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Octobre 2026
Par Yann Gabin
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Une perruque ébouriffée, orange vif, me rappelant les coiffures de Julien d'Ys pour un défilé Chanel Haute-Couture, un sourire éclatant, une robe iris aux pistils débordants, Awar Odhiang demeure resplendissante sur cette couverture du Vogue France du mois d'Octobre. Une femme fleur avec cette robe Dolce & Gabbana Alta Moda issue de la collection Automne/Hiver 2026/2027 pour ce numéro consacré au mariage. Merci au photographe Willy Vanderperre et la rédactrice en chef Claire Thompson-Jonville d'avoir opté pour une Une bourrée de bonne humeur. Quand un simple sourire fait tout.
Awar Odhiang chez Ford Models
S'il y a un moment mémorable de la fashion week printemps/été 2026, c'est l'instant ou Awar Odhiang, en clôturant le show Chanel, décide d'effectuer un 360 degré sur le podium, sourire éclatant, applaudissant chaudement, en venant féliciter Mathieu Blazy à bras le corps. Cet instant précis reste le moment le plus observé de la fashion week printemps/été 2026 sur les réseaux sociaux, notamment Instagram. Un shot qui a fait passer Awar Odhiang dans une autre dimension du mannequinat, celle des mannequins iconiques. Qui comptent. D'ailleurs, Awar a été élue mannequin de l'année 2025 par les membres de l'industrie de la mode. Elle débute le mannequinat à l'international en 2020. En pleine période de la Covid-19.
Il faudra attendre la fashion week printemps/été 2022 ou on l'apercevra arpenter quelques podiums à New-York avec Gabriela Hearst, Carolina Herrera, Jason Wu, Altuzarra. A Londres, Alexander McQueen. A Milan avec Del Core, Jil Sander, Etro, N°21, MM6 Maison Margiela, Tod's, Sportmax, Ports 1961, Philosophy Di Lorenzo Serafini ou Marni. A Paris avec Saint-Laurent, Acne Studio, Balmain, Chloé, Hermès, Lanvin, Ludovic de Saint-Sernin, Stella McCartney, Atlein, Lacoste ou Monot. Même s'il lui manque quelques belles maisons telles que Prada, Fendi, Versace, Chanel, Dior ou Miu Miu, Awar a su rapidement séduire directeurs de castings et maisons prestigieuses. Toutefois, avec les différentes fashion weeks qui s'enchainent à un rythme effréné, Awar va devenir l'une des filles incontournables des podiums. Elle devient même le mannequin qui a le plus défilé lors de la fashion week printemps-été 2025.
Originaire du sud-soudan, sa famille immigre au Canada lorsqu'elle est enfant. Elle est découverte en 2015 alors qu'elle travaille à temps partiel dans la boutique Old Navy à Calgary afin de payer ses études. Elle enchaine des shootings sur place permettant de gagner en expérience. Il faudra attendre la fashion week automne/hiver 2020/2021 qui la voit fouler son premier podium international : Celui de Jil Sander. Une date marquante car jour de son anniversaire. Un bon présage pour les mois à venir. Celle qui adore être dans la nature voit aujourd'hui une grande partie de son temps aspirer par les shootings dans les plus grandes capitales internationales ainsi que par les nombreux vols. Sa gentillesse et sa bienveillance, au delà de sa beauté naturelle, lui a valu de décrocher les campagnes publicitaires de plus belles marques de la planète : Prada, Saint-Laurent, Bottega Veneta, Alaia, Louis Vuitton et Louis Vuitton Beauté Loro Piana, Sportmax, Sacai, Jil Sander, Balenciaga, Alexander Mc Queen, COS, Dolce&Gabbana, Ferragamo et dernièrement la campagne Chanel printemps/été 2026 sous l'œil du nouveau directeur artistique, Mathieu Blazy.
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Les couvertures à retenir au mois d'Octobre 2026

