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Septembre 2021
Par Yann Gabin
 

La double couverture du Vogue américain du mois de Septembre 2021 peut faire date en célèbrant en Une la diversité de la beauté. Une Une joyeuse shooté dans un Open Space d'un building New-Yorkais. On est tous content de retrouver les joies du travail en commun. Intitulé "In real Life", on redécouvre le fameux melting-pot à l'américaine avec les beautés Kaia Gerber, Precious Lee, Bella Hadid, Sherry Shi, Anok Yai, Ariel Nicholson, Yumi Nu et Lourdes.

Precious Lee chez IMG

Precious Lee apparait comme un modèle singulier. Une fille qui au delà de son apparence, de ses courbes callipyges et plantureuses, possède un caractère formidable et combative. Une fonceuse avec une personnalité positive. Même si Precious n'entre pas dans la définition exacte des canons de beauté habituels, définis par les designers (qui ont une préférence pour les filles sveltes lors de leurs présentations prêt-à-porter et campagnes publicitaires) et agences de mannequins, Precious souhaite intimement faire évoluer les mentalités en termes de redéfinition de ce qu'est la beauté stricto-sensu. Precious, comme ses compatriotes Ashley Graham ou Paloma Elsesser, désire délier les mentalités des préjugés prégnants en proclamant que le concept de la beauté peut s'incarner en tous quelque soit sa taille, ses formes, son âge et sa couleur de peau. Les rondeurs, la poitrine, les cuisses peuvent faire partie inhérente de ce concept. Ne concevoir la représentation de la beauté telle une suite de chiffres minutieux (90/60/90) demeure une aberration, un non sens, une absurdité non représentative et totalement restrictive. Ne reflétant aucunement la réalité du monde actuel. Les proportions physiques des mannequins demeurent minoritaires. Et, n'est-ce pas facétieux de raisonner un instant à ce que ces proportions presque "hors normes", une minorité de gens du milieu de la mode ambitionnent de les imposer au plus grand nombre. Une sorte de dictature corporelle. Alors, Precious tente d'exhiber avec fierté son corps, cet ami qui lui veut que du bien. De le dénuder parfois afin que le plus grand nombre de femmes puissent se libérer de ce carcan imposé depuis tant d'années par le lobby de la mode. Le maitre mot étant seulement de l'assumer. Escortant un de ses amis à un casting, elle est repérée par une directrice de Casting, à Atlanta. Etudiante en droit, elle se laisse persuader de s'essayer au mannequinat. Dans la catégorie grande taille. Son agence mère ne la convint pas par ces choix stratégiques et elle décide d'en changer. Elle postule auprès de l'agence IMG qui l'intègre à son Board, en 2015. Ils saisissent clairement ses envies et la connivence demeure réciproque. Precious Lee développe donc son portfolio. L'engouement n'étant pas encore à l'intégration des grandes tailles et à l'inclusivité des femmes de couleurs dans les shoots prestigieux. Il faut patienter. Un combat pouvant parfois durer des années. A partir de 2019, on commence à entrevoir ses courbes généreuses au sein des pages des magazines en Vogue : M le Monde par Brianna Capozzi (Septembre 2019), Vogue Italie par Ethan James Green (Juillet 2020), Tyler Mitchell ou Collier Schorr (Septembre 2020), V Usa par Inez Lamsweerde & Vinoodh Matadin (Octobre 2020) ou Adrienne Raquel (Décembre 2020), Allure par Camila Falquez (Octobre 2020), Numéro Berlin par Ron Hartleben (Novembre 2020). En Septembre 2020, Donatella Versace la choisit pour son défilé prêt-à-porter Printemps/Eté 2021 (Dont elle sera aussi l'une des égéries de la campagne publicitaire), au côté de deux autres mannequins aux silhouettes plus en rondeur, Jill Kortleve (taille 40/42) et Alva Claire (taille 46). En Janvier 2021, le Vogue américain lui consacre huit pages comprenant un interview et une série de photos par Luis Alberto Rodriguez. S'ensuit la couverture du Vogue Britannique en Avril 2021 par Steven Meisel. C'est l'apothéose. Tout le monde veut s'attacher les faveurs et services de Miss Lee. Harper's Bazaar Usa par Renell Medrano (Mai 2021), V Usa par Phil Poynter ou Richard Burbridge (Printemps 2021), i-D par Tyler Mitchell (Juin 2021), Vogue Arabie par Paola Kudacki (Juillet 2021) ou Harper's Bazaar Espagne par Alvaro Beamud Cortes (Juillet/Août 2021). Une consécration pour celle qui a mis de côté ses études de droit afin de se battre pour la cause et l'image des femmes noires et rondes. Un exemple à suivre.

