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Avril 2026
Par Yann Gabin
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"Move One" deux mots pour titrer le nouveau Self-Service pour le printemps/été 2026. Un simple portrait épuré de Libby Taverner fera bien l'affaire. Une couverture sobre, élégante, monochrome, intemporelle, équilibrée, harmonieuse, soignée, douce, soignée, décontractée, dénuée, sereine, contemporaine, subtile, douce, dépouillée, minimale sous l'objectif du rédacteur en chef et photographe Ezra Petronio.
Libby Taverner chez Elite Paris
Née à Gladstone, dans le Queensland, en Australie, Libby Taverner signe une exclusivité pour le show prêt-à-porter Prada automne/hiver 2025/2026. Un excellent présage pour débuter le mannequinat. Brune, long cheveux, yeux bleus, une démarche oscillant entre Carole Bouquet et Charlotte Rampling, Libby Taverner dégage cette beauté classique qui transcende les tendances, les modes. Les parents de Libby déménage à Perth en 2012 ou elle grandira. En 2022, passionnée de théâtre, elle est diplômée de la John Curtis College of the Arts. Toutefois, ayant les proportions idéales et adéquates pour devenir mannequin, elle nourrit d'éventuelles espérances pour entamer et embrasser cette carrière. En 2023, elle signe un contrat avec son agence mère, Vivien's Models Management, à Sydney. Elle reçoit rapidement des demandes nationales et internationales. Les options de shootings tombent de plus en plus, promettant une belle carrière à l'international. Libby décide d'accorder complétement son temps à cette activité, dès 2023.
On découvre sa silhouette en primauté lors du défilé Prada automne/hiver 2025/2026. Paris l'accueille à bras ouverts ou elle enchaine Alaia, The Row, Dries van Noten, Stella McCartney, Schiaparelli, Victoria Beckham, Hermès, McQueen, Valentino, Sacai, Louis Vuitton, Saint-Laurent et Chanel. Elle ouvrira même le show Chloé. Une liste prestigieuse de podiums. Julien Martinez Leclerc la choisit pour un voyage en Afrique du Sud pour le spécial Beauté du M Le Monde au côté de Noor Khan. Un numéro en noir & blanc qui met en évidence l'extrême photogénie de cette australienne fraiche dont la pureté de la jeunesse transparait.
La marque Zara la met en avant pour un photo shoot avec le photographe américain Craig McDean. Les shoots s'enchainent à une rapidité déconcertante avec notamment Double Vision par Luigi & Iongo, System Magazine par Mark Kean, Dust Magazine par Cristina Stolhe, Harper's Bazaar France par Max Farago, Pop Magazine par Oliver Hadlee Pearch, Vogue Usa par Drew Vickers, Another Magazine par Mark Kean ou Gentlewoman par Esther Theaker. Les marques de luxe ne résistent pas à son joli minois dont Fendi, McQueen et Saint Laurent l'intégrèrent directement à leurs campagnes prêt-à-porter hiver/automne 2025/2026. Pour celle qui aime la nature, voyager et cuisiner, le mannequinat lui permet de découvrir et d'englober toutes ces passions à la fois. Toutefois deux buts finaux s'offrent à Libby. Tenter de devenir une actrice confirmée avec un pied dans le mannequinat qui peut éventuellement lui offrir quelques belles opportunités. Ou bien simplement embrasser une carrière dans l'éducation afin de transmettre connaissances et valeurs de la vie. Deux beaux projets, radicalement divergents, mais qui finalement offrent de beaux projets de vie.
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Les couvertures à retenir au mois d'Avril 2026

Chase Infiniti pour Vogue Paris ; Doja Cat pour Vogue Usa ; Olivia Rodrigo pour Vogue Grande-Bretagne ; Léonie Cassel pour Vogue Italie ; Chanmina pour Vogue Japon ; Cate Blanchett pour Vogue Allemagne ; Elle Fanning pour Vogue Espagne ; Non distribué pour Vogue Russie ; Tang Wei pour Vogue Chine ; (?) pour Vogue Brésil ; Grace Elizabeth pour Vogue Turquie ; Rosie Huntington-Whiteley pour Vogue Australie ; Lara Stone, Jill Kortleve, Saskia de Brauw, Marte Mei van Haaster, Rianne Van Rompaey, Parker Van Noord, Felice Nova Noordhoff, Linda Spierings pour Vogue Netherlands ; Camila Morrone pour Vogue Mexico ; Ons Jabeur pour Vogue Arabie ; Jacqui Hooper pour Vogue Koréa ; Nicole Scherzinger pour Vogue Grèce ; Oleksandr Usyk pour Vogue Ukraine ; Patrycja Piekarska pour Vogue Pologne ; Lauren Theobald pour Vogue Tchécoslovaquie ; Robyn pour Vogue Scandinavia ; (?) pour Vogue Portugal ; Samantha Ruth Prabhu pour Vogue Inde ; (?) pour Vogue Singapore ; Paris Jackson pour Vogue Hong-Kong ; (?) pour Vogue Thaïlande ; (?) pour Vogue Taiwan ; Deva Cassel pour Numéro France ; Karime Bribiesca pour Numéro Tokyo ; Teyana Taylor, Jessie Buckley et Timothée Chalamet pour W Usa ; Ajah Angau Jok, Devyn Garcia, Felice Nova Noordhoff, Imaan Hammam, Jeanne Cadieu, Julia Nobis, Karolina Spakowski, Malgosia Bela, Natasha Poly, Sora Choi pour V Usa ; Sofia Coppola pour Elle Usa ; Nicola Coughlan pour Elle Uk ; Vanessa Paradis pour Harper's Bazaar France ; Anne Hathaway pour Harper's Bazaar Usa ; Rachel Zegler pour Harper's Bazaar Uk ; (?) pour Harper's Bazaar Italie ; Rolf Schrader pour Harper's Bazaar Espagne ; Non distribué pour i-D Magazine ; Rania Benchegra et Delfine Bafort pour Marie-Claire Italie ; Juliette Binoche, Lio, Nathacha Appanah et Sally pour Marie-Claire France ; Libby Taverner et Signe Michaelsson pour Self-Service ; Awar Odhiang, Angelina Kendall, Diane Chiu, Jessica Miller, Loli Bahia, Libby Bennett, Lulu Tenney, Mona Tougaard, Thea Almqvist pour POP Magazine ; Esther Rose McGregor, Akari Higashi, Asako Sato, Bibi Breslin, Kiko Mizuhara, Suj Lee pour Purple Magazine ; Colman Domingo, Cynthia Erivo, Bodine van Galen, Irina Shayk, Vittoria Ceretti pour Another Magazine.

