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Février 2026
Par Yann Gabin
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S'il y a un mannequin en train de devenir incontournable du circuit de la mode, c'est bien la canadienne Awar Odhiang. En couverture du Vogue Italie du mois de février, Awar rayonne dans ce manteau jaune absinthe imaginé par l'inventif Pier Paolo Piccioli pour sa première collection prêt-à-porter Balenciaga. Le photographe brésilien, Rafaël Pavarotti, a souhaité shooter les essentiels de la saison printemps/été à la montagne. Avec une neige à foison et un ciel d'une pureté absolue, Awar Odhiang célèbre chaque tenue. Une réussite totale.
Awar Odhiang chez Ford Models
S'il y a un moment mémorable de la fashion week printemps/été 2026, c'est l'instant ou Awar Odhiang, en clôturant le show Chanel, décide d'effectuer un 360 degré sur le podium, sourire éclatant, applaudissant chaudement, en venant féliciter Mathieu Blazy à bras le corps. Cet instant précis reste le moment le plus observé de la fashion week printemps/été 2026 sur les réseaux sociaux, notamment Instagram. Un shot qui a fait passer Awar Odhiang dans une autre dimension du mannequinat, celle des mannequins iconiques. Qui comptent. D'ailleurs, Awar a été élue mannequin de l'année 2025 par les membres de l'industrie de la mode. Elle débute le mannequinat à l'international en 2020. En pleine période de la Covid-19.
Il faudra attendre la fashion week printemps/été 2022 ou on l'apercevra arpenter quelques podiums à New-York avec Gabriela Hearst, Carolina Herrera, Jason Wu, Altuzarra. A Londres, Alexander McQueen. A Milan avec Del Core, Jil Sander, Etro, N°21, MM6 Maison Margiela, Tod's, Sportmax, Ports 1961, Philosophy Di Lorenzo Serafini ou Marni. A Paris avec Saint-Laurent, Acne Studio, Balmain, Chloé, Hermès, Lanvin, Ludovic de Saint-Sernin, Stella McCartney, Atlein, Lacoste ou Monot. Même s'il lui manque quelques belles maisons telles que Prada, Fendi, Versace, Chanel, Dior ou Miu Miu, Awar a su rapidement séduire directeurs de castings et maisons prestigieuses. Toutefois, avec les différentes fashion weeks qui s'enchainent à un rythme effréné, Awar va devenir l'une des filles incontournables des podiums. Elle devient même le mannequin qui a le plus défilé lors de la fashion week printemps-été 2025.
Originaire du sud-soudan, sa famille immigre au Canada lorsqu'elle est enfant. Elle est découverte en 2015 alors qu'elle travaille à temps partiel dans la boutique Old Navy à Calgary afin de payer ses études. Elle enchaine des shootings sur place permettant de gagner en expérience. Il faudra attendre la fashion week automne/hiver 2020/2021 qui la voit fouler son premier podium international : Celui de Jil Sander. Une date marquante car jour de son anniversaire. Un bon présage pour les mois à venir. Celle qui adore être dans la nature voit aujourd'hui une grande partie de son temps aspirer par les shootings dans les plus grandes capitales internationales ainsi que par les nombreux vols. Sa gentillesse et sa bienveillance, au delà de sa beauté naturelle, lui a valu de décrocher les campagnes publicitaires de plus belles marques de la planète : Prada, Saint-Laurent, Bottega Veneta, Alaia, Louis Vuitton et Louis Vuitton Beauté Loro Piana, Sportmax, Sacai, Jil Sander, Balenciaga, Alexander Mc Queen, COS, Dolce&Gabbana, Ferragamo et dernièrement la campagne Chanel printemps/été 2026 sous l'œil du nouveau directeur artistique, Mathieu Blazy.
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Les couvertures à retenir au mois de Février 2026

