PlaneteMode.com
 
News
Janvier/Février 2021
Par Yann Gabin
 

Stylewise ? Avec cette longue robe immaculée, en macramé de dentelle ; cette ceinture corsetée, au cuir caramel, à la double boucle dorée et un délicat diadème doré, ce look un tantinet bohème fait mouche en couverture du Vogue Japonais du mois de Janvier 2021. Un style nature, dépaysant et organique. Une allure qui se prête totalement aux temps actuels ou l'on ne souhaite que verdure, forêts et air vivifiant. Avec la gracieuse Mona Tougaard, c'est plus que gagné.

Mona Tougaard chez Elite

Mona Tougaard demeure la gagnante du concours Elite Look Danemark 2017. Agée seulement de quinze ans, Mona est découverte dans les rues de Copenhague, à l'âge de douze ans. Un peu trop jeune pour s'engouffrer dans une carrière de mannequin. Toutefois, il faudra patienter deux années afin d'apercevoir sa longiligne silhouette défiler sur les podiums. Originaire de Hornslet près de la ville d'Aarhus, la beauté enigmatique de Mona demeure un joli mélange de différentes origines : Somalienne, Ethiopienne, Danoise et Turque. Miss Tougaard débute, professionnellement parlant, lors de la Fashion Week Automne/Hiver 2019/2020 ou elle participera à quelques défilés bien choisis. Les villes de New-York et Londres seront mises à l'écart car son agence lui décrochera une exclusivité avec la maison Prada. Puis, Paris la consacre avec les shows Chanel, Loewe (Ouverture), Louis Vuitton, Miu Miu, Sacai, Stella McCartney et Valentino. Le composite de Mona tombe dans l'escarcelle des casting-directors car son minois apparait à la Une de cinq campagnes Prêt-à-Porter majeures cette saison : Chanel, Prada, Louis Vuitton, Loewe et Max Mara. Une première saison qu'on ne peut pas mieux rêver. On peut suivre les pérégrinations de Mona via son instagram @mona_tougaard

YG
Les couvertures à retenir au mois de Janvier 2021