Awar Odhiang pour Vogue Paris ; Dakota Johnson pour Vogue Usa ; Wunmi Mosaku pour Vogue Grande-Bretagne ; Ida Heiner pour Vogue Italie ; Tilda Swinton pour Vogue Japon ; Vicky Krieps pour Vogue Allemagne ; Daisy Edgar-Jones pour Vogue Espagne ; Non distribué pour Vogue Russie ; Fei Fei Sun pour Vogue Chine ; Anok Yai pour Vogue Brésil ; Bess Van Noord pour Vogue Turquie ; Sophie Wilde pour Vogue Australie ; Anja Rubik pour Vogue Netherlands ; Gabbriette pour Vogue Mexico ; Irina Shayk pour Vogue Arabie ; Sora Choi pour Vogue Koréa ; Lily James pour Vogue Grèce ; Non Distribué pour Vogue Ukraine ; Fran Summers pour Vogue Pologne ; Helena Christensen pour Vogue Tchécoslovaquie ; Giovanna Engelbert pour Vogue Scandinavia ; Karoline Niek pour Vogue Portugal ; Mika Abdalla pour Vogue Inde ; Yun Seo Woo pour Vogue Singapore ; Song Yuqi pour Vogue Hong-Kong ; Tu Tontawan Tantivejaku pour Vogue Thaïlande ; Carolyn Murphy pour Vogue Taiwan ; Adeng Marial, Léonie Cassel, Mar G, Saffron Vadher pour Numéro France ; Serena Motola pour Numéro Tokyo ; Harry Styles pour W Usa ; Karlie Kloss et Anya Taylor-Joy pour V Usa ; Julia Garner pour Elle Usa ; Amar Akway pour Elle Uk ; Loli Bahia , Alina Miller et Rianne von Rompaey pour Harper's Bazaar France ; Julianne Moore pour Harper's Bazaar Usa ; Céline Dion pour Harper's Bazaar Uk ; Amos Laermans, Frauke Nijs, Matilde Lucidi, Orlando Spence pour Harper's Bazaar Italie ; Uma Thurman pour Harper's Bazaar Espagne ; Non distribué pour i-D Magazine ; Laura Morgan, Anyiel Majok et Puck Schrover pour Marie-Claire Italie ; Mirthe Dijk pour Marie-Claire France ; Jacqui Hooper, Julia Nobis, Noor Khan pour Self-Service ; Larissa Moraes, Noor Khan, Rebecca Leigh Longendyke, Angelina Kendall, Kristin Scott Thomas, Margaret Qualley, Taylor Russell, Lorde, Sophia Stel pour POP Magazine ; Gigi Hadid, Bibi Breslin, Matthrw Poisson, Nastassia Legrand, Nima Machado pour Purple Magazine ; Sandra Hüller pour Another Magazine.

Dior Automne/Hiver 2026/2027 par Jonathan W. Anderson

Un gigantesque bassin, garnie d'une pléthore de nénuphars, dont certains laissant apparaitre le déploiement de fleurs rosées, vient auréoler le cœur du jardin des tuileries. Ce bassin éphémère s'agrège, à la fois, d'un podium central le traversant, suivi, en son pourtour, d'une allée à 360 degrés permettant aux mannequins de dévoiler les prochaines tenues Dior aux guests et célébrités, triées sur le volet. Une set-design donnant l'envie irrépressible d'aller se balader au sein de jardins exubérants, ou la nature serait domestiquée, apprivoisée, tout en laissant quelques hasardeux végétaux détonés par leur beauté divine. Bref, un décor momentané qui résonne avec la peinture impressionniste, calqué sur le jardin extraordinaire de Claude Monet. On pense tout de suite aux peintures des nymphéas avec les jeux de reflets sur l'eau, les fleurs, les feuillages. Baigné de lumière, ce décor fantasmé installe une ambiance reposante, contemplative, presque jouissive, où la future femme Dior pourrait devenir une flâneuse élégante plutôt qu'une héroïne théâtrale. Jonathan Anderson souhaite bâtir son récit autour d'une promenade. Il imagine les jardins des Tuileries comme un théâtre social où l'on viendrait autant pour observer que pour être vu. Cette idée rejoint les origines historiques du parc et l'importance du regard dans la mode parisienne. Le premier look, incarné par Noor Khan, se compose d'une micro veste/chandail "Bar", peinturlurée du fameux gris Dior, cloquée à souhait, et ajustée par une jupe volantée, en mousseline chantilly, couronnée par une oblongue queue de pie. La même jupe à basque se teinte de la tonalité du bassin, vert nénuphar, sur le mannequin chinois Zhao Ziqi. Quant à Mona Tougaard, toujours vêtue de la même combinaison, carbone cette fois, revêt une veste satinée, presque col Mao, réhaussée de figures en plumes d'autruches saumonées et bleutées. Laura Kaiser présente la même veste que Noor Khan, version crème, avec une touche plus juvénile et un jeans immaculé richement brodé de guirlandes de strass diamant et de quelques perles nacrées. Un jeans précieux. Les tailles restent toujours hautes et légèrement marquées. La veste, toujours à la configuration "Bar", de couleur acier, et sa jupe pyramidale rose poudrée, se