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Juin 2026
Par Yann Gabin
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La couverture du Harper's Bazaar américain du mois de juin a souhaité mettre en avant le mannequin ultra populaire notamment via les réseaux sociaux, Alex Consani. Dans une robe de la collection printemps/été 2026 de Louis Vuitton par Nicolas Ghesquiere, Alex Consani projette cette image d'une féminité simple. Cheveