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News
Septembre 2026
Par Yann Gabin
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Souriante, radieuse, sautillante, Kaia Gerber s'offre la Une de couverture du Vogue américain du mois de septembre, au côté d'Homer Gere. Accessoirement fils de Richard Gere. En total look Chanel par Mathieu Blazy, Kaia a le style pour porter cette robe en cote de maille, imprimée Tartan violine, absinthe et argentée qu'elle agrémente d'une veste en tweed cropée. Homer, lui reste classique, avec un ensemble style Preppy. Un teaser en attendant la sortie de leur film, ensemble. Merci Steven Meisel pour cette adorable cover de rentrée.
Kaia Gerber chez Viva Paris
Avant même de se projeter dans le monde du mannequinat, Kaia Gerber avait toutes les cartes en main pour mener à bien une carrière dans le modeling. Fille de Cindy Crawford, elle possède, de prime abord, des gènes de hautes qualités. Quand on est la fille de la célèbrissime Top des années 90, physiquement parlant, la probabilité d'être approchée et contactée par de nombreuses agences, demeure plus que probable. Voire très élevée. De part sa filiation, Kaia est presque assurée de succès. Au delà de critères physiques et de renommée, sa mère possède, aussi, l'expérience du métier. Elle connait, mieux que quiconque, ceux qui comptent au sein de cette industrie singulière. S'assurant ainsi que sa fille puisse effectuer les meilleurs rencontres. Disons que Madame Crawford peut être une conseillère de choix, tout en gardant un oeil avisé, sur les diverses propositions que l'on soumet, régulièrement, à sa progéniture.
En outre, dès son adolescence et, présentant son avenir de modèle, Cindy Crawford décide de prendre les devants, en lui mettant les pieds à l'étrier. Elle choisit, notamment, le prestigieux magazine Vogue Paris, avec Mario Testino derrière l'objectif, pour asseoir une crédibilité naissante. Un duo gagnant puisque qu'elles décrochent, ensemble, la couverture tant convoitée. N'y a t-il pas meilleur moyen pour engager une carrière de modeling ?
Lors de la Fashion Week Printemps/Été 2018, Kaia a l'honneur d'ouvrir trois défilés. Celui d'Alexander Wang, à New-York ainsi aue ceux d'Isabel Marant et Chanel, à Paris. Egérie Printemps/Été 2018 de la maison Chanel, pour la ligne de sacs, Kaia se révéle d'une grâce et élégance sans pareille, en noir et blanc, sous l'objectif de Karl Lagerfeld. Shootée dans le salon de Gabrielle Chanel, elle incarne parfaitement cet esprit "Coco" : libre et pimpante. Raf Simons, Directeur Artistique chez Calvin Klein à ce moment là, l'a choisi pour incarner l'image d'une de campagnes publicitaires, au côté de son frére Presley. Puis, Kaia apparait, en outre, comme l'image du parfum "Miss Daisy" de Marc Jacobs. Que du lourd pour un début.
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Les couvertures à retenir au mois de Septembre 2026

Gigi Hadid pour Vogue Paris ; Kaia Gerber pour Vogue Usa ; Nicole Kidman pour Vogue Grande-Bretagne ; Dua Lipa pour Vogue Italie ; Masami Nagasawa pour Vogue Japon ; Karen Mulder pour Vogue Allemagne ; Penelope Cruz pour Vogue Espagne ; Non distribué pour Vogue Russie ; Anne Hathaway pour Vogue Chine ; Kate Moss pour Vogue Brésil ; Maya Vozhdaeva pour Vogue Turquie ; Kylie Minogue pour Vogue Australie ; Annemary Aderibigbe, Rosalieke Fuchs et Caitlin Soetendal pour Vogue Netherlands ; Asria Arjona pour Vogue Mexico ; Cardi B pour Vogue Arabie ; Lisa pour Vogue Koréa ; Lara Menezes pour Vogue Grèce ; Freya Nutter pour Vogue Ukraine ; Karen Elson pour Vogue Pologne ; Olivia Petronella Palermo et Adela pour Vogue Tchécoslovaquie ; Princesse Madeleine de Suède et Laufey pour Vogue Scandinavia ; Alena Podloznaya, Alice McGrath, Elsa Baldaia, Tida Rosvall pour Vogue Portugal ; Mika Abdalla pour Vogue Inde ; Sarah Pidgeon pour Vogue Singapore ; Greta Lee pour Vogue Hong-Kong ; Jan Baiboon et Toei Supicha pour Vogue Thaïlande ; Elephant Dee pour Vogue Taiwan ; Aluel Keror et Taylor D pour Numéro France ; Joshua (Seventeen) pour Numéro Tokyo ; Harry Styles pour W Usa ; Anya Taylor-Joy pour V Usa ; Rihanna pour Elle Usa ; Anya Taylor-Joy pour Elle Uk ; Celine Dion pour Harper's Bazaar France ; Celine Dion pour Harper's Bazaar Usa ; Cate Blanchett pour Harper's Bazaar Uk ; Loli Bahia pour Harper's Bazaar Italie ; Ester Exposito pour Harper's Bazaar Espagne ; Non distribué pour i-D Magazine ; Sophie Vlaming, Imke Lightart et Janina Maidorn pour Marie-Claire Italie ; Mirthe Dijk pour Marie-Claire France ; (?) pour Self-Service ; Larissa Moraes, Noor Khan, Rebecca Leigh Longendyke, Angelina Kendall, Kristin Scott Thomas, Margaret Qualley, Taylor Russell, Lorde, Sophia Stel pour POP Magazine ; Gigi Hadid pour Purple Magazine ; Sandra Hüller pour Another Magazine.

