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Août 2026
Par Yann Gabin
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Le magazine V met en avant quinze mannequins du moment en couverture de son édition estivale. Intitulé "full head over heels", qui pourrait se traduire par "éperdument amoureux", chaque fille incarne la beauté standardisée, parfaite, lissée, idéalisée et magnifique. Bye la diversité. Une tendance qu'on a pu observer lors de la dernière fashion week. Bref, on retrouve au casting Amélia Gray, Anne Vyalitsyna, Bhavitha Mandava, Candice Swanepoël, Ella Mccutcheon, Jacqui Hooper, Kristen McMenamy, Libby Taverner, Lina Zhang, Liu Wen, Mica Arganaraz, Natasha Poly, Noor Khan, Ruth Deng et Sascha Rajasalu. Des bombes atomiques vraiment mis en valeur par le duo de photographes italiens Luigi & Iongo.
Sascha Rajasalu chez Next
Sascha Rajasalu apparait pour la première fois sur le podium Printemps/Eté 2023 de la maison Prada. Elle réitère, cette fois à Paris, pour un second podium, pour la maison Miu Miu. Ainsi, débute la carrière de mannequin de Sascha au sein du monde de la mode. Mi-suédoise, mi-estonienne, elle possède un visage d'une finesse extrême, prospectée par de nombreuses agences de mannequins. Même si les critères de beauté ont énormément évolué depuis quelques années, Sascha Rajasalu demeure dans la catégorie dite classique et intemporelle. Souvent adoubée par de nombreux clients. Une beauté racée, élégante, plaisant énormément aux pays industrialisés. Yeux bleus en amande, petit nez, bouche bien proportionnée, cheveux blonds, peau laiteuse, Sascha entre dans les critères normés des années post-covid.
Au delà de cela, on décèle un potentiel inhérent pour incarner tous types de femmes : Juvénile, fatale, grunge, baba-cool, naturelle, etc. Sur les podiums elle va marteler son image de fille en Vogue, notamment lors de la Fashion Week Automne/Hiver 2023/2024 ou elle enchainera les présentations à un rythme effréné : Maison Margiela, Ludovic de Saint-Sernin, Alaia, Filippa K, Jacquemus, Simone Rocha, Prada The Row, Givenchy, Ann Demeulemeester, Valentino, Miu Miu. Cette dernière la trouvant totalement à son goût, personnifiant l'image de la jeune fille idéale, la choisira pour matérialiser son héroïne pour sa campagne publicitaire Miu Miu Printemps/Eté 2023 par la photographe Guen Fiore.
Aussi, Sascha va pouvoir exprimer ses émotions et incarner divers rôles à travers les pages de supports éditoriaux recherchés comme Document Journal par Mauro Maglione, M le monde par Anthony Seklaoui, Ré-Edition et Harper's Bazaar France par Adam Peter Johnson, Purple Magazine par Esther Theater, Vogue Koréa par Peter Ash Lee, Vogue Espagne par Yago Castromil ou Pop Magazine par Marili André. Beaucoup de photographes jeunes et bourrés de talent mettant en valeur la beauté diaphane de cette jeune suédoise, à l'avenir prometteur.
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Les couvertures à retenir au mois d'Août 2026

Lennon Sorrenti et Adèle Exarchopoulos pour Vogue Paris ; Gracue Abrams pour Vogue Usa ; Daisy Edgar-Jones pour Vogue Grande-Bretagne ; Daisy Edgar-Jones pour Vogue Italie ; Yumi Kawai pour Vogue Japon ; Belinda pour Vogue Allemagne ; Lila Moss pour Vogue Espagne ; Non distribué pour Vogue Russie ; (?) pour Vogue Chine ; (?) pour Vogue Brésil ; Bonnie Panasenko pour Vogue Turquie ; (?) pour Vogue Australie ; Sydney Stabreit pour Vogue Netherlands ; (?) pour Vogue Mexico ; Elyanna pour Vogue Arabie ; Natasha Poly, Soo Joo Park, Bibi Breslin, Felice Nova Noordhoff, Chloé Oh, Esther Kim, Hyunji Shin et Luiza Perote pour Vogue Koréa ; Kate Kraaijeveld pour Vogue Grèce ; (?) pour Vogue Ukraine ; (?) pour Vogue Pologne ; Kim Petras pour Vogue Tchécoslovaquie ; (?) pour Vogue Scandinavia ; (?) pour Vogue Portugal ; (?) pour Vogue Inde ; (?) pour Vogue Singapore ; Gemma Chan pour Vogue Hong-Kong ; Sijia Kang pour Vogue Thaïlande ; (?) pour Vogue Taiwan ; Anyier Anei, Maya et Vika Evseeva pour Numéro France ; Aina the end pour Numéro Tokyo ; Gisele Bundchen pour W Usa ; Sascha Rajasalu pour V Usa ; Karol G pour Elle Usa ; Sienna Spiro pour Elle Uk ; Charlotte Cardin pour Harper's Bazaar France ; Alex Consani pour Harper's Bazaar Usa ; Greta Lee pour Harper's Bazaar Uk ; (?) pour Harper's Bazaar Italie ; Georgina Rodriguez pour Harper's Bazaar Espagne ; Non distribué pour i-D Magazine ; Bette Franke pour Marie-Claire Italie ; Vanessa Paradis pour Marie-Claire France ; Lennon Sorrenti, Libby Bennett, River Klein et Chloë Sevigny pour Self-Service ; Awar Odhiang, Angelina Kendall, Diane Chiu, Jessica Miller, Loli Bahia, Libby Bennett, Lulu Tenney, Mona Tougaard, Thea Almqvist pour POP Magazine ; Esther Rose McGregor, Akari Higashi, Asako Sato, Bibi Breslin, Kiko Mizuhara, Suj Lee pour Purple Magazine ; Colman Domingo, Cynthia Erivo, Bodine van Galen, Irina Shayk, Vittoria Ceretti pour Another Magazine.