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Les couvertures à retenir au mois de Septembre 2021

Tindi Mar pour Vogue Paris ; Kaia Gerber, Anok Yai, Precious Lee, Bella Hadid, Sherry Shi, Ariel Nicholson, Yumi Nu et Lourdes pour Vogue Usa ; Gemma Chan pour Vogue Grande-Bretagne ; Freja Beha Erichsen, Diana Silver, pour Vogue Italie ; Ugbad Abdi, Malicka Louback, Amane Taniguchi, Léon Dame, Sora Choi, Britt Ooten et Vilma Sjoberg pour Vogue Japon ; Anna Ewers pour Vogue Allemagne ; Ursula Corbero pour Vogue Espagne ; Daria Rodionova pour Vogue Russie ; Fan Jinghan pour Vogue Chine ; Nyaueth Riam pour Vogue Brésil ; (?) pour Vogue Hollande ; Giedre Dukauskaite pour Vogue Turquie ; Magnolia Maymuru pour Vogue Australie ; Melissa Barrera pour Vogue Mexico ; Kerolyn Soares et Cynthia Arrebola pour Vogue Latino America ; HH Sheikha Latifa Bint Mohammed Bin Rashid Al Maktoum pour Vogue Arabie ; Song Hyekyo pour Vogue Koréa ; Jourdan Dunn pour Vogue Grèce ; Vira Boshkova pour Vogue Ukraine ; Maja Zimnoch pour Vogue Pologne ; Natures Mortes pour Vogue Tchécoslovaquie ; Sara Eirud pour Vogue Portugal ; Tindi Mar pour Vogue Inde ; Shavonne Wong et pour Vogue Singapore ; Jill Kortleve, Adut Akech, et Vittoria Ceretti Sora Choi, pour Vogue Hong-Kong ; Sarah Grace Wallerstedt pour Vogue Thaïlande ; Abao, Bulareyaung et Bulareyaung Dance Company pour Vogue Taiwan ; Akon Changkou et Justine Cornelissens pour Numéro France ; Amandine Renard pour Numéro Tokyo ; Olivia Rodrigo pour V Usa ; Emma Corin, Beanie Feldstein, Julia Garner et Thuso Mbedu pour W Usa ; Normani Hamilton pour Allure Usa ; Selena Gomez pour Elle Usa ; Ramla Ali pour Elle Uk ; Beyonce pour Harper's Bazaar Usa ; Natalia Vodianova pour Harper's Bazaar Uk ; Shalom Harlow pour Harper's Bazaar Espagne ; Binx Walton, Celina Ralph, Gigi Hadid, Precious Lee pour i-D Magazine ; Ashley Graham pour Porter Magazine ; Barbara Ronchi pour Marie-Claire Italie ; Laetitia Casta pour Marie-Claire France ; Betsy Gaghan, Kris DeGirolamo et Toni Smith pour Self-Service ; Bella Hadid, Erin O'Connor, Lily McMenamy, Nyasha Matonhodze, Sienna Miller et Rafferty Law pour Love Magazine ; Adut Akech, Hailey Bieber, Emma Corrin, Stacy Martin, Celeste, Meadow Walker, Misty Kyd et Lola Nicon pour POP Magazine ; Alek Wek, Anine van Velzen, August Atkinson, Dustin Muchuvitz, Isabelle Adjani, Kristen McMenamy, Malick Bodian, Metta Irebe, Rianne Von Rompaey, pour Purple Magazine ;