Chanel Automne/Hiver 2026/2027 par Mathieu Blazy

La tombée de la nuit vient habiller discrètement la voute dentelée du Grand-Palais. Une atmosphère nocturne, propice à établir au sein de cet immense espace une ambiance cosy et bienveillante. D'immenses halos de lumière viennent caresser le set design de la maison Chanel, qui pour cet automne/hiver 2026/2027, mettent en valeur une suite de grues géantes, disséminées tout le long de ce podium atypique. Customisées par des tonalités primaires, jaune, rouge et bleu, d'autres couleurs viennent compléter ce trio avec notamment ce vert sapin et ce blanc iceberg. Un chantier en construction qui se positionne majestueusement sous le regard ébaubis des invités triés sur le volet. Captivant mais totalement disruptif que cette mise en scène mêlant matériels industriels aux futures propositions mode automne/hiver 2026/2027. Mais, n'est-ce pas la meilleure manière que de surprendre son auditoire : l'imprévu, l'inopiné ? Qui pourrait s'attendre à distinguer les nouvelles pièces vestimentaires au sein d'un terrain vague, chantier en construction ? Une probable métaphore, transposant l'idée que la maison Chanel, sous la direction de son directeur artistique, Mathieu Blazy, poursuivrait son étape de reconstruction créative. Afin d'ériger et consolider son patrimoine, avec ses codes iconiques, pour que les soubassements restent puissants et persistants. Une installation qui traduit tout autant l'idée primordiale du créateur que Chanel demeure un langage ardent, vivifiant, constamment en évolution. Stéphanie Cavalli, charmante quinquagénaire métissée, arpente la première ce podium avec un simple pullover zippé anthracite, aux mailles tressées, complémenté d'un quatuor de boutons dorés, et d'une simplissime jupe jusqu'aux genoux. Un signal fort annoncé dès le début du show exprimant ouvertement que cette mode Chanel demeure portable par tous types de femme. Un vestiaire intergénérationnel. Bhavitha Mandava, beauté indienne, accessoirement muse maison, l'escorte avec ce même gilet, de couleur crème, qui, cette fois dévale jusqu'à mi-cuisses. Un pullover comparable à ce que pourraient porter chefs de chantier et ouvriers en période hivernal. Des pièces confortables et pratique. Tout prend valeur dans le choix des matières précieuses et les finitions minutieuses. Awar Odhiang, qui avait créé, lors de la précédente collection prêt-à-porter printemps/été 2026, le buzz médiatique avec son final explosif, enfile cette fois un deux pièces marine à l'allure austère. Les escarpins, vernis, s'achèvent dans un format carré et l'iconique bout noir prend une proportion pyramidale. Les tailleur Chanel restent somme toute classique. Quelques franges viennent se déployer sur les pourtours et ourlets comme celui de Lisa Marie Mielke. Le tailleur Chanel demeure cependant la pièce centrale, sans être pour autant extrêmement réétudié. Simplement parce que Mademoiselle Gabrielle Chanel avait déjà expérimenté toutes les meilleures solutions pour accomplir la veste idéale et tant convoitée. Ici, les vestes gagnent en souplesse, parfois raccourcies, parfois volontairement allongées. Sur Noor Khan, le tailleur se recouvre d'une matière rustre et cuivrée. On ne sait pas si ce sont des perles utilisées ou bien un imbroglio de fils métalliques. L'effet métallique se décuple avec la chemise entièrement Gold. Peut-être mon look préféré de cette collection. Je remarque aussi celui d'Adeng Marial qui se couvre d'un tissu gaufré composé d'une myriade de petites roses vermillon. Tellement frais. Mathieu Blazy va jusqu'à proposer le tailleur en côte de maille métallique fluide, à l'imprimé tweed multicolore, matière tant employée par Paco Rabanne. Comme sur les mannequins Ruyu Chen, Penelope Ternes ou Kaire Kivineem. Tandis que les jupes adoptent une taille plus basse, offrant