de Stan de Velde, s'octroie quelques pliures bien ajustées ; la robe en satin vermillon de Bodine van Galen s'offre une allure de Red Carpet de stars hollywoodiennes. Alessandro Michele aborde quelques looks pouvant frisés le fantasme de la secrétaire avec des jupes midi associées à des blouses à nœuds comme sur Anna Semenova, Daria Kazakova ou Ava Shipp. Toutefois, Alessandro Michele injecte de la créativité via quelques d'oblongues robes transparentes comme celle en tulle sombre se prolongeant d'un longiligne serpent venant entourer et embrasser la silhouette de Vika Parmakova. Ou en total paillettes argentées sur Malin Rudnick. Une veste jaune citron, entièrement brodée de délicates fleurs bleu, rouge et mandarine, relève la carnation de Valentina Castro. Maëlle Swaelens porte avec sensualité une robe en velours parme, aux effets froncés comme les tentures opératiques. Les silhouettes se veulent plutôt sages, presque nostalgique, avec un aspect bourgeois sans conteste. Alessandro Michele s'attache aussi à bousculer le vestiaire masculin en proposant quelques pièces sortant du quelconque, du fameux "quiet luxury", avec une veste imprimé zèbre sur Siddharta van der Sluis, un pantalon cigarette framboise, une chemise violette en crêpe de soie sur Bukwop Kir, un short tournesol entièrement rebrodé de perles et de fleurs des champs sur Cirillo, une chemise froncée gris souris avec un délicat nœud autour du cou sur Saliou Gueye, un pantalon de jogging fraise sur Taehyun Jeon, un top, sans manches, triangulaire jaune citron sur Kerlual Thak, une veste de smoking rose guimauve sur Thiago Otero ou un sweat vert d'eau, aux plissés complétement Grès, sur Georges Labbat. Bref, que des pièces textiles sortant de l'ordinaire. On remarque aussi un apaisement des formes oversize ou amplitudes exagérées, pour se recentrer vers des configurations plus proche du corps, plus en conformité avec la silhouette. Pour une élégance intemporelle, un peu sage, mais probablement ayant pour but de faciliter l'acte d'achat en boutiques. Car la finalité étant de donner envie à la riche clientèle d'enfiler ces looks estivaux. Ce défilé prêt-à-porter Valentino printemps/été 2026 imaginé par Alessandro Michele s'inscrit donc dans cette phase de consolidation stylistique pour la maison romaine. Un style qui commence à imprégner et imbiber le label Valentino. Alessandro Michele impose déjà sa patte singulière, qui avait fureur pendant des années chez Gucci, en intégrant cette vibration romantique, théâtrale mais aussi une réflexion sur ce que peut être un vêtement d'aujourd'hui. Avec moins de flamboyance. Une mode facile à enfiler, avec une originalité créative s'accordant complétement à l'adn Valentino, tout en contenant cet aspect intrinsèque à l'air du temps. Alessandro Michele transige cependant avec un style moins exubérant, en simplifiant certaines silhouettes beaucoup plus minimalistes en soi. Globalement, un défilé qui adopte un ton plus contrôlé, presque introspectif.