Prada Automne/Hiver 2021/2022 par Miuccia Prada

Porter du prêt-à-porter Prada n'apparait pas si simple au premier abord. Ardue même. Choisir une de ces tenues ne reste pas anodin. Il définit une partie de sa personnalité qui sera exposé ensuite aux yeux de l'entourage ; des autres. Mieux vaux être bien armé. Cela demeure une démarche personnelle et intime. Voire intellectuelle. On se questionne souvent en revêtant une pièce Prada. On se confronte aux lignes, aux formes, aux imprimés en premier lieu qui demeurent insolites et totalement à part. Pourquoi convoite t-on absolument un look dont 95% de la population ne voudrait jamais se procurer ? Voire porter ? Est-ce que ma physionomie va pouvoir absorber ce profilage Oversize ? Vais-je pouvoir m'y sentir confortable ? L'imprimé n'est-il pas trop criard ? Éclatant ? Vieillot ? Dérangeant ? L'alliance des imprimés et des formes n'est-il pas risible et caricatural ? Même burlesque ? Quand on opte pour une tenue Prada, on se pose toujours pléthore d'interrogations. Mon arrivée au bureau occasionne toujours, auprès de mes collègues, des visages interrogateurs, observateurs, inquisiteurs lorsque je porte du Prada. C'est probablement l'idée de la création de ces émotions qui me pousse à enfiler régulièrement des pièces maison. Car cette mode suscite de l'émoi, du trouble et, parfois, du dégout. J'aime le déchiffrer sur les visages ébahis de mes proches et collaborateurs. Bonne ou mauvaise, peu importe. Quelle jouissance intime que de les surprendre s'émotionner à propos d'un imprimé loufoque, par exemple. Prada demeure une mode plus que vivante. Ce n'est pas un style ou l'on passe inaperçu, ne fomentant aucune réaction. Peut-être est-ce ce plaisir fugace que je recherche lorsque j'enfile la chemise à l'imprimé original. Pour l'Automne/Hiver 2021/2022, les émotions demeurent exponentielles. Miuccia Prada en harmonie avec son compère Raf Simons collaborent sur l'idée d'une collection en temps de confinement. Cette mode précise demeure une réflexion de notre temps. De nos habitudes. Sur notre manière de vivre. Lorsque le télétravail devient la norme du moment, à quoi bon pourrait ressembler ce nouveau vestiaire ? Une collection prêt-à-porter qui se veut graphique par le choix des imprimés dans la mouvance informatique du début des années 80 : fleurs pixélisées, réseaux de cartes mère ou circuits électroniques, kaléidoscope géométrique indicible. Un travail remarquable sur les accessoires démontrent la créativité maison : Bottines et bottes, seconde peau, compensées aux semelles "sabots d'équidés", dont les estampillés demeurent totalement dans une veine psychédélique. Gants en cuir mandarine, émeraude ou améthyste, incrustés d'un porte-monnaie triangulaire au logo maison. Le Sac Cléo en cuir brillant s'agrandit en version XXL. Les boucles d'oreilles, au logo triangulaire, se peignent d'un rouge vif ou d'un vert kaki. Ces derniers se complètent d'une enchère de manteaux rectilignes, aux manches corolles ou forme traditionnelles ; de bombers oversize aux doublures de tricots de laine ; de manteaux en laine bouillie aux tonalités jaune, rose ou bleu pastel ; de cabans marin six boutons dont la configuration remémore celle de pièces d'argent, toujours estampillés Prada. Les matières adoptées sont élémentaires pour l'hiver : fausse fourrure plus vraie que nature ; laine bouillie ; nylon réutilisé ; sequins absinthe ou outremer ; velours dévoré par de larges bandes citron, émeraude, turquoise, marine. Le tout souvent enfilés au-dessus d'un ensemble de combinaisons "Léotard" en laine légère dont les imprimés ahurissants ne laissent pas indifférents. Ces combinaisons peuvent être l'image sublimée d'un pyjama que l'on garderait toute la journée. A la maison comme au bureau. Le cocooning à l'état pur. De nombreux pulls, col en V, col cheminée, cardigans réchauffent l'atmosphère mais dont le design reste souvent hors "Air du temps". Souvent anobli, dans le cou, par un triangle en laine tricoté. Beaucoup de looks aux superpositions de pièces comme le sous-pull qui s'insère en dessous d'une chemise tricoté, surmonté d'un manteau en velours côtelé. Cette collection prêt-à-porter Automne/Hiver 2021/2022, réalisée à quatre mains et murement réfléchi, intègre parfaitement les enjeux d'un monde qui a radicalement changé sous les contraintes de la pandémie mondiale. On récupère des basiques et pièces phares pour un vestiaire qui se veut dans la mouvance du bien être chez soi mais aussi à son bureau. Le bémol étant le prix des pièces qui a véritablement flambé. Une mode désirable et attrayante qui ne sera malheureusement pas accessible à toutes les bourses.