Doutzen Kroes pour Vogue Paris ; Amanda Seyfried pour Vogue Usa ; Jessie Buckley pour Vogue Grande-Bretagne ; Awar Odhiang pour Vogue Italie ; V pour Vogue Japon ; Maty Fall Diba pour Vogue Allemagne ; Lulu Tenney pour Vogue Espagne ; Non distribué pour Vogue Russie ; Sarah Snook pour Vogue Chine ; Bad Bunny pour Vogue Brésil ; Kristine Lindseth, Vika Evseeva pour Vogue Turquie ; Jacob Elordi, Margot Robbie pour Vogue Australie ; (?) pour Vogue Netherlands ; Ariana Grande pour Vogue Mexico ; Princesse Nourah Al Faisal Al Saud et Princesse Abeer Al Faisal Al Saud pour Vogue Arabie ; Alex Consani pour Vogue Koréa ; Anthi Fakidari, Nassia Matsa et Ros Georgiou pour Vogue Grèce ; Yura Romaniuk pour Vogue Ukraine ; Estelle Nehring pour Vogue Pologne ; Olivia Vinten pour Vogue Tchécoslovaquie ; Anine Bing pour Vogue Scandinavia ; Tida Rosvall pour Vogue Portugal ; Kiara Advani pour Vogue Inde ; Yerin Ha pour Vogue Singapore ; Maya Thurman-Hawke pour Vogue Hong-Kong ; Kris Grikaite pour Vogue Thaïlande ; Song Ah pour Vogue Taiwan ; Bhavita Mandava et Summer Dirx pour Numéro France ; Lindsey Wixson pour Numéro Tokyo ; A$AP Rocky, Benicio Del Toro, Chase Infiniti, Dwayne The Rock Johnson, Elle Fanning, Emma Stone, George Clooney, Greta Lee, Jacob Elordi, Jodie Foster, Mia Goth, Michael B. Jordan, Renate Reinsve, Sean Penn, Sydney Sweeney, Tessa Thompsonpour W Usa ; Jennie et Irina Shayk pour V Usa ; Lulu Tenney et Raye pour Elle Usa ; Lineisy Montero pour Elle Uk ; Léa Seydoux pour Harper's Bazaar France ; Kaia Gerber pour Harper's Bazaar Usa ; Claire Foy pour Harper's Bazaar Uk ; Vittoria Ceretti pour Harper's Bazaar Italie ; Adriana Lima pour Harper's Bazaar Espagne ; Non distribué pour i-D Magazine ; Milena Paladini et Ebba Bostrom pour Marie-Claire Italie ; Sophie Marceau pour Marie-Claire France ; Lennon Sorrenti, Libby Bennett, River Klein et Chloë Sevigny pour Self-Service ; Awar Odhiang, Angelina Kendall, Diane Chiu, Jessica Miller, Loli Bahia, Libby Bennett, Lulu Tenney, Mona Tougaard, Thea Almqvist pour POP Magazine ; Esther Rose McGregor, Akari Higashi, Asako Sato, Bibi Breslin, Kiko Mizuhara, Suj Lee pour Purple Magazine ; Colman Domingo, Cynthia Erivo, Bodine van Galen, Irina Shayk, Vittoria Ceretti pour Another Magazine.