Balmain Printemps/Eté 2026 par Olivier Rousteing

Etonnant que ce retour au sein de la salle de bal de l'Hôtel InterContinental de Paris pour la maison Balmain. Ne peut-on pas imaginer un tant soit peu que la boucle de la destinée soit bouclée. Tout simplement parce que ce salon bourgeois parait comme un come-back pour Olivier Rousteing qui y avait notamment présenté son premier défilé en 2011, après le départ du regretté Christophe Decarnin. Pour cette présentation printemps/été 2026, il chemine vers un univers de sable, de désert, d'erg, d'oasis. Un style Balmain plus dépouillé, doux, presque savoureux, fleurant bon le conte des mille et une nuits, enclavant touffeurs et moiteurs du Moyen-Orient avec ces tonalités de brique, sable, grège ou dune. La pièce maitresse de cette collection s'incarnera dans le sarouel, vêtement unisexe ample, caractérisé par des jambes bouffantes et un entrejambe très bas, qui habillera une partie des silhouettes. L'Outfit indispensable si l'on souhaite intégrer la Balmain Army cette saison. Une pièce bohème permettant, il est vrai, de se sentir libre. Quel bien fou d'observer qu'Olivier Rousteing peut aussi proposer un vestiaire véritablement du quotidien. Après des années de maximalisme glamour, il amorce, ici, une mutation vers plus d'introspection, moins de pièces spectaculaires et davantage de ressentis. Karyna Mazar apparait la première au sein de ces coursives serpentines de l'hôtel InterContinental avec un pull asymétrique tombant, en maille kaki, et un sarouel en satin fluide mousse. Les bottines en daim se rehaussent de talons fantôme. Touche totalement fashion. Un look simple et super élégant. Sportswear et habillé s'entrelace. Toujours ce mélange décontracté, divergent, dissemblable qui fonctionne sans faille. Les sacs se couvrent de franges longilignes comme celui de Mary Chuykova. Un petit air de ressemblance avec ce que peut offrir la créatrice Isabel Marant. Les ceintures se nouent de cordes et de nœuds autour de la taille, ajourés de pompons aux allures d'embrasses. Why Not. Un travail soigné de plissés s'exécute sur quelques looks. On retiendra celui de Gabriela Nied avec cette superposition de tissus aériens, probablement de la mousseline de soie, pour une chemise longiligne qui se voudra être totalement dans un esprit de monarque grecque. Idem pour son sarouel vert de gris. En version corail sur Chloé Oh. J'affectionne énormément la tonalité brique, en total look, sur la tenue d'Emm Aruda. Simple avec un caraco et une jupe exhalant le sari indien. Beaucoup de pulls à grosse maille oversize comme sur Xinye Wang. Alix Bouthors porte une veste ample, à la carrure tombante, dans un tissu ultra fluide. Idem pour son sarouel diffusant ce sentiment de légèreté. Certains ensembles semblent presque improvisés, participant à cette esthétique bohème, insouciante, presque constitués sur un coup de tête. La tenue de Kristine Lindseth, voguant d'un camaïeu beige à sable, allie plissés alignés sur le buste, lé de tissu torsadé au niveau de l'épaule venant s'échouer en écharpe autour de la taille et short bouffant à la matière froissée. Bref, les effets de matière se démultiplient sur une même tenue. L'agglomération d'éléments décoratifs comme des chaines, franges, perles en bois ou gris-gris, participent à cette démarche nonchalante mais rafraichissante. Olivier Rousteing introduit des matières nobles, toujours monochromes avec du lin, coton, satin, de la soie ou de cuir tressé. Très peu de broderies. Même si on entrevoit sur le mannequin Annemary Aderibigbe une armée de coquilles de palourdes, coques et autres coquillages de bords de mer pour une robe toute simple en apparence. Une seconde robe, courte, se crochète de petits coquillages communément dénommés Cypraea, avec un effet matelassage sur Jingwen Jia. Ces dernières s'incrustent notamment sur des claquettes ou bottines. Aussi, Olivier Rousteing pousse jusqu'au bout l'inspiration balnéaire avec cette robe bustier brique imitant à la perfection une élémentaire serviette de plage enroulée autour de la silhouette de Cara Schädel. On zappe véritablement cette facette couture. Moins grandiloquant, tapageur, sera donc l'été 2026. Moins apprêté, moins chic-chic. Out le superflu, on "dégraisse" la silhouette. Cette dernière s'évapore pour laisser place à un prêt-à-porter résolument primaire ou la femme Balmain, quelle qu'elle soit, pourra passer pour plus discrète. Nommée "Continuum", cette collection fonctionne comme un examen stylistique, un résumé entre héritage, mémoire personnelle et désir de renouveau. Olivier Rousteing se plonge dans ses souvenirs et les posent sur le papier pour engendrer des tenues fonctionnelles, aisées à enfiler. Il repense à son enfance en bord de mer, aux souvenirs d'été près du sable, juste à côté de Bordeaux. Le retour vers une certaine liberté passée. Une esthétique solaire pour des pantalons qui se veulent parachutes, des robes qui se nouent pour créer de beaux volumes amples ou des plissées qui viennent embellir un buste. Il privilégie le mouvement, la mobilité, le déplacement. La femme Balmain, pour cet été, se déplacera aisément mais avec toujours avec cet exquis charme délectable.

