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Mai 2026
Par Yann Gabin
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Le Vogue japonais du mois de Mai met en valeur le top américain, Anok Yai. Intitulé Fandom, Anok Yai collabore pour cette série mode avec le robot Ludens qui demeure l'icone de la Kojima Productions, créé par Hideo Kojima lui-même. Elue mannequin de l'année 2025, Anok Yai prend la pose telle une guerrière technoïde avec sa combinaison bleu aluminium, dos à dos avec ce robot dernière génération, perruque blonde peroxydée, à la Bilal Hassani. Merci Théo Liu pour cette couverture à l'inspiration très Science Fiction.
Anok Yai chez IMG
La marque de cosmétique américaine Estée Lauder ne s'est pas trompée en signant avec cette maganifique beauté, au regard profond et énigmatique. Soudanaise d'origine, avec une peau ébène sans défaut, Anok Yai devient l'une des ambassadrices maison. Elle symbolise la beauté, dans toute sa diversité, en incarnant aussi bien le visage des lignes make-up que de soins. Elle rejoint un très beau pool d'égéries lorsque l'on connait la liste des ambassadrices actuelles comptabilisant notamment Karlie Kloss, Grace Elizabeth, Carolyn Murphy, Fei Fei Sun, Hilary Rhoda, Adut Akech ou Joan Smalls. Une aventure des plus excitantes pour cette jeune américaine. Ainsi qu'une fierté, toute personnelle, de représenter la femme noire dans toute sa diversité et son éclat.
Un généreux contrat pouvant s'expliquer par son parcours antérieur. Anok n'y croit toujours pas lorsque la maison Prada la propulse sur le devant de la scène en lui demandant d'ouvrir son défilé Prêt-à-Porter automne/hiver 2018/2019. Une opportunité rare pour un mannequin de couleur. La maison milanaise, avec l'aide de son casting director, Ashley Brokaw, demeure encore l'une des rares maisons qui dicte et crée les carrières de futurs mannequins. Un moment encore inimaginable pour la toute jeune femme âgée, à ce moment-là, de dix-neuf ans. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'elle se manifeste comme le premier mannequin noir à ouvrir un show Prada depuis plus de vingt ans. La dernière étant Naomi Campbell, en 1997. Prada a délivré un message fort, en spécifiant cette évolution significative des critères de beauté, pouvant être multiples et pluri-ethinques. Principale influenceuse en terme de tendances, la maison milanaise s'est souvent entendue reprocher son manque d'investissement en terme de représentations éthniques. Mais, depuis quelques années, on perçoit un réel tournant, un changement à 180 degrés. Notamment, depuis la petite coupe Afro de Lineisy Monteiro. "Ce fut un honneur que de représenter l'image maison. Je suis fière d'avoir été choisie pour ouvrir ce show". "This is bigger than me" dit Anok.
Anok Yai fait sa première apparition, en janvier 2018, sur le podium Prada Hommes Automne/Hiver 2018/2019. En exclusivité, elle enchaine la campagne prêt-à-porter printemps/été 2018 qui sera son premier shoot photo au sein de l'industrie de la mode. Photographiée par Willy Vanderperre, Anok voyagera jusqu'à Los-Angeles pour poser au côté des news-faces de cette saison comme Gisèle Fox, Pasha Arulia ou Kris Grikaite. Découverte sur le campus de l'Université Howard à Washington DC, Anok, née en Egypte et d'origine soudanaise, a pourtant grandi aux Usa. Elle signe directement un contrat avec l'agence Next. "J'ai toujours souhaité tenter le modeling. Mais, j'ai souvent hésité. Je n'étais pas vraiment certaine de savoir comment l'industrie de la mode allait me percevoir. Les critères de beauté fluctuent énormément". Aujourd'hui, représentée par Safe Mgmt à Paris et No Smocking à New-York, elle souhaite poursuivre cette carrière le plus longtemps possible et devenir le meilleur mannequin de sa génértion. Par conséquent, avec l'aide de ses agents, elle tente d'optimiser son emploi du temps pour réaliser le maximum de photoshoots. Avec trois campagnes publicitaires Prada à son actif et un contrat beauté avec la marque de cosmétiques Estée Lauder, on peut difficilement songer qu'Anok ait raté son entrée au sein du modeling.
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Les couvertures à retenir au mois de Mai 2026