Dior Printemps/Eté 2026 par Jonathan W. Anderson

Le défilé prêt-à-porter printemps/été 2026 de Dior se déroule dans un immense espace, assez minimaliste, ou trône en son centre une pyramide à la tête inversée qui fera aussi office d'écran. Un set-design immersif, numérique, conçu par le réalisateur Luca Guadagnino et le scénographe Stefano Baisi. D'une durée de cinq minutes, projeté sur ce gigantesque dispositif, les flash-backs "témoignage", créé par le documentariste Adam Curtis, propulsent des images d'archives Dior et des extraits cinématographiques diffusés à grande vitesse. Une sérénade électro intensifie les différentes scènes narrant l'ensemble du travail stylistique réalisé chez Dior par les précédentes générations de directeurs artistiques allant dans l'ordre chronologique d'Yves Saint Laurent, Marc Bohan, Gianfranco Férré, John Galliano, Raf Simons et Maria Gracia Chiuri. Un film émouvant qui, à la fois, clôt le spectaculaire chapitre de quatre-vingts années de créations tout en permettant d'ouvrir la nouvelle ère dédiée à Jonathan W. Anderson. Une métaphore ou l'héritage Dior est conservée tel un trésor dans cette pyramide coffre-fort dont Jonathan W. Anderson aura la charge d'en faire fructifier tous les angles. Pour ce premier défilé prêt-à-porter féminin printemps/été 2026, Jonathan W. Anderson propose de s'attaquer à plusieurs styles de silhouettes : robes froncées fluides, vestes cintrées inspirées de la ligne Bar, capes longilignes, robes en dentelles et mousselines, imprimes floraux délicats. C'est Dana Smith qui a l'honneur d'ouvrir le bal avec une robe bustier cocktail, alcalescente, à la forme corolle, composée de plissés asymétriques. Deux nœuds, l'un au niveau du cœur et l'autre sur le revers gauche, se renvoient la balle. En version bleu acier sur Mona Tougaard et anthracite sur Chloé Paradès. Je remarque, aussi, les nombreux couvre-chefs particuliers, comme les tricornes Pisans, que Jonathan W Anderson propose de chapeauter sur une dizaine de jeunes filles. Ils me remémorent ceux portés par certains marins vénitiens. Une manière de théâtraliser sa mode. Toutefois, je m'attarde surtout la fameuse ligne du tailleur Bar qui demeure, dans l'imaginaire collectif, comme une pièce iconique de la maison Dior. De celle qui demeure presque intouchable. L'idée étant d'en réduire la taille, la forme pour véhiculer une perspective novatrice de cette veste créée par Christian Dior en 1947. La ligne s'arrête juste en dessous de la ligne du nombril et donne au buste un effet rapetissant. Une veste cropée. Petit buste et longues gambettes, réminiscence des Parisiennes du dessinateur Kiraz. Loli Bahia la porte dans un joli lainage moucheté incolore avec une mini plissée qui distribue du volume à l'arrière-train. Comme une queue de paon au repos. Au format smoking sur Lota Blaskovic. Idem pour la veste de Georges Anderson qui s'accompagne d'un renversement et inversion textile au niveau des poches approchant l'effet tourbillon. Mais, aussi, un effet panier. Les nœuds s'insèrent un peu partout dans cette collection : autour du cou, de la taille, sur les chaussures, sur un ourlet et peuvent s'édifier dans des formats mini ou XXL. Les mini-jupes demeurent extrêmement courtes et dans un format rectangulaire. Elles sont proposées en jeans sur Charlotte Boggia et Ambre Roumeau. Jonathan W. Anderson la propose en cotonnade légère pouvant se rehausser de tartans discrets. D'autres minijupes sont exécutées en mousseline au dimension boule sur Emma Waters, aux froufrous floraux sur Libby Taverner. Un travail captivant sur les pliages textiles diffuse du relief à la minijupe fleurie de Dru Campbell. Comme une nuée de vagues venant se cogner les unes après les autres. Des combinaisons trompe-l'œil, des bermudas corsaires, la femme Dior pourra jouer à la flibustière. La robe, en dentelle carbone de Noor Khan, totalement transparente, se greffe dans le dos d'un éventail en trois dimensions. Une autre robe gris acier s'achève à compter de la taille par un savant tressage géométrique. Presque comme un enchevêtrement de pages venant s'entasser les unes sur les autres. La robe plissée de Julia Nobis, à la fois d'une simplicité déconcertante visuellement parlant et d'une complexité au niveau du maintien, s'apparente à une allure de méduse. Avec deux bouquets de fleurs blanches venant se greffer à la base des emmanchures. Une construction habile de modelage, constituée de fins plissées, nouée joliment autour de la taille, presque l'idée d'une multitude de pinces, permet au pantalon d'augmenter ingénieusement son amplitude comme sur Kaat Van Herbruggen. D'oblongues capes, presque élytres, se nouent par un simple lien au niveau du cou. Avec le mot Dior au niveau de l'épaule comme sur Leticia Hall ou Agnes Wahlstrom. La cape peut se proposer en simple mousseline lactescente comme un voile aérien sur Malin Rudnick. Mica Arganaraz porte, elle aussi, une cape mais en version plus courte, alternant rayures lapis-lazulis et pétrole. Deux manteaux, un chocolat au lait, l'autre vert gazon, se dotent de deux fortes pliures en V sur le buste permettant un effet gonflement sur le buste, comme sur Shushu Cyer ou George Anderson. Des tenues plus sportswear, en maille de coton gris chiné, défile sur le podium. Le pantalon cigarette se fait jogging. Il s'accompagne d'un sweat qui s'accouple d'un trompe-l'œil plastron neige comme sur Rejoice Chuol. En version crème pour le final de Mica Arganaraz. Malin Rudnick clôture le show avec une robe cocktail composée de nombreux petits pétales qui est sans moins rappeler la fameuse robe pétales de Christian Dior, la mythique robe Junon de 1949. Jonathan W Anderson la revisite en la faisant plus courte avec des broderies de dentelle et un simple haut blanc à col. Le clin d'œil à l'héritage de Monsieur Christian Dior. Lorsque l'annonce de la nomination de Jonathan W. Anderson à la direction artistique de Dior a été divulguée, cet événement a totalement enchanté la planète mode. Reconnu pour son indéniable amour pour la culture et l'Art contemporain, il avait déjà usé de ceux-ci pour ses collections prêt-à-porter chez Loewe. Au-delà d'une vision conceptuelle et expérimentale de la mode, Jonathan W. Anderson a su avec brio s'approprier les codes de la maison Dior. Avec sa puissante culture mode, il devrait trouver une vibration originale à l'héritage monumental de la maison Christian Dior, tout en ayant son libre-arbitre à son identité créative. Un challenge qui devrait être aisément relevable pour le créateur irlandais.