YG

Valentino

Printemps/Eté

2026

Arrivée de Kai Nesselrath comme DA chez Carven
La maison Carven se dote d'un nouveau directeur artistique au nom de Kai Nesselrath. Arrivant de la maison Saint-Laurent avec laquelle il a travaillé pendant 10 ans au côté d'Anthony Vacarello, Kai Nesselrath avait la charge de la création des collections femme chez Saint-Laurent. Le profil idéal pour Carven. Il succède donc à Mark Thomas qui a quitté Carven en avril dernier. Shawna Tao, directrice générale maison, n'a pas hésité à prendre la parole pour avouer son bonheur d'avoir recruté un talent si prometteur : "Le regard qu'une nouvelle génération porte sur le monde est particulièrement précieux aujourd'hui. L'essence même de Carven réside dans un esprit créatif à la fois libre, audacieux et résolument moderne. Nous sommes convaincus que Kai possède la sensibilité nécessaire pour l'interpréter et lui donner une nouvelle dimension". Depuis le départ de Guillaume Henri en 2014, qui avait remis la maison Carven au gout du jour et sur les rails de la rentabilité, la désirabilité, Carven avait connu une perte de vitesse. Allant jusqu'à la faillite en 2018. Une période sombre. Racheté par le groupe chinois Icicle (ICCF group), ce dernier tente alors de faire du ménage afin de la remettre au gout du jour. Redevenir une maison qui compte au sein de la mode parisienne. Proposer une élégance bien française dans l'esprit de sa fondatrice, Marie-Louise Carven-Grog. Dernièrement, Louise Trotter avait été nommée à la tête des collections en février 2023 pour se faire débaucher par la maison italienne Bottega Veneta, fin 2024. Elle avait été remplacée par Mark Thomas qui est resté un an et demi. Beaucoup de changement de direction artistique laissant peu de temps pour mettre en place une véritable identité de marque. "Je suis très heureux de rejoindre Carven, avec légèreté et optimisme", a communiqué le designer. "J'aime les vêtements, les lieux et les conversations qui laissent de l'espace pour respirer. C'est un honneur de faire vivre les valeurs de Madame Carven et de contribuer à prolonger son héritage". Bref, espérons que Kai Nesselrath aura le temps de développer sa vision de la femme Carven. Rendez-vous lors de la prochaine fashion week printemps/été 2027, en octobre, à Paris.
Coperni Printemps/Eté 2026 par S. Meyer et A. Vaillant
C'est au sein du Centre Pompidou que la maison Coperni présente sa nouvelle collection prêt-à-porter printemps/été 2026. Bien qu'étant déjà fermé au public pour cause de rénovation, pour une durée de cinq ans, le duo Vaillant et Meyer profite de cette immense espace libre pour accueillir leurs invités. C'est au rez-de chaussée du musée que seront disposés en arc de cercle les invités. Avec une scénographie de spots lumineux en background. Le duo Coperni a désiré cette séance de "light therapy" qui tranche, avouons-le, avec le précédent défilé organisé au sein de l'Accor Arena de Bercy, beaucoup plus sombre, et qui accueillait en son centre plus de deux cents gamers et un millier d'invités. Aujourd'hui, c'est l'intimité qui compte. Avec une envie d'apaisement, de recentrage et de reconnexion entre corps et esprit. Anok Yai ouvre le bal avec une veste combinaison short anthracite dont le col Mao forme un V. C'est élégant et majestueux. Une pochette ceinture venant s'intercaler à la hanche, permettant de glisser son smartphone. Des boucles d'oreilles sphériques argentées, presque cymbales, viennent agrémenter son look. Kai Schreiber apparait virginale avec sa robe parachute vanille. Il y a presque un visuel de prêtresse, de madone contemporaine. Les ballerines en cuir prennent la forme des doigts pieds. D'autres, les laissent complètement libres, nus pieds. A priori des sandales inspirées de la discipline du Pilates. Kai Schreiber tenant en main le fameux sac Swipe. Il devient une pièce sculpturale, dépassant la fonction d'accessoire pour devenir un objet spirituel, se composant de pierres semi-précieuses comme l'œil de tigre, le quartz rose ou la tourmaline. Un clin d'œil à la lithothérapie, science de la guérison par l'utilisation de certaines pierres en effectuant un travail sur les flux énergétiques. Coperni injecte donc une note de spiritualité et de bien-être au sein de cette collection. Un talisman énergétique. On affectionne cette tonalité de jaune fluorescent avec le justaucorps seconde peau d'Athiec Geng qui se réhausse d'une jupe parachute pouvant se resserrer à sa guise. Le duo développe une vision quasi moderniste du prêt-à-porter, où la mode ne sert plus uniquement à habiller mais aussi à soigner, protéger et équilibrer. Ici, le vêtement apparait comme une interface entre corps, technologie et recherche du bien-être. Le duo Vaillant et Meyer utilisent aussi quelques textiles intelligents capables d'interagir avec la peau. Des matières hyper techniques qui intègrent des pré et probiotiques activées par la chaleur corporelle et censées agir sur le microbiome cutané. Comme des pansements. C'est le cas pour le legging fuseau de Jennifer Mas, le marcel de Felice Nova Noordhoff ou la combinaison intégrale moulante de Stella Hanan. Toutefois, ne peut-on pas se poser se questionner sur l'efficience réelle de ces textiles "probiotiques" sur le corps ? N'est-ce pas difficile à évaluer ? Toujours cette fameuse frontière floue entre innovation et marketing. A réfléchir. De longs foulards se tressent, s'enchevêtrent et viennent s'emberlificoter autour de la taille pour un effet bohème, fantaisiste, voire yoga. J'aime beaucoup les silhouettes près du corps, type seconde peau, avec le body asymétrique de Bebe Pharnell ou le legging de Taylor D. Ca gaine sensuellement. La taille reste soulignée par une longue ceinture. La mini-jupe ou peut-être mini-short, on ne sait pas bien, se plisse à intervalles réguliers sur Qiuyue Li et Mathilda Gvarliani. Les zips incorporent de longues jupes permettant de créer des effets d'amplitude selon l'envie du moment et la saison. Dézippé sur Marte Mei van Haster, les jambes demeurent libres comme l'air. Ella Mccutcheon enfile un pantalon en toile de jeans, totalement dézippé lui aussi sur l'avant. Avec un sac Swipe en quartz rose à la main pour apaiser et calmer le cœur. Un délicat tartan en mousseline vermillon recouvre le top sans manches et aérien de Jeanne Cadieu. Une version mastic vient imprégner la jupe de Klara Olin et la surchemise de Karolina Spakowski. Classique. Un second imprimé, vu sur une matière en mousseline, fusionne un vert absinthe avec un motif floral pixelisé. Why not. Le sac s'accroche au niveau de la hanche, presque flottant comme porté par le mannequin Corinne Murray. Une touche sportswear avec une veste pouvant prendre l'allure d'un haut de survêtement, marqué du label Coperni. Une pièce pratique à adopter dans le vestiaire. La robe bustier d'Angelina Kendall exhibe élégamment un ensemble de surpiqures et de baleines rigides venant envelopper et ceinturer sa silhouette comme jamais. Un effet guipant à souhait. En version carbone sur Sora Choi. Probablement, un jersey stretch intelligent, avec un effet "seconde peau". Deux pointes de couleurs avec la robe asymétrique écarlate de Rachel Marx et la robe bleue parachute de Corinne Murray. La veste et pantalon rectiligne de Lulu Tenney clôture le show prêt-à-porter du label. Une présentation, mélangeant wellness et matières technologiques, qui me semble-t-il, correspond promptement à certaines préoccupations de femmes hyper connectées, toujours à la recherche de bien être et de performance douce. Après des shows spectaculaires et viraux, la marque adopte ici une approche plus introspective et conceptuelle. Il ne s'agit plus seulement d'impressionner, mais de proposer une vision avec une mode fonctionnelle, thérapeutique et connectée au corps. Là, où certaines collections précédentes jouaient sur le spectaculaire, celle-ci privilégie une forme de sobriété qui peut sembler moins séduisante. Entre innovation textile, spiritualité contemporaine et design fonctionnel, Sébastien Meyer et Arnaud Vaillant explorent une nouvelle frontière du vêtement. Coperni demeure encore comme l'un des laboratoires les plus audacieux de la mode actuelle. Et si leur mode devenait une extension du soin et du vivant ?
 

Coperni

Printemps/Eté

2026

?
La maison Valentino clôture l'année 2025 avec un chiffre d'affaires de 1,12 milliard d'euros soit environ 1,28 milliards de dollars. Toutefois, à comparaison avec l'année 2024, l'année 2025 connait une véritable perte de chiffre d'affaires avec un repli de 15%. Et, comme une mauvaise nouvelle ne survient jamais seule, la maison Valentino accroit sa dette également. La dette nette, qui correspond au montant net des dettes d'une entreprise, diminué de l'ensemble de ses liquidités, est grimpée à 1,13 milliard d'euros fin 2025. Contre 1,08 milliard un an plus tôt. Soit une ascension de 500 millions d'euros supplémentaire. Cela s'explique en partie par une perte de vitesse sur l'ensemble des marchés et, particulièrement sur ceux de l'Asie-Pacifique et du Japon. Les produits marchant le mieux chez Valentino demeurent les parfums et bijoux. A contrario, les chaussures et la maroquinerie connaissent un ralentissement de leur vente. Quant au prêt-à-porter, il reste à niveau égal avec une perte d'1% à comparaison avec 2024. Appartenant à 30% au groupe Kering, l'arrivé d'Alessandro Michèle en 2024 au sein de la marque aurait dû cependant booster le chiffre d'affaires à la hausse. Toutefois avec la crise économique mondiale, les restrictions douanières, la hausse des matières premières et les incessantes guerres, même avec un talentueux directeur artistique à la tête de Valentino, il est difficile parfois d'augmenter les chiffres et surtout pousser la clientèle fortunée à l'acte d'achat.
YG
Révélations des podiums Printemps/Eté 2026
YG
Agnès
Aluel
Ana Beatriz
Anna
Audrey
Chloé

Wahlström
Keror
Cortès
Hoyos
Lee
Paredes
Premier
Next Paris
Next Paris
Women
Next Paris
Next Paris
YG
Coco
Dalene
Emaan
Faith
Frauke
Grace