Libby Taverner pour Vogue Paris ; Anna Wintour et Meryl Streep pour Vogue Usa ; Charli xcx pour Vogue Grande-Bretagne ; Mariacarla Boscono pour Vogue Italie ; Anok Yai pour Vogue Japon ; Simone Ashley pour Vogue Allemagne ; Nicole Wallace pour Vogue Espagne ; Non distribué pour Vogue Russie ; Nicole Kidman pour Vogue Chine ; (?) pour Vogue Brésil ; (?) pour Vogue Turquie ; Anne Hathaway pour Vogue Australie ; Elina Gunawardena pour Vogue Netherlands ; Sara Caballero pour Vogue Mexico ; (?) pour Vogue Arabie ; Mathilda Gvarliani pour Vogue Koréa ; Camila Morrone pour Vogue Grèce ; (?) pour Vogue Ukraine ; Paula Anguera pour Vogue Pologne ; Karolina Kurkova pour Vogue Tchécoslovaquie ; Robyn pour Vogue Scandinavia ; (?) pour Vogue Portugal ; (?) pour Vogue Inde ; (?) pour Vogue Singapore ; (?) pour Vogue Hong-Kong ; (?) pour Vogue Thaïlande ; (?) pour Vogue Taiwan ; Deva Cassel et Benedicta Ilamosi pour Numéro France ; Rie Miyazawa, Awich, Lou Hughes et le J soul Brothers pour Numéro Tokyo ; Rihanna pour W Usa ; Ajah Angau Jok, Devyn Garcia, Felice Nova Noordhoff, Imaan Hammam, Jeanne Cadieu, Julia Nobis, Karolina Spakowski, Malgosia Bela, Natasha Poly, Sora Choi pour V Usa ; Billie Eilish pour Elle Usa ; Elle Fanning pour Elle Uk ; Julianne Moore pour Harper's Bazaar France ; Chloë Sevigny pour Harper's Bazaar Usa ; Anne Hathaway pour Harper's Bazaar Uk ; (?) pour Harper's Bazaar Italie ; Laura Ponte pour Harper's Bazaar Espagne ; Petra Collins pour i-D Magazine ; Jessica Stam et Amelia Anisiewicz pour Marie-Claire Italie ; Louise Bourgoin pour Marie-Claire France ; Lennon Sorrenti, Libby Bennett, River Klein et Chloë Sevigny pour Self-Service ; Awar Odhiang, Angelina Kendall, Diane Chiu, Jessica Miller, Loli Bahia, Libby Bennett, Lulu Tenney, Mona Tougaard, Thea Almqvist pour POP Magazine ; Esther Rose McGregor, Akari Higashi, Asako Sato, Bibi Breslin, Kiko Mizuhara, Suj Lee pour Purple Magazine ; Colman Domingo, Cynthia Erivo, Bodine van Galen, Irina Shayk, Vittoria Ceretti pour Another Magazine.

Givenchy Printemps/Eté 2026 par Sarah Burton

C'est dans un décor minimaliste que Sarah Burton a présenté sa deuxième collection prêt-à-porter printemps/été 2026 pour la maison Givenchy. Un décor dépouillé, simple plancher immaculé, quelques projecteurs, rien de plus, afin de mettre en valeur sa vision de la nouvelle silhouette Givenchy. Notamment, en simplifiant les lignes et configurations des vêtements afin de redéfinir les bases fondamentales. Il y a une volonté de revenir vers la féminité Givenchy qui, avouons le, est actuellement en rupture avec les directions de Riccardo Tisci et Matthews Williams, plus streetwear et urbain. C'est Pauline Schubach qui foule la première ce podium dans une simple robe noire, un tantinet corolle, à fines bretelles et bustier soutien-gorge coquillage. Avec des ballerines élastique. Le body carbone d'Aker Ajak se construit autour d'emmanchures qui laisse place à une amplitude ovoïde et oversize. Le smoking se décharne de ses épaules et s'enfile telle une robe sur Noor Khan. Sarah Burton déconstruit les structures classiques pour révéler le corps, introduisant une sensualité constante oscillant entre protection et vulnérabilité. On le perçoit sur le simple maillot une pièce vermillon de Nyadula Gabriel ou le costume trois pièces de Charlies Jones. D'une droiture sans phare. Sarah Burton explore une manière singulière dont la femme Givenchy pourrait