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Balmain

Printemps/Eté

2026

Olivier Rousteing nommé Directeur Artistique chez Rabanne
Les bruits de couloir devenaient de plus en plus insistants. On susurrait l'arrivée imminente d'Olivier Rousteing au sein de la maison Rabanne, notamment depuis le départ de Julien Dossena, le 24 juin. Une place qui n'est pas restée longtemps vacante. Le questionnement sur le nom de son successeur n'a finalement pas fait long feu. Le groupe espagnol Puig a, cependant, attendu la date de la fête nationale française du 14 juillet, pour annoncer l'arrivée d'Olivier Rousteing en tant que nouveau directeur artistique. Celui qui a demeuré quatorze années à la tête de la maison Balmain va se lancer un nouveau défi dès la rentrée. Relever ce challenge excitant qu'est d'aborder l'univers Rabanne. On pense à l'utilisation du métal avant tout (pampille, côte de maille, plaque métallique, tressage, etc), au plexi-glace, tout autant qu'aux lignes stylistiques hypra-architecturées. Pour en revenir à Julien Dossena, après treize années de bons et loyaux services à la direction de Rabanne, on peut clairement confirmer qu'il avait parfaitement intégré l'ensemble des codes Rabanne. Il a su avec brio marquer de sa "patte" une mode conceptuelle, expérimentale et hyper pointue. Peut-être parfois un peu trop cérébral. Comme celle de Nicolas Ghesquière, son ami proche. Julien Dossena sera parvenu à engendrer une image ultra qualitative avec des campagnes publicitaires qui se sont voulues avant-gardistes, batailleuses et toujours dans le vent. Mais très peu diffusées au sein des réseaux grand public. Faut-il avoir les moyens de rétribuer les diffuseurs. Cependant, est-ce que le résultat commercial était là ? Pas forcément. Ses collections compliquées, voire difficilement portables avec des robes en métal lourdes et onéreuses, étaient produites en petite quantité. Le but était principalement d'être un vecteur de communication pour vendre ce qui est rentable : les parfums. Aussi, avec cette valse incessante de directeurs artistiques, peut-être était-il temps pour la maison Rabanne d'écrire un nouveau chapitre sous le giron d'Olivier Rousteing. Flash-back. Sans omettre l'ère Christophe Decarnin, Olivier Rousteing a su redynamiser la maison Balmain en créant des collections brillantes, colorées, dorées, architecturées, voire parfois bling-bling. Il a su jouer de ses relations en faisant venir la famille Kardashian pour la présentation de ses défilés lorsqu'elles étaient considérées comme des influenceuses de seconde zone. Il a su convaincre des stars planétaires comme Rihanna ou Beyonce, des top-models iconiques comme Claudia Schiffer, Cindy Crawford ou Naomi Campbell de poser et incarner l'image de femmes puissantes pour les campagnes prêt-à-porter maison. Son flair, sa gentillesse, sa bienveillance, ses failles aussi, ont su construire un destin prometteur. Il a su, avec brio, redéfinir la femme Balmain. Alors espérons qu'il pourra réitérer ce même conte de fée chez Rabanne avec une première présentation prêt-à-porter pour prévue en mars 2027.
Kai Schreiber chez IMG
Américaine, native de Los-Angeles, Kai Schreiber débute sa carrière de mannequin en défilant pour le show Valentino auomne/hiver 2025/2026, en mars 2025. Qui sera par la même occassion le premier défilé d'Alessandro Michèle pour la maison italienne. Elle enchaine directement sur la campagne prêt-à-porter dirigé par le photographe Glen Luchford. Un départ sur les chapeaux de roue pour cette toute jeune fille, seulement âgée de 16 ans, en 2026. Kai est née le 13 décembre 2008. Fille de l'actrice Naomi Watts et de l'acteur Liev Schreiber, Kai est né garçon. Ses parents, intelligents, à l'écoute et à l'esprit ouvert, l'aident à transitionner de genre dès l'adolescence afin de révéler cette jeune fille épanouie. Un parcours peu aisé mais nécessaire quand on se sent complétement étranger dans son enveloppe corporelle. Son premier shoot éditorial sera pour le magazine américain Interview, sous le joug de la styliste Dara. Un shooting qui exprime l'idée persistante de Kai Schreiber depuis sa tendre enfance : "I want to be a supermodel".