Léa Seydoux pour Vogue Paris ; Frances McDormand, Paloma Elsesser, NaomiOsaka et Rosalia pour Vogue Usa ; Kate Moss pour Vogue Grande-Bretagne ; Ifrah Qaasim, Sofia Hansson et différents animaux pour Vogue Italie ; Mona Tougaard pour Vogue Japon ; Heidi Klum et Leni Klum pour Vogue Allemagne ; Penelope Cruz pour Vogue Espagne ; Edie Campbell pour Vogue Russie ; Xiao Wen Ju pour Vogue Chine ; Abby Champion pour Vogue Brésil ; Bodil Ouedraogo, Kaenna Willimas, Lydia Kloss, Joy Delima, Dante Kedde, Nora El Koussour et Julia Marino pour Vogue Hollande ; Anna de Rijk pour Vogue Turquie ; Naomi Watts pour Vogue Australie ; Selena Gomez pour Vogue Mexico ; Mona Zaki pour Vogue Arabie ; Soo Joo pour Vogue Koréa ; Twiggy, Taylor Hill et Diane Kruger pour Vogue Grèce ; Luna Bilj pour Vogue Ukraine ; Birgit Kos pour Vogue Pologne ; Juliane Grüner et Sasha Luss pour Vogue Tchécoslovaquie ; Illustration de Mode pour Vogue Portugal ; Anushka Sharma pour Vogue Inde ; Malika Louback et He Cong pour Vogue Singapore ; Gigi Lai pour Vogue Hong-Kong ; Kimberley Anne Woltemas pour Vogue Thaïlande ; Vanessa Pan, Wang Wen, U Seng I, Zhou Hengchi et Zachary Chou pour Vogue Taiwan ; Maike Inga et Lous and the Yakuza pour Numéro France ; Takanori Iwata, Mackenyu Arata et Fatou Jobe pour Numéro Tokyo ; Akon Adichol, Alexis Ruby, Hailey Bieber, Lily Aldridge, Niyo Malik, Oslo Grace, Precious Lee pour V Usa ; Michaela Coel, Yahya Abdulmateen II pour W Usa ; Pharrell Williams pour Allure Usa ; Jodie Turner-Smith pour Elle Usa ; Aweng Chuol pour Elle Uk ; Vanessa Kirby pour Harper's Bazaar Usa ; Lucan Gillespie pour Harper's Bazaar Uk ; Jessica Chastain pour Harper's Bazaar Espagne ; Gigi Hadid, Adut Akech et Kate Moss pour i-D Magazine ; Hunter Schafer pour Porter Magazine ; Casting Sauvage pour Marie-Claire Italie ; Constance Jablonski pour Marie-Claire France ; Anna Ewers, Ayla Peterson et Kristen McMenamy pour Self-Service ; Bella Hadid, Erin O'Connor, Lily McMenamy, Nyasha Matonhodze, Sienna Miller et Rafferty Law pour Love Magazine ; Koffee, Lous and the Yakuza, Emily Miller et Michelle Laff pour POP Magazine ; Adèle Farine, Assa Baradji, Fernando Cabral, Irène Guarenas, Jill Kortleve, Klara Kristin, Malika El Maslouhi, Maty Fall Diba et Paul Hameline pour Purple Magazine.