entretenir avec son vêtement. Une sorte d'attitude protocolaire. Les lignes masculines sont déconstruites puis réassemblées pour épouser le corps féminin. Le tailoring devient presque une seconde peau, moins despotique, plus fluide. Quelques touches de couleurs pastels viennent ponctuer cette collection monochrome avec cette robe col en V, aux plissés bénitier, sur Luiza Perote ou bien la robe en mousseline de Jacqui Hooper composée d'une alternance de petits volants. Alex Consani se pare d'une brassière entièrement composée de plumetis jaune tournesol. Cette même composition s'intègre en ilots sur une longiligne jupe carbone. Les escarpins s'agrègent de fanfreluches englobant l'ensemble des souliers. Le trench grège de Bibi Breslin prend une légère amplitude au niveau des emmanchures mais reste totalement classique. Toutefois, on adore le look voluptueux en cuir pétrole abordé par Emeline Hoarau. Son soutien-gorge opulent et sa jupe aux accents de sari indien épouse parfaitement ses formes girondes. Pulpeuse à souhait. Le même cuir souple vient épouser le corps d'Ella Mccutcheon pour une version plus rock avec les épaules dégagées et la jambe bien apparente. En coupe classique sur Saar Mansvelt Beck. En version courte et rouge vif sur Sihana Shalaj. Le rouge poursuit sa route avec une touche de corail sur la robe corolle aux micro-volants d'Alaato Jazyper. Le manteau en satin rouge de Lina Zhang demeure divin. Probablement ma pièce préférée de cette collection. Avec un collier en pampilles de métal venant habillé son port de tête de reine. Adut Akech laisse apparaitre divinement son corps athlétique avec cette robe tubulaire en resille mandarine dont le buste se pare d'une bouée de froufrous. En version anthracite sur Malgosia Bela. Sarah Burton arrive à jouer aisément avec la structure du vêtement et la fluidité textile. Les épaules sont définies mais non rigides. Les tailles peuvent être marquées mais restent naturelles, avec des volumes contrôlés. Quelques robes, aux lignes toute simples, un tantinet lingerie, en dentelles fleuries, habillent les silhouettes d'Ajus Samuel ou Betsy Gaghan. Loli Bahia porte une chemise blanche, qui pourrait être aussi un blouson, se nouant brutalement sur le nombril. Son jeans droit, bleu nuit, ne laisse en aucun cas apparaitre ses pieds. Un énorme revers définit cette touche In. Idem sur Lara Menezes. Quelques robes créatives paraissent sur le podium avec notamment la robe saumon de Rejoice Chuol lacérée de fugaces segments de mousseline donnant le trouble d'une fourrure synthétique. Idem pour le manteau de Wali au tissu kimono agrémenté de micro franges. Presque d'inspiration couture. Toutefois, Kaia Gerber achève ce défilé par une tenue virginale en jacquard blanc. Un simple bustier soutien gorge coquillage avec une jupe taillée sur les hanches. Montrer sans exposer totalement. Suggérer plutôt que révéler frontalement. Un défilé qui allie habillage et déshabillage notamment à travers aussi des jeux de transparence et de dévoilement. On remarque fortement l'idée d'un travail d'atelier, presque artisanal, où chaque pièce se doit d'être vue de près. L'avantage d'un défilé bien espacé avec moins d'invités. Sarah Burton ne cherche pas à révolutionner brutalement la maison, mais à reconstruire et consolider patiemment un langage identitaire en mêlant force, sensualité et vulnérabilité. Un retour vers l'élégance de Monsieur Hubert de Givenchy.