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Prada

Automne/Hiver

2021/2022

Prada, les bons chiffres du premier semestre
La pandémie de la Covid-19 aurait-elle eu un impact positif sur les ventes et chiffres d'affaires des maisons de prêt-à-porter de luxe ? Ce secteur singulier, qui fait tant fantasmer, a-t-il su définitivement tirer son épingle du jeu alors que d'autres secteurs majeurs se sont écroulés comme des châteaux de cartes (tourisme, aéronautique, gastronomie) ? Clairement. Nombreuses sont les personnes qui dédaignent la Mode en la qualifiant de superficielle et insignifiante. Toutefois, quand on observe les résultats générés par ce secteur économique, la Mode demeure une véritable locomotive dont de nombreux pays ne peuvent plus se passer. En observant finement les résultats des différents groupes de luxe à la fin du 2eme trimestre, dont la presse spécialisée dévoile les chiffres petit à petit, on constate le triomphe flamboyant de ces géants. A la sortie des divers confinements mondiaux, le public s'est rué vers les plus belles avenues, les plus beaux magasins pour dépenser et se faire plaisir sans compter. Convoiter un produit rare, que l'on désire depuis des mois, sans pouvoir se le procurer immédiatement, génère une frustration qui s'achève souvent par un acte d'achat immédiat, une sorte d'impulsion de jouissance. Ainsi, la maison milanaise Prada est parvenue à dégager, au premier semestre 2021, un bénéfice net atteignant les 97 millions d'euros. Sachant qu'une boutique sur cinq était restée porte close pour des raisons de pandémie mondiale. Un chiffre au delà de toutes les espérances car les analystes financiers escomptaient un bénéfice net autour du 78 millions d'euros. Soit un écart de plus de 20 millions d'euros. (Une somme non négligeable quand on sait que l'année 2020 a été catastrophique pour la maison milanaise dont la perte nette se chiffre à 54 millions d'euros). Quant au chiffre d'affaires, sur la même période, celui-ci s'élève à 1,5 milliards d'euros. Les ventes au détail avoisinent les 1,28 milliards d'euros avec une hausse de 8% par rapport au premier semestre 2019. Avec un bénéfice opérationnel dégagé de 166 millions d'euros. La Chine, Taiwan et la Corée sont les trois principaux pays phare. La clientèle a réinvestit les boutiques et n'a pas hésité à dépenser à foison. Environ 599 millions d'euros, soit une hausse de +35% par rapport au premier semestre 2019. Quant à la zone Européenne, celle-ci obtient un résultat inférieur à hauteur de 263 millions d'euros, soit une baisse de -29% par rapport au premier semestre 2019. N'omettons pas qu'une boutique sur trois, en Europe, est restée fermée. Mais, depuis le mois de juillet, même si les touristes sont demeurés moins nombreux, les ventes se sont accrues avec la réouverture des magasins et grands magasins. Les prochains chiffres seront dévoilés à la fin de l'année 2021. Source Chiffres - AFP.
Vivienne Rohner chez Next
Vivienne Rohner entre dans la catégorie des beautés classiques ; De celles qui n'ont pas de "gueule" particulière ou traits spécifiques bien marqués. Sa silhouette élancée (1m82) et son doux visage apparaissent comme des caractéristiques indéniables à son entrée dans le monde du modeling. La première fois que je l'ai croisé, ce fut sur l'un des derniers shows Céline par Phoebe Philo. Un casting pointu ou tout genre de beauté se brasse. J'avoue ne pas avoir été subjugué par cette beauté originaire de Suisse Allemande. Toutefois, sa carrière s'est érigée sur la longueur pour atteindre l'apothéose en décrochant la campagne prêt-à-porter de la maison Chanel pour cet Automne/Hiver 2021/2022, au côté de Rianne Von Rompaey, Mica Arganaraz et Louise de Chevigny, sous l'objectif d'Inez van Lamsweerde & Vinoodh Matadin. Pour celle qui n'avait jamais rêvé au métier de mannequin, elle participe, cependant, au concours Elite Model Look en 2013. Une aventure singulière qui lui permet de se confronter et appréhender les dures réalités de ce métier. Un brin garçon manqué, Vivienne ne s'était jamais intéressée à la mode avant ce concours. Sa mère, d'origine russe, lui enseigne rapidement la marche avec talons. Un point non négligeable quand on se lance dans cette profession. Vivienne possède ce visage délicieux qui lui permet d'entamer une carrière avec des shoots plutôt conventionnels et commerciaux notamment au travers de défilés comme Andrew GN, Ellery, A.F Vandervorst, Maxime Simoens, Olympia le Tan, Emilia Wickstead ou House of Hollande. Avec des shows illustres comme Valentino ou Vivienne Westwood. Toutefois, tout change en 2017, lorsqu'elle décroche le show Céline Printemps/Eté 2018 et deux séries Mode Trendy pour le Self-Service par David Sims et M le Monde par Karim Sadli. Originaire de Zurich, ce métier lui a appris à devenir indépendante, d'apprendre différentes langues (Cinq), d'être plus organiser et flexible. Ce sont les bons côtés. Toutefois, il y en a aussi de mauvais : les décalages horaires incessants, les shoots d'une durée indéterminée ne respectant pas les lois du travail en vigueur, une disponibilité jusqu'à la dernière minute, une discrimination sur le physique lors de castings et parfois, dans le pire des cas, un harcèlement sur le set. Il vaut mieux être bien préparé psychologiquement et aguerrie pour affronter ce monde particulier qui fait rêver tant de jeunes femmes. Basée à New-York, Vivienne a su, avec l'aide de ses agences, s'orienter vers une image plus haute gamme : Vogue Paris par les photographes Inez van Lamsweerde & Vinoodh Matadin, Nathaniel Goldberg ou Bruno Staub ; Vogue Hommes par Casper Sejersen ; Love Magazine par Drew Vickers ; Marfa Magazine par Théo Wenner ; Self-Service par Bryan Liston, David Sims ou Harley Weir ; Vogue Allemagne par Emma Summerton ; Vogue Netherlands par Carlijn Jacobs ; M le Monde par Karim Sadli ; Another Magazine par Zoe Ghertner ; Aujourd'hui, avec la pandémie de la Covid-19, Vivienne a souhaité revenir en Europe, là ou les clients et shoots apparaissent plus nombreux. Une stratégie payante.
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Brèves de Mode