Elle a toujours ambitionné devenir mannequin. "C'est auprès de ma mère que j'ai développé mon goût pour la mode. Je me souviens d'elle se préparant pour des tapis rouges ou autres événements habillés et je me rappelle que, depuis mes 9 ans, elle me demandait mon avis. J'ai toujours aimé l'art de la mode. Choisir mes vêtements est mon moment préféré de la journée". A l'heure actuelle, rien ne laisse présager de son ex-identité. Même si le parcours a été éprouvant pour la jeune fille, "lutter avec l'identité de genre dès mon plus jeune âge a très probablement forgé ma force de caractère". Blonde, yeux verts, peau laiteuse, fine silhouette, Kai resplendit la féminitude. Elle possède cette beauté que l'on pourrait attribuer aux actrices des années 40. Très Veronica Lake, par exemple. Mais il y en a tant d'autres. En même temps, elle incarne excellement cette beauté actuelle, complétement fraiche, dynamique et sporty. Au côté d'Alex Consani, Hunter Schaffer ou de Colin Jones, elle incarne cette mouvance d'une beauté qui peut être pluriel, pléthore, multiple, divergente. Un symbole d'inclusivité. Concernant le mouvement " Protect the dolls " et la défense de la transidentité, Kai n'hésite pas à prendre la parole : "C'est un mouvement incroyablement important, spécialement à un moment où notre communauté subit un traitement aussi hostile. C'est important de reconnaître que nous existons et que nous méritons d'être en sécurité et protégés".
Représentée par l'agence IMG, on la retrouve rapidement sur de nouveaux podiums, lors de la fashion week printemps/été 2026 ou elle fait une razzia avec les défilés de Celine, Mickael Kors, Calvin Klein, Altuzarra, COS, Jason Wu, Fendi, Max Mara, Moschino, Sportmax, Tod's, The Attico, Courrèges, Mugler, Isabel Marrant, Ann Demeulemeester, Valentino ou Coperni. Les magazines lui offrent aussi leur Une avec The Face par Oliver Hadlee Pearch, Double Vision par Luigi & Iongo, Harper's Bazaar Italie par Inez van Lamsweerde & Vinoodh Matadin, Beyond par Valeria Herklotz, Beauty Papers par Richard Burbridge, Another Magazine par Senta Simond ou Harper's Bazaar France par Hart Leshkina. Une carrière de folie pour une jeune fille à peine âgée de 18 ans.
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Charvet racheté par la maison Chanel
La maison Charvet, reconnue pour la confection de chemises sur mesure et haut de gamme, avait pris la lumière lors de la collection prêt-à-porter Chanel printemps/été 2026 de Mathieu Blazy. Quelques belles chemises, simples en apparence, brodées délicatement Chanel, avaient défilé sur le podium. Un joli coup de pub pour cette marque fondée en 1868. Alors, pas de surprise lorsqu'on apprend que la maison Chanel vient de mettre la main sur cette belle institution au mois de juillet. Ainsi, Chanel ajoute à son escarcelle une nouvelle maison française excellant dans les savoir-faire du luxe. Le but étant de les préserver. Cette maison, possédant une seule boutique à Paris, au 28 place vendôme, demeure à l'origine d'innovations marquantes dans l'univers du textile comme le col retourné, le col tenant, puis col détachable, préfigurant les standards contemporains du vestiaire masculin. Appartenant depuis les années soixante à la holding Colban, "Chanel annonce avoir acquis Charvet afin d'accompagner, sur le long terme, la transmission d'un savoir-faire unique et la pérennité d'une maison patrimoniale française emblématique, dans le respect total de son indépendance créative", explique ce communiqué transmis à l'AFP. Alors, il est fort probable d'apercevoir dans les prochaines collections de Mathieu Blazy toute une série de belles chemises, signé Chanel/Charvet.
Jean-Paul Gaultier Printemps/Eté 2026 par Duran Lantink