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Dior

Printemps/Eté

2026

Après cinq années , Nicolas Di Felice quitte Courrèges
La maison Courrèges annonce le départ de son directeur artistique, Nicolas Di Felice, ce 24 mars. Après cinq années de bons et loyaux services chez Courrèges, et une redéfinition contemporaine du style maison, davantage architecturé, Nicolas Di Felice va voguer vers de nouvelles aventures. Celui qui a, tout d'abord, étudié la mode à la célèbre école de mode de la Cambre à Anvers, se fait embaucher chez Balenciaga, en 2008, sous l'ère de Nicolas Ghesquière. Puis, il poursuit son expérience chez Dior sous l'ère Raf Simons en 2014, et retrouve rapidement Nicolas Ghesquière chez Louis Vuitton à compter de 2015, en étant nommé senior designer du prêt-à-porter féminin. On serait en droit de s'interroger s'il ne serait pas en lice pour reprendre le poste de directeur artistique de la maison Alaia, laissé vaquant par Pieter Mulier au début du mois de mars. Son esprit inventif et sa culture de la mode pourrait correspondre avec le style Alaia mis en place par Pieter Mulier. Nicolas Di Felice a su repositionner la marque Courrèges vers des lignes stylistiques plus strictes, affirmés, contemporaines et minimalistes, en utilisant abondamment les contrastes du noir et blanc. Il a su redonner un souffle de désirabilité auprès des jeunes générations, friands de marques vintages et surannées. Réinventant les basiques Courrèges, comme le blouson en vinyle ou en cuir verni, ainsi que la mini-jupe droite et rectangulaire, Nicolas Di Felice a cependant exprimé toute sa gratitude au groupe Kering et, particulièrement à François Pinault et François-Henri Pinault pour leur confiance, ainsi qu'aux équipes et amis, dont le talent et l'engagement ont rendu cette aventure humaine et créative si précieuse. Bien évidemment, la maison Courrèges a remercié Nicolas Di Felice pour "sa contribution unique au réveil de la maison", appuyant que sa vision stylistique pointue a "permis à Courrèges de renouer avec l'audace et la modernité qui font partie intégrante de son identité". Également, la direction de la maison Courrège a annoncé l'arrivée d'un futur successeur qui sera divulgué dès la semaine prochaine. Le mercato des directeurs artistiques parait loin d'être fini et accompli.
Bhavitha Mandava chez Women
Nommée ambassadrice de la maison Chanel, le 6 mars 2026, juste un peu avant le défilé prêt-à-porter automne/hiver 26/27, Bhavitha Mandava peut se targuer d'un destin hors du commun. Pour celle qui n'a jamais vraiment pensé devenir mannequin un jour, ou simplement muse d'un créateur, cette opportunité s'est présentée comme un "cheveux sur la soupe", dirons-nous. Ayant grandi en Inde, Bhavitha déménage à New-York pour achever ses études d'architecture. Repérée dans une station de métro new-yorkaise par Showin Bishop, fondateur de l'agence 28Models, deux semaines avant la fashion Week printemps/été 2025, elle se retrouve propulsée en exclusivité sur le podium de la maison Bottega Veneta, encore dirigée, à ce moment là, par Mathieu Blazy.
Elle enchaine la campagne prêt-à-porter printemps/été 2025 par Sander Houthuys au côté de Natasha Poly et Penelope Ternes. Née sous une bonne étoile, elle signe une exclusivité pour le show Chanel printemps/été 2026 et ouvrira le show suivant, celui des Métiers d'Art à New-York, en décembre 2025. Une reconnaissance fulgurante. Premier mannequin indien à ouvrir le show Chanel, elle devient la fille dont tous les regards se focussent et se braquent. Les magazines s'arrachent rapidement cette beauté métissée dont la présence devrait se raréfier au fil du temps avec son contrat d'ambassadrice Chanel.
Le magazine Numéro France lui offre sa première couverture et une quinzaine de pages pour le mois de février par la photographe Agata Serge. Toujours habillée en Chanel, elle pose pour les couvertures du Perfect magazine par Mathew Gonzalez, British Vogue par Oliver Hadlee Pearch (Mars 2026), Double Vision par Luigi & Iongo et i-D par Inez Lamsweerde & Vinoodh Matadin. Mathieu Blazy sera la rencontre fashion de sa vie, de celle qui peut transformer une vie normale en destinée extraordinaire. Bhavita Mandava, qui n'avait jamais eu en tête de devenir mannequin, voit son karma prendre un autre tournant par ces fameux hasards de la vie. Karma karma.
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Harris Reed décide de prendre son envol de Nina Ricci
Le 11 mars, Harris Reed, qui avait été nommé en septembre 2022 à la tête de la direction artistique de la maison Nina Ricci, a annoncé sa démission afin de se consacrer à ses projets personnels. Ainsi peut-on lire sur son fil Instagram : "Je quitte Nina Ricci avec le cœur rempli de gratitude et une profonde reconnaissance pour tout ce que mon passage là-bas m'a apporté. Mes plus sincères remerciements vont à Puig et à toute l'équipe de Nina Ricci. Pouvoir entrer dans une maison patrimoniale qui non seulement m'a accueilli, mais a activement soutenu mon imagination, a été un honneur indescriptible". A priori, Harris Reed souhaiterait se concentrer sur le développement de son label éponyme. L'univers qu'il a développé pour Nina Ricci, au cours des trois ans et demi, a installé une aura très eighties, extravagante, bourgeoise, voire rococo. Probablement, un tantinet en dehors des codes identitaires maison. Toutefois, cela a engendré pour la belle endormie, une nouvelle lisibilité qu'elle avait perdue depuis quelques années. Malgré cela, les propositions prêt-à-porter d'Harris Reed n'étaient pas toujours convaincantes et apparaissaient parfois toujours en dehors de l'air du temps. Peut-être surannée. Même si la présidente de Nina Ricci, Ana Trias s'est exprimé avec entrain sur Harris : "Chez Nina Ricci et chez Puig, nous souhaitons adresser nos plus chaleureux remerciements à Harris Reed qui, depuis son arrivée, a insufflé un vent de fraîcheur, apporté une perspective inspirante et inclusive ainsi qu'une créativité exceptionnelle. Harris a écrit un très beau chapitre de l'histoire de Nina Ricci". Personnellement, je ne suis pas convaincu que le style vestimentaire développé et décliné par Harris Reed, souvent théâtralisé, ait plu à la clientèle et totalement collé à l'image Ricci. Même si Harris Reed a redéfini une vision inclusive de la féminité, incarnée à travers ses collections de mode, peut-être était-il temps aussi pour le label de trouver une nouvelle identité pour ses prochaines lignes prêt-à-porter.
Alaia Printemps/Eté 2026 par Pieter Mulier