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Givenchy

Printemps/Eté

2026

Lee Miller, la photographe incontournable du 20ème siècle
Simplement intitulé "Lee Miller", le musée d'Art moderne de Paris a souhaité mettre en avant le parcours de vie incroyable de cette photographe reconnue notamment pour ses reportages et clichés pris lors de la seconde guerre mondiale. Organisée à l'initiative de la Tate Britain, avec l'aide de l'Art Institute of Chicago, cette rétrospective recense environ 250 tirages. L'idée étant de proposer un regard novateur sur son travail. Une exposition, sectorisée en six tranches de vie, abordant divers traits de cette personnalité hors du commun. Dés l'entrée, l'exposition aborde un ensemble de portraits de Lee Miller, mannequin, réalisés par les plus grands photographes et cinéastes des années 1920 et 1930. Elle fut l'un des modèles les plus reconnus de sa génération. Puis, son arrivée à Paris, entre 1929 et 1932, qui marque sa rencontre avec le photographe Man Ray, dont elle deviendra son apprentie et sa compagne. Puis, elle ouvre son studio et décroche un contrat comme photographe pour Vogue, témoignant ainsi son ambition d'autonomie artistique. Portraitiste émérite, ses photographies seront alors présentées au sein de galeries parisiennes aux côtés des grands photographes de l'époque comme Germaine Krull ou Brassaï. Au déclenchement de la guerre, en 1939, Lee Miller choisit de s'installer à Londres. Elle poursuit sa collaboration pour le Vogue britannique en tant que photographe de mode. Elle ose utiliser les ruines et bombardements de Londres comme décor pour ses photos de mode. Une nouveauté dans la photographie de mode. En 1942, elle obtient l'accréditation de correspondante de guerre par les États-Unis et couvre le conflit armé en consacrant de nombreux reportages relatives aux femmes engagées pendant la guerre : infirmières, membres de la défense anti-aérienne, aviatrices, qui paraissent aussi bien dans le Vogue britannique qu'américain. Une femme qui parle aux femmes. Après le débarquement de juin 1944, elle escorte les troupes alliées pour se retrouver en première ligne sur le front. Des photos chocs confirmant la violence du conflit mais qui s'attachent surtout aux détails intéressants plutôt qu'au théâtre des opérations militaires. Juste après avoir photographié les camps de Dachau et Buchenwald, permettant de dénoncer et collecter les preuves de l'entreprise d'extermination de masse des nazis, Lee Miller se rend à Munich, le 30 avril 1945, et se faufile dans l'appartement d'Adolf Hitler. Dans une photographie entièrement mise en scène et chargée de symboles, elle pose dans la baignoire du dictateur. Cette photographie demeure aujourd'hui comme l'une des photographies les plus marquantes de la fin du conflit de la guerre 1939-1945. Jusqu'en janvier 1946, Lee Miller demeurera en Europe afin de photographier et documenter sa libération. Aujourd'hui, elle parait comme l'une des plus grandes photographes incontournable du XXème siècle, mêlant expérimentations techniques, cran visuelle et engagement politique. Une exposition à ne pas manquer et qui fermera ses portes le 2 août 2026.
Saar Mansvelt Beck chez Supreme
Les campagnes prêt-à-porter printemps/été 2026 auront révélé la beauté diaphane de la néerlandaise Saar Mansvelt Beck. Première campagne Dior de Jonathan W. Anderson, puis celle de Balenciaga sous le giron de son nouvel directeur artistique, Pier Paolo Piccioli, puis celle de Phoebe Philo. Trois images pointues, prestigieuses, qui ont mis rapidement en orbite Saar sur les meilleurs shows prêt-à-porter de la saison automne/hiver 2026/2027.
A New-York, Calvin Klein en exclusivité. Fendi, Max Mara, Marni, Tod's, Ferragamo à Milan. Dior, Stella McCartney, The Row, Alaia, Loewe, Givenchy, Ann Demeulemeester, McQueen, Louis Vuitton à Paris. Valentino à Rome. Son agence Supreme opère bien évidemment des choix stratégiques en terme d'image afin de lui octroyer les meilleures options éditoriales possibles : Exhibition Magazine par Marco Lombardi, M le Monde par Larissa Hofmann, The Face par Théo Sion, Harper's Bazaar Italie par Johnny Dufort, W Usa par David Sims, Self-Service par Mark Kean ou Beyond Noise par Willy Vanderperre.
Saar débute son expérience au sein du mannequinat international en défilant pour le premier défilé de Jonathan W. Anderson pour la maison Dior. Sa blondeur, ses yeux en amande, son visage angulaire, un peu brut, plaise à Ashley Brokaws, casting director, mandatée pour constituer la cabine Dior. Celle-ci la bookera également pour les shows de Loewe, Alaia et Miu Miu printemps/été 2026 dont elle aura la charge. Être repérée par l'œil d'un tel casting director peut être gage de succès pour les saisons à venir. Espérons le pour Miss Mansvelt Beck.
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Drew Henry nommé Directeur Artistique chez Courrèges
Après le départ impromptu du directeur artistique Nicolas di Felice de Courrèges, la maison de la rue François 1er nomme le sud-africain Drew Henry comme nouveau DA, ce mardi 31 mars. Agé de 38 ans, il prendra la tête du studio de création pour la prochaine présentation prêt-à-porter printemps/été 2027 qui défilera au mois d'octobre à Paris. C'est la première fois que Drew Henry aura la charge de guider une maison de prêt-à-porter. Risqué ? Pas tant que cela. Son curriculum vitae laisse présager d'une expertise sans faille et d'une expérience robuste de la mode et des collections prêt-à-porter. Diplômé de l'école technique spécialisée dans le patronage et la construction du vêtement à Johannesburg (LISOF) ainsi que de la Central Saint Martins à Londres, Drew Henry a pu mettre en avant ses compétences auprès de Phoebe Philo lorsqu'elle était chez Celine, avant d'être nommé directeur du design chez Jonathan W Anderson. En 2020, il retrouve à nouveau Phoebe Philo pour le lancement de sa marque éponyme. Il rejoindra ensuite la maison britannique Burberry en 2023, en collaborant étroitement avec Daniel Lee. François-Henri Pinault, président d'Artémis qui a racheté Courrèges en 2018, s'est déjà permis d'affirmer dans la presse que "Drew Henry possède un talent certain et une vision créative affirmée. Son parcours et sa compréhension des enjeux de la mode contemporaine sont des atouts de taille pour accompagner la prochaine phase de développement de Courrèges". La maison est surtout reconnu pour ses petits blousons en vinyle, ses robes trapèze, ses bottes spationautes avec cette vision toujours très contemporaine et architecturée des silhouettes. "André Courrèges abordait le vêtement comme partie intégrante d'un mode de vie. Cela a beaucoup de sens pour moi ; je me suis toujours attaché à dessiner des pièces à la fois modernes, fonctionnelles et sans détour", déclare Drew Henry, qui aimerait porter pour Courrèges une vision à la fois optimiste, claire et résolument contemporaine". Attendons de voir défiler sa première collection lors de la fashion week printemps/été 2027 pour valider, ou non, sa conception de Courrèges.
Louis Vuitton Printemps/Eté 2026 par Nicolas Ghesquière