Coperni Automne/Hiver 2025/2026 par S. Meyer et A. Vaillant

Une salle de jeux, connectée en réseaux, installée en plein milieu de l'Arena Bercy, Coperni l'a réalisé avec un set design majestueux pour cet automne/hiver 2025/2026. Une ambiance totalement geek avec cet alignement rigoureux d'écrans, adjoignant entre les joueurs concentrés une centaine d'invités. Les autres, observant la scène électronique depuis la périphérie. Un véritable shot de vidéos games diffusant en live les parties de jeux vidéo. Avant même que le défilé ne débute, le message semble limpide : divertissement, monde virtuel, jeunesse et personnages de jeux vidéos seront les inspirations de la femme Coperni pour cet hiver. Cette maison française ayant gagné ses lettres de noblesse en tant que marque innovante, voire visionnaire. On se remémore de la robe en fibres textiles, projetées sur l'icone Bella Hadid, exécutée en direct live en moins de cinq minutes. Mais, aussi des concepts technologiques appliqués aux vêtements : comment instaurer des ondes sonores sur des tee-shirts ou des sous-pulls ? En incorporant simplement de mini haut-parleurs à la fibre textile. Comment intégrer la robotique pour dévêtir le top hollandais Rianne von Rompaey ? Avec l'utilisation ingénieuse de robots canidés. Comment produire un sac ovoïde sortant de l'ordinaire ? En le désignant, avec l'aide d'ingénieurs coopérant avec la Nasa, ayant conçus une matière légère, incorporant 90% d'air, à l'apparence de peaux de méduse. Être adulé pour ces impératifs de recherches technologiques paraient un sacré avantage mais, à contrario, pourra impliquer une pression supplémentairecar l'on suscite une attente. Pour l'automne/hiver 2025/2026, après le moment magique et féerique créé au sein du célébrissime château de la belle au bois dormant, à Disneyland Paris, Arnaud Vaillant et Sébastien Meyer ont souhaité revenir sur Paris. L'espace immense de l'Accor Arena Bercy a été mis à disposition pour insuffler cette atmosphère geek à travers ce set-design composé d'une centaine de streamers jouant en ligne. Mode et univers virtuels se télescopent ainsi. Toutefois, on se souvient de la maison Balenciaga, sous le joug de Demna Gvasalia, qui avait présenté des silhouettes numériques via le jeu Afterworld : The Age of Tomorrow. Le top Lulu Tenney ouvre le show avec cette robe carbone, sans manches, col cheminée, seconde peau, rehaussée d'une fine ceinture en cuir clipsant sa robe à la hanche, laissant entrapercevoir sa longue jambe fuselée. Un look qui siérait complètement au personnage de Tomb Raider. En version blanche sur Aymeline Valade. En body ultra moulant, aux motifs floraux bleus lapis-lazulis sur la vénézuélienne América Gonzalez. Les collants se clipsent de micro sacoches en nylon kaki comme aperçu sur les jambes athlétiques de Claire Marie. Ces petites pochettes, pratiques, peuvent s'agripper sur la robe en sequin carbone de Luiza Perote ou la combinaison carbone de Bodine van Galen. Telle Catwoman. Praticité validée. Des silhouettes KAWAI, voire de mangas japonais, prennent vie sur les silhouettes de Qiuyiue Li, Sascha Rajasalu, Summer Dirx ou Heija Li. Jacqui Hooper se voit attribuer une silhouette à la Jessica Rabbit, fameuse pin-up du cartoon "Qui veut la peau de Roger Rabbit". Robe vermillon, au tissu technique de doudoune gonflée, mais juste à souhait. En version pétrole, capuchonnée sur Achol Cuir. En transposition reine des neiges sur Dobi Mazurek. Presque une réminiscence de looks de Jean-Paul Gaultier des années 90. Sébastien Meyer et Arnaud Vaillant allouent quelques vestes extraites du vestiaire masculin, plutôt amples, aux épaules tombantes. Ils les préfèrent défaites afin de mettre en valeur des propositions textiles sous-jacentes comme une chemise bucheron cacao sur Hanna Leszek, un body une pièce en nylon sur Alex Consani ou une chemise basique carbone sur Achol Ayor. En pied de poule, ajoutée d'un marcel crocheté en fin lainage, elle manifeste une trop grande amplitude sur le top marocain Nora Attal. C'est un style, un parti pris déjà vu depuis quelques saisons.Une fourrure synthétique, vert amande, s'offre une embrasure en Y sur Athiec Geng. Le maillot une pièce, bleu tendre, s'épingle d'un col roulé, à l'allure de combinaison de plongée sur le top australien, Angelina Kendall. La parka en nylon, aux double zips latéraux, impeccable pour un séjour aux sports d'hiver, se soumettent à deux tonalités coutumières : Ébène sur Amélia Gray et neige sur Sacha Quenby. La veste en cuir de Charlies Jones s'offre le logo maison sur le buste mais reste, somme toute, relativement discret par ce ton sur ton subtil. A contrario de celui endossé par Ava Shipp, plus criard, au trio de couleurs composé de grège, grenat et graphite. Ce même logo, traduit cette fois sous forme de fil d'acier, tel un collier ultra contemporain, maintient la robe sirène en sequins argentés de Rachel Marx. En version pétrole pour la gironde Paloma Elsesser. De couleur ardoise Pour Ella Mccutcheon. La mini-jupe, en lainage acier, se majore d'un pan textile plissé, imperceptiblement plus élancé que la mini. Décalé et totalement mode. Hyper vaporeux, les sous-pulls coulent sur le buste comme un sérum, aux motifs floraux, à la Laura Ashley, sur Canlan Wang ou gris chiné sur Betsy Gaghan. Des micro-shorts s'harnachent de brides en cuir clouté venant ceinturer les jambes de Lila Moss ou Alaato Jazyper. Quelques silhouettes en jeans, assez juvéniles, peuvent se brodés de-ci delà de tatouages tribaux comme vu sur Issa Lish ou entièrement usés et délavés sur le look de Libby Bennett. Des farfalles de plissés dévalent en zig-zag la robe en mousseline de Dana Smith. Alex Consani achèvera cette présentation avec ce look de vilaine James Bond Girl : Veste de smoking déboutonnée, body col-roulé marine, collant relevé de pochettes en nylon ébène et escarpins effilées à souhait. Une dégaine magistralement sensuelle. Une présentation automne/hiver 2025/2026 incluant un large panel d'outfits qui trouveront certainement preneur. Un défilé moins show off qui permet, également, à Coperni d'incorporer un vestiaire de pièces plus basiques, intemporelles, vraiment commodes à styliser quotidiennement. Probablement une collection un brin plus commerciale. L'heure de se faire remarquer et effectuer des millions de vues, via tous types de réseaux sociaux, semblent vraisemblablement moins le propos. Le duo convoite probablement une mode durable, moins connoté d'une saison spécifique, avec une forte valeur ajoutée notamment à travers des tissus techniques et détails stylistiques spécifiques qui insufflent à la silhouette une touche complètement ancrée pour cet hiver 2025/2026.