Les écrans prennent une place de plus en plus conséquente dans nos vies actuelles. On ne peut presque plus s'en passer. Rare demeure les endroits qui en sont démunis. Pieter Mulier souhaite intégrer ce propos avec subtilité, intelligence et humour dans son défilé printemps/été 2026. Pour sa présentation Alaia, il initie au sein de la précédente fondation Cartier, cube de verre hypra moderne, à une mise en scène épurée mais technologique. Deux écrans leds démesurés seront disposés, l'un en guise de podium, le second en plafonnier tel un ciel numérique. Pour un rendu totalement immersif. Le sol et le plafond projettent les images des visages des mannequins castés. Un effet miroir captivant. Une disposition mettant en avant l'idée que le corps et le vêtement demeurent au centre du spectacle. Un cocon numérique qui devrait générer émotions, troubles, désarrois, voire tirer quelques larmes aux quelques invités triés sur le volet (à peine 200). Tout cela à peine en une dizaine de minutes. Le but étant la recherche de la beauté pure. C'est Lauren Huyskens qui ouvre le pas numérique avec cette simple blouse blanche, large, col roulé, s'achevant juste en dessous des fessiers. Une chemise robe. Minimalisme radical. Des collants, mandarine, agrippent de fines et longilignes franges, initialisant l'idée d'un pseudo pantalon ou cuissardes frangés. On ne sait pas comment définir cette pièce textile. Toutefois, un effet visuel color bloc s'initie. Noor Khan suit Lauren Huyskens avec une tenue recouvrant la même tonalité que ses franges. Ces dernières vont jouer un rôle primordial tout au long de la présentation. Elles sont comme un lien entre la première et la dernière silhouette de Pieter Mulier. Elles égayent et concèdent du mouvement aux collants, manteaux et jupes. Leurs animations peuvent remémorer, symboliquement bien évidemment, l'idée d'une vibration émotionnelle. Pieter Mulier introduit l'idée d'hybridité textile. On se questionne si la longiligne jupe demeure un sarouel ou bien une simple jupe s'attachant aux chevilles comme sur Noor Khan ou Selena Forrest. Cette approche génère un effet trompe-l'œil permanent. Des robes chair, nude, totalement seconde peau, un tantinet Skim, reprennent le concept du cocon sur Annemary Aderibigbe ou Athiec Gend. Elles enserrent la silhouette telle une chenille au sein de sa chrysalide. Ne reste plus qu'à attendre le moment propice pour révéler le papillon. Awar Odhiang se pare, elle, d'un pull col roulé seconde peau ébène qu'elle mixe avec une jupe/pantalon rose pâle, aux nombreux froncés formant une pyramide inversée. Des jupes se veulent saillantes plutôt que volumineuses. Beaucoup d'idées envoûtantes avec notamment des jupes asymétriques émeraude ou absinthe se parant de pompons/embrasses, ton sur ton, comme sur Iasmin Reis ou Leticia Hall. Le trench carbone de Jiahui Zhang laisse apparaitre, via une découpe savamment étudiée, un pantalon plissé ivoirin. La silhouette bleu canard de Sarah Isaksen laisse totalement perplexe : combinaison, salopette hybride ou robe col roulé ? Idem pour la silhouette chamois de Felice Nova Noordhoff. Epaules dénudées sur Alex Consani. Le manteau volumineux, composé de laine frangée crème, sur Nastassia Legrand, sera du meilleur effet pour un été frisquet. Lulu Tenney enfile une ample robe, col cheminée, presque chasuble, qui en son milieu intègre toute une rectiligne de micro-fronces, créant un puissant contraste entre simplicité du pourtour et complexification du centre. L'idée pouvant se traduire par une dramaturgie subtile où les silhouettes semblent maintenues puis libérées d'un coup. Pieter Mulier s'amuse avec cette tension et séquestration corporelle. Quelques matières dominent cette présentation avec le coton, cuir et soie. On aperçoit une unique silhouette composée d'un imprimé python via le manteau droit porté par Libby Taverner. D'autres manteaux deviennent de véritables sculptures textiles. Certaines pièces se composent de strates frangées, torsadées, diffusant un volume organique. D'autres subsistent dans une certaine sobriété géométrique comme celui porté par Beauise Genc-Ferwerda, avec son large col cheminé, ses épaules tombantes et son ourlet rectiligne. Quelques pointes de couleurs vives via des longues jupes asymétriques, ajourées et plissés : cerise sur Ajus Samuel, tournesol sur Vanessa Becker, vert matcha sur Anna Hoyos. Une présentation prêt-à-porter qui pourra être perçue comme l'une des propositions les plus conceptuelles, audacieuses et introspectives de la saison printemps/été 2026. Parce qu'au-delà du simple vêtement, Pieter Mulier nous interroge fortement sur la place du corps et son rapport aux textiles innovants. Persévérant à extraire le meilleur de l'héritage d'Azzedine Alaïa, il offre une clairvoyance sur la mode qui balance entre architecture textile, sensualité maîtrisée et réflexion presque philosophique sur la situation sociétale. Une collection qui repose aussi sur un axe central puissant : la tension. Une résistance qui se perçoit entre protection et exposition du corps ; entre simplicité et complexité technique ; entre émotion et pureté formelle. Ainsi, cette collection propose une évolution de silhouette en silhouette c'est-à-dire qui circule d'un body/cocon spectaculaire vers une explosion d'élégance assumée, avec des silhouettes alternant minimalisme austère et expérimentations radicales. Sculptural, cette présentation Alaïa printemps-été 2026 reste une démonstration de maîtrise absolument technique. Merci les ateliers Alaia.

