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PlaneteMode.com
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| S'il y a un moment mémorable de la fashion week printemps/été 2026, c'est l'instant ou Awar Odhiang, en clôturant le show Chanel, décide d'effectuer un 360 degré sur le podium, sourire éclatant, applaudissant chaudement, en venant féliciter Mathieu Blazy à bras le corps. Cet instant précis reste le moment le plus observé de la fashion week printemps/été 2026 sur les réseaux sociaux, notamment Instagram. Un shot qui a fait passer Awar Odhiang dans une autre dimension du mannequinat, celle des mannequins iconiques. Qui comptent. D'ailleurs, Awar a été élue mannequin de l'année 2025 par les membres de l'industrie de la mode. Elle débute le mannequinat à l'international en 2020. En pleine période de la Covid-19. | ||||||||
| Il faudra attendre la fashion week printemps/été 2022 ou on l'apercevra arpenter quelques podiums à New-York avec Gabriela Hearst, Carolina Herrera, Jason Wu, Altuzarra. A Londres, Alexander McQueen. A Milan avec Del Core, Jil Sander, Etro, N°21, MM6 Maison Margiela, Tod's, Sportmax, Ports 1961, Philosophy Di Lorenzo Serafini ou Marni. A Paris avec Saint-Laurent, Acne Studio, Balmain, Chloé, Hermès, Lanvin, Ludovic de Saint-Sernin, Stella McCartney, Atlein, Lacoste ou Monot. Même s'il lui manque quelques belles maisons telles que Prada, Fendi, Versace, Chanel, Dior ou Miu Miu, Awar a su rapidement séduire directeurs de castings et maisons prestigieuses. Toutefois, avec les différentes fashion weeks qui s'enchainent à un rythme effréné, Awar va devenir l'une des filles incontournables des podiums. Elle devient même le mannequin qui a le plus défilé lors de la fashion week printemps-été 2025. | ||||||||
| Originaire du sud-soudan, sa famille immigre au Canada lorsqu'elle est enfant. Elle est découverte en 2015 alors qu'elle travaille à temps partiel dans la boutique Old Navy à Calgary afin de payer ses études. Elle enchaine des shootings sur place permettant de gagner en expérience. Il faudra attendre la fashion week automne/hiver 2020/2021 qui la voit fouler son premier podium international : Celui de Jil Sander. Une date marquante car jour de son anniversaire. Un bon présage pour les mois à venir. Celle qui adore être dans la nature voit aujourd'hui une grande partie de son temps aspirer par les shootings dans les plus grandes capitales internationales ainsi que par les nombreux vols. Sa gentillesse et sa bienveillance, au delà de sa beauté naturelle, lui a valu de décrocher les campagnes publicitaires de plus belles marques de la planète : Prada, Saint-Laurent, Bottega Veneta, Alaia, Louis Vuitton et Louis Vuitton Beauté Loro Piana, Sportmax, Sacai, Jil Sander, Balenciaga, Alexander Mc Queen, COS, Dolce&Gabbana, Ferragamo et dernièrement la campagne Chanel printemps/été 2026 sous l'œil du nouveau directeur artistique, Mathieu Blazy. | ||||||||
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Les
couvertures à retenir au mois d'Octobre 2026
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Awar Odhiang pour Vogue Paris ; Dakota Johnson pour Vogue Usa ; Wunmi Mosaku pour Vogue Grande-Bretagne ; Ida Heiner pour Vogue Italie ; Tilda Swinton pour Vogue Japon ; Vicky Krieps pour Vogue Allemagne ; Daisy Edgar-Jones pour Vogue Espagne ; Non distribué pour Vogue Russie ; Fei Fei Sun pour Vogue Chine ; Anok Yai pour Vogue Brésil ; Bess Van Noord pour Vogue Turquie ; Sophie Wilde pour Vogue Australie ; Anja Rubik pour Vogue Netherlands ; Gabbriette pour Vogue Mexico ; Irina Shayk pour Vogue Arabie ; Sora Choi pour Vogue Koréa ; Lily James pour Vogue Grèce ; Non Distribué pour Vogue Ukraine ; Fran Summers pour Vogue Pologne ; Helena Christensen pour Vogue Tchécoslovaquie ; Giovanna Engelbert pour Vogue Scandinavia ; Karoline Niek pour Vogue Portugal ; Mika Abdalla pour Vogue Inde ; Yun Seo Woo pour Vogue Singapore ; Song Yuqi pour Vogue Hong-Kong ; Tu Tontawan Tantivejaku pour Vogue Thaïlande ; Carolyn Murphy pour Vogue Taiwan ; Adeng Marial, Léonie Cassel, Mar G, Saffron Vadher pour Numéro France ; Serena Motola pour Numéro Tokyo ; Harry Styles pour W Usa ; Karlie Kloss et Anya Taylor-Joy pour V Usa ; Julia Garner pour Elle Usa ; Amar Akway pour Elle Uk ; Loli Bahia , Alina Miller et Rianne von Rompaey pour Harper's Bazaar France ; Julianne Moore pour Harper's Bazaar Usa ; Céline Dion pour Harper's Bazaar Uk ; Amos Laermans, Frauke Nijs, Matilde Lucidi, Orlando Spence pour Harper's Bazaar Italie ; Uma Thurman pour Harper's Bazaar Espagne ; Non distribué pour i-D Magazine ; Laura Morgan, Anyiel Majok et Puck Schrover pour Marie-Claire Italie ; Mirthe Dijk pour Marie-Claire France ; Jacqui Hooper, Julia Nobis, Noor Khan pour Self-Service ; Larissa Moraes, Noor Khan, Rebecca Leigh Longendyke, Angelina Kendall, Kristin Scott Thomas, Margaret Qualley, Taylor Russell, Lorde, Sophia Stel pour POP Magazine ; Gigi Hadid, Bibi Breslin, Matthrw Poisson, Nastassia Legrand, Nima Machado pour Purple Magazine ; Sandra Hüller pour Another Magazine. |
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Dior
Automne/Hiver 2026/2027
par
Jonathan W. Anderson
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Un gigantesque bassin, garnie d'une pléthore de nénuphars, dont certains laissant apparaitre le déploiement de fleurs rosées, vient auréoler le cœur du jardin des tuileries. Ce bassin éphémère s'agrège, à la fois, d'un podium central le traversant, suivi, en son pourtour, d'une allée à 360 degrés permettant aux mannequins de dévoiler les prochaines tenues Dior aux guests et célébrités, triées sur le volet. Une set-design donnant l'envie irrépressible d'aller se balader au sein de jardins exubérants, ou la nature serait domestiquée, apprivoisée, tout en laissant quelques hasardeux végétaux détonés par leur beauté divine. Bref, un décor momentané qui résonne avec la peinture impressionniste, calqué sur le jardin extraordinaire de Claude Monet. On pense tout de suite aux peintures des nymphéas avec les jeux de reflets sur l'eau, les fleurs, les feuillages. Baigné de lumière, ce décor fantasmé installe une ambiance reposante, contemplative, presque jouissive, où la future femme Dior pourrait devenir une flâneuse élégante plutôt qu'une héroïne théâtrale. Jonathan Anderson souhaite bâtir son récit autour d'une promenade. Il imagine les jardins des Tuileries comme un théâtre social où l'on viendrait autant pour observer que pour être vu. Cette idée rejoint les origines historiques du parc et l'importance du regard dans la mode parisienne. Le premier look, incarné par Noor Khan, se compose d'une micro veste/chandail "Bar", peinturlurée du fameux gris Dior, cloquée à souhait, et ajustée par une jupe volantée, en mousseline chantilly, couronnée par une oblongue queue de pie. La même jupe à basque se teinte de la tonalité du bassin, vert nénuphar, sur le mannequin chinois Zhao Ziqi. Quant à Mona Tougaard, toujours vêtue de la même combinaison, carbone cette fois, revêt une veste satinée, presque col Mao, réhaussée de figures en plumes d'autruches saumonées et bleutées. Laura Kaiser présente la même veste que Noor Khan, version crème, avec une touche plus juvénile et un jeans immaculé richement brodé de guirlandes de strass diamant et de quelques perles nacrées. Un jeans précieux. Les tailles restent toujours hautes et légèrement marquées. La veste, toujours à la configuration "Bar", de couleur acier, et sa jupe pyramidale rose poudrée, se composent de laine bouillie, presque feutrée, sur Athiec Genc, diffusant cet effet hyper architecturé. Charpenté. A contrario, la veste de Saar Mansvelt Beck, toute en grâce, d'un blanc lactescent, pactise avec une chantilly de fines dentelles. Mon coup de cœur. Portée avec un pantalon possiblement en tweed immaculée. Jonathan W. Anderson réinterprète donc plusieurs codes emblématiques de la maison Dior, en