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Coperni

Automne/Hiver

2025/2026

Pieter Mulier quitte Alaia
La maison Alaia perd son incroyable directeur artistique Pieter Mulier. Le 30 janvier, la maison éponyme a annoncé, via un communiqué de presse, le départ de celui qui a élevé la maison Alaia au rang des maisons les plus trendy de la planète mode. Un style architecturé mêlant influences ethniques, contemporanéité, art brut, minimalisme et quelques codes identitaires bien choisis de Monsieur Azzedine Alaia. Des hits stylistiques et accessoires ont été créés sous son règne et copiés par les concurrents de la fast-fashion comme les ballerines resilles, les pantalons à la jambe arrondie ou le sac teckel. Après le décès de son fondateur, le choix de son successeur s'était porté sur cet illustre inconnu du grand public mais bien connu de l'audience pointue de la mode. Notamment pour son travail étroit avec Raf Simons comme premier assistant chez Raf Simons, Jil Sander, Calvin Klein et Christian Dior. Pieter Mulier a su insuffler à la maison Alaia cette vibration de désirabilité qui ne s'est jamais érodé en cinq années de présence. Une mode ultra séduisante avec des jeux de découpes fantastiques, des maintiens révolutionnaires, des profils sortant de l'ordinaire et des accroches corporels ingénieuses. Avec pour but ultime le respect et la mise en valeur des courbes de la gente féminine. Depuis décembre, quelques rumeurs laissaient présager du départ de Pieter Mulier. Que celui-ci rejoindrait probablement la direction artistique de la maison Versace, à Milan. Notamment après le départ du jeune directeur Artistique, Dario Vitale, qui a été vite remercié après une unique collection. Il est fort probable que cette rumeur soit bien fondée. Rappelons que la maison Versace n'est plus aux mains de Donatella Versace. Elle a été rachetée dernièrement par le groupe Prada. Et qui se trouve à la tête des collections Prada au côté de Miuccia Prada ? Raf Simons. Et, Pieter Mulier a été sa main droite pendant des années lors de ses précédents postes de directeur artistique. La directrice générale d'Alaïa, Myriam Serrano, a avoué toute sa gratitude pour tout le travail effectué au sein de la maison. " On remercie sincèrement Pieter pour sa vision et son engagement, il a écrit un chapitre important dans l'évolution de la maison ". Même si Pieter Mulier avait fait déménager dernièrement tous les bureaux maison pour insuffler une nouvelle énergie créative, il ne profitera guère de ce nouvel espace du 49 rue Servan dans le XIème arrondissement de Paris. Il restera cependant à la direction artistique jusqu'à son ultime présentation prêt-à-porter automne/hiver 2026/2027 qui sera présenté à Paris au mois de mars 2026. Une collection qui sera férocement attendue.
Ella Dalton chez Elite Paris
En septembre 2023, Ella Dalton ouvre le show Tom Ford Printemps/Eté 2024. Un premier show international pour cette jeune londonienne. La maison Versace la caste juste après pour son défilé Milanais. Deux défilés, deux expériences divergentes qui lui permettent d'appréhender le métier de mannequin. Encore très jeune, elle est à nouveau aperçue lors de la saison automne/hiver 2024/2025 sur le podium de Tom Ford. Toutefois, il faudra patienter pour apercevoir sa frêle silhouette sur quelques autres podiums lors de la fashion week printemps/été 2025. J.W Anderson à Londres. Chloé, Loewe, Valentino, Gabriela Hearst, Miu Miu, Coperni, Louis Vuitton à Paris. Les études lui prenant la plus grande partie de son temps.