une allure plus détendue. Comme la robe/manteau immaculée de Julia Nobis, au col cheminé, intégrant parfaitement ce jeu visuel et optique. Certaines jupes ou robes pouvant offrir la ceinture au niveau mi-cuisses. Un modèle me faisant penser aux robes rectilignes de Jeanne Lanvin, allouées au milieu des années 20. Mathieu Blazy accentue sa proposition de mode en composant un travail de stylisme séduisant à travers des superpositions de manteaux enfilés sur des tailleurs, des robes en mousseline transparente sur des ensembles en tweed, des chemises masculines glissées sous des vestes couture. Des silhouettes paraissant composée avec spontanéité, comme si les looks avaient été amoncelés au fil d'une journée plutôt que minutieusement agencés. Les tweeds se composent de tartans, de lignes, de stries, de segments, aux couleurs infinies comme le turquoise, parme, gris et blanc sur le manteau de Sophia Makibdji. Un vestiaire coloré, avec pléthore de couleurs vives et pastel. Toutes se mixent pour un cocktail visuel survitaminé. Les matières constituent sans doute l'une des plus grandes réussites du défilé. Fidèle à sa réputation de virtuose des textiles, Blazy réinvente le tweed emblématique de Chanel. Celui-ci apparaît plus souple, parfois presque mousseux, enrichi de fils brillants ou de textures inattendues qui lui confèrent une modernité. Les lainages dialoguent avec des satins fluides, des mousselines aériennes, des mailles épaisses et des étoffes techniques qui rappellent discrètement le sportswear. Les contrastes de matières renforcent l'idée de transformation permanente : les tissus rigoureux côtoient des textiles presque liquides, créant un équilibre subtil entre confort et sophistication. La palette chromatique reste fidèle à l'identité de Chanel tout en s'autorisant quelques accents plus audacieux. Les noirs profonds, les blancs cassés, les beiges et les gris dominent la collection, ponctués par quelques touches de rouge, de bleu ou de jaune qui répondent visuellement aux grues monumentales du décor. Les looks de jour se mélangent aux looks du soir. Anok Yai, impériale, se dote d'une longiligne robe en mousseline anthracite, dessinant un léger volume boule à la lisière des hanches. Une parure joaillère émaillée venant élégamment entourer son cou majestueux. Idem pour la version rouge sang de Chen Yang. Les ensembles de Mary Ukech et de Wei Yiting, notamment leur imprimé, peuvent remémorer ceux de modèles de la maison Bottega Veneta lorsque Mathieu Blazy y était. Mona Tougaard s'offre une robe sans manches, effet matelassage, qui se bâtit autour d'une combinaison de fleurs identiques, en noir et blanc. La présentation s'achève avec Anne Vyatislina portant une longue robe noire, dos nu, mais maintenu par une jolie fleur de dahlia en son milieu. Le fil conducteur du défilé s'inspire d'une célèbre phrase de Gabrielle Chanel : "La mode est à la fois chenille et papillon. Soyez chenille le jour et papillon le soir". Mathieu Blazy bâtit ainsi tout son storytelling autour de la métamorphose, de la transformation, le changement. Les looks proposés escortent les divers moments de la journée et s'amusent continuellement sur les oppositions : masculin et féminin, structure et fluidité, sobriété et fantaisie, héritage et innovation. Plus qu'un simple exercice de style, cette deuxième collection prêt-à-porter témoigne d'une volonté farouche de renouveler les fondamentaux de la maison sans les altérer. Le créateur témoigne ainsi son talent pour combiner innovation textile, précision des coupes et intelligence conceptuelle. En faisant converser le jour et la nuit, le masculin et le féminin, la tradition et l'expérimentation, Mathieu Blazy livre une collection élégante, subtile et profondément ancrée dans l'air du temps, affirmant progressivement cette nouvelle identité pour Chanel.