particulier la fameuse veste "Bar", réduite, assouplie et transformée en veste à basque contemporaine. Les jupes prennent des formes variées avec des corolles poétiques sur Wendy Garcia, volantés sur Estella Nolan, superpositions transparentes sur Achol Ayor, asymétriques sur Perus Adolwi ou plissés sur Aker Ajak. Les basques, longtemps considérées comme désuètes, probablement d'un autre temps, font leur retour sous une forme plus éthérée. Jonathan W. Anderson a laissé exploser sa créativité en œuvrant de nombreuses matières, particulièrement sophistiquées. Les tissus alternent taffetas lumineux, organza transparent, satin fluide, mousseline aérienne, dentelle délicate, tweed revisité, maille fine, velours, cuir souple, broderies florales ou applications de plumes. Certaines étoffes présentent des reflets irisés rappelant la surface d'un étang, tandis que d'autres jouent sur les transparences ou les superpositions. Le pied-de-poule, tissu iconique maison, revient sur un manteau fluide, bistre, se nouant à la taille par une longiligne ceinture sur Flavie Sammartano. Mais, aussi, sur un deux pièces dépareillées sur le mannequin français Nastassia Legrand. Les pois blancs, étoffe récurrente chez Dior, viennent graviter et habiller une robe de micros-sequins carbone sur Julia Nobis. Une longue écharpe, immaculé cette fois, viendra s'enrouler autour de son cou. Un manteau châtaigne, à la configuration smoking, se fait finalement peignoir sur le mannequin Heija Li. Les manches du manteau de Chloé Paredes peuvent prendre des allures de bicorne. Les accessoires témoignent également de son humour discret comme les sacs en forme de bogues de cacahuètes, les bijoux évoquant des nénuphars, les chaussures graphiques ou escarpins à pois venant embellir les silhouettes sans les surcharger. Le pantalon peut se faire bouffant avec une mousseline grise, recouverte de délicats pétales en plume, sur Luna Tessel ; en version pétrole sur Farida Ebene. Quant aux robes, elles oscillent entre romantisme et modernité avec des proportions volontairement décalées. Une fleur de nénuphar, immense, peut s'accrocher en broche sur le haut de l'épaule de Valery Sergeeva. En noir et blanc, la dentelle fleurie s'amuse des contrastes sur la robe alambiquée, aux formes contemporaines, de Charlies Jones. Toutefois, les robes froncés, simplissimes, font tout autant d'effet sur Yar Aguer en ivoirin ou sur Haojie Qi en rose guimauve. Une palette évoquant un jardin en fin d'été avec du vert mousse, bleu d'eau, ivoire, rose poudré, jaune beurre, lavande, gris perle, beige sable, noir profond. Toutefois, certaines silhouettes souffrent cependant d'un excès d'expérimentation. Les volumes très amples ou les basques très prononcées risquent de rester cantonnés au podium plutôt que de séduire une clientèle plus large. Idem pour certains manteaux et blazers, en peau de mouton, me semble-t-il, paraissent d'un autre âge. Un tantinet vieillot. Pareillement, cette collection automne/hiver 2026/2027 surprend moins que les créations les plus audacieuses réalisées auparavant par Jonathan W. Anderson chez Loewe. Dior n'est pas Loewe. I know. Cependant, le principal mérite de cette collection est de proposer une nouvelle lecture de l'identité Dior, sans renier son patrimoine. La qualité des coupes, la richesse des matières, la subtilité des références artistiques et la cohérence du storytelling émeuvent. La scénographie contribue pleinement à l'expérience en faisant du décor un prolongement naturel des vêtements. Le résultat apparaît comme une collection raffinée, intelligente et profondément Dior, tout en portant la signature singulière de son nouveau directeur artistique. Malgré quelques excès de volume et quelques silhouettes plus conceptuelles, le défilé constitue une réussite majeure qui installe Jonathan Anderson comme l'un des créateurs les plus influents de sa génération. |
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