composent de laine bouillie, presque feutrée, sur Athiec Genc, diffusant cet effet hyper architecturé. Charpenté. A contrario, la veste de Saar Mansvelt Beck, toute en grâce, d'un blanc lactescent, pactise avec une chantilly de fines dentelles. Mon coup de cœur. Portée avec un pantalon possiblement en tweed immaculée. Jonathan W. Anderson réinterprète donc plusieurs codes emblématiques de la maison Dior, en particulier la fameuse veste "Bar", réduite, assouplie et transformée en veste à basque contemporaine. Les jupes prennent des formes variées avec des corolles poétiques sur Wendy Garcia, volantés sur Estella Nolan, superpositions transparentes sur Achol Ayor, asymétriques sur Perus Adolwi ou plissés sur Aker Ajak. Les basques, longtemps considérées comme désuètes, probablement d'un autre temps, font leur retour sous une forme plus éthérée. Jonathan W. Anderson a laissé exploser sa créativité en œuvrant de nombreuses matières, particulièrement sophistiquées. Les tissus alternent taffetas lumineux, organza transparent, satin fluide, mousseline aérienne, dentelle délicate, tweed revisité, maille fine, velours, cuir souple, broderies florales ou applications de plumes. Certaines étoffes présentent des reflets irisés rappelant la surface d'un étang, tandis que d'autres jouent sur les transparences ou les superpositions. Le pied-de-poule, tissu iconique maison, revient sur un manteau fluide, bistre, se nouant à la taille par une longiligne ceinture sur Flavie Sammartano. Mais, aussi, sur un deux pièces dépareillées sur le mannequin français Nastassia Legrand. Les pois blancs, étoffe récurrente chez Dior, viennent graviter et habiller une robe de micros-sequins carbone sur Julia Nobis. Une longue écharpe, immaculé cette fois, viendra s'enrouler autour de son cou. Un manteau châtaigne, à la configuration smoking, se fait finalement peignoir sur le mannequin Heija Li. Les manches du manteau de Chloé Paredes peuvent prendre des allures de bicorne. Les accessoires témoignent également de son humour discret comme les sacs en forme de bogues de cacahuètes, les bijoux évoquant des nénuphars, les chaussures graphiques ou escarpins à pois venant embellir les silhouettes sans les surcharger. Le pantalon peut se faire bouffant avec une mousseline grise, recouverte de délicats pétales en plume, sur Luna Tessel ; en version pétrole sur Farida Ebene. Quant aux robes, elles oscillent entre romantisme et modernité avec des proportions volontairement décalées. Une fleur de nénuphar, immense, peut s'accrocher en broche sur le haut de l'épaule de Valery Sergeeva. En noir et blanc, la dentelle fleurie s'amuse des contrastes sur la robe alambiquée, aux formes contemporaines, de Charlies Jones. Toutefois, les robes froncés, simplissimes, font tout autant d'effet sur Yar Aguer en ivoirin ou sur Haojie Qi en rose guimauve. Une palette évoquant un jardin en fin d'été avec du vert mousse, bleu d'eau, ivoire, rose poudré, jaune beurre, lavande, gris perle, beige sable, noir profond. Toutefois, certaines silhouettes souffrent cependant d'un excès d'expérimentation. Les volumes très amples ou les basques très prononcées risquent de rester cantonnés au podium plutôt que de séduire une clientèle plus large. Idem pour certains manteaux et blazers, en peau de mouton, me semble-t-il, paraissent d'un autre âge. Un tantinet vieillot. Pareillement, cette collection automne/hiver 2026/2027 surprend moins que les créations les plus audacieuses réalisées auparavant par Jonathan W. Anderson chez Loewe. Dior n'est pas Loewe. I know. Cependant, le principal mérite de cette collection est de proposer une nouvelle lecture de l'identité Dior, sans renier son patrimoine. La qualité des coupes, la richesse des matières, la subtilité des références artistiques et la cohérence du storytelling émeuvent. La scénographie contribue pleinement à l'expérience en faisant du décor un prolongement naturel des vêtements. Le résultat apparaît comme une collection raffinée, intelligente et profondément Dior, tout en portant la signature singulière de son nouveau directeur artistique. Malgré quelques excès de volume et quelques silhouettes plus conceptuelles, le défilé constitue une réussite majeure qui installe Jonathan Anderson comme l'un des créateurs les plus influents de sa génération.