Le Louvre, le Louvre, le Louvre, ce cadre perpétuel des présentations de la maison Louis Vuitton. Une fois de plus, c'est au cœur d'une des ailes du musée que le prêt-à-porter Vuitton va défiler pour un printemps/été 2026 qui se voudra être résolument plus consensuel, doux, vaporeux mais architecturé comme jamais. Ce palais royal dont les couloirs et salles constitués de mosaïques en marbres, aux couleurs chatoyantes, aux colonnes doriques rococo, aux plafonds composés d'une pléthore de corniches dorées et de peintures ancestrales, feront office de set-design. L'idée étant une balade de jeunes filles intellos et fashion au sein de ce lieu iconique. Les murs aux marbres saumonés dispensent cependant cette atmosphère un tantinet surannée, désuète, voire un peu ringarde à mon gout. Toutefois, cette "place to be" incarne le temple du bon gout et de l'art classique. Alors, faisons contre mauvaise fortune bon cœur. Nicolas Ghesquière s'approprie, une fois de plus, cet espace singulier pour générer un contraste puissant entre héritage et modernité. Une allégorie de la passerelle entre passé et futur. Toutefois, l'important se joue dans le présent en observant minutieusement l'ensemble des pièces textiles. C'est la juvénile Charlotte Boggia qui ouvre le show avec un ensemble faisant référence aux costumes de théâtre. Un longiligne manteau, en mousseline gris acier, presque cape, aux épaules tout en rondeur, s'agrippe de lès de rubans anthracite exhalant un effet tourbillon, permettant de générer une amplitude au look. La jupe et le bustier se crochent, eux aussi, de ces rubans carbones, délimitant différentes parties corporelles. Rien à voir avec le look suivant qui demeure une ode à cette couleur pastel, le saumon. Un col Mao, de légers plissés, cette robe contemporaine vient s'achever comme une langue textile sur Imane Benkaddour. Nicolas Ghesquière ajoute des pseudos "babouches" pour insuffler un air de "coolitude". Hoyeon Jung, muse maison, porte un imperméable hybride, d'une fluidité extrême, pouvant prendre l'allure d'une oblongue robe peignoir. Un col extra pointu, hyper triangulaire et affuté, vient parer l'ouverture de cet imper. Comme un bec d'aigrette. De tonalité grège, Julia Nobis porte un bustier minimaliste et contemporain, aux dentelures bénitiers positionnées à chaque extrémité, assorti d'un pantalon jogging hyper pratique. Les couleurs claires, utilisées dès les premiers passages, diffusent un état de sérénité et de tranquillité. Vraiment apaisant. Des turbans coiffent les têtes de certaines filles comme Ava Shipp ou Larissa Moraes, disposant un air moyen-oriental. Les pulls peuvent se superposer avec des effets layering. La jupe contemporaine de Jiahui Zhang, vieux rose, prend la forme d'une lanterne par un jeu ingénieux de construction intérieure. Bravo au modelage totalement technique. Les looks se suivent mais ne se ressemblent pas. Peu importe. Cela éveille la curiosité. On pourrait presque qualifier cette garde-robe de fragmentée par sa grande diversité de propositions, oscillant entre un certain minimalisme structuré et des compositions textiles alambiqués. On peut contempler l'allure d'une robe Baby-Doll, en mousseline plissée rose bonbon, sur Carol Monteiro ; un ensemble deux-pièces rebrodées de strass aux motifs fleuris sur Dana Smith ; un pull angora ajusté d'une jupe à volants sur Sara Caballero ; un chandail toge sur Noor Khan ; une chemise édifiée par un jeu de macramés en fleurs, de tailles et couleurs diverses, s'apposant les unes aux autres sur Agata Skokova ; une veste volantée sur Kris Krystal ; une jupe tablier, queue de pie, agrémentée d'énormes sequins en bois sur Yun Seo Woo. Le pullover de Libby Taverner se superpose d'un tour de cou rembourré. Les superpositions permettent de combiner plusieurs couches indépendantes avec des tops, vestes, plastrons, et jupes, générant un effet de collage. Une approche stylistique donnant une impression de modularité, comme si les vêtements pouvaient être reconfigurés à l'infini. La chemise de Jacqui Hooper, un brin bronze, se fait tubulaire. Un pull frangé de micro-perles en verre, représentant une forêt imaginaire et ses quelques cerisiers fleuris, donne de l'allure à Alix Bouthors. Ida Heiner porte le complet en perles frangées qui doit peser son pesant d'or. Un nœud papillon géant vient habiller la robe en dentelle argentée d'Ella Dalton. Les pièces tailoring demeurent particulièrement portables : vestes aux épaules accentuées, pantalons à la coupe nette, ensembles structurés évoquant une détermination presque militaire. À l'inverse, des éléments plus fluides viennent perturber cette discipline, introduisant du mouvement et de la légèreté. Les tonalités demeurent douces et pastel avec quelques imprimés romantiques, faisant référence à l'univers d'un Pierrot. L'écharpe se noue autour de la taille et s'incruste d'un pochon rectangulaire faisant office de rangement pour un éventuel smartphone. Beaucoup de petits sacs et pochettes au couleur du monogramme maison, hommage à l'héritage de la toile cirée LV. La couleur anthracite vient finaliser cette présentation par un trio de trois looks dont Awar Odhiang clôture avec bienveillance et grâce cette présentation melting-pot pour ce printemps/été 2026 de Louis Vuitton. Nicolas Ghesquière propose une collection dense, pointilleuse, expérimentale et conceptuelle mêlant références historiques, esthétismes folkloriques et ADN de la maison Louis Vuitton. Un voyage temporel, pour revenir toujours à cette idée du voyage, d'un voyage.

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Louis Vuitton

Printemps/Eté

2026

Les 9 finalistes pour le prix LVMH Prize enfin dévoilés
Pour reprendre les mots exactes de Delphine Arnault concernant la treizième édition du LVMH Prize et le révélation des finalistes de ce prix incontournable de la fashion sphère : "J'ai le plaisir de dévoiler les noms des neuf finalistes de l'édition 2026 du Prix LVMH. Cette sélection illustre le rayonnement international du Prix, les créateurs étant originaires des États-Unis, d'Europe, de Chine et, pour la première fois, du Kenya. Les finalistes ont fait preuve d'une vision créative singulière tout en proposant des interprétations très sophistiquées de savoir-faire traditionnels. Je suis également très reconnaissante à notre comité d'Experts pour leur engagement en faveur de la jeune création. En outre, pour cette nouvelle édition, je me réjouis d'accueillir de nouveaux membres qui viennent rejoindre ce Jury d'exception : Jack McCollough, Lazaro Hernandez, Camille Miceli, Michael Rider ainsi que Pietro Beccari. Je félicite chaleureusement les finalistes et serai ravie de les accueillir à la finale du Prix LVMH qui se tiendra à la Fondation Louis Vuitton à Paris". Les finalistes sont donc Colleen Allen par Collen Allen (États-Unis), De Pino par Gabriel Figueiredo (France), Institution par Galib Gassanoff (Géorgie), Julie Kegels par Julie Kegels (Belgique - label lancé en 2024, peu après avoir obtenu son diplôme de l'Académie Royale des Beaux-Arts d'Anvers (Belgique), Lll par Zane Li (Chine), Petra Fagerström par Petra Fagerström (Suède), Ponte par Harry Pontefract (Royaume-Uni), The Vxlley par Daniel del Valle Fernandez (Espagne), Yoshita 1967 par Anil Padia (Kenya). Le Prix LVMH pour les Jeunes Créateurs de Mode récompense le grand gagnant d'un montant de 400 000 euros, ainsi que d'une année de mentorat au sein du réseau LVMH. Le Prix Karl Lagerfeld et le Prix Savoir-Faire comprennent chacun un prix de 200 000 euros et un programme de mentorat sur mesure. De plus, trois jeunes diplômés en mode auront l'opportunité d'acquérir une expérience professionnelle d'un an dans l'un des studios de création du groupe. Le résultat sera annoncé le 4 septembre prochain.
Schiaparelli Printemps/Eté 2026 par Daniel Roseberry
Pour le printemps-été 2026 chez Schiaparelli, Daniel Roseberry a souhaité impacter visuellement son auditoire dès son entrée dans l'espace dédié à cette présentation. Un podium démesuré, en forme de 8, symbole de l'infini, éclairé par une rampe lumineuse illimitée, illuminant une moquette douillette mais sombre comme la nuit, va, à la fois, dramatiser et amplifier l'esthétisme des looks estivaux Schiaparelli. Daniel Roseberry, esthète et connaisseur de l'esprit maison, poursuit son travail sur le tailoring, l'architecture et la technicité textile de ses vêtements qui demeurent pour le directeur artistique finalement la base de tout. Sans structure, la mode n'existe pas. Elle n'est rien. Ajus Samuel arrive doucement, tranquillement sur ce podium moelleux avec un petit tailleur crème, d'une apparente simplicité. Toutefois, ce n'est pas n'importe quel tailleur. Ce dernier s'inspire directement des proportions d'une veste de la fondatrice, Elsa Schiaparelli, qu'elle avait crayonnée dans les années 1930. Une veste presque centenaire et dont les proportions restent toujours d'une grande modernité. Gratifiée d'épaules bien marquées, d'une taille cintrée, avec un boutonnage composé de trois boutons, celle-ci sera le point de départ de toute la collection qui en découlera. Peut-on dire qu'elle s'impose comme la pièce phare de la collection ? Probablement. Mais pas seulement. Daniel Rosseberry ajoute au niveau des poches deux petits cousins tout ronds et dodus, me faisant spéculer à deux petits bibis. Toutefois, œuvrant dans le monde du prêt-à-porter de luxe, je m'inclinerai plutôt vers une référence aux coussinets d'épingles usités au sein des ateliers couture. On recouvre la même source sur la veste pétrole de Wali. Une série de looks de jour, en noir et blanc, se poursuivent. Mila Van Eeten enfile un blazer cropé dont la forme des emmanchures dessine des arcs-boutants. La jupe crayon s'arrête en dessous des genoux. Quelques looks aux profils déstructurés, chiffonnés, froncés, un tantinet Yohji Yamamoto, parade sur le podium. On retiendra notamment le teeshirt sans manches, rouge sang, de Charlies Jones, qui cache la base de son visage par un sculptural col, gigantesque, et un jeu d'épaulettes hybrides. Les chapeaux demeurent particulièrement architecturés, géométriques, pointus sur Chu Wong, soucoupe sur Ajus Samuel et en cuir verni carbone sur Penelope Ternes. Des couvre-chefs pouvant remémorer des formes typiques des années Courrèges ou Cardin dans les sixties. Quelques bijoux précieux et originaux viennent parer et ornementer le visage comme un nez doré sur Marine Sara ou Malin Rudnick. Totalement stylé. Le bijou peut se dessiner sous forme de brides dorées comme une tiare de branchages venant entourer la tête de Yar Aguer. Princière. Daniel Roseberry propose de perforer vestes, pullovers, tee-shirts, robes en imposant aléatoirement sur la maille, soie, coton des cavités régulières ou irrégulières. Ces dernières peuvent alterner de tailles selon l'envie du designer. La robe transpercée de trous uniformes d'Angelina Kendall épouse ses courbes telle une seconde peau. Les alvéoles s'amusent un tantinet de la vertu des mannequins et de la beauté de la féminité. Les trous peuvent se faire pois sur la robe argenté et métallique d'Ida Heiner. De tonalité vermillon, en fine maille métallique, Diane Chiu a la chance de porter cette robe sensuelle alternant top triangulaire, trous sur la jupe et découpes asymétriques pour un effet de matière vibrant. Daniel Rosebeery désire aussi, à travers quelques pièces textiles, dénuder le corps. Mais sans vulgarité. C'est évident sur le top en resille chair de Jeanne Cadieu qui laisse crocheter un léger volant froufroutant, col en V, pour dissimuler sa poitrine. Le corps se dévoile sur quelques robes de soirées, simplement magnifiques. Comme ce voile de mousseline glissant sur le corps d'Alex Consani. Un véritable nuage de légèreté. Certaines tenues reprennent les codes de la couture mais d'une manière simplifiée notamment via des lignes épurées. Des formes plus aisées, moins alambiquées qui mettent vraiment en valeur la silhouette féminine. Les robes, en mousseline transparente, investissent le podium. Elles se parent de plumes apposées à intervalles réguliers, comme un coup de pinceau sur une toile picturale. D'autres plumes plus fines et longilignes peuvent venir parer le haut des épaules comme une douce caresse comme sur la robe très érotique d'Annemary Aderibigbe. C'est chic et élégant. Ce sera Kendall Jenner qui aura l'honneur de fermer le show avec une longiligne robe transparente anthracite, composée de fugaces plumes, laissant tout de même découvrir, sensuellement, l'ensemble des courbes de la belle américaine. Une présentation qui fait la part belle au prêt-à-porter de luxe. Quand on détaille et observe cette collection Schiaparelli, on perçoit amplement cet amour infini de Daniel Roseberry pour l'héritage maison. Tout est beau et inventif. Parfois, on est à même de penser que certaines pièces vestimentaires pourraient être véritablement issues de la ligne couture. Mais non, c'est bien du prêt-à-porter de luxe.
 