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Chanel

Automne/Hiver

2026/2027

Le LVMH Prize récompense le travail de Julie Kegels
Ce vendredi 4 septembre, le prix LVMH Prize 2026 a été enfin décerné à Julie Kegels pour sa marque éponyme, Julie Kegels. Cette belge, diplômée de l'académie royale des beaux-arts d'Anvers, a reçu son trophée des mains de l'actrice hollywoodienne, Jennifer Lawrence, à la Fondation Louis Vuitton, à Paris. Un moment qu'elle ne risquera pas d'oublier. Agée de 27 ans, et après des expériences au sein de la maison Alaia avec Pieter Mulier (Futur directeur artistique de Versace) ainsi que pour Merryl Rogue (Actuellement directrice artistique de Marni), Julie Kegels a décidé de monter son propre Label, en 2024. Elle a notamment intégré la fashion-week parisienne dès septembre 2025 et déjà présenté deux collections prêt-à-porter pour le printemps/été 2026 et automne/hiver 2026/2027. Julie Kegels explique sa vision de la mode comme suivante : "Mes collections cherchent à rappeler à chacun des souvenirs et faire naître des émotions diverses de joie, d'inconfort, de tristesse, d'allégresse. Je ne crée pas pour une femme fantasmée, mais pour une femme qui endosse plusieurs identités au cours d'une journée : mère dévouée le matin, business woman dans la journée, fêtarde le soir". Cela me rappelle le concept du défilé Prada automne/Hiver 2026/2027. Aussi, l'Up-Cycling fait partie de sa démarche pour rendre la mode plus propre. Toutefois, sa vision va au-delà d'une collection de vêtements car elle développe aussi des lignes d'accessoires, chaussures et sacs. Quant à Delphine Arnault, son objectif demeure tout autre mais très clair. Elle décèle tout le potentiel de développement économique qu'elle pourrait retirer de cette jeune marque. Car Julie Kegels possède déjà un réseau de clientes fanas de ses looks ainsi que des points de vente dans certaines capitales. Le prix Karl Lagerfeld a été attribué au chinois Zane Li pour sa marque Lii, dont la chaine de production est déjà installée dans sa ville natale de Chongqing. Dernièrement, le prix des savoir-faire a été alloué à Anil Padia pour son label Yoshita 1967 qui développe tout un univers autour du tricot et du crochet. Il développe ses vêtements en partenariat avec des kenyanes qui lui fabriquent ses pièces avec un savoir-faire traditionnel Chaque lauréat reçoit une dotation conséquente (entre 200 0000 et 400 000 euros) ainsi qu'un mentorat d'une année au sein du groupe de luxe.
Sarah Isaksen chez Ford Models Paris
En semi-exclusivité pour le show Saint-Laurent printemps/été 2026, Sarah Isaksen enchainera lors de cette fashion week parisienne les shows de Courrèges, Dior, Schiaparelli, Victoria Beckham, Alaia, Hermès et Celine. Que des cabines prestigieuses. Pour l'automne/hiver 2026/2027, elle recouvre à nouveau les podiums de Saint-Laurent, Courrèges, Alaia, Schiaparelli, Victoria Beckham et Celine mais ajoute ceux de Chloé et de Stella McCartney. Cette immense norvégienne, 1m80, impose rapidement sa longiligne silhouette auprès de magazines qui allouent et diffusent une mode pointue comme M le Monde par Josephine Lochen, The New-York Times Style par Julien Martinez Leclerc ou Double Magazine par Alasdair McLellan. Mais, son profil racé gagne en prestige en décrochant la campagne publicitaire Saint-Laurent printemps/été 2026 par Glen Luchford au côté d'Awar Odhiang, Agel Akol et Libby Taverner. David Sims la photographie pour une campagne Zara. Pour débuter cette saison hivernale, Sarah est à l'affiche de la campagne prêt-à-porter automne/hiver 2026/2027 de Chloé par Inez Lansweerde et Vinoodh Matadin, au côté de Jacqui Hooper, Thalita Ferreira et de la méga top brésilienne Raquel Zimmermann.
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Irving Penn à la maison européenne de la photographie
Après sa rétrospective au Grand Palais en 2017/2018, l'un des maestros de la photographie de mode du 20ème siècle, Irving Penn, sera à nouveau honoré au sein du musée de la Photographie européenne. Intitulé "Penn & Fashion", ce dernier a su, avec brio, se réinventer, imaginer des compositions originales, utiliser des techniques novatrices lui permettant d'imprimer un style précurseur et surtout de durer dans le temps ; Un univers singulier lui permettant de collaborer plus de soixante années avec le magazine Vogue américain. Recruté par son directeur artistique Alexander Liberman, cet œil aiguisé aura su engendrer de nombreuses photographies iconiques. On pense notamment à celle de "Dovima et les éléphants". Cette exposition retrace chronologiquement son parcours débuté en 1947 jusqu'en 2008. Il décédera en octobre 2009. Ce photographe américain, d'origine russe, possède cette sensibilité permettant de capturer et enjoliver les collections couture des plus grands maitres de la mode, passant par Yves Saint-Laurent à Courrèges, d'Ungaro à Dior, Balenciaga à Issey Miyake dont il fera toutes les dernières campagnes publicitaires prêt-à-porter. Les volumes, silhouettes et détails textiles paraissent méticuleusement photographiés. Bien évidemment tous les mannequins de chaque génération passeront entre son objectif comme Marissa Berenson, Lisa Fonssagrives, Lauren Hutton, Verushka, Linda Evangelsita, Claudia Schiffer, Coco Rocha ou Gemma Ward ; Idem pour les célébrités qui ont souhaité posséder leur portrait de ce génie du noir & blanc tels que Dali, Audrey Hepburn, Pablo Picasso, Nicole Kidman, Wallis Simpson, etc. On se remémore tout son travail sur la beauté, de natures mortes, dont il aura la charge entre les années 1990 et 2000, toujours pour le magazine Vogue. Des close-ups magnétiques, magiques, puissantes. Je me souviens notamment celles de l'œil rougi avec sa brosse enduite de mascara ; d'une bouche rouge ou se pose délicatement une abeille ; d'un visage enduit entièrement de crème immaculée accumulant morceaux de fruits. Un esprit surréaliste. Une exposition à ne pas louper dès qu'elle ouvrira ses portes, du 30 septembre jusqu'au 17 janvier 2027.
Louis Vuitton Automne/Hiver 2026/2027 par Nicolas Ghesquière