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Dior

Automne/Hiver

2026/2027

Anthony Vacarello s'en va de Saint-Laurent
Quelques rumeurs courraient fortement dans le cercle de la mode annonçant le départ d'Anthony Vacarrello de son poste de directeur artistique chez Saint-Laurent. Incessamment. Que ce dernier était en train de vivre son dernier défilé prêt-à-porter Saint-Laurent. A la fin de la présentation printemps/été 2027, le 29 septembre 2026, entouré d'une haie d'honneur de ses mannequins, entièrement vêtus de tissus dorés, thème de la collection, Anthony Vacarello a effectué un geste inhabituel laissant présager de son départ imminent. Il est descendu du podium en tendant un trousseau de clefs à un petit garçon, son fils. Bref, un geste de transmission qui en dit long. Toutefois, il faudra attendre le vendredi 9 octobre pour que le groupe Kering annonce officiellement le départ de son directeur artistique, poste qu'il occupait depuis 2016. Dix années à la tête de cette maison prestigieuse. Celui qui avait succédé à Hedi Slimane va laisser une empreinte conséquente. Avec les années, il a su injecter, interpréter et renouveler avec merveille cette sensualité parisienne tout en gardant en tête ce style classique et contemporain. L'ADN de Monsieur Saint-Laurent, sous l'ère d'Anthony Vacarello, a su être valoriser comme jamais. Tous les shows, notamment face à la tour Eiffel, étaient des évènements courus par les célébrités et les modeux. Toujours triés sur le volet. Un rendez-vous qu'il ne fallait pas manquer. Sous sa direction, le chiffre d'affaires de Saint Laurent a plus que triplé pour atteindre 3,3 milliards d'euros en 2022. Les chiffres annuels 2025 de Kering estiment Saint Laurent à 2,6 milliards d'euros. A l'heure actuelle, son successeur n'a pas encore été nommé. Il ou elle devra tenter de jongler, à la fois, avec les codes Saint-Laurent tout en injectant sa vision de l'univers maison. A la fois différent d'Anthony Vacarello, tout en demeurant dans une certaine continuité afin de garder un chiffre d'affaires progressif. Une mission peu évidente pour celui ou celle qui reprendra les rênes de la maison. Cependant, un beau défi à relever. La suite dans un prochain épisode.
Stella Hanan chez Viva
Stella Hanan fait partie de la clique des beautés dites classiques. De celles qui durent dans le temps, de celles dont les maisons de luxe, de cosmétiques, de joaillerie ne peuvent se passer. Simplement parce qu'elles sont magnétiques, hypnotiques, et plaisent au plus grand nombre. C'est injuste mais c'est comme ça que fonctionne l'industrie de la mode. Stella possède ce petit "Je ne sais quoi", cet air de familiarité qui me fait penser au mannequin star néerlandais des années 2000, Doutzen Kroes. Son visage s'approche aussi de beautés actuelles comme Ella Mccutcheon et Charlotte Boggia. Toutefois, Stella Hanan demeure unique en son genre, avec son discret grain de beauté sur la joue et son sourire renversant. On l'aperçoit pour la première fois sur le podium Alaia printemps/été 2025. Un show défilant à New-York et dont la cabine a été réalisée par l'une des Casting-Director star, Ashley Brokaw.
On la retrouvera bien évidement à Milan sur Prada qui demeure la chasse gardée d'Ashley Brokaw depuis des années. Gucci et Versace seront aussi à son programme. A Paris, on la récupère sur Saint-Laurent, Rabanne, Chloé, Schiaparelli dont elle ouvrira le show, Loewe, Victoria Beckham, Duran Lantink, Isabel Marant, The Row, Sacai et Coperni. Une très belle saison pour celle qui débute à peine dans le mannequinat. Elle effectuera une incroyable saison prêt-à-porter automne/hiver 2025/2026 avec 22 shows entre New-York, Milan et Paris.
Toutefois, Stella mettra peu de temps à décrocher sa première couverture. En novembre 2024 le Double magazine la lui offre par le photographe Drew Vickers. S'ensuivra le D Republicca Italie par Johnny Dufort et Anthony Seklaoui, Harper's Bazaar France par Oliver Hadlee Pearch, System par Mark Kean, M le Monde par Théo de Gueltz, Pop par Charlotte Stouvenot, Beyond par Robin Galiegue. Finalement que des magazines pointus. Une carrière gérée sérieusement car Miss Hanan est représentée par deux excellentes agences sur le marché : DNA et Viva. Cette australienne, originaire de Sydney, a su, dernièrement, mettre la maison Hermès dans sa poche en remportant les deux campagnes prêt-à-porter printemps/été 2026 et automne/hiver 2026/2027. Courreges, Chloé, Dolce & Gabbana, Tiffany et Saint-Laurent ont su aussi exploité sa plastique idéale pour mettre en valeur leurs dernières lignes prêt-à-porter. Parions que la fashion week printemps/été 2027 soit pour Stella Hanan l'une de ses meilleures saisons.
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Les chiffres du 1er semestre 2026 groupe LVMH à la baisse
Le groupe Louis Vuitton Moet Henessy a annoncé un recul de son chiffre d'affaires à hauteur de 3% au premier semestre 2026. Toutefois, les chiffres restent cependant généreux pour LVMH qui a réalisé 38,64 milliards d'euros de chiffre d'affaires. Sur la période de juillet à septembre 2026, le chiffre d'affaires a été évalué autour des 18,5 milliards d'euros. A voir. Les maisons Louis Vuitton et Christian Dior restent toujours les moteurs de cette expansion notamment avec les modes prêt-à-porter trendy de Nicolas Ghesquière et désirable de Jonathan W. Anderson. Pour ce qui est des domaines de l'horlogerie et de la joaillerie, les ventes progressent elles aussi à hauteur de 11% par rapport à la même période. Sephora, considéré comme l'un des leaders de la distribution sélective dans le domaine de la parfumerie et la beauté, continue sa progression semestriel avec une augmentation de 6%. Les marchés américains et chinois voient une baisse relative des transactions dues à la situation économique peu reluisante.
Schiaparelli Automne/Hiver 2026/2027 Daniel Roseberry