Le défilé Jean-Paul Gaultier printemps/été 2026 apparait comme l'une des présentations les plus attendues de cette saison. L'arrivée du néerlandais Duran Lantink à la tête de la direction artistique en est la cause principale. Avec une horde de fans, ses dernières collections éponymes ont été plébiscitées par le milieu de la mode tout en affolant les réseaux sociaux. On pense notamment aux tee-shirts siliconés représentant un torse masculin hyper bodybuildé ou bien des poitrines opulentes et généreuses. Chacune de ces pièces étant portées par l'autre sexe. Provocation mignonne. Pour ce premier show prêt-à-porter maison, qui rappelons-le n'avait plus de pap depuis plus d'une décennie, les sous-sols du musée du musée du Quai Branly ont été réquisitionnés. Un lieu brut, industriel, recouvert de tuyaux en tout genre, habituellement réservé au stockage des œuvres d'Art. Un choix scénographique qui s'éloigne du glamour. D'un coup, on plonge dans une atmosphère underground, invoquant l'esprit des night-clubs discrets ou bien des bas-fonds parisiens. Prénommé "Junior", cette première collection ravive l'idée de cette seconde ligne de vêtement plus abordable que Jean-Paul Gaultier avait lancé dans les années 1988-1994. Emaan Emann Zishan ouvre le show avec cette combinaison intégrale orange, ultra moulante, laissant apparaitre une poitrine moins conique que celle de Madonna, mais ayant des accents de ballons de rugby divergents. Des seins plus replets et un tantinet déviant. Léon Dame, muse du directeur artistique, suit juste derrière avec un body en cuir carbone laissant découvrir son joli fessier tel celui d'un sumo à la diète. Choc sur l'arrière-train. De même pour la jupe losange vert mousse laissant découvrir la totalité du fessier de la néerlandaise Marte Mei Van Haaster. Tout est dit ici. Soyons fier de nos attributs rebondis. La sexualité Queer est diffusée avec parcimonie et surtout revendiquée pour celui qui en possède les codes. Il faut la célébrer. Une réflexion sur le corps et le désir. Le vestiaire que crée Duran Lantink demeure un manifeste. Il permet d'affirmer qui l'on est et ce que l'on désire exactement. On aperçoit quelques personnages iconiques de l'univers Gaultier avec les marins et leurs sweats à rayures bleu marine ainsi que leur ample bob. Une Leeloo échappée du film de Luc Besson, "Le cinquième élément", déambule avec une réinterprétation de son célébrissime costume mandarine. Duran Lantink pioche dans l'univers prolifique de Jean-Paul Gaultier pour imaginer des silhouettes oscillantes entre sensualité, grotesque et humour. Une signature fidèle à la maison Gaultier qui reste, tout du moins, amplifiée par l'esthétique expérimentale de Lantink. Notamment, à travers le modelage textile, presque sculptural de certaines silhouettes. Quasiment "Boteresque", du sculpteur Botero. Duran Lantink applique sur des tee-shirts et leggings un imprimé de corps poilu et nu, laissant même apparaitre, sans pudibonderie, un sexe masculin pileux sur le legging du mannequin Rachel Marx. Idem pour un torse poilu sur le tee-shirt moulant de Lulu Tenney ou la brassière "noix de coco" de la coréenne Sora Choi. Surprenant. Lantink exagère les codes masculins et féminins pour mieux les faire dialoguer. Le corps n'est pas dissimulé, il est amplifié, déformé, parfois caricaturé. C'est une célébration de la diversité et surtout de la pluralité des physiques. Même si les silhouettes de ce défilé restent somme toute bien normées. On entrevoit un effet tatouage tribal s'apposant sur un tee-shirt en tulle transparent et seconde-peau. Provoquer et susciter l'indignation demeure bien la base du langage du jeune Jean-Paul Gaultier. Le trench de Dana Smith se crope et ne laisse qu'un parement frontal. Le dos restant quasiment inexistant. Une structure ingénieuse a été mis en place par les petites mains de l'atelier afin de faire tenir le tout. Certaines silhouettes (notamment les volumes extrêmes ou provocants) semblent difficilement transposables dans un vestiaire quotidien. On pense notamment à la robe de Larissa Moraes à la forme de gramophone, laissant apparaitre sa petite culotte. Les volumes, souvent extrêmes, témoignent d'une véritable recherche plastique. Certaines pièces relèvent presque de la sculpture. nt d'une véritable recherche plastique. Certaines pièces relèvent presque de la sculpture. Le travail sur les découpes demeure visible et captivant sur les pantalons, shorts, jupes. Notamment au niveau du tour de taille et des hanches avec des coupes en forme de montagnes russes ou de vagues. La chair est présente en abondance et quelques fesses saillantes passent sur le podium sans fausse pudeur. Un maillot deux pièces se gonfle en boudin sur les hanches de Dalene Weber. Un top bleu céruléen, presque maillot une pièce contemporain, à la matière stretch, prend une forme en ventouse au niveau des épaules de Charlies Jones. Même construction et inspiration pour la robe longiligne de Sandra Murray. L'inspiration du monde de la mer et de la combinaison de plongée investit quelques pantalons et shortys. Pourquoi pas. Un second look vient frôler celui du monde de la moto avec des effets de couleurs à la Kandinsky comme sur le mannequin Athiec Genc. La réflexion sur le genre demeure particulièrement aboutie. Ni neutralisation, ni caricature simpliste, mais une exploration ludique et intelligente. Les looks peuvent sied à tous ceux qui seront prêts mentalement. Car beaucoup demeurent des pièces ultra-fortes. Les nouvelles générations sont notamment visées avec l'idée de cette ligne Junior. Toutefois, l'accumulation d'idées puissantes peut parfois nuire à la lisibilité globale de cette présentation printemps/été 2026. Chaque proposition de look cherchant à être un manifeste, peut vite fatiguer le regard. Toutefois, aussi riche qu'il soit en proposition vestimentaire, il annonce une nouvelle ère pour la maison. Duran Lantink ne cherche pas à rassurer mais propose une vision radicale, presque expérimentale, de ce que peut être le prêt-à-porter Gaultier aujourd'hui. Il réactive l'esprit "enfant terrible" maison, tout en y injectant des préoccupations contemporaines : durabilité, fluidité des genres, hybridation des formes. Une première collection profondément vivante qui rappelons-le peut être aussi un espace de liberté, d'expérimentation et de débat. Et, non seulement un pur produit textile. En cela cette collection parait comme une ode à la provocation, à la réflexion mais surtout un proclamation à "emmerder" les bien-pensants et une partie des modeux revendiquant le sens du bon gout. Entre hommage et rupture, Duran Lantink pose les bases d'un nouveau chapitre chez Jean-Paul Gaultier : plus radical, plus conceptuel, mais fidèle à une idée essentielle, celle d'une mode qui dérange, amuse et questionne.