La vente prêt-à-porter de luxe on-line explose sur le net. Une croissance exponentielle à deux chiffres qui a permis à de nombreuses maisons prestigieuses de sauvegarder un minium de chiffres d'affaire lors de la crise de la Covid-19. Zalando l'a bien compris et ne souhaite pas laisser ce marché juteux lui filer sous le nez. Cette plateforme E-Commerce, qui à son début s'était spécialisé exclusivement dans la vente de chaussures, vient d'ouvrir un département "Designers". On y retrouve une cinquantaine de marques allant de la plus Trendy jusqu'à la plus établie comme Missoni, Christopher Kane ou Koché.

Chanel retourne à Dubaï, au mois de novembre, pour présenter à nouveau sa collection croisière 2011/2022 qui avait défilé dans les carrières du village des Baux-de-Provence. Une réédition pour la clientèle des Emirats-Unis. Mais, aussi, un retour dans cette ville magnétique et fascinante qui attire la jet-set internationale. N'oublions pas que Monsieur Karl Lagerfeld avait élu cette ville lumière, en mai 2014, pour dévoiler sa collection Croisière 2014/2015, dans un décor des Mille et une nuits.
La Fashion Week Parisienne se tiendra du 27 septembre au 5 octobre 2021. Les présentations s'effectueront toujours sous diverses formes allant du "défilmé" à la présentation en show-room (souvent sur rendez-vous), du shooting "lookbook" au tant attendu défilé physique. Mais, Covid-19 oblige, toutes les précautions sanitaires seront maintenues et appliquées. Au delà des fameux gestes barrières, le contrôle du passeport sanitaire sera obligatoire pour tous. Pas de dérogation spéciale selon son statut. Il sera pour tout le monde le même que l'on soit rédacteur en chef, acheteur ou simple invité. Une semaine de réjouissance ou Paris, capitale de la mode, attendra les petits nouveaux avec ferveur comme Alexandre Blanc, Didu, Lecavalier ou Minuit. Avec en clôture de cette semaine de la mode un hommage à Albert Elbaz, disparu en Avril dernier.
Jacquemus Automne/Hiver 2021/2022 par Simon porte Jacquemus
Simon Porte Jacquemus possède un flair singulier à réinventer un univers qui lui est propre (Le sud de la France), sans rogner son identité et lasser son auditoire. Ce n'est pas si aisé à accomplir lorsque l'on connait le monde particulier de la mode, friand et avide de perpétuels changements. Simon Porte Jacquemus aurait pu se laisser entrainer, lors de cette présentation Automne/Hiver 2021 /2022, vers une découverte de ses nouvelles silhouettes au travers d'un champ d'oliviers, une prairie bucolique et verdoyante ou une garigue aride traversée par le mistral. Trop patent. Simon Porte Jacquemus n'a pas chu dans ce piège élémentaire et réducteur. Après des présentations au travers d'une mer de lavandes ou d'un champ de blé serpentin, il n'a pas ambitionné réitérer le concept de la présentation en extérieur. Mais simplement synthétiser son esprit stylistique au travers d'un décor minimaliste et totalement lisible par tous. Intitulé la montagne, on perçoit intégralement le vert des pâturages sur le podium et le bleu cristallin d'un ciel alpin sur les gigantesques parapets. Presque un sentiment d'être plongé dans un univers de bande dessinée pastoral. Avec une fortification ovoïdale, le défilé Jacquemus se jouera à guichet fermé auprès d'une centaine d'invités, au sein d'un grand studio de cinéma parisien. Privilège. Toutes les silhouettes demeurent dans des tonalités unicolores. Du beige, blanc cassé, noisette, chamois, vermillon, rose fuchsia, voire rose fluo, un seul pull jaune fluo. Du charbon, rocailles, mousse, on demeure toujours dans des nuances de délicatesse ou de rigueur organique. Soit l'un, soit l'autre. Seulement un imprimé "pâquerettes", aux tirés naïfs, amalgamant la couleur mandarine sur un background aubergine pour un blouson ; ou d'un camaïeu parme repeignant une doudoune masculine. Ces pâquerettes, au tracé enfantin, peuvent se rebroder au format 3D sur une doudoune aux couleurs des secours héliportés. Quelques looks mono blocs réitèrent les tonalités qu'Yves Saint-Laurent aimé à agencer dans ses collections comme le rose fuchsia, le rouge sang et le mandarine. Cela fonctionne toujours autant. On recouvre tous les signes d'une collection s'inspirant de la bonne vie à la montagne, été comme hiver. Le Covid-19 aura donné, au moins, des envies de grands espaces mais surtout de bonnes bouffées d'airs frais. La doudoune fleurie ; le bonnet ; le treillis, deux en un, se convertissant en short ou pantalon ; le blouson Boléro en mouton retourné ; les lunettes solaires ; la cagoule ; le short de randonnée ; le blouson sans manche ; les chaussures pour le Trek ; la casquette intégrale ; le caban doudoune ; les sangles ou harnais de-ci delà ; le "Pantollant" (pantalon/collant) ; le cabas en mouton retourné ; Quelques pièces plus créatives avec cette chemise zippée, au tombé porte-jarretelle, s'achevant juste au dessus du nombril, porté par Mona Tougaard. Une brassière masculine triangulaire, en maille chamois, s'intégrant parfaitement sous une veste, deux boutons grège. Ou le soutien pecs au masculin. Enfin quand on en a. Vu sur Jonas Glöer. Les shorts cyclistes moulant concèdent des envies de longues randonnées à deux. La taille des pantalons s'achèvent en col smoking. Certains se brodent sur les tibias d'un zigzag filaires remémorant les cordées d'alpinistes. Il y a aussi un travail séduisant au niveau des découpes et des laçages sur quelques pièces vestimentaires qui se veulent plus techniques. Pour trancher, les looks Anthracite véhiculent un autre point de vue sur la collection. Au-delà d'affiner la silhouette, ils permettent de "focuser" sur les détails vestimentaires. De les révéler plus commodément auprès du grand public. Une collection vibrante dont les tonalités voguent entre unicolore et camaïeux, entre "Color block" et imprimés ingénus. Un vestiaire aisé à enfiler, parfois criard (dans un sens positif). Mieux vaut être vu en altitude. Parfaitement adapté aux rigueurs météorologiques aléatoires de la montagne. Un sans faute chez Simon Porte Jacquemus pour cet Automne/Hiver 2021/2022.
 