Imposant que ce podium de la présentation Schiaparelli pour cet automne/hiver 2026/2027. Un podium, en forme de U, couvert d'une surface réfléchissante anthracite, reproduisant chaque silhouette le traversant, le franchissant. Une estrade bordée d'une rampe importante d'ampoules qui n'est pas sans rappeler celles que l'on aperçoit sur le pourtour des fameuses tables de mise en beauté au sein des coulisses. Un décor cependant épuré, digne de ce que l'on pouvait voir dans les années 80, permettant de focaliser toute l'attention sur les vêtements, volumes et travail des matières. Car chacun des invités se positionne en contre bas, permettant, têtes levées, d'observer à merveille tous les détails ingénieux de chacun des modèles. Une idée simple et plein de bon sens. A quoi bon inviter si, dès le deuxième rang, personne ne peut voir les propositions mode. C'est toujours un des aspects des présentations prêt-à-porter qui m'échappent. Pourquoi déplacer des professionnels pour ne discerner qu'un bout de silhouette textile dissimulé par un premier rang. C'est de l'ordre de l'absurde, de l'humiliation ultime. Bref, l'atmosphère volontairement sobre contraste avec l'intensité des silhouettes, renforçant l'impression d'assister davantage à une exposition d'art portable qu'à un simple défilé commercial. Sombre et ténébreux, Thalita Ferreira foule avec grâce ce sol à l'effet miroitant, avec un trois pièces beige des plus classiques. Le boutonnage de son gilet demeure doré comme ceux des accoutrements militaires. L'unique trait fantaisiste de ce look d'ouverture. Un total look monochrome allant jusqu'à ses bottines. La deuxième silhouette, incarnée par Karolina Spakowski, propose une jupe bistre se s'étirant en forme de goutte d'eau à l'arrière. Un cerceau s'emboîtant au sein de l'ourlet dessinant une queue de diplodocus stylisée. L'éclairage théâtralise cette présentation Schiaparelli car chaque passage alterne ombre et lumière. Le maquillage demeure minimal et les coiffures discrètes afin de concentrer le regard sur la construction des silhouettes. Des falbalas de tissus, à la forme bénitier, viennent crayonner la robe moulante de Malin Rudnick. La tonalité beige sera à l'honneur des premiers passages. Sarah Isaksen s'enroule dans une robe mille-feuille, probablement composée de mousseline de soie, dont le design visuel emprunte la forme de strates géographiques. Ida Heiner présente une longue robe en maille qui se dégrade d'un beige vibrant vers un marron terreux. Le détail important focalise le buste avec une découpe en forme de serrure. Une tournure surréaliste usitée abondamment au sein de l'univers d'Elsa Schiaparelli. Daniel Roseberry remémore qu'Elsa Schiaparelli fut l'une des premières créatrices à considérer la mode comme un langage artistique, capable d'exprimer la psychologie, le rêve ou le surréalisme. Cette saison, plusieurs symboles historiques réapparaissent, notamment le célèbre motif de la serrure ou "keyhole", qui devient furtivement l'un des fils conducteurs de la collection. On l'aperçoit en micro-broche sur le revers du col d'un oblong manteau carbone de Stella Hanan. Idem sur la veste d'Ana Beatriz Cortes. Chez Schiaparelli, cette ouverture n'est pas seulement décorative ; elle évoque le mystère, les mondes cachés et l'accès à une autre dimension de la féminité. La poitrine, les hanches peuvent être renforcées et rembourrées comme sur le bustier de Victoria Fawole. Cette collection repose sur des silhouettes extrêmement construites. Les épaules demeurent puissantes comme avec les emmanchures, en fausse fourrure, de Gertrud Rose mais perdent leur caractère agressif des saisons précédentes avec la robe charbon de Sara Caballero qui se brode de légers segments enclosant ses épaules. Les carrures deviennent plus fluides, presque flottantes, tout en structurant la silhouette. Les vestes présentent des tailles fortement marquées tandis que les jupes crayons, les robes colonnes et les manteaux longs allongent la silhouette. Les références aux créations des années 1930 sont nombreuses mais constamment modernisées grâce à des coupes contemporaines et une construction très architecturée. Daniel Roseberry s'amuse avec les effets stylistiques et optiques des robes tricotées d'Esther Kim ou de Noor Khan. Leurs lès en laine s'accumulent et s'amoncèlent les uns sur les autres dispensant un sentiment de flottaison comme par enchantement. L'imprimé fourrure illusionne sur les tenues de Chu Wong et Gertrud Rose, contrastant avec cet immense manteau en fourrure synthétique "bison" de Taylor D. Les robes fourreaux constituent l'un des points forts de la collection. Leur simplicité apparente cache un travail complexe sur les volumes internes, les découpes anatomiques et les jeux en trompe-l'œil. Certaines robes semblent littéralement sculptées sur le corps pareillement à celle de Mona Tougaard qui s'enveloppe d'une débauche de perles et sequins couleur Jai. Idem pour la robe fourreau de Bibi Breslin, entièrement brodée de sequins carbone, gainant sa silhouette comme jamais. Presque statuaire. La robe de sirène, asymétrique, portée par Luiza Perote, projette cet effet de matière "mazoute". Une technique textile faisant penser à la technique picturale du peintre français Soulage et son ultra noir. Même technique textile pour les robes d'Awar Odhiang et de Sandra Murray qui clôtura cette présentation automne/hiver 2026/2027. L'ensemble témoigne d'une maîtrise remarquable des savoir-faire couture appliqués au prêt-à-porter. Daniel Roseberry développe également son concept de "Hard Chic", une élégance disciplinée où la rigueur des lignes contraste avec l'excentricité des détails. Cette tension entre classicisme et surréalisme constitue désormais la signature de son travail mais aussi le culte qu'il admet pour l'imagination débridée d'Elsa Schiaparelli. Plus qu'une succession de silhouettes spectaculaires, cette collection se présente comme une réflexion sur l'héritage d'Elsa Schiaparelli et sur la manière dont une maison historique peut dialoguer avec le présent sans perdre son identité. Alors que le Victoria and Albert Museum de Londres s'apprête à consacrer une grande rétrospective à la fondatrice de la maison (jusqu'à fin novembre 2026), Daniel Roseberry puise plus profondément que jamais dans les archives, non pour les reproduire, mais pour en retrouver l'esprit expérimental. Schiaparelli peut façonner un prêt-à-porter d'une grande désirabilité tout en conservant son ADN surréaliste. Plus qu'une succession de vêtements, ce défilé automne/hiver 2026/2027 affirme une vision : celle d'une femme puissante, cultivée et consciente que la mode peut encore être un véritable langage artistique.