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JPG par Lantink

Printemps/Eté

2026

Résultat du prix de l'ANDAM 2026
Le 1er juillet a été annoncé le résultat du prix de l'Andam, à l'institut français de mode. Un prix qui met en valeur les futurs créateurs et directeurs artistiques. Une édition qui a été présidée cette année par Alexandre Mattiussi, lauréat du Grand Prix de l'ANDAM 2013 et fondateur de la maison AMI Paris. Trente créatifs et personnalités de la mode faisaient parti du jury composé notamment de Sophie Fontanelle, Burc Akyol, Jeanne Cadieu, Inès de la Fressange, Lolita Jacobs et Jean-Baptiste Talbourdet-Napoleaon, Lyas, Jean-Jacques Picart, Guillaume de Seynes, Bruno Pavlosky, Renzo Ross ou Sidney Toledano. En présence de la ministre de la Culture Catherine Pégard, les gagnants ont reçu un trophée en cristal offert par la maison Swarovski et dessiné par Alexandre Mattiussi lui-même. C'est la créatrice belge Marie Adam-Leenaerdt qui a remporté le Grand Prix de l'ANDAM 2026 et reçoit la dotation de 300 000 euros ainsi qu'une année de mentorat auprès du président du jury, Alexandre Mattiussi. Originaire de Bruxelles et diplômée de La Cambre, Marie Adam-Leenaerdt a déjà mis ses compétences au sein de maisons comme Givenchy et Balenciaga avant de se focaliser entièrement sur le développement de sa marque en 2023. Ses principaux concurrents se composaient d'EGONlab, Fidan Novruzova, Pauline Dujancourt et Zomer. Le Prix Spécial, doté d'un montant de 100 000 euros, a été attribué à Pauline Dujancourt. Le créateur de maille Anthony Calydon a reçu, lui, le Prix Pierre Bergé d'une hauteur de 100 000 euros. Le Prix Accessoires de mode a été octroyé au créateur de chaussures Philéo Landowski pour sa marque Phileo.
Sacai Printemps/Eté 2026 par Chitose Abe
Les proportions, l'amplitude, les points de couture apparents, les fils aériens, l'inachevé, le décousu, la dysmorphie, Chitose Abe a œuvré pour ce printemps/été 2026 pour des proportions corporelles qui ne s'appliquent pas au corps parfait. Un corps qui s'externalise, qui s'amplifie. Il y a comme un gout d'approximatif, d'imperfection. La silhouette se veut libre, créative, artistique, voire protéiforme. La créatrice poursuit ses recherches textiles en développant des silhouettes, à la fois, extravagantes avec une mode toujours très pointue, à la limite du portable, couplée à des points de repères somme toutes classiques comme le smoking, par exemple. La maison japonaise reste toujours très pointilleuse, voire un peu compliquée à aborder. Une mode intellectuelle et expérimental. Le show s'est tenu dans un studio lumineux du 6ème arrondissement de Paris, espace chargé d'histoire puisqu'il fut utilisé à plusieurs reprises par Nicolas Ghesquière lors de son passage chez Balenciaga. Un set design industriel, primaire, permettant de mettre en valeur tous les détails textiles de cette collection. Aussi, j'aime être surpris en apercevant sur le podium d'anciennes générations de tops comme Naomi Campbell, Eva Herzigova, Malgosia Bella, Maria-Carla Boscono ou Natasha Poly. Des personnalités véhiculant tempérament et personnalité pour cette collection printanière. Mica Arganaraz, top argentin, fille de défilés par excellence, arpente ce podium en premier. Sa robe/tee-shirt lactescente comme neige s'offre une traine carbone se décrochant juste au sommet de son épaule. Princesse. La française Alix Bouthors revêt un top sans manches dont l'extrémité s'achève tel un bénitier. Idem pour sa jupe pétrole qui s'évase telle une corolle de jonquille. La jupe d'Ida Heiner s'offre une amplitude au niveau des hanches plus qu'osé, par le biais de paniers latéraux contemporains. Why not. Avec un tee-shirt en mousseline annoté d'une british vibe "At your best, you are love". La