Balenciaga Automne/Hiver 2020/2021 par Demna Gvasalia

"Ne confondez pas le sombre avec l'obscur. L'obscur accepte l'idée de bonheur ; le sombre accepte l'idée de grandeur.", écrivait Victor Hugo. Quand on contemple soigneusement le set design de la présentation Balenciaga pour l'automne/hiver 2020/2021, les mots ténébreux, sombre, terrifiant me viennent à l'esprit. Un décor de désolation, peut-être de fin du monde ou d'enchainement de catastrophes écologiques, imbibent ce lieu dévasté. De l'eau envahit tout le sol. Le premier rang demeure totalement inondé et sous l'eau. Ce déluge a submergé le monde qu'est en train d'imaginer Demna Gvasalia. Le ciel numérique colporte des obsessions de prophéties épouvantables : orages, pluies, tonnerres, flammes. La bande sonore (Violons et autres instruments à cordes) amplifie ce préambule dramaturgique. La fin d'un monde n'est pas si loin... la première silhouette portée par Lina Zhang dessine une longiligne chasuble monacale. Telle une prêtresse, elle ouvre le show avec un pardessus d'apparence minimaliste mais réellement technique au niveau de la coupe, toujours au scalpel. Vénération avec ce col cheminée en velours noir rasé. Les quatorze premiers looks demeurent intégralement noirs et recouvrent la totalité du corps. Sauf le visage. On perçoit une réelle envie de se protéger des éléments terrestres, ceux qui les porteront. Trenchs longilignes, manteaux en nylon, chasuble col cheminée rebordée de la mention Balenciaga. Comme un sigle d'appartenance mystique. Il y a toujours des signes d'appartenance. Demna Gvasalia réinvente le logo Balenciaga en lui ôtant les voyelles pour n'en restituer qu'un "BLNCG". L'idée avait déjà été exécutée par la maison Valentino en créant le fameux logo "VLTN". Un imper/chemise vermillon, en nylon, frôle le sol. Il semblerait presque une chasuble réalisée pour un cardinal. Un style luthérien. Une chemise rose fuchsia déstructurée s'habille de délicats pois noirs. Un manteau peut se porter à l'envers. Un pull deuxième peau s'anicroche de milliers d'épingles à nourrice créant un effet de fine dentelle d'acier. Porté avec des bottes en cuir mat, à l'allure de pécheur. Une veste se garnit de milliers de cônes piquants. Référence animale ou à un mystérieux virus. Qui sait ? Une veste et un manteau fausse-fourrure nounours. Beaucoup de noir, de noir et de noir. Une tonalité pratique au quotidien. Des lentilles de contact rouge sang habillent certains regards, dramatisant encore plus cette présentation. Une robe plus classique, en soie peut-être, s'imprime de bouquets de mimosas. Un rayon de soleil. La robe matelassée "Robe de chambre" se recouvre d'exquises violettes ou se teinte de couleur "Chamallow" agrémentée de légers bouquets de Roses "Bumblegum". Peut-être une toilette idéale pour cocooner. Des pétales de fleurs rebrodées, à l'allure de coquelicots, investissent la totalité d'une robe cintrée. Cela jusqu'aux gants. L'idée Couture de Cristobal Balenciaga par Demna Gvasalia. Des looks "Motard" peuvent selon les couleurs choisies ressembler à des uniformes de "Storm Trooper", dans la trilogie Star-Wars. Un short de foot bleu électrique ou rouge vif se prolonge par un jogging. Des maillots de foot génèrent l'idée d'une future équipe sportive au couleur Balenciaga. On demeure toujours dans des lignes très strictes ou complètement décontractées, Street Wear. Une doudoune Over size sur des bottes mousquetaires. Quelques épaulettes aux toitures de temples chinois font leur petit effet Podium. Pour s'amuser, on se réorientera vers des outfits plus galbés avec des couleurs chatoyantes mais toujours unicolores : Bleu électrique, paillettes argentées ou Anthracite, Rouge vif. Pour les garçons, c'est Idem. Mais dans des looks totalement secondes peaux. Tels des coureurs de Marathons. Il faut être super, super bien foutu pour oser s'y faufiler. Nombreuses sont les tailles over size, notamment avec cette exagération à partir des épaules. Carrées et tombantes. Effaçant toute forme du corps. Toutefois, cette extrapolation apparaît comme une marque de fabrique maison car redondant au sein des diverses collections de Demna Gvasalia.