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Alaia

Printemps/Eté

2026

Christopher Kane rejoint Mulberry
Le designer Christopher Kane, qui avait un disparu des circuits de la mode internationale, vient d'être nommé à la tête de la maison Mulberry, ce 26 mars 2026. Celui qui avait incarné la direction artistique de la ligne Versus de Versace de 2009 à 2012, avait été obligé de fermer sa maison éponyme, en 2023, faute de moyens et d'investisseurs. La conjoncture économique avait complétement épuisé sa trésorerie. Alors, lorsque Mulberry, maison britannique reconnue pour ses magnifiques cuirs souples et robustes ainsi que sa maroquinerie haut de gamme, sollicite Christopher Kane pour reprendre les rênes de sa direction artistique, cette opportunité ne pouvait vraiment pas se refuser. Toutefois, il aura fallu attendre le redressement des finances du label anglais pour pouvoir à nouveau parier sur un avenir mode et un retour vers un prêt-à-porter de luxe. La maison Mulberry avait dû, elle aussi, stopper sa ligne prêt-à-porter en 2020 avec le départ de son directeur artistique, Johnny Coca, juste après la première crise de la Covid-19. Mulberry n'avait plus défilé à la fashion week londonienne depuis 2017, soit une absence des podiums depuis neuf années. Si les ventes de Mulberry ont baissé lors du dernier exercice complet en 2024, début 2025, le label britannique a néanmoins connu une " forte activité commerciale pendant la période des fêtes de fin d'année ". Et, ceux par l'intermédiaire de la vente de produits au juste prix ainsi que des nouveautés qui ont contenté la clientèle. L'idée de la direction du label est de remettre en selle cette maison charismatique pour tenter de reprendre des parts de marché via une ligne prêt-à-porter désirable, créative, contemporaine et attractive. Christopher Kane possède tous les atouts pour réaliser ce challenge excitant. Le premier défilé de la marque Mulberry devrait être présenté à Londres lors de la fashion week printemps/été 2027, au mois de septembre prochain.
Paco Rabanne Printemps/Eté 2026 par Julien Dossena
Pour le prêt-à-porter Rabanne printemps-été 2026, Julien Dossena a axé sa vision sur des vêtements retro-futuristes combinant une mixité de couleurs douces et savoureuses avec des formes tout en sphéricité. Des tenues comme de petites confiseries. Il parie sur des tonalités pastel et vives pour une saison estivale qui se voudra être, à la fois, tonique et charnelle. On bannit le noir et blanc. On en a marre. Il donne un élan vitaminé avec des puissantes vibrations stylistiques liées notamment à l'univers du surf et des sports nautiques. Les pantalons "combi de plongée" demeurent présentes et prennent différentes confirmations : une écharpe s'incorporant autour de la taille comme sur Mahi Kabra ou Rebecca Leigh Longendyke ; un autre se fait complétement legging avec une bande au niveau des genoux sur Bai, Dana Smith, Ella Dalton ou Mack Karpes. Certaines combis ont l'air d'être en tissu néoprène moulant bien les jambes pour garder sa chaleur corporelle dans une eau bien glacée. On aperçoit aussi quelques pantalons corsaires déambulés de-ci delà. Des vêtements dispersant l'envie de se rendre à la plage. Julien Dossena propose quelques imprimés "clichés" qui matchent bien avec le style surfeur sauvage. Celui qui fait rêver aussi bien les filles que les garçons. Il retravaille notamment les silhouettes de palmiers sur fond de coucher de soleil en tie & dye sur la robe de Libby Bennett. Les fleurs hawaïennes s'agrippent sur le tee-shirt grenat de Mack Karpes, la robe bustier soixante de Libby Taverner ou l'élancée robe à bretelles kaki de Jacqui Hooper. Avec parfois une boucle de ceinture ovale géante. Les chemisiers s'ouvrent sur le buste par une découpe sphérique laissant surgir des soutien-gorge balconnet très fifties. Assurément les brassières seront l'une des pièces phares de cette présentation printemps/été 2026. D'ailleurs elles pourront prendre des proportions de bustier, complémentées de broderies "broches étoilées" sur Dru Campbell. Un peu trop désuet à mon humble goût. Mais pourquoi pas. Le pastel diffuse cette touche soft, sucrée, savoureuse, à certaines tenues. Les broderies prennent la configuration de palmiers sur la chemise de Chu Wong. Les robes en mousseline ont des airs de Baby-Doll. Certaines prennent de l'ampleur avec un système de baleine comme sur Sacha Quenby ou d'autres demeurent plus fluides telle une plume comme sur Karyna Maziar ou Yun Seo Woo. Des petites fleurs 3D peuvent venir ourler une jupe et ses pourtours. Un tissu floral, toujours très cinquante, s'appose sur le maillot de bain assurément désuet de Mathilda Gvarliani. Toutefois, l'effet rétro vintage marche bien. La minijupe d'Awar Odhiang se bâtit autour d'un mille-feuille textile bâtit autour de ramures et poches d'or. Presque comme une couverture de survie. Cela contraste entièrement avec son polo à rayures bayadères bleu ciel. En version argentée sur Noor Khan avec un gilet en cuir sans manches oversize. Un clin d'œil à l'univers métallique lié à l'identité Paco Rabanne. Le tartan s'inscrit sur une chemise bleu marine. Elle est nouée façon cow-boy sur Dana Smith. Quelques pièces en cuir avec notamment cette robe à fines bretelles chocolat rebrodée d'origamis floraux sur Apolline Rocco Fohrer. Les solaires valent aussi le détour par leur configuration en forme de masque de plongée. On adore cette prise de risque. Beaucoup de colliers et broches en fleurs argentés venant se gripper autour du cou, d'une hanche, d'une épaule, d'un buste. Le prêt-à-porter imaginé par Julien Dossena ne sera pas technique au sens strict ; il reste bien ancré dans une certaine poésie avec des aspects assez doux, bariolé avec quelques aplats géométriques et rétro notamment dans la forme des soutien-gorge, terriblement 50. Les références aux années 1960, période fondatrice de la maison Paco Rabanne, s'entremêlent aussi avec des codes dans l'air du temps comme le sportswear raffiné avec les polos à rayures bayadères sur Awar Odhiang ou Silouane V. Les matières peuvent être fluides comme la jupe pastel saumon de Marylore Heck ou la robe corsetée en mousseline jaune clair d'Alix Bouthors. Julien Dosena tente avec brio de tirer l'héritage Rabanne vers des vêtements s'inscrivant dans un mood actuel. Il mêle héritage futuriste avec quelques pièces en métal avec pragmatisme. Pour résumer, Julien Dossena veut que ce soit du très beau Rabanne facilement portable. Avec pour pièce forte, totalement Rabanne, la jupe recouverte de corolles florales en aluminium de Cara Schadel. Il a démontré, une fois de plus, que la maison Rabanne peut exister complétement entre mode conceptuelle et vestiaire réel.
 