Palmer
Weber
Zishan
Johnson
Nijs
Knipe
Supreme
IMG
Oui
Women
Viva
IMG
YG
Iasmin
Jingwen
Josefa
Kai
Klara
Kris

Reis
Jia
Santos
Schreiber
Olin
Krystal
Women
Next
IMG
IMG
MIKA's
Prodigy
YG
Leticia
Lota
Malin
Mathilde
Mauria
Qiuyue

Hall
Blaskovic
Rudnick
Lakjaer
Caetano
Li
IMG
Elite
Women
Monster
Supreme
Elite
YG
Reina
Saar
Sarah
Taylor
Yun
Zhao

Spoormaker
Mansvelt
Isaksen
D.
Seo Woo
Ziqi
Women
Supreme
Ford
Next Paris
Elite
Women
YG
 
Lire les actualités du mois de Juin 2026
 
Tops à suivre en 2025
- Ajus Samuel - Alex Consani - Ali Dansky - Anna Robinson - Annemary Aderibigbe - Ava Shipp - Awar Odhiang - Betsy Gaghan - Bhavitha Mandava - Bibi Breslin - Bodine van Galen - Caitlin Soetendal - Caren Jepkemei - Charlies Jones - Colin Jones - Dana Smith - Diane Chiu - Dobi Mazurek - Ella Dalton - Ella Mccutcheon - Eva Komuves - Jacqui Hooper - Jiahui Zhang - Kai Schreiber - Lara Menezes - Leanne de Haan - Libby Bennett - Libby Taverner - Luiza Perote - Maria Klaumann - Marilou Hanriot - Mary Ukech - Mathilda Gvarliani - Mia Armstrong - Nanne Groenewegen - Nazarit Machin - Noor Khan - Nyakong Chan - Nyawurh Chuol - Olivia Petronella Palermo - Paola Manes - Penelope Ternes - Puck Schrover - Rejoice Chuol - Rosalieke Fuchs - Saar Mansvelt Beck - Sanique Dill - Sara Caballero - Sarah Isaksen - Signe Michaelsson - Stella Hanan - Summer Dirx - Thea Almqvist - Vika Evseeva - Yar Aguer - Yura Romaniuk -
Tops consacrés en 2024
- Achol Ayor - Adit Priscilla - Alaato Jazyper - Alix Bouthors - Amar Akway - Amélia Gray - América Gonzalez - Angelina Kendall - Apolline Rocco Fohrer - Ashley Radjarame - Assa Baradji - Beauise Genc-Ferwerda - Britt Oosten - Caren Jepkemei - Deirdre Firinne - Deva Cassel - Enya Davis - Essoye Monbot - Evie Saunders - Fleur Breijer - Karolina Spakowski - Kristine Lindseth - Laiza de Moura - Lulu Wood - Luna Passos - Maaike Klaasen - Maty Drazek - Merlijne Schorren - Pan Haowen - Raynara Negrine - Rolf Schrader - Sascha Rajasalu - Sihana Shalaj - Sun Mizrahi - Tess Breeden - Tianna St.Louis - Tindi Mar -
Tops confirmés depuis 2023
- Abby Champion - Achenrin Madit - Akon Changkou - Anok Yai - Aylah Peterson - Barbara Valente - Blesnya Minher - Chu Wong - Cyrielle Lalande - Dija Kallon - Felice Nova Noordhoff - Fran Summers - Giselle Norman - Greta Hoffer - Hailey Bieber - Hyun Ji Shin - Ida Heiner - Iris Law - Jan Baiboon - Jeanne Cadieu - Jill Kortleve - Kaia Gerber - Klara Kristin - Lila Moss - Lola Nicon - Loli Bahia - Louise Robert - Lydia Kloos - Maike Inga - Malicka Louback - Malika El Maslouhi - Mariam de Vinzelle - Mariel Uchyda - Maty Fall Diba - Mika Schneider - Mila Van Eeten - Miriam Sanchez - Mona Tougaard - Nora Attal - Oudey Egone - Paloma Elsesser - Precious Lee - Quannah Chasinghorse - Quinn Elin Mora - Rebecca Leigh Longendyke - Sacha Quenby - Sarah Grace Wallerstedt - Sofia Steinberg - Tanya Churbanova - Ugbad Abdi - Victoria Fawole - Vilma Sjoberg - Vivienne Rohner -
YG
YG
 
This website is not a commercial site. It is just an infomation website and an homepage about fashion world. All pictures are the property of their respective owners. If you own the copyright to any picture on this site and would like it removed , PLEASE E-Mail me and it will be removed immediately.
/ Rédacteur en chef et Webmaster de planete-mode.com / Contact /