En 2024, quelques magazines la font poser pour leurs séries mode comme Harper's Bazaar Italie par Mathieu Delbreuve, Pop par Nicolai von Bismarck ou Harper's Bazaar France par Karim Sadli. Des images nécessaires pour se faire un nom. Il faudra attendre 2025 pour voir sa frimousse apparaitre plus intensément dans les pages des magazines. Tout simplement parce qu'Ella Dalton, avec l'accord de ses parents, accorde un peu plus de temps au business du mannequinat. Elle pose pour le W Usa par Oliver Hadlee Pearch, M le Monde par Lukasz Pukowieck, Vogue Korea par Yookeun Lim, AnotherMag par Mel Bles, System par Mark Kean, Elle Usa par Willy Vanderperre, D Republicca Italie par Mark Kean, W Chine par Zhong Li, Harper's Bazaar France par David Sims.
Cependant, c'est lors de la fashion week automne/hiver 2025/2026 que Miss Dalton décroche les meilleurs podiums entre Milan et Paris : Gucci, Fendi, Max Mara, Sportmax, Versace, Rabanne, Isabel Marant, Duran Lantink, Louis Vuitton, Chanel, Miu Miu et Emilio Pucci. Encore aux prémices de sa carrière, Ella a surtout obtenu des money jobs pour quelques lookbooks pour les maisons Rabanne, Miu Miu, Chloé, Zara Beauty, Mac Cosmetics. Toutefois, la maison Louis Vuitton vient de la confirmer pour sa campagne Cruise 26 au côté de Sascha Rajasalu et Mahi Kabra par le photographe Jamie Hawkesworth. Soyons certain que de jolies campagnes publicitaires vont tomber très prochainement dans l'escarcelle de la trendy britannique, Ella Dalton. A suivre.
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Adieu Monsieur Valentino
Né le 11 mai 1932 dans la ville lombarde de Voghera, le designer Valentino Garavani, s'est éteint à l'âge de 93 ans, le 19 janvier dernier. Fondateur de la maison éponyme, Monsieur Valentino avait su créer une marque reconnue dans le monde entier. Arrivé à Paris dans les années 50, il apprend le métier de styliste au sein de la chambre couture parisienne. Il développe ses aptitudes en collaborant au sein de deux maisons de couture française, Jean Dessès et Guy Laroche. Toutefois, Valentino ambitionne à créer son propre univers stylistique, avec des idées bien précises de la mode. Il fondera sa maison à Rome, en 1960, avec l'aide de son partenaire Giancarlo Giammetti. Arbitre du bon goût, à la recherche de la beauté absolue, il est reconnu pour la création d'un dressing ultra glamour, chic, flamboyant, avec particulièrement des robes dites de princesse, de bals, de cocktails, voire de jet-setteuse. Monsieur Valentino, presque icone de lui-même, a su imposer, au fil des années, un style un brin baroque, de "belle madame" auprès de ses riches clientes mais aussi de nombreuses célébrités allant de Jackie Kennedy à Julia Roberts, d'Elizabeth Taylor à Marissa Berenson (petite fille d'Elsa Schiaparelli), de Nancy Reagan à Sharon Stone. Méticuleux, minutieux, rêveur, un brin "diva", sa mode se devait d'être sensuelle et d'un enchantement permanent. Le rouge étant sa couleur favorite. Une tonalité étincelante qui rend la femme Valentino lumineuse. Mais pas seulement. Les imprimés floraux, les plissées, la dentelle, les froncés, les fleurs, les matières nobles, la lingerie, les plumes, l'or, les mousselines, les soieries, la passementerie, les froufrous et volants feront parties de tous les codes identitaires récurrents de ses collections haute-couture et prêt-à-porter. En 2008, monsieur Valentino décide de laisser sa place à un duo italien prometteur et talentueux aux noms de Pier Paolo Piccioli et Maria Grazia Chiuri. Pier Paolo Piccioli restera aux commandes de la maison Valentino jusqu'en 2024. Alors, que Maria Grazia Chiuri reprendra les rênes de la maison Christian Dior au départ de Raf Simons, en 2013. Pier Paolo Picioili quittera la maison romaine en 2024 et sera remplacé par Alessandro Michele.
Sacai Automne/Hiver 2025/2026 par Chitose Abe