YG

Balenciaga

Automne/Hiver

2020/2021

Le 29 décembre, le couturier Pierre Cardin s'en est allé
Né le 2 juillet 1922, en Italie, la famille de Pierre Cardin fuit l'Italie pour émigrer en France, après la première guerre mondiale. La famille s'installe à Saint-Etienne. Pierre Cardin commence son apprentissage chez un tailleur pour homme, en 1936. Il n'est âgé seulement que de quatorze ans. A la fin de la deuxième guerre mondiale, il rejoint l'équipe de Jeanne Paquin. Il exécutera, notamment, des costumes pour Cocteau, pour le film "La Belle et la Bête" (1946). Puis effectuera un passage chez Schiaparelli et Christian Dior. Après ses nombreuses expériences professionnelles, Pierre Cardin ouvrira sa maison en 1950. Il faudra attendre trois années pour qu'il se fasse remarquer du plus grand nombre avec une collection avant-gardiste (1953). Il veut démocratiser la mode. Dans les années 60, Pierre Cardin est décrié par sa vision contemporaine de la mode, tout en étant reconnu par une clique de fans qui crie au génie. On le découvre novateur et visionnaire. Il devient Pionnier dans le système de distribution de la mode avec l'idée simple d'une diffusion auprès du plus grand nombre de consommateurs possibles. Il conçoit l'idée même de Prêt-à-porter. Révolutionnaire à l'époque. Avec une Mode à la fois hyper architecturée dans les formes et les coupes, surréaliste dans les graphismes utilisés et futuriste dans l'allure générale, Pierre Cardin a su, avec brio, accroître sa marque pour lui faire traverser les frontières. Il utilisera son nom pour le décliner à l'infini, au travers de franchises qui produiront des meubles, cigarettes, cendriers et autres objets plus improbables. Ce qui le rendra immensément riche et finalement indépendant financièrement de ses concurrents. Propriétaire du restaurant Maxim's, il utilisera cette manne financière pour investir dans l'immobilier, en devenant acquéreur du Palais de Casanova à Venise, du château du marquis de Sade à Lacoste ou du palais Bulles à Théoule-sur-Mer. A contrario, cela engendra, également, une perte de prestige de l'enseigne. Qui veut s'habiller chez un couturier qui fabrique des cigarettes ? Peu importe, Pierre Cardin deviendra l'un des hommes les plus riches de France, avec une fortune estimée, en 2017, autour des 600 millions d'euros, soit la 141eme place des hommes les plus riches en France (Source : Challenge). Le 29 décembre, le couturier Pierre Cardin s'en est allé.
Maty Fall Diba chez IMG
Maty Fall Diba possède ce port de tête altier, digne d'une ballerine. Un long cou, des yeux profonds, intelligents, une peau sans défaut, un visage d'une douceur sans faille et une longiligne silhouette frôlant les 1m78. Cette jeune italienne, âgée de 19 ans en 2020 (Née le 1 mai 2001), est pourtant née au Sénégal et y est restée jusqu'à l'âge de 9 ans. Toutefois, la jeune fille rejoint l'Italie avec sa mère pour venir y résider avec son père, qui les attendait à Chiampo, petit ville entre Vérone et Vicence. A l'âge de dix-huit ans, Maty Fall acquiert la nationalité italienne. Sa grande taille et son allure racée l'amène rapidement à croiser le chemin d'une agence (en 2019). Mais, quelle meilleure agence qu'IMG pour faire de Maty une future star de la mode italienne. A à peine 19 ans, elle peut déjà se targuer d'avoir décroché la Une du Vogue Italien par Paolo Roversi, l'un des sésames pour enchaîner sur des photos shoots prestigieux. Nonobstant, Maty n'a pas décroché n'importe quelle couverture du Vogue Italie. Mais celle qui s'inscrit dans la thématique de l'Italie et de ce qu'est la représentation de la beauté italienne en 2020. Afficher une beauté, de couleur noire, en Une du Vogue italien, afin de symboliser la beauté italienne demeure un acte fort de la part du magazine de mode. Notamment, quand on connait tous les problèmes due l'immigration clandestine sur l'ile de Lampedusa. La société change peu à peu et la mode veut aussi le crier. La perception de la beauté n'est plus la même. Incarner une italienne, à la peau ébène apparait comme un message fort de tolérance, insistant que la diversité peut être une source de richesse pour un pays et non un élément d'exclusion. Toutefois, le Vogue Italien met aussi en valeur d'autres beautés Italiennes comme Caterina Ravaglia de la ville de Ravenna; Malika El Maslohui, marocaine par son père et italienne par sa mère ; Greta Varlese, Italo-allemande ; Martina Boaretto de Veneto et la fille du photographe éponyme, Stella Roversi. La beauté singulière de Maty Fall illustre, actuellement, de nombreuses pages de Mode comme le Self-Service, Vogue Paris, Dior Magazine, Vogue Usa, Purple ou i-D magazine avec des photographes comme Oliver Hadlee Pearch, Ben Hasset, Dario Catellani, Alasdair Mclellan, David Sims, Arianne Lago, Brett Lloyd ou Alexandra Leese. D'autres histoires Mode sont à venir.
YG

Stella Tennant, le départ inopiné d'une icône de la mode

Née le 17 décembre 1970, à Londres, Stella s'en est allé seulement quelques jours après son cinquantième anniversaire. Quelle tristesse incommensurable d'apprendre cette triste nouvelle, juste avant les fêtes de Noël. Au-delà d'être une figure incontournable de la scène du modeling international, Stella Tennant demeurait avant tout une maman de quatre enfants, âgés de 16 à 22 ans. Un moment extrêmement douloureux pour cette famille soudée. Notamment, depuis la confirmation par la famille que : "Stella avait décidé d'en finir avec la vie". Malgré l'amour de ses enfants et ses proches, Stella n'arrivait plus à surmonter ses problèmes et démons intérieurs. La vie lui était devenue insupportable. Aussi, la séparation avec son mari, David Lasnet, en Août 2020, a peut-être précipité sa chute vers cet acte indicible et irréversible. Originaire d'Ecosse, Stella a grandi dans une propriété de 600 hectares. Son grand-père était le duc du Devonshire. Avant d'entamer une carrière dans la mode, Stella avait étudié l'histoire de l'Art à l'université de Londres. Elle est découverte, à l'âge de 23 ans, par Plum Sykes qui la présente au photographe Steven Meisel. Ce dernier la photographie pour une série et couverture du Vogue Italien. C'est le Crush. Il la confirme, de suite, pour la campagne Versace Prêt-à-Porter, au côté du Top Linda Evangelista. Stella connait alors une ascension fulgurante et n'arrêtera pas d'enchainer, pendant trente années, de nombreux shoots autour de la planète. Elle devient l'une des cheffes de fil de la mode Grunge, puis d'un certain classique néo-contemporain. Elle aura l'intelligence de se transformer et de modifier son apparence afin de devenir l'égérie du Kaiser de la mode, Karl Lagerfeld. Notamment, pour Chanel ou elle posera pour plusieurs campagnes publicitaires. Stella Tennant devient, alors, l'une des icônes incontournables du mannequinat. Les clients se l'arrachent : Chanel, Dior, Céline, Dolce&Gabbana, Versace, Chaumet, Adolfo Dominguez, Givenchy, Burberry, Etro, Balenciaga, H&M, Reed Krakoff, Salvatore Ferragamo, Vera Wang, Marc Jacobs, Anne Klein, Marielle Burani, Lanvin, Hermès, Max Mara, Alberta Ferretti, Giorgio Armani, Valentino, Exte, Yves Saint-Laurent, Helmut Lang ou Marni ; une liste de clients impressionnants et prestigieux que peu de mannequins peuvent se targuer de posséder. Stella demeura comme une personnalité à part, forte et fragile à la fois. Un mannequin inoubliable. Stella a arrêté sa course aux étoiles, le 22 décembre. En souhaitant vivement qu'elle y ait atteint le firmament.