chemise de Noor Khan détale en ailes de chauve-souris en son dos. Quant à Libby Taverner, elle enfile un manteau hybride s'articulant entre smoking, cape coccinelle et veste oversize. Une pièce textile technique et expérimentale en soi. Chitose Abe s'amuse des contrastes en noir et blanc qu'elle maitrise depuis des décennies. Un langage maison. Les looks s'enchaînent en alternant silhouettes noires et blanches, très graphiques, puis une palette plus printanière emprunte de vert kaki, mousse, beige, mais aussi d'imprimés composés de bouquets de roses et motifs floraux. On passe de tenues à l'allure minimalisme à des tenues plus surchargées mêlant fleurs, pois et rayures sur une compilation de tops légers comme sur celui de Caitlin Soetendal. On distingue fortement cette envie de vêtements assemblés, modifiés, coalisés, voire "upcyclés". Un désir sain pour utiliser à nouveau d'anciens vêtements, tissus ou matières restées en stock, afin de les remettre au gout du jour. Leur insuffler une nouvelle vie et fraicheur. Les surfilages apparaissent sur certaines pièces comme celles de Naomi Campbell, Noor Khan, Chu Wong ou Lulu Tenney. Il y a aussi cette esprit collage qui est une résultante maison. La maille tricotée investit une robe chaussette crème de Frauke Nijs. Un cache nez et une micro-cape viennent complémenter le look. On recouvre une maille, plus fine cette fois, de couleur mousse, sur la robe streetwear de Canlan Wang. Capuchonnée, la robe s'achève par un système de volants en forme de vaguelettes. Un petit S venant poinçonner le haut de la hanche. Des pullovers, et oui pour l'été, peuvent se croper et prendre des motifs géométriques, à l'allure hivernale, comme sur la silhouette d'Annemary Aderibigbe. Le tweed frangé et déconstruit vient parer la veste en escalier de Marte Mei Van Haaster. Ce dernier peut rester primaire sur une robe droite portée par Stella Hanan. Le jeans, grand classique des collections Sacai, prend des proportions biscornues sur Heija Li, avec un bermuda dont les ourlets se renversent et viennent agripper les poches. Rosalieke Fuchs enfile une veste et une jupe corolle, bâtit autour d'une superposition en jeans. Une sorte de collage textile. Sur Lina Zhang, un trompe-l'œil de mini-jupe se suspend autour d'un jean ample venant balayer le sol. Les pièces textiles semblent s'étaler, voire muter, toujours en cours de mouvement avec des effets de franges, de superpositions ou de volumes improbables. La légèreté d'une longiligne robe en mousseline s'octroie des lès de rayures citron, neige et carbone sur He Cong. Contrairement à Jacqui Hooper, toute vêtue de mousseline carbone. On regagne ce mélange de tissus légers et vaporeux, édifié autour d'une structure de textile stratifié, avec la veste aux épaules extra-larges et la jupe en forme de corolle de Penelope Ternes. Chitose Abe affectionne cette mode qui ne soit pas forcément évidente ou pratique. Elle adore fusionner des robes avec des hoodies, des vestes hybrides mêlant tailoring et sportswear ou bien concevoir des superpositions donnant l'illusion de nombreux vêtements en un. On aime toujours les pièces semblant se défaire, se déconstruire, alors que d'autres au contraire apparaissent très construites. Certains looks, notamment les jupes issues de pantalons ou les robes hybrides, incarnent parfaitement la philosophie du label : transformer le banal en objet conceptuel. Toujours titiller les opposés. Globalement, la silhouette Sacai s'adoucit et reste conceptuelle tout en gagnant en portabilité. Une mode de la transformation, de la tension et de la recomposition. Le label ne trahit pas son Adn, l'enrichit, tout en tentant d'être raffiné. Quand esthétique et philosophique s'hybrident à merveille, cela se synchronise par cinq lettres : Sacai.
 