Chitose Abe poursuit son travail de recherches textiles sur le layering, l'accumulation de matière, la déstructuration du volume, les découpes inhabituelles et les contrastes de matériaux pour sa présentation Sacai automne/hiver 2025/2026. La géométrie et l'espace structurelle demeurent les bases de sa vision de la mode. Une importance inaltérable, à la fois, au niveau graphique du look mais aussi du tombé global de chacun des vêtements. La créatrice tord les lignes et les maitrise excellemment. Elle tente des ouvertures astucieuses, des mélanges de proportions diverses et variées, pour briser les lignes habituels du tailoring. Pouvant être bien souvent un peu trop classique à son gout. Chitose Abe s'attache à proposer, à nouveau, toute une palette de costumes et tailleurs. Repérer la bonne idée qui permet de rester dans une veine totalement portable tout en aspirant à cette touche "Hype". De celle qui rendra la pièce à part, désirable, dans l'air du temps. Comme aime à le souligner les nouvelles générations : "Slay". Des rangées de cubes miroirs feront office de tabourets. Des rampes lumineuses sont suspendues tels des parapets. Le lieu du show propage ce concept d'espace en réfection. Toujours cette ambiance en cours de rénovation. D'inachevée. Comme la mode Sacai, qui un temps soit peu, pourrait être en cours d'écriture. Pas totalement achevée. Les couleurs intègrent des tonalités sombres allant du gris bleu au vert foncé, du kaki à l'anthracite. On perçoit toujours l'inspiration militaire dissimulée, notamment avec les bottes en cuir ou bien un large treillis kaki en nylon enfilé par Anna Robinson. Beaucoup de capes, d'étoles, de châles. D'énormes sequins carbones viennent parer et agripper le pantalon d'Elodie Guipaud. On recouvrera ces sequins, en plexi vermillon cristallin, apposés sur un pullover en laine carbone de Xinyue Guo. Des reprographies du photographe Man Ray viennent s'appliquer sur un pull, un tee-shirt ou la robe en fausse fourrure d'Alix Bouthors, à la configuration très sixties. Toujours cet esprit Arty de la femme Sacai. Elle affectionne l'art et n'hésite pas à l'afficher. De fines plumes d'autruches enclosent la cape et jupe d'Heija Li. Quelques plumes délicates et éthérées viennent parsemer le baggy carbone de Sascha Rajasalu ou le sweater de Nastassia Legrand. Les manteaux et perfectos paraissent toujours soutenus de manière à décentrer la silhouette. Il y a continuellement ce décalage textile qui impacte la silhouette pour l'emmener vers une déstructuration choisie et assumée. Cela fonctionne toujours merveilleusement bien, même si l'effet de style a été vu et revu à maintes reprises. La doudoune de Victoria Fawole se bâtit autour d'un layering captivant de tissus boursouflés comme un entassement de couettes. Très japonais. Des pointes rouge vif s'intercalent dans cette présentation ténébreuse comme vu sur l'étole de Diane Chiu ou le pull tricoté col roulé d'Ajus Samuel. Les zips demeurent toujours un outil utilisé à bon escient dans les collections de Chitose Abe. Habilement situés, ils peuvent redéfinir une silhouette en quelques secondes. Comme la jupe d'Ann-Catherine Lacroix qui d'un coup peut offrir une forme crayon ou bien libérer une jambe délurée. Le noir et ses variations restent fort présents. Les deux silhouettes en rouge et noir fonctionnent parfaitement. Marte Mai Van Haster intercale son étole démesurée, rouge vif, sous une veste classique gris souris survitaminant son look. Comme un shot visuel. Le cuir en impose par sa structure un peu plus rigide, raide, droite, permettant de maintenir dans l'atmosphère des courbes rectilignes. Une peau retournée englobe le buste de la sud coréenne Sora Choi. Idem sur Ida Heiner. Le travail de proportion du cuir diffuse presque cette allure des peuples vivant dans les steppes mongoles. Cela en impose. Une touche café au lait pour le total look, veste et jupe en cuir verni, de Natasha Poly. Quelques imprimés au format cachemire reconquièrent l'étole de Malgosia Bela ou le total look de d'Agel Akol. Enormément de noir pour cette collection et des proportions amples qui tombent jusqu'à épouser le sol. On investit une mode protectrice qui sera idéale pour des températures inférieures. Une véritable collection d'hiver qui demeure à la fois originale par ses proportions disruptives mais aussi par cette idée qu'elle investisse un quotidien ultra portable. Un excellent compromis entre portabilité et tendance pointue.