Dries Van Noten Automne/Hiver 2020/2021
Dries van Noten pourrait être qualifié, en tout humilité, comme un poète des imprimés textiles. Il manie avec une dextérité imparable les patchworks d'imprimés issus de Dame Nature, en utilisant toute la palette "Pantone", pour en générer des collages improbables ; Quelle merveille, à chaque fois. Un véritable magicien des harmonies "colorielles". J'avais vraiment envie de dialoguer autour de cette présentation Automne/Hiver 2020/2021 parce qu'il en ressort une charge émotionnelle exceptionnelle. On est au-delà de la mode. On est dans la vie car on s'y projette. Une émotion similaire mais divergente de la saison passée ou Dries Van Noten avait fait appel à son ami couturier, Christian Lacroix, pour faire jaillir une collection féerique, à quarte mains. Un moment inoubliable. Mais, surtout des leçons de partage et de gratitude. Cette fois, on perçoit encore cette irrésistible envie de vivre, de sortir, de se rendre visite, de s'amuser parce que sa proposition mode coïncide parfaitement avec cette appétence d'allégresse et de jubilation. Les make-up looks coïncident précisément à la patte du magicien des pinceaux, Serge Lutens, dans les années 80. Fine bouche ourlée de rouge. Teint blafard. Yeux ornés de violine, citron ou carmin… Un désir de changer de tête. Mais, toujours en amalgamant des couleurs vives et subtiles. Un perfecto Over-Size composé d'un tartan Rocaille ; un énorme chandail chiné moutarde ; une jupe carmin, rebrodée de milliers de délicates plumes couleur sang. C'est en cela qu'excelle monsieur Dries Van Noten. Au travers de mélanges et fusions discutables qui, au final, rendent celle qui choisira ses vêtements, unique et "Arty". Aujourd'hui, il est rare de croiser une femme risquant de s'approprier les codes stylistiques de Dries Van Noten. On ne voit que du noir, du gris et du bleu marine. Pourtant, quelle gratification de s'enrouler dans des vêtements joyeux et contestables. Par exemple, un long manteau, de couleur mousse, s'enfile sur un sweater à capuche, au tartan citron, rehaussé d'un pantalon, panne de velours, aux feuilles de palmiers démesurés, surmontées de fleurs délicates fuchsia, pamplemousse et grenat. Sans oublier les boots compensés Python. Un autre manteau entièrement recouvert de petites plumes rose framboise s'accompagne d'un pantalon Jogging, au tartan jaune poussin. Et ça fonctionne. Une robe chair, col cheminé et manches "ballon", uniquement aux poignets, s'habille de milliers de pampilles vertes fluorescents, alignées de manières géométriques. Les jeux de textures s'entrechoquent. Notamment, avec ce perfecto en cuir lustré anthracite, agrémenté d'un body second peau, au motif de papier peint floraux sixties, noué à la taille par une surchemise en laine tartan bleu outremer. On achève le look par une jupe rebrodée de fils dorés calquant des ailes d'oiseaux s'entrechoquant. Le tout avec les fameuses bottes Python. L'esprit de Dries Van Noten réside totalement en ce look. Il fusionne l'improbable pour en créer le look insolite "ment" gracieux. Une combinaison bleue Jean s'exécute autour d'un velours côtelé aux fleurs exotiques alcalescentes. Celles-ci sont partout. Elles demeurent colorées, chamarrées, psychédéliques voire unicolores ; elles s'expriment psychédéliquement sur une chemise aérienne à la tonalité mandarine, étayée d'un pantalon moirée lie-de-vin. Un pull, tout doux, récupère le graphisme d'une fleur stylisée à la Warhol. Les couleurs unies sont franches comme le Grenat ou le Corail, soufflant une certaine légèreté aux tenues plus bigarrées. Une veste, en velours émeraude, se marie parfaitement avec une jupe aux plumes Rubis. Une robe de cocktail, "Châle", pourra être parfaite lors d'une soirée de fin d'année. Comme sur Mona Tougaard. Un manteau Anthracite, rebrodé de perles ambrées et dorées prennent la forme de circonvolution géométrique. Tels des tourbillons. Incroyable travail de broderie. Une robe de chambre, en velours ébène, se fait plus sobre si l'on ne dévoile pas sa doublure de couleur Mer caribéenne. Comme lui expliquait Christian Lacroix, avec qui il a collaboré lors de sa collection Printemps/Eté 2020, "si tu en mets trop, n'hésite pas à en rajouter". Une maxime qui a toujours été le fond de commerce de Dries Van Noten. Appliquée avec une certaine distinction et finesse. Une collection précieuse, riche, opulente ou certains modèles paraissent presque Haute-Couture, avec des tissus Jacquards dorés, d'une finesse extrême, des broderies, des sequins et des pièces totalement bardées de plumes fugaces. Avec des touches Années Trente et Sixties. Une collection à absolument contempler, dévoilant, une fois de plus, le génie de ce créateur belge qui sublime et exhale la féminité. La femme qui s'habillera cet hiver chez Dries van Noten mythifiera sa silhouette.
 