C'est au sein de la cour carrée du Louvre que trônera la nouvelle présentation prêt-à-porter Louis Vuitton automne/hiver 2026/2027. Un lieu sacré pour la marque qui y défile depuis tant d'années déjà. Une place iconique ou jadis se déroulait les fashion-week parisiennes sous d'immenses tentes blanches. Notamment, dans les années 80 et 90. Avant que n'ouvrent les quatre salles intérieures du carrousel du Louvre. Toutefois, l'endroit a été réquisitionné par Nicolas Ghesquiere pour proposer sa vision précise de la mode hivernale 2026/2027 : futuriste, expérimentale, folklorique et sentimentale. Un cadre permettant toutes les fantaisies notamment avec ce set design singulier, ou le décor contemporain me fait penser à l'univers du jeu vidéo "Minecraft". Un jeu ou l'on invoque et bâtit un monde singulier dont la charte graphique s'exécute par des carrés pixelisés à souhait, rectilignes et droits comme un I. Un décor monumental évoquant aussi un paysage montagneux abstrait, conçu avec l'aide du scénographe Jeremy Hindle. Un environnement, composé de reliefs recouverts de mousse et de formes organiques, symbolisant fort probablement le chemin du fondateur de Louis Vuitton qui, pour atteindre la capitale, n'a pas hésité à faire la route à pied de son Jura natal. Un chemin initiatique et formateur. On subodore déjà une mode qui s'inscrira à la croisée de l'innovation, du patrimoine et du voyage. Irréel et chimérique, ces monticules démesurés encadrent les grandes baies vitrées, laissant apparaitre les façades du musée du Louvre d'un côté et le podium rectiligne blanc comme neige de l'autre. Un sol bleu Lapis-Lazulis incarnera, symboliquement, cette rivière sublimée et idéalisée des contrées jurassiques. Un storytelling reposant sur l'idée centrale et primordial d'un folklore universel. Aujourd'hui, l'art de voyager demeure un privilège accordé à tous. Mais, seulement pour celui qui l'ambitionnera, le convoitera. Dans l'antre volcanique, faisant office de sortie de podium, c'est Xinye Wang qui a la primeur de ce fantastique podium. Elle déambule, comme une chouette assise sur sa branche, avec un manteau utopique, aux ailes carbones. Une pièce presque capuchon. Qui recouvre outrageusement les épaules. Une carrure surdimensionnée. Sa robe, en cuir souple, semble tressée et perforée. Un look importable au quotidien pour le commun des mortels. Mais, une pièce de podium. Médiatique. Parfait pour les réseaux sociaux. Le manteau en laine Camel de Kris Krystal, presque feutrine, aux épaules proéminentes en V, incarne carrément cette veine rustique. Toujours avec cette carrure saillante, celui de Frauke Nijs, aux motifs de vaches jurassiennes, se pare d'une laine qui s'effiloche, presque angora, dans un camaïeu de blanc et noir. Les épaules sont souvent affirmées. Les manteaux prennent des volumes généreux tandis que les tailles restent relativement peu marquées. Nicolas Ghesquière ne cherche pas à reproduire exactement les costumes traditionnels d'une région précise mais à convoquer une mémoire collective du voyage, des peuples nomades et des savoir-faire artisanaux. Ces premières silhouettes captivantes, extravagantes, aux envergures gigantesques, presque inhumaines, provenant d'inspirations de peuplades moyenne-orientales, définissent exactement l'idée d'un folklore métissé. Les robes alternent entre coupes fluides et constructions sculpturales comme celles d'Ella Dalton ou de Sascha Rajasalu qui demeurent un collage textile minutieux alternant coton, laine bouillie, soie et cuir. Ces jeux de textures créent une richesse visuelle permanente sans tomber dans la surcharge. Certains looks évoquent des tentes avec des capuches "parasol" sur Minji Lee ou Nanne Groenewegen. Une autre se fait capeline protectrice sur Gabriela Nied ou ample K-Way sur Jacqui Hooper. Ces superpositions jouent un rôle essentiel avec les longues tuniques sous manteaux, les jupes associées à des bottes hautes, les vestes cropées portées sur des robes aux volumes alambiqués. L'ensemble produit une silhouette de baroudeuse d'aujourd'hui, vigoureuse mais sophistiquée, capable d'affronter l'ascension d'une montagne autant qu'une avenue de métropole. Des silhouettes qui illustrent parfaitement cette tension entre tradition et modernité. Un visuel pictural surréaliste, représentant deux agneaux se faisant face, vient s'apposer sur une mini-jupe en laine tartan de Mary Chuykova. Le tissu tartan imprègne l'ensemble du look de Song Ah Woo, mixant des tonalités ciel, lapis-lazulis, vermillon et tournesol. On l'additionne d'une chapka pour finaliser le look, chapeau en shearling rappelant certaines coiffes d'Asie centrale sans constituer des citations littérales. Les matières constituent l'un des points les plus remarquables de cette collection. Nicolas Ghesquière multiplie les contrastes entre étoffes épaisses et textiles précieux. Les lainages à carreaux, les draps de laine, les mailles épaisses, le shearling, les fourrures et les effets de fausse fourrure dominent la première partie du défilé, renforçant l'idée de protection contre le froid. Comme le corset en cuir de Peyton Cole, surmonté de fausse fourrure acier aux épaules et entourant son cou. Une sorte de super héroïne moderne. Je pense à Xena, la guerrière. À ces matières chaleureuses répondent des cuirs souples, tissus métallisés, brocards, velours, jacquards et broderies sophistiquées qui remémorent l'excellence des ateliers Louis Vuitton et de l'imagination fertile de Nicolas Ghésquière. La palette chromatique accompagne cette narration. Les noirs, gris, verts mousse, bruns et beiges évoquent les paysages naturels, tandis que les rouges profonds, bleus électriques, violets ou touches dorées viennent ponctuer les silhouettes. Ces contrastes de couleurs insufflent une dimension fantastique aux looks et consolident l'impression d'un voyage entre passé et futur. Cette collection automne/Hiver 2026/2027 Louis Vuitton par Nicolas Ghèsquière instaure un dialogue intelligent et compréhensif entre l'héritage Louis Vuitton, maison fondée sur l'art du voyage et accessoirement sa fabrication de malles, et la vision futuriste de Nicolas Ghesquiere. Les références au monde rural, aux montagnes, aux cultures pastorales et aux traditions textiles sont méthodiquement troquées par une approche architecturale propre au créateur. Toutefois, le seul hic pouvant naitre de mon esprit critique sera celui de l'appropriation culturelle et stylistique. Vague interrogation dans ce monde de plus en plus entremêlé, mélangé, amalgamé ou les sources d'inspirations se chevauchent et peuvent être puisées à bon escient. Pour finir, ce défilé Automne/Hiver 2026-2027 confirme Nicolas Ghesquière comme l'un des créateurs les plus inventifs de la mode contemporaine. Sans céder aux tendances dominantes, il construit une collection ambitieuse où le vêtement devient un objet de voyage, de mémoire et de projection vers l'avenir. Entre artisanat, expérimentation textile et scénographie immersive, Vuitton propose une vision exigeante de la féminité contemporaine : une femme libre, nomade, cultivée et prête à explorer des territoires réels autant qu'imaginaires.