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Sacai

Automne/Hiver

2025/2026

Rafaël Pavarotti, invité du MAD dès le mois de septembre 2026
Le photographe brésilien, Rafaël Pavarotti, aura l'honneur de présenter une partie de son travail au sein du musée des Arts Déco à compter du mois de septembre 2026 et jusqu'au mois de mai 2027. Pour la première fois, ce trentenaire, né en 1993 au sein de l'état de Para au sein de la forêt amazonienne, aura la possibilité d'exposer dans ce lieu magique ses visuels, portraits et coups de cœur. Ce photographe de mode a notamment travaillé pour les meilleurs supports éditoriaux de la planète comme British Vogue, The New-York Times Style Magazine, Vogue Hommes, Vogue Italie, Double, W Usa, The Perfect Magazine, Dazed & Confused, Acne Paper, Vogue France ou D Republicca Italie. Sans omettre des clients prestigieux comme Dior Men, le Monde d'Hermès, Off-White, H&M, Ray-Ban, Byredo, Balmain, Guess Jeans, Alberta Ferretti, Ferragamo ou Maison Margiela. Un travail photographique qui demeure politique car Rafael Pavarotti affectionne à mettre en avant des personnes issues de la communauté noire ainsi que des mannequins racisés. L'envie notamment que la jeunesse brésilienne métissée, mais pas seulement, puisse s'identifier et se retrouver à travers d'autres représentations que caucasienne, forte présente dans le milieu de la mode depuis tant d'années. Idem pour le photographe américain Tyler Mitchell. Des photos ou la puissance survient de l'utilisation de fonds de couleurs vibrants, ardents, brulants. Des violets, jaunes, rouges, bleus, verts qui mettent en exergue chacun des visuels. Des tonalités qui donnent un rendu graphique captivant afin de mieux délimiter profils et silhouettes des mannequins. Presque comme une bande-dessinée. Nombreuses sont les célébrités soutenant son travail et n'hésitant pas à se faire tirer le portrait par ce génie de la nouvelle génération photographique telle que Beyonce, Bad Bunny, Rihanna, Harry Styles, Asap Rocky, Kendrick Lamar, Gisèle Bundchen ou Naomi Campbell. Pour résumer, 200 tirages seront proposés au grand public pour une exposition qui se voudra être haut en couleur.
Balenciaga Automne/Hiver 2025/2026 par Demna Gvasalia
Obscur sera l'univers Balenciaga de cet hiver. Sombre. Presque funeste. Comme annonciateur d'une mauvaise nouvelle. Peu de place à la fantaisie et la rêverie. Un labyrinthe serpentaire fera office de podium. Intitulé "study of different standard' clothes", cette présentation proposera une déclinaison d'archétypes vestimentaires classiques, redéfinissant les basiques du dressing tel que le tailleur, costume, jogging, sportswear ou vêtements de soirée. Toujours dans une vibration et un style très urbain. Une requalification bien rudimentaire Dépeindre cette dernière collection prêt-à-porter de Demna Gvasalia pour la maison Balenciaga, seul deux vocables me traverse l'esprit : banalité déconcertante. D'une normalité sans fond. Rien de péjoratif dans tout cela. Toutefois, aucun vêtement ne me fait vibrer. Le discours de Demna Gvasalia s'épuise à force de tenter à résumer son dressing à l'essence même d'un vestiaire pragmatique. Amalgamant tenus masculines et féminines, il propose un dressing d'un minimaliste rébarbatif. Aucune pièce ne sort vraiment du lot. Les pantalons évasés, type baggy, ont été vu et archi revu dans de précédentes collections. Pourquoi continuer à les mettre en avant ? Un longiligne manteau neigeux porté par Karolin Wolter définit cependant une rigueur acceptable. Il y a presque ce désir inconscient de confronter le design Balenciaga de cet hiver 2025/2026 à celle des mastodontes de la Fast Fashion. Comme un retournement des rôles. Ne serait-ce pas le comble du luxe que cette Fast Fashion devienne l'une des sources d'inspiration des maisons de luxe en mal d'inspiration ? On pense notamment à Zara ou H&M qui, avouons-le, arrivent à répandre continuellement des collections extrêmement bien conçues avec un fort potentiel de désirabilité. Pour cet automne/hiver 2025/2026, on recouvre une collaboration avec la marque sportswear Puma qui investit, par exemple, une veste de jogging bicolore, grenat et carbone, comme vu sur François Deaconu. Les bottes en cuir, complètement dans l'esprit pécheur, viennent se fixer à la ceinture. Un pull torsadé masculin dégringole jusqu'au dessus des genoux, se faisant presque robe seconde peau. Quelques marcels demeurent déchiquetés en leurs emmanchures laissant entrapercevoir la musculature de jeunes éphèbes baraqués. Le noir prédomine cette collection laissant un arrière gout de monotonie. Les doudounes sont gonflés à souhait et seront certainement très efficaces face aux frimas hivernaux. Demna Gvasalia les propose en version courtes ou extra longues. Les quelques robes de soirées, enfilées de manières déstructurées, laissent apparaitre discrètement le moucheté du léopard, via un tye&dye discret. Un flash bleu azur s'incruste sur une robe en lycra seconde peau comme aperçu sur Roxanne Plaza. Même tonalité sur une robe chasuble avec capuche, dans l'esprit sportswear, sur Anna Juvander. Un rose pinky, totalement fluo, voire girly, recouvre la robe totalement échancrée de Liu Wen. Majestueusement Barbie. Le top polonais Malgosia Bela se voit affabulé d'un trench classique venant presque frôler le sol. Avec de petites lunettes en acier argenté, elle parait stricte et sévère. Voire austère. Awar Odhiang s'entiche d'une robe manteau alcalescent, à la configuration pyramidale, maintenue à la taille par une ceinture bien resserrée. Chic à souhait. Demna Gvasalia a toujours eu un faible pour le sportswear et les looks athlétiques qu'il revisite constamment depuis son arrivée chez Balenciaga. Il aime introduire cette pulsation sportive afin de dispenser une ambiance plus dynamique, énergique. Le tracksuit/survêtement reçoit ses lettres de noblesse, mais dans une version plus plaisante et ajustée que les silhouettes oversize dont Demna avait énormément dévoilé auparavant. Quelques pièces sportives comme des corsets, vestes zippées ou joggings se mélangent à des éléments luxueux tels que médailles et logos gravés. Pas mal de joggings pour un rendu qui se voudra très footeux. Les artifices ne demeurent plus son propos. On bannit l'excentricité. On épure au maximum pour garder une silhouette élémentaire mais pas dépourvu de charme. Une présentation tout de même un peu sommaire même si ce style particulier demeure plébiscité par une manne de jeunes gens branchés. Hyper commerciale, cette collection prêt-à-porter 2025/2026 fera certainement la joie de la horde de fans de Demna Gvasalia. Toutefois, il est temps de laisser la main afin de laisser à Pierpaolo Piccioli le soin de recouvrer une dynamique plus proche du doigté de Monsieur Cristobal Balenciaga. A bon entendeur.
 