Schiaparelli

Printemps/Eté

2026

Christian Dior, à la recherche des couleurs de l'enfance
Intitulé "Christian Dior, à la recherche des couleurs de l'enfance", le musée Christian Dior consacre une exposition sur l'enfance et l'adolescence du couturier et, cela jusqu'au 1er novembre. Située à Granville, au sein de la villa "Les Rhumbs", cette exposition permet de mieux appréhender les sources d'inspiration du fondateur, notamment grâce à son jardin fleuri dominant la mer et sa vue sur l'île de Jersey. On y aborde les thématiques de la construction de son univers créatif et les références fondatrices de la maison Dior. Une exposition qui se veut être la prorogation de l'exposition "Jardins enchanteurs", qui parcourait en 2024, le passion de Christian Dior pour les végétaux ainsi que l'influence des fleurs, couleurs et formes organiques au sein de ses collections. Aussi, est abordé l'environnement familial avec son lien avec la nature du côté de sa mère, l'esprit entrepreneurial du côté de son père et la vie sociale de Granville avec ses carnavals, son casino et le goût pour les belles robes de bal. 250 pièces d'archives sont dévoilées parmi lesquelles des robes, tableaux, objets publicitaires, extraits sonores, parfums et photographies. S'il y a impossibilité de se rendre sur place, on peut accéder à cette exposition à travers le beau livre édité chez Rizzoli, "Dior, À la recherche des couleurs de l'enfance".
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Révélations des podiums Printemps/Eté 2026
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Agnès
Aluel
Ana Beatriz
Anna
Audrey
Chloé