Paco Rabanne

Printemps/Eté

2026

Paris Printemps/Eté 2026 : Quelle fille a ouvert quoi ?
Acné Studios : Lais Garcia - Akris : Anyelina Rosa - Alaia : Alaina Rae - Alainpaul : Signe Michaelsson - Alexander McQueen : Bebe Parnell - AMI : - Ann Demeulemeester : Charlotte Boggia - Anrealage : Helena Fournier - Balenciaga : Sen Samysheva - Balmain : Amélie Zalaiti - Burç Akyol : Ansley Gulielmi - Carven : Marije Achterbosch - Casablanca : (?) - Céline : Valerie Margareta - Chanel : Stephanie Cavalli - Chloé : Mila Beer - Christian Dior : Noor Khan - Coperni : (?) - Courrèges : Reagan Lee - Dries van Noten : Alexandra Liv - Elie Saab : Abby Champion - Gabriela Hearst : Lily Vander Meeden - Giambattista Valli : Kayako Higuchi - Givenchy : Aker Ajak - Hermès : Grace Hartzel - Hodakova : Freya Vervaet - Isabel Marant : Angelina Kendall - Issey Miyake : Kayako Higuchi - Jacquemus : Elina Gunawardena - Jean-Paul gaultier : George Anderson - Junya Watanabe : Irina Shayk - Lacoste : Moriya Bitton - Lanvin : Valery Sergeeva - Lemaire : Moritz Thoma - Léonard : (?) - Loewe : Thalita Ferreira - Louis Vuitton : Xinye Wang - Ludovic de Saint-Sernin : (?) - Maison Martin Margiela : (?) - Marine Serre (Lookbook) : Nyaluak Gatluak - Meryll Rogge : (?) - Miu Miu : Kris Krystal - Off-White : Dara Gueye - Paco Rabanne : Noor Khan - Rick Owens : Niki Geux -- Rokh : Sam Davis - Sacai (Lookbook) : Frauke Nijs - Saint-Laurent : Thalita Ferreira - Schiaparelli : Thalita Ferreira - Shiatzy Chen : Amanda Oliveira - Stella McCartney : Cailane Oliveira - The Row : Alaina Rae - Tom Ford : Mila Van Eeten - Undercover : (?) - Valentino : George Anderson - Vaquera : Gret Mateides - Victoria Beckham : Jacqui Hooper - Vivienne Westwood : Nyandeng Makur - Yohji Yamamoto : Aine O'Leary - Zimmermann : Kylee Dixon - Zomer : Blayse Jennings -
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Révélations des podiums Printemps/Eté 2026
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Agnès
Aluel
Ana Beatriz
Anna
Audrey
Chloé