Jacquemus

Automne/Hiver

2021/2022

Focus sur les campagnes publicitaires Automne/Hiver 2021/2022
Inez Lamsweerde & Vinoodh Matadin poursuivent leur collaboration avec la maison Chanel pour mettre en image la collection hivernale. On retrouve au casting les muses maison avec Rianne Von Rompaey, Mica Arganaraz, Louise de Chevigny et Vivienne Rohner. Une campagne shootée dans les Alpes avec l'imagerie montagnarde : neige, chalet, pic rocheux, banquette recouverte de plaids en fausse fourrure. Surement un clin d'œil à la dernière présentation de Karl Lagerfeld dont l'envie avait été la reconstitution d'un petit village de montagne. Chez Dior, on reste en studio au côté des mannequins Sofia Steinberg, Maryel Uchida, Sade van der Hoeven et Essoye Monbot. Maria Grazia Chiuri a opté, à nouveau, pour une photographe : Elizaveta Porodina. Une collection mise en valeur par des fonds chaleureux (carmin, tournesol, mandarine) et des effets géométriques sphériques et rectilignes. Un contraste saisissant pour des vêtements qui se veulent sobres dans la forme mais tellement riches dans les détails. Missoni joue la "Vibe" urbaine avec un ciel bleu ou un mur en brique pour mettre en valeur ses mailles aux vibrantes couleurs chatoyantes. Avec Mathilde Henning, Arthur Kopp, Yun Hoseok et Mao Xiaoxing au casting et Sofia & Mauro à l'objectif. Quant à la maison Prada, elle poursuit son appétence pour de nouveaux visages avec Hallie Hummer, Eden Huang et Lydia Kloos, avec un esprit très cocooning avec un focus sur tous les pulls en maille légère. Merci David Sims. Coté parfum, la nouvelle fragrance chez Burberry, se prénommant "Héro", montre l'acteur Adam Driver (Premier rôle dans le prochain film sur la famille Gucci) nageant au coté d'un cheval dans l'océan. Un film de Jonathan Glazer qui expose, à la dernière seconde, un Adam Driver surprenant. Max Mara opte pour la simplicité d'un studio en photographiant sa collection sous l'œil avisé du maitre incontesté de la photographie Steven Meisel. Avec un casting incluant Malgosia Bela, Amar Akway, Chloé Oh, Mona Tougaard, Sofia Steinberg et Jits Bootsma.
 
Révélations des podiums Automne/Hiver 2021/2022
YG
Adit
Alix
Anastazja
Anneliek
Betsy
Chloé
Priscilla
Bouthors
Romel
Heuvel
Gaghan
Oh
Premium
Apparence
Le bureau
Paparazzi
DNA
Oui
 
Eleonora
Elisa
Eloise
Evie
Fatou
Hallie
Ehrnstrom
Loehr
Longa
Saunders
Samb
Hummer
Brave
Supreme
Premium
Oui
Hakim Mdl
Oui
Hannah
Ida
Jen
Juliany
Julia
Loli
McNeil
Heiner
Thomson
Moraes
Pacha
Bahia
Ford
Oui
Elite
Women
Women
Women
YG
Maria
Metta
Mila
Molly
Olivia
Raynara
Cosima
Irebe
Van Eeten
Merland
Martin
Negrine
Next
Women
Viva
Management
Oui
Women
YG
Seng
Shade
Sofia
Tina
Tumi-Fani
Victoria
Khan
Akinbobola
Hanson
Diedhiou
Kayode
Fawole
Women
Next
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The Firth
Select
The Claw
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