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Louis Vuitton

Automne/Hiver

2026/2027

Viktor & Rolf au MAD, dès le mois de Janvier 2027
C'est encore éloigné mais le musée des Arts Déco de Paris a déjà annoncé une rétrospective Mode concernant Viktor & Rolf. Dés le 28 janvier et jusqu'au 4 juillet 2027, l'exposition retracera les temps forts de ce duo néerlandais incontournable de la mode. Probablement l'un des plus créatifs de ses trente dernières années. Un label créé en 1993, par Viktor Horsting et Rolf Snoeren. Ils se rencontrent lorsqu'ils sont étudiant à la "Arnheim Academy of Art and Design" à Amsterdam et se font connaitre notamment en remportant le prix des talents Mode au Festival international de mode et de photographie à Hyères. Au delà des vêtements, ils apparaissent très imaginatifs pour la mise en place de concepts puissants au sein de leurs présentations couture et prêt-à-porter. Même s'ils ne se focalisent maintenant que sur des pièces couture. On repense notamment aux défilés comme celui commençant par la fin avec l'arrivée du duo sur scène et s'achevant par le premier look ; celui des casques de moto noirs suivi de visages peints tout en rose (Printemps/Eté 2025) ; Celui débutant avec de grosses têtes de poupées cartonnées (Automne/Hiver 2017/2018) ; Celui avec des robes à l'envers (Printemps/Eté 2023) ; Celui avec des messages comme "I'm not Shy, I just don't like you", "Less is more" (Printemps/Eté 2019) ; Celui ou le duo bâtit des looks à partir de tableaux et inversement ou des robes se retrouvent accrochées au murs (Automne/Hiver 2015/2016) ; Celui des poupées russes avec un unique mannequin, Maggie Rizzer, qui au final empile un nombre de couches incalculables vestimentaires. (Automne/Hiver 1999/2000). Le MAD proposera une sélection des meilleures créations couture qui seront complémentées de dessins et d'images d'archives, de photographies, d'échantillons de broderies, d'accessoires et de poupées miniatures qui seront habillées des looks les plus sensationnels. On retrouvera une salle issue à l'univers de leurs fragrances comme "FlowerBomb", "Antitode", "Spicebomb" ou "Bonbon". Une exposition qui fleure bon la fantaisie, l'excentricité et l'art de l'incartade.
Saint-Laurent Automne/Hiver 2026/2027 par Anthony Vacarello
Anthony Vacarello n'en démord pas. Il n'y a pas de présentations Saint-Laurent en dehors de ce lieu mythique qu'est celui du Trocadéro. Place avoisinant le monument le plus iconique de la capitale, la tour Eiffel. N'y a-t-il pas plus chic, plus parisien, que de dévoiler ses collections au sein de cet endroit légendaire. Tantôt décorée de fleurs blanches reproduisant le sigle majestueux YSL, tantôt bâtit autour de gigantesques monolithes en pierres grège ou tout simplement d'une large fontaine, cette place accueille, cette fois, un chapiteau cubique, entièrement vitré, ou seuls les invités et célébrités auront le privilège de découvrir en avant-première les silhouettes de la collection Saint-Laurent automne/hiver 2026/2027. Une collection qui se voudra être un moment charnière, à la fois, pour Anthony Vacarello et la maison Saint-Laurent. Parce qu'elle valide dix années de collaboration fructueuse, de dialogues mutuels, entre Anthony Vacarello et Saint-Laurent. Subséquemment, ce défilé prêt-à-porter demeure une célébration pour fêter l'anniversaire des soixante ans de l'incontournable smoking imaginé par Yves Saint Laurent lui-même. Ce cube recèle un espace cosy et chaleureux, presque un décor léché de films de parfums. Il se compose de parapets en plaques couleur chêne. Celles-ci entourent l'embrassure du backstage ou les mannequins sortiront hiératiquement, marchant très lentement. Des pavements de dalles en verre opaque diffusent cette lumière pamplemousse éclairant l'immense sigle YSL. Le plafond répand une lumière rosée qui donnera bonne mine aux sylphides du jour. Ayant appartenu à Yves Saint Laurent, un buste géant d'homme musclé, en plâtre immaculé, trône dans l'angle du podium. On se sentirait presque au sein d'un musée d'art contemporain. Les trois premiers passages seront une déclaration d'amour au smoking. Epaules tombantes, carrure millimétrées, longueurs restreintes, taille resserrée, simple boutonnage, les propositions sont diverses et variées, permettant toute fantaisie selon l'envie du moment. Le smoking demeure la pièce phare de la maison Saint-Laurent et surtout une veste emblématique, indémodable du vestiaire de la fameuse bourgeoise. Betty Catroux, muse d'Yves, avoue son attachement infime pour ce "deux pièces" qui a traversé toutes ses décennies. Dès les premiers