Sacai

Printemps/Eté

2026

Paris Couture Automne/Hiver 2026 : Quelle fille a ouvert quoi ?
Armani Privée : Samantha Saba - Ashi Studio : Yar Aguer - Balenciaga : Anok Yai - Chanel : Trinidad Castaño - Christian Dior : Laura Kaiser - Elie Saab : Audrey Lees - Georges Chakra : Daphne Velghe - Georges Hobeika : Vira Boshkova - Germanier : Hakim Deng - Iris van Herpen : Kai Schreiber - Julie de Libran : Celine Goebel - Peet Dullaert : Sylvia Gobbel - Rahul Mishra : Mariia Kotovshchikova - Ronald van der Kemp : J Moon - Robert Wun : Maartje Convens - Schiaparelli : Kris Krystal - Standing Ground : Ivy Stewart - Stéphane Rolland : Nieves Alvarez - Valentino : George Anderson - Viktor & Rolf : (?) - Zuhair Murad : Ine Michelmann -
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Révélations des podiums Printemps/Eté 2026
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Agnès
Aluel
Ana Beatriz
Anna
Audrey
Chloé

Wahlström
Keror
Cortès
Hoyos
Lee
Paredes
Premier
Next Paris
Next Paris
Women
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Tops à suivre en 2025
- Ajus Samuel - Alex Consani - Ali Dansky - Anna Robinson - Annemary Aderibigbe - Ava Shipp - Awar Odhiang - Betsy Gaghan - Bhavitha Mandava - Bibi Breslin - Bodine van Galen - Caitlin Soetendal - Caren Jepkemei - Charlies Jones - Colin Jones - Dana Smith - Diane Chiu - Dobi Mazurek - Ella Dalton - Ella Mccutcheon - Eva Komuves - George Anderson - Jacqui Hooper - Kai Schreiber - Lara Menezes - Leanne de Haan - Libby Bennett - Libby Taverner - Luiza Perote - Maria Klaumann - Marilou Hanriot - Mary Ukech - Mathilda Gvarliani - Mia Armstrong - Nanne Groenewegen - Nazarit Machin - Noor Khan - Nyakong Chan - Nyawurh Chuol - Olivia Petronella Palermo - Paola Manes - Penelope Ternes - Puck Schrover - Rejoice Chuol - Rosalieke Fuchs - Saar Mansvelt Beck - Sanique Dill - Sara Caballero - Sarah Isaksen - Signe Michaelsson - Stella Hanan - Summer Dirx - Thea Almqvist - Vika Evseeva - Yar Aguer - Yura Romaniuk -
Tops consacrés en 2024
- Achol Ayor - Adit Priscilla - Alaato Jazyper - Alix Bouthors - Amar Akway - Amélia Gray - América Gonzalez - Angelina Kendall - Apolline Rocco Fohrer - Ashley Radjarame - Assa Baradji - Beauise Genc-Ferwerda - Britt Oosten - Caren Jepkemei - Deirdre Firinne - Deva Cassel - Enya Davis - Essoye Monbot - Evie Saunders - Fleur Breijer - Karolina Spakowski - Kristine Lindseth - Laiza de Moura - Lulu Wood - Luna Passos - Maaike Klaasen - Maty Drazek - Merlijne Schorren - Pan Haowen - Raynara Negrine - Rolf Schrader - Sascha Rajasalu - Sihana Shalaj - Sun Mizrahi - Tess Breeden - Tianna St.Louis - Tindi Mar -
Tops confirmés depuis 2023
- Abby Champion - Achenrin Madit - Akon Changkou - Anok Yai - Aylah Peterson - Barbara Valente - Blesnya Minher - Chu Wong - Cyrielle Lalande - Dija Kallon - Felice Nova Noordhoff - Fran Summers - Giselle Norman - Greta Hoffer - Hailey Bieber - Hyun Ji Shin - Ida Heiner - Iris Law - Jan Baiboon - Jeanne Cadieu - Jill Kortleve - Kaia Gerber - Klara Kristin - Lila Moss - Lola Nicon - Loli Bahia - Louise Robert - Lydia Kloos - Maike Inga - Malicka Louback - Malika El Maslouhi - Mariam de Vinzelle - Mariel Uchyda - Maty Fall Diba - Mika Schneider - Mila Van Eeten - Miriam Sanchez - Mona Tougaard - Nora Attal - Oudey Egone - Paloma Elsesser - Precious Lee - Quannah Chasinghorse - Quinn Elin Mora - Rebecca Leigh Longendyke - Sacha Quenby - Sarah Grace Wallerstedt - Sofia Steinberg - Tanya Churbanova - Ugbad Abdi - Victoria Fawole - Vilma Sjoberg - Vivienne Rohner -
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