Balenciaga

Automne/Hiver

2025/2026

Paris Couture Printemps/Eté 2026 : Quelle fille a ouvert quoi ?
Armani Privée : Agnes Zogla - Ashi Studio : Mila Van Eeten - Chanel : Stephanie Cavalli - Christian Dior : Laura Kaiser - Elie Saab : Meg Dmitruk - Georges Chakra : Daphne Velghe - Georges Hobeika : Vira Boshkova - Germanier : Lisa Rinna - Julie de Libran : Josephine Le Tutour - Miss Sohee : Coco Rocha - Peet Dullaert : Anastasia Ivanova - Rahul Mishra : Ombeline Suroy - Ronald van der Kemp : Rezi Simons - Robert Wun : Debra Shaw - Schiaparelli : Karolin Wolter - Stéphane Rolland : Nieves Alvarez - Valentino : Apolline Rocco Fohrer - Viktor & Rolf : Carolina Tilgner - Zuhair Murad : Alice Charvet -
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Révélations des podiums Automne/Hiver 2025/2026
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Achol
Anasofia
Blayse
Charlie
Chen
Chol

Kuir
Negrutsa
Jennings
Jones
Yang
Khan
Metropolitan
Silent
IMG
Next Paris
Silent
Select
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Claire
Constanze
Dana
Dobi
Elina
Eva

Marie
Van Rosmalen
Thompson
Mazurek
Gunawardena
Komuves
Oui
Monster
Next
Metropolitan
Ford
Select
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Evie
Fatou
Grace
Jacqui
Larissa
Lauren

Nopere
Kebbeh
Van Petten
Hooper
Moraes
Huyskens
Viva
Next
Elite
Next
IMG
Viva
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Libby
Maëlie
Mahi
Marta
Nanne
Nastassia

Taverner
Harambat
Kabra
Freccia
Groenewegen
Legrand
Elite
The Claw
IMG
Elite
Oui
Women
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Qiuyue
Sandra
Sofija
Thea
Wei
Xaria

Li
Murray
Soskic
Almqvist
Yiting
Carter
Elite
Monster
Women
ZZO
Elite
The Milk
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Tops à suivre en 2025
- Ajus Samuel - Alex Consani - Ali Dansky - Anna Robinson - Annemary Aderibigbe - Ava Shipp - Awar Odhiang - Betsy Gaghan - Bibi Breslin - Bodine van Galen - Caitlin Soetendal - Caren Jepkemei - Charlies Jones - Colin Jones - Dana Smith - Diane Chiu - Dobi Mazurek - Ella Dalton - Ella Mccutcheon - Eva Komuves - Jacqui Hooper - Kai Schreiber - Lara Menezes - Leanne de Haan - Libby Bennett - Libby Taverner - Luiza Perote - Maria Klaumann - Marilou Hanriot - Mary Ukech - Mathilda Gvarliani - Mia Armstrong - Nanne Groenewegen - Nazarit Machin - Noor Khan - Nyakong Chan - Nyawurh Chuol - Olivia Petronella Palermo - Paola Manes - Penelope Ternes - Puck Schrover - Rejoice Chuol - Rosalieke Fuchs - Sanique Dill - Sara Caballero - Stella Hanan - Thea Almqvist - Vika Evseeva - Yar Aguer - Yura Romaniuk -
Tops consacrés en 2024
- Achol Ayor - Adit Priscilla - Alaato Jazyper - Alix Bouthors - Amar Akway - Amélia Gray - América Gonzalez - Angelina Kendall - Apolline Rocco Fohrer - Ashley Radjarame - Assa Baradji - Beauise Genc-Ferwerda - Britt Oosten - Caren Jepkemei - Deirdre Firinne - Deva Cassel - Enya Davis - Essoye Monbot - Evie Saunders - Fleur Breijer - Karolina Spakowski - Kristine Lindseth - Laiza de Moura - Lulu Wood - Luna Passos - Maaike Klaasen - Maty Drazek - Merlijne Schorren - Pan Haowen - Raynara Negrine - Rolf Schrader - Sascha Rajasalu - Sihana Shalaj - Sun Mizrahi - Tess Breeden - Tianna St.Louis - Tindi Mar -
Tops confirmés depuis 2023
- Abby Champion - Achenrin Madit - Akon Changkou - Anok Yai - Aylah Peterson - Barbara Valente - Blesnya Minher - Chu Wong - Cyrielle Lalande - Dija Kallon - Felice Nova Noordhoff - Fran Summers - Giselle Norman - Greta Hoffer - Hailey Bieber - Hyun Ji Shin - Ida Heiner - Iris Law - Jan Baiboon - Jeanne Cadieu - Jill Kortleve - Kaia Gerber - Klara Kristin - Lila Moss - Lola Nicon - Loli Bahia - Louise Robert - Lydia Kloos - Maike Inga - Malicka Louback - Malika El Maslouhi - Mariam de Vinzelle - Mariel Uchyda - Maty Fall Diba - Mika Schneider - Mila Van Eeten - Miriam Sanchez - Mona Tougaard - Nora Attal - Oudey Egone - Paloma Elsesser - Precious Lee - Quannah Chasinghorse - Quinn Elin Mora - Rebecca Leigh Longendyke - Sacha Quenby - Sarah Grace Wallerstedt - Sofia Steinberg - Tanya Churbanova - Ugbad Abdi - Victoria Fawole - Vilma Sjoberg - Vivienne Rohner -
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