passages, le ton est donc donné : le tailoring règne en maître. Les silhouettes sont longues, sobres et d'une précision presque architecturale. Anthony Vaccarello décramponne les excès stylistiques de saisons précédentes pour gagner une élégance plus silencieuse. Les vestes de smoking, aux épaules marquées mais jamais caricaturales, sont associées à des pantalons fluides comme sur Thalita Ferreira qui ouvre le show et Sarah Isaksen qui la suit. Toujours cette dualité permanente entre masculinité affirmée et féminité ultra sensualisée, voire sexualisée lorsque les poitrines sont apparentes sous les dentelles recouvertes ou non de latex. Les manteaux en fausse-fourrure, assez enveloppants, se gainent de nombreuses plissures et tombent avec malléabilité sur ceux d'Ouafae Rhuni, Achol Kuir ou Topsy. Avec des proportions exagérées, ils rappellent une vibration des années 1980, tout en véhiculant une dimension dramaturgique à l'ensemble. Celui-ci d'Alix Bouthors fait presque office de robe, serré à la taille comme jamais, donnant l'impression d'une mini-jupe virevoltant à chacun de ses pas. On se demande si elle porte autre chose en dessous. Des manteaux qui n'hésitent pas à s'amuser de volumes généreux sans perdre pour autant leur précision anatomique parce qu'ils s'ajustent avec minutie sur chacune des silhouettes. Les matières de la collection reposent sur un dialogue charmant entre textures opposées. Les laines de tailoring impeccablement coupées côtoient des dentelles transparentes, des jerseys fins, des nylons près du corps et des fourrures volumineuses. La dentelle devient presque un uniforme, utilisée sur des jupes, des débardeurs, des bodys ou des robes longues. Anthony Vacarello joue les contrastes chromatiques sur Noor Khan alliant une veste tabac, un body bleu pétrole et une jupe crayon fendue citrouille. A contrario, la robe décolletée, éthérée, de Mary Ukech reste totalement monochrome. Et, ça marche très bien aussi en version chamois sur Lara Menezes, brique sur Valerie Scherzinger, bleu nuit sur Libby Taverner et kaki sur Awar Odhiang. Un esprit totalement lingerie sur Binx Walton et Audrey Lees. La dentelle est utilisée avec subtilité, évitant tout effet vulgaire malgré son omniprésence. On valide le tailleur, entièrement pétrole, de Penelope Ternes qui s'accroche d'une énorme broche Dahlia au niveau du col. Pareillement, pour la robe manteau de Leticia Hall, aux cinq boutons bijoux dorés, dans une veine très Emmanuel Ungaro couture des années 80. Les jeux de dentelles semblent flotter et glisser sensuellement autour du corps de Bella Hadid, notamment avec sa jupe carbone badigeonnée d'un léger film de Latex. Bella Hadid fait un retour fracassant et triomphant sur le podium, en incarnant parfaitement cette femme Saint-Laurent, puissante et magnétique. Tanya Churbanova a l'honneur d'enfiler ce trench en pur latex chocolat qui, sans nul doute, insuffle cette connotation un tantinet coquine et exhibitionniste. Ce qui sied bien à l'univers Saint-Laurent. Anthony Vaccarello intègre quelques références aux années 1980, aux héroïnes du cinéma européen et à une certaine bourgeoisie parisienne décadente. On pense à Catherine Deneuve dans le film "Belle de jour". La palette chromatique reste cependant contenue. Peu de tonalités criardes. Le noir domine naturellement, accompagné de nuances de brun, de Camel, de châtaigne, de beige, de brique, d'orange. On notera les boucles d'oreilles "Colombe", oiseau fétiche d'Yves Saint-Laurent, qui pendent à presque toutes les oreilles. Toutefois, l'unique star de ce défilé restera le Smoking anthracite qui clôturera le défilé avec le mannequin français Loli Bahia, qui rappelons le, sera son unique défilé de la fashion week parisienne. Un héritage d'Yves Saint Laurent éclosant en 1966. On perçoit une certaine répétition, volontaire me semble-t-il, des silhouettes, pouvant insuffler une impression de monotonie. Idem pour les déclinaisons du Smoking qui finissent par manquer de surprise. Toutefois, Anthony Vaccarello ne cherche pas à raconter une histoire littérale mais à définir un vestiaire cohérent pour cet automne/hiver 2026/2027. Il convoque, probablement, une femme évoluant dans les milieux de la nuit, confiante, mystérieuse et indépendante. Le vocabulaire Saint-Laurent est totalement reconnaissable. Un vestiaire accompli et destiné à traverser les décennies plutôt qu'à suivre les tendances saisonnières. Plus qu'une simple collection, le créateur propose une réflexion sur l'identité de la maison, en privilégiant la permanence du style plutôt que la recherche de nouveautés spectaculaires.
 

Saint-Laurent

Automne/Hiver

2026/2027

Campagnes publicitaires PAP Automne/Hiver 2026/2027 - 1/2
Juste en bordure de falaise, probablement d'une lande anglaise, un pré vallonné, verdoyant, couvert de petites fleurs des champs semble le décor idéal pour présenter les dernières créations bohème de Chemena Kamali pour la maison Chloé. Raquel Zimmermann qui a clôturé le show est accompagnée des new-faces Sarah Isaksen, Thalita Ferreira et Jacqui Hooper. La maison Givenchy, sous l'œil du photographe Juergen Teller qui affectionne toujours les looks no hair et no make-up, a opté pour quatre profils de femme différente se composant de la quinquagénaire Eva Herzigova, la népo baby et néo comédienne Kaia Gerber, l'asiatique et top-model Liu Wen et l'athlétique africaine Nyaduola Gabriel. Une terrasse bétonnée ou un pan rocheux feront parfaitement l'affaire pour mettre en valeur la dernière collection prêt-à-porter de Sarah Burton. Pour ses visuels hivernaux, la maison Prada a souhaité booker ses égéries sous contrat avec les comédienn(e)s composés de Chen Haoyu, Kelvin Harrison Junior et Hunter Schafer ainsi que du chanteur australien Troye Sivan. Un escalier, un canapé en cuir chocolat, un feu de cheminé, des moulures, une chambre vide avec téléphone, un miroir feront office de décor. Une maison nue ou l'on se pose des tas de questions philosophiques pour une campagne shooté par Barry Jenkins. Toujours très cérébral. Saint-Laurent, sous la direction de Thalia Chetrit, filme dans un appartement, chic et de bon aloi, l'acteur Connor Storrie allongé sur un canapé en train de lire un journal, l'un des deux acteurs star de la série "Heated Rivalry" ; Rosé Park, du groupe K-Pop des Blackpink, assise dans un escalier en colimaçon lactescent ainsi que l'iconique Liu Wen en train de ranger tranquillement ses affaires dans son sac. En gros, des tranches de vie au quotidien. Dior part sur l'idée du show de Jonathan W Anderson avec ce fameux jardin idéalisé, à la Claude Monet. Quatre jeune femmes, à la beauté inclusive, Dru Campbell, Laura Kaiser, Sunday Rose et Zhao Ziqi, s'amusent, pique-niquent, bavardent dans ce pâturage champêtre, aux herbes hautes, à la réminiscence de jardin à l'anglaise. Valentino fait appel au photographe Glen Luchford pour mettre en valeur sa collection "Interferenze" au sein d'un décor un tantinet glacial. On retrouve George Anderson se fondant auprès d'une statue grecque en marbre blanc. Idem pour Apolline Rocco Fohrer, Dario Tonin, Joe Bottomer et Qiuyue Li. Quant à la maison Miu Miu, sous la direction de la photographe Zoé Ghertner, un parking fera bien l'affaire. On suppose celui basé à Los-Angeles à cause d'Hailey Bieber. Un shoot nocturne, après une bonne journée de pluie ayant bien fait briller le bitume. Pour une réflexion lumineuse au maximum. Hailey Bieber est accompagnée de Xiao Wen Ju qu'on n'avait pas aperçu dans une campagne publicitaire depuis bien longtemps. Une très belle idée. Je l'adore.
YG
Révélations des podiums Automne/Hiver 2026/2027
YG
Alina
Ama
Amelie
Bruna
Cathy
Esther

Miller
Okolo
Sante
Souza
Simmons
Kim
Oui
Metropo
The Lions
Oui
Select
Elite
YG
Farida
Flavie
Gabriela
George
Gertrud
Imane

Ebene
Sammartano
Nied
Anderson
Rose
Benkaddour
Metropo
Women
Next
Viva
Premier
Elite
YG
Isa
Isis
Julia
Kaat
Laura
Luma

Chagas
Bensalem
Barucci
van Herbruggen
Kaiser
Vitoria
Oui
Ford
The Face
Premier
Madison
Supreme
YG
Madelief
Micklate
Nyela
Poppy
Reagan
Rita

Wijnker
Macobola
Hopster
Miles
Lee
Dias
Premier
Elite
Women
City
IMG
IMG
YG
Rose
Sabryna
Sage
Svetlana
Thalita
Xinye

Salmon
Oliveira
Westmaas
Lethelier
Ferreira
Wang
IMG
Oui
The French
Tomorrow
Ford
Women
YG
 
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- Ajus Samuel - Alex Consani - Ali Dansky - Anna Robinson - Annemary Aderibigbe - Ava Shipp - Awar Odhiang - Betsy Gaghan - Bhavitha Mandava - Bibi Breslin - Bodine van Galen - Caitlin Soetendal - Caren Jepkemei - Charlies Jones - Colin Jones - Dana Smith - Diane Chiu - Dobi Mazurek - Ella Dalton - Ella Mccutcheon - Eva Komuves - George Anderson - Jacqui Hooper - Kai Schreiber - Lara Menezes - Leanne de Haan - Libby Bennett - Libby Taverner - Luiza Perote - Maria Klaumann - Marilou Hanriot - Mary Ukech - Mathilda Gvarliani - Mia Armstrong - Nanne Groenewegen - Nazarit Machin - Noor Khan - Nyakong Chan - Nyawurh Chuol - Olivia Petronella Palermo - Paola Manes - Penelope Ternes - Puck Schrover - Rejoice Chuol - Rosalieke Fuchs - Saar Mansvelt Beck - Sanique Dill - Sara Caballero - Sarah Isaksen - Signe Michaelsson - Stella Hanan - Summer Dirx - Thea Almqvist - Vika Evseeva - Yar Aguer - Yura Romaniuk -
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Tops confirmés depuis 2023
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