Dries Van Noten

Automne/Hiver

2020/2021

Charlotte Casiraghi intègre le pool égéries de la maison Chanel
Il apparait plutôt exceptionnel qu'une égérie provienne du sérail monarchique. Toutefois, cela n'apparait en rien surprenant. Sa mère, la princesse Caroline de Monaco, grande amie de Monsieur Karl Lagerfeld, avait tissé des liens étroits avec la maison de la rue Cambon, depuis le milieu des années 80. Alors, quand on apprend que sa digne fille a signé un contrat d'exclusivité avec la maison au double C, on ne demeure guère interloqué. Elle sera donc l'égérie pour la campagne prêt-à-porter Printemps/Eté 2021. Un vestiaire complet ou Charlotte Casiraghi se reconnait totalement. Également, la Princesse Monégasque interviendra en tant que porte-parole maison. Un rôle qui va bien au delà de la simple image de papier glacé. Elle incarnera la parole de la maison Chanel, en développant des rencontres et interviews autour de sa passion pour la littérature. Des rendez-vous ou elle recueillera les interviews singuliers d'écrivains et d'artistes. Comme le faisait Gabriele Chanel, en son temps. Charlotte Casiraghi s'attardera autour d'une série de portraits de femmes qui ont, notamment, joué un rôle important dans l'émancipation des femmes. Quant à la série Mode, la première photo la montre toute de cuir vêtue, sur la terrasse de la Vigie, ancienne maison de Karl Lagerfeld. Un clin d'œil à la fois au Kaiser disparu, mais aussi à sa tante Stéphanie de Monaco qui arborait ce genre de looks, lors de sa période musicale. C'est le duo de photographes hollandais, Inez van Lamsweerde & Vinoodh Matadin, qui ont été choisi pour magnifier ces visuels estivaux. Charlotte rejoint une jolie brochette de talents composée de Marion Cotillard, Lily-Rose Depp, Margot Robbie, Margaret Qualley, Marine Vacth ou Kristen Stewart.
 
Révélations des podiums Automne/Hiver 2020/2021
YG
Allana
Alyda
Andréa
Antonia
Astrid
Aylah
Santos Brito
Grace Carder
Langfeldt
Przedpelski
Voss
Peterson
Next
Oui
Elite
Premium
Brave
Oui
 
Chiara
Cléa
Cynthia
Denise
Effie
Elena
Bimbatti
Beuret
Arrebola
Ascuet
Steinberg
Korotich
Women
Women
Next
Oui
Oui
Oui
Elisa
Grace
Holly
Isabel
Laiza
Laura
Mitrofan
Clover
Fischer
Monsees
de Moura
Reyes
Models 1
IMG
Elite
Le bureau
Viva
IMG
YG
Madeleine
Malaika
Maryel
Maty
Mia
Precious
Fischer
Holmen
Uchida
Fall
Brown
Kevin
Women
Next
Women
IMG
Elite
Premium
YG
Puma-Rose
Sihana
Suza
Vaughan
Viktoria
Yidan
Buck
Shalaj
Przulj
Ollier
Lulko
Huang
Next
IMG
Elite
Girl
System
Oui
YG
 
Lire les actualités du mois de Décembre 2020
 
 
New-Faces à suivre en 2021
- Abby Champion - Assa Baradji - Cynthia Arrebola - Cyrielle Lalande - Deirdre Firinne - Felice Nova Noordhoff - Hyun Ji Shin - Jill Kortleve - Lola Nicon - Maggie Maurer - Maria Miguel - Maty Fall Diba - Mika Schneider - Miriam Sanchez - Olivia Vinten - Oudey Egone - Pan Haowen - Simona Kust - Tian Yi - Ugbad Abdi - Vaughan Ollier - Vilma Sjoberg - Zso Varju -
Au Top en 2020
- Adesuwa Aighewi - Adut Akech - Anok Yai - Bente Oort - Blesnya Minher - Cara Taylor - Erika Linder - Florence Hutchings - Fran Summers - Giselle Norman - Grace Elizabeth - Halima Aden - Hannah Motler - Hayett McCarthy - Hiandra Martinez - Kaia Gerber - Kerolyn Soares - Kris Grikaite - Licett Morillo - Lulu Tenney - Maike Inga - Mariam de Vinzelle - Mona Tougaard - Nora Attal - Rebecca Leigh Longendyke - Remington Williams - Sarah Grace Wallerstedt - Signe Veiteberg - Sofia Steinberg - Teddy Quinlivan - Véronika Kunz -
 
YG
 
This website is not a commercial site. It is just an infomation website and an homepage about fashion world. All pictures are the property of their respective owners. If you own the copyright to any picture on this site and would like it removed , PLEASE E-Mail me and it will be removed immediately. Rédacteur en chef et Webmaster de planete-mode.com / Contact /