Wahlström
Keror
Cortès
Hoyos
Lee
Paredes
Premier
Next Paris
Next Paris
Women
Next Paris
Next Paris
YG
Coco
Dalene
Emaan
Faith
Frauke
Grace

Palmer
Weber
Zishan
Johnson
Nijs
Knipe
Supreme
IMG
Oui
Women
Viva
IMG
YG
Iasmin
Jingwen
Josefa
Kai
Klara
Kris

Reis
Jia
Santos
Schreiber
Olin
Krystal
Women
Next
IMG
IMG
MIKA's
Prodigy
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Leticia
Lota
Malin
Mathilde
Mauria
Qiuyue

Hall
Blaskovic
Rudnick
Lakjaer
Caetano
Li
IMG
Elite
Women
Monster
Supreme
Elite
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Reina
Saar
Sarah
Taylor
Yun
Zhao

Spoormaker
Mansvelt
Isaksen
D.
Seo Woo
Ziqi
Women
Supreme
Ford
Next Paris
Elite
Women
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Tops à suivre en 2025
- Ajus Samuel - Alex Consani - Ali Dansky - Anna Robinson - Annemary Aderibigbe - Ava Shipp - Awar Odhiang - Betsy Gaghan - Bhavitha Mandava - Bibi Breslin - Bodine van Galen - Caitlin Soetendal - Caren Jepkemei - Charlies Jones - Colin Jones - Dana Smith - Diane Chiu - Dobi Mazurek - Ella Dalton - Ella Mccutcheon - Eva Komuves - George Anderson - Jacqui Hooper - Kai Schreiber - Lara Menezes - Leanne de Haan - Libby Bennett - Libby Taverner - Luiza Perote - Maria Klaumann - Marilou Hanriot - Mary Ukech - Mathilda Gvarliani - Mia Armstrong - Nanne Groenewegen - Nazarit Machin - Noor Khan - Nyakong Chan - Nyawurh Chuol - Olivia Petronella Palermo - Paola Manes - Penelope Ternes - Puck Schrover - Rejoice Chuol - Rosalieke Fuchs - Saar Mansvelt Beck - Sanique Dill - Sara Caballero - Sarah Isaksen - Signe Michaelsson - Stella Hanan - Summer Dirx - Thea Almqvist - Vika Evseeva - Yar Aguer - Yura Romaniuk -
Tops consacrés en 2024
- Achol Ayor - Adit Priscilla - Alaato Jazyper - Alix Bouthors - Amar Akway - Amélia Gray - América Gonzalez - Angelina Kendall - Apolline Rocco Fohrer - Ashley Radjarame - Assa Baradji - Beauise Genc-Ferwerda - Britt Oosten - Caren Jepkemei - Deirdre Firinne - Deva Cassel - Enya Davis - Essoye Monbot - Evie Saunders - Fleur Breijer - Karolina Spakowski - Kristine Lindseth - Laiza de Moura - Lulu Wood - Luna Passos - Maaike Klaasen - Maty Drazek - Merlijne Schorren - Pan Haowen - Raynara Negrine - Rolf Schrader - Sascha Rajasalu - Sihana Shalaj - Sun Mizrahi - Tess Breeden - Tianna St.Louis - Tindi Mar -
Tops confirmés depuis 2023
- Abby Champion - Achenrin Madit - Akon Changkou - Anok Yai - Aylah Peterson - Barbara Valente - Blesnya Minher - Chu Wong - Cyrielle Lalande - Dija Kallon - Felice Nova Noordhoff - Fran Summers - Giselle Norman - Greta Hoffer - Hailey Bieber - Hyun Ji Shin - Ida Heiner - Iris Law - Jan Baiboon - Jeanne Cadieu - Jill Kortleve - Kaia Gerber - Klara Kristin - Lila Moss - Lola Nicon - Loli Bahia - Louise Robert - Lydia Kloos - Maike Inga - Malicka Louback - Malika El Maslouhi - Mariam de Vinzelle - Mariel Uchyda - Maty Fall Diba - Mika Schneider - Mila Van Eeten - Miriam Sanchez - Mona Tougaard - Nora Attal - Oudey Egone - Paloma Elsesser - Precious Lee - Quannah Chasinghorse - Quinn Elin Mora - Rebecca Leigh Longendyke - Sacha Quenby - Sarah Grace Wallerstedt - Sofia Steinberg - Tanya Churbanova - Ugbad Abdi - Victoria Fawole - Vilma Sjoberg - Vivienne Rohner -
YG
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