Wahlström
Keror
Cortès
Hoyos
Lee
Paredes
Premier
Next Paris
Next Paris
Women
Next Paris
Next Paris
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Coco
Dalene
Emaan
Faith
Frauke
Grace

Palmer
Weber
Zishan
Johnson
Nijs
Knipe
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Josefa
Kai
Klara
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Tops à suivre en 2025
- Ajus Samuel - Alex Consani - Ali Dansky - Anna Robinson - Annemary Aderibigbe - Ava Shipp - Awar Odhiang - Betsy Gaghan - Bhavitha Mandava - Bibi Breslin - Bodine van Galen - Caitlin Soetendal - Caren Jepkemei - Charlies Jones - Colin Jones - Dana Smith - Diane Chiu - Dobi Mazurek - Ella Dalton - Ella Mccutcheon - Eva Komuves - Jacqui Hooper - Kai Schreiber - Lara Menezes - Leanne de Haan - Libby Bennett - Libby Taverner - Luiza Perote - Maria Klaumann - Marilou Hanriot - Mary Ukech - Mathilda Gvarliani - Mia Armstrong - Nanne Groenewegen - Nazarit Machin - Noor Khan - Nyakong Chan - Nyawurh Chuol - Olivia Petronella Palermo - Paola Manes - Penelope Ternes - Puck Schrover - Rejoice Chuol - Rosalieke Fuchs - Saar Mansvelt Beck - Sanique Dill - Sara Caballero - Stella Hanan - Summer Dirx - Thea Almqvist - Vika Evseeva - Yar Aguer - Yura Romaniuk -
Tops consacrés en 2024
- Achol Ayor - Adit Priscilla - Alaato Jazyper - Alix Bouthors - Amar Akway - Amélia Gray - América Gonzalez - Angelina Kendall - Apolline Rocco Fohrer - Ashley Radjarame - Assa Baradji - Beauise Genc-Ferwerda - Britt Oosten - Caren Jepkemei - Deirdre Firinne - Deva Cassel - Enya Davis - Essoye Monbot - Evie Saunders - Fleur Breijer - Karolina Spakowski - Kristine Lindseth - Laiza de Moura - Lulu Wood - Luna Passos - Maaike Klaasen - Maty Drazek - Merlijne Schorren - Pan Haowen - Raynara Negrine - Rolf Schrader - Sascha Rajasalu - Sihana Shalaj - Sun Mizrahi - Tess Breeden - Tianna St.Louis - Tindi Mar -
Tops confirmés depuis 2023
- Abby Champion - Achenrin Madit - Akon Changkou - Anok Yai - Aylah Peterson - Barbara Valente - Blesnya Minher - Chu Wong - Cyrielle Lalande - Dija Kallon - Felice Nova Noordhoff - Fran Summers - Giselle Norman - Greta Hoffer - Hailey Bieber - Hyun Ji Shin - Ida Heiner - Iris Law - Jan Baiboon - Jeanne Cadieu - Jill Kortleve - Kaia Gerber - Klara Kristin - Lila Moss - Lola Nicon - Loli Bahia - Louise Robert - Lydia Kloos - Maike Inga - Malicka Louback - Malika El Maslouhi - Mariam de Vinzelle - Mariel Uchyda - Maty Fall Diba - Mika Schneider - Mila Van Eeten - Miriam Sanchez - Mona Tougaard - Nora Attal - Oudey Egone - Paloma Elsesser - Precious Lee - Quannah Chasinghorse - Quinn Elin Mora - Rebecca Leigh Longendyke - Sacha Quenby - Sarah Grace Wallerstedt - Sofia Steinberg - Tanya Churbanova - Ugbad Abdi - Victoria Fawole - Vilma Sjoberg - Vivienne Rohner -
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