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Schiaparelli

Automne/Hiver

2026/2027

Milan Printemps/Eté 2027 : Quelle fille a ouvert quoi ?6

Alberta Ferretti : Yasmin Wijnaldum - Anteprima : Yanan Wan - Antonio Marras : Margherita Tondelli - Bally (Lookbook) : ? - Blumarine : Irina Shayk - Bottega Veneta : (?) - Diesel : Neo Gregori - Del Core : (?) - Dolce & Gabbana : Penelope Ternes - Dsquared2 : (?) - Elisabetta Franchi : Laiza de Moura - Emporio Armani : Vivienne Rohner - Ermanno Scervino : Myriam Dogo - Etro : Stella Hanan - Fendi : Noor Khan - Ferragamo : Alina Miller - Ferrari : (?) - Genny : Enya Bamberger - Giorgio Armani : ? - Gucci : Jake Hodder - J. Salinas : Nyamec Mira - Jil Sander : Edie Campbell - Laura Biagiotti : ? - Luisa Spagnoli : Anthi Fakidari - Marco Rambaldi : ? - Marni : Bella Novello - Max Mara : Noor Khan - Missoni : Charlotte Boggia - MM6 Maison Margiela : Catalina Oliva - Moschino : Ashley Lauren - MSGM : Mariana Musante - Mithridate : Jeanine Dekker - N°21 lookbook : Evie Nopere - Onitsuka Tiger : ? - Peserico : Nora Vara - Philipp Plein Cruise : Ani Cuevas - Prada : Tanya Churbanova - Roberto Cavalli : Audrey Lees - Sportmax : Malgosia Bela - The Attico : Charlie Jones - Tod's : Lucia Richardson - Versace : Ne defile pas - Vivetta : Mariana Musante -

Jean-Paul Gaultier Automne/Hiver 2026/2027 Duran Lantink
Cette deuxième présentation automne/hiver 2026/2027 de Duran Lantink pour la maison Jean-Paul Gaultier était attendue avec une impatience non dissimulée par le milieu de la mode et des acheteurs. Je dirai même avec curiosité, âpreté et voracité après le déchainement de reproches et de critiques liées à sa première présentation, au mois de septembre 2025. Probablement, un défilé mal compris. Mal interprété. Un défilé qui avait eu, peut-être la bonne ou mauvaise idée, de faire renaitre les looks juvéniles de la ligne "Junior Gaultier". Finalement, malgré cette créativité exacerbée, celui-ci avait été décrié et vendu à la vindicte populaire. Pourtant, Jean-Paul Gaultier lui-même a décelé en Duran Lantink son successeur idéal. Celui qui possède cette même folie créative et ingénieuse. Un de ces directeurs artistiques ultra doués, inventif à souhait, et excellent techniquement. Dans un espace épuré, incolore, composé de longilignes lanières en tissu opaque, au sein d'un podium tortueux, se déroule donc ce deuxième opus. Un set design minimaliste permettant de focaliser l'attention sur les nouvelles silhouettes, d'apprécier les volumes sculptés et les effets de construction imaginés par ce néerlandais. Malin. George Anderson arpente en premier ce podium avec un look de dandy totalement ténébreux. Voire de "Men in Black". Toutefois, son manteau, à la taille, s'offre un amusant drapé insufflant presque un effet miroir de la forme du col. La veste oversize parait surgonflée sur Aluel Makuach. Les manches bouffantes se drapent sur Caitlin Soetendal. La chemise d'Haojie Qi, à la carrure arc de cercle tout doux, entièrement composée de plissées à la Madame Grès, se finalise par des emmanchures aux allures de "pattes d'éléphant", proéminentes et pendantes. Les proportions vestimentaires sont à nouveau le terrain de jeu favori de Durant Lantink. Une robe aux accents militaire, avec les galons aux épaules, se cintre de baleines à la taille pour s'évaser en jupe aux multitudes plissées sur le mannequin néerlandais Marte Mei van Haaster. On remarque rapidement que Duran Lantink poursuit sa réflexion sur le genre, qui avouons-le, constitue un véritable fil conducteur de cette collection. Il l'avait extrêmement bien narré lors de son dernier défilé automne/hiver 2025/2026 pour sa marque éponyme. On se souvient notamment du top représentant une fausse poitrine en latex porté par un homme et le faux torse musclé enfilé par Mica Arganaraz. Aussi, une des références revendiquées par le directeur artistique pour cet hiver s'incarne dans le tempérament irrévérencieux de l'actrice Marlene Dietrich, icône de l'ambiguïté entre masculin et féminin. On se souvient notamment du film d'entre-deux guerres : "L'ange bleu". Même si elle parait méconnue des générations actuelles, cette comédienne allemande devient l'allégorie d'une féminité puissante, élégante et androgyne. On recouvre le visage gracieux de l'actrice, cigarette fumante à la main, imprimé sur la robe moulante d'Alex Consani. Une reprographie en noir et blanc. Toutefois, au lieu de reproduire littéralement les codes stylistiques des années 1930, Duran Lantink les déconstruit avec des costumes retournés, des cols déplacés, des vestes inversées, des silhouettes déformées et des jeux d'illusion venant brouiller les repères. Les personnages imaginés par Duran Lantink se composent aussi de banquiers, détectives, cowboys rétrofuturistes, raveuses, femmes fatales ou héroïnes "steampunk". On affectionne les tailleurs rayés dont les porte-jarretelles apparaissent par-dessus le pantalon, transformant un classique masculin en silhouette sensuelle. Le style western donne naissance à des gilets évoquant simultanément le cowboy et le costume de ville. On pense notamment au chapeau qui s'hybride dans un col S sur le look de Wali. Une veste, dont le col est entièrement déplacé vers l'avant, crée une illusion presque surréaliste, tandis qu'une robe semble flotter autour du corps grâce à des volumes suspendus. Tout ce beau monde coexiste dans un même univers où les identités se mélangent librement. Cette hybridation de "classe" interpelle directement les provocations historiques de Jean-Paul Gaultier, tout en y additionnant cette réceptivité contemporaine chère au créateur. Cette déconstruction ne relève jamais du simple effet spectaculaire. Elle traduit une réflexion sur la manière dont un vêtement transforme le corps. Les lignes deviennent presque sculpturales, rappelant parfois les recherches architecturales de la haute couture. On les observe dans un col en ellipse ; une encolure à la dimension de passerelles sur Lulu Tenney ; une taille de pantalon, en forme de vague sur Elodie Guipaud ; des zigzags, presque des traits de crayons, sur la robe d'Athiec Genc ; une sur-culotte en 3-D, forme en V, sur Luiza Perote. Les silhouettes jouent constamment l'illusion d'optique. On exalte les combinaisons "mannequin d'essai crash de voiture" reproduit sur Canlan Wang ou Neo Gregori. Le thème de la transformation demeure omniprésent avec des vêtements portés à l'envers, des silhouettes retournées, des corps redessinés, des accessoires fusionnés avec les vêtements. On applaudit les ras du cou pneu de voiture. Le message est clair : aucune identité n'est figée. Chaque silhouette semble représenter un personnage dont les vêtements évoluent sous les yeux du spectateur. Les références aux archives de Jean Paul Gaultier sont nombreuses mais jamais identiques. Lantink revisite notamment certains défilés emblématiques des années 2000 en les filtrant à travers son propre langage visuel. Quelques silhouettes paraissent davantage conçues comme des démonstrations techniques que comme des propositions réellement portables. Certaines expérimentations restent néanmoins très conceptuelles. Toutefois, l'expérimentation s'appuie sur une remarquable maîtrise du tailoring. Avec cette deuxième collection de prêt-à-porter pour Jean Paul Gaultier, Duran Lantink confirme qu'il ne cherche pas à reproduire l'héritage de la maison, mais à le déconstruire pour mieux le réinventer. Après un premier défilé qui avait divisé la critique par son exubérance, cette saison automne-hiver 2026-2027 apparaît plus maîtrisée, plus cohérente et surtout plus proche de l'esprit originel de Jean Paul Gaultier : impertinent, sensuel, théâtral et profondément expérimental. Une deuxième proposition qui trouve un équilibre entre ADN historique de la maison et vision personnelle du créateur néerlandais.
 

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2026/2027

New-York Printemps/Eté 2027 : Quelle fille a ouvert quoi ?

3.1 Phillip Lim (Lookbook) : Lex Peckham - 7 For All Mankind : Reagan Lee - Andrew Kwon : - Anna Sui : Marta Freccia - Altuzarra : Ivy Stewart - Bibhu Mohapatra : Sumita Bhandari - Calvin Klein : Kris Krystal - Campillo : Debra Shaw - Carolina Herrera : Laura Schulze - Christian Cowan : Ines Lopez - Christian Siriano : Vlada Roslyakova - Coach : Sydney Waits - Collina Strada : Kate Letskaya - Diotima : Amelie Nsengiyumva - Eckhaus Latta : Angelina Sandoval - FForme : Saar Mansvelt Beck - Frederick Anderson : Ysaunny Brito - Jonathan Simkhai (Lookbook) : Dahli Barink - Kim Shui : Rimea Kasprzak - Khaite : Kaia Gerber - LaQuan Smith : Vakare Steputyte - LoveShackFancy : Isabelle Schilling - Luar : Youssef Rocha - Marc Jacobs : Yasmin Wijnaldum - Michael Kors : Noor Khan - Meruert Tolegen : ? - Oscar de la Renta (Lookbook) : Mayowa Nicholas - Palomo Spain : Elias Meier - Prabal Gurung : Ujjwala Raut - Private Policy : Enza Khoury - Proenza Schouler : Bebe Parnell - Ralph Lauren : Elina Gunawardena - Sabyasachi : Christy Turlington - Sandy Liang : Stef Bonomo - Sergio Hudson : Pure - Theory : Janett Ireen Wohlfromm - Thom Brown : Vlada Roslyakova - Tory Burch : Liu Wen - Ulla Johnson : Mauria Caetano -

YG
Révélations des podiums Automne/Hiver 2026/2027
YG
Alina
Ama
Amelie
Bruna
Cathy
Esther

Miller
Okolo
Sante
Souza
Simmons
Kim
Oui
Metropo
The Lions
Oui
Select
Elite
YG
Farida
Flavie
Gabriela
George
Gertrud
Imane

Ebene
Sammartano
Nied
Anderson
Rose
Benkaddour
Metropo
Women
Next
Viva
Premier
Elite
YG
Isa
Isis
Julia
Kaat
Laura
Luma

Chagas
Bensalem
Barucci
van Herbruggen
Kaiser
Vitoria
Oui
Ford
The Face
Premier
Madison
Supreme
YG
Madelief
Micklate
Nyela
Poppy
Reagan
Rita

Wijnker
Macobola
Hopster
Miles
Lee
Dias
Premier
Elite
Women
City
IMG
IMG
YG
Rose
Sabryna
Sage
Svetlana
Thalita
Xinye

Salmon
Oliveira
Westmaas
Lethelier
Ferreira
Wang
IMG
Oui
The French
Tomorrow
Ford
Women
YG
 
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Tops à suivre en 2025
- Ajus Samuel - Alex Consani - Ali Dansky - Anna Robinson - Annemary Aderibigbe - Ava Shipp - Awar Odhiang - Betsy Gaghan - Bhavitha Mandava - Bibi Breslin - Bodine van Galen - Caitlin Soetendal - Caren Jepkemei - Charlies Jones - Colin Jones - Dana Smith - Diane Chiu - Dobi Mazurek - Ella Dalton - Ella Mccutcheon - Eva Komuves - George Anderson - Jacqui Hooper - Kai Schreiber - Lara Menezes - Leanne de Haan - Libby Bennett - Libby Taverner - Luiza Perote - Maria Klaumann - Marilou Hanriot - Mary Ukech - Mathilda Gvarliani - Mia Armstrong - Nanne Groenewegen - Nazarit Machin - Noor Khan - Nyakong Chan - Nyawurh Chuol - Olivia Petronella Palermo - Paola Manes - Penelope Ternes - Puck Schrover - Rejoice Chuol - Rosalieke Fuchs - Saar Mansvelt Beck - Sanique Dill - Sara Caballero - Sarah Isaksen - Signe Michaelsson - Stella Hanan - Summer Dirx - Thea Almqvist - Vika Evseeva - Yar Aguer - Yura Romaniuk -
Tops consacrés en 2024
- Achol Ayor - Adit Priscilla - Alaato Jazyper - Alix Bouthors - Amar Akway - Amélia Gray - América Gonzalez - Angelina Kendall - Apolline Rocco Fohrer - Ashley Radjarame - Assa Baradji - Beauise Genc-Ferwerda - Britt Oosten - Caren Jepkemei - Deirdre Firinne - Deva Cassel - Enya Davis - Essoye Monbot - Evie Saunders - Fleur Breijer - Karolina Spakowski - Kristine Lindseth - Laiza de Moura - Lulu Wood - Luna Passos - Maaike Klaasen - Maty Drazek - Merlijne Schorren - Pan Haowen - Raynara Negrine - Rolf Schrader - Sascha Rajasalu - Sihana Shalaj - Sun Mizrahi - Tess Breeden - Tianna St.Louis - Tindi Mar -
Tops confirmés depuis 2023
- Abby Champion - Achenrin Madit - Akon Changkou - Anok Yai - Aylah Peterson - Barbara Valente - Blesnya Minher - Chu Wong - Cyrielle Lalande - Dija Kallon - Felice Nova Noordhoff - Fran Summers - Giselle Norman - Greta Hoffer - Hailey Bieber - Hyun Ji Shin - Ida Heiner - Iris Law - Jan Baiboon - Jeanne Cadieu - Jill Kortleve - Kaia Gerber - Klara Kristin - Lila Moss - Lola Nicon - Loli Bahia - Louise Robert - Lydia Kloos - Maike Inga - Malicka Louback - Malika El Maslouhi - Mariam de Vinzelle - Mariel Uchyda - Maty Fall Diba - Mika Schneider - Mila Van Eeten - Miriam Sanchez - Mona Tougaard - Nora Attal - Oudey Egone - Paloma Elsesser - Precious Lee - Quannah Chasinghorse - Quinn Elin Mora - Rebecca Leigh Longendyke - Sacha Quenby - Sarah Grace Wallerstedt - Sofia Steinberg - Tanya Churbanova - Ugbad Abdi - Victoria Fawole - Vilma Sjoberg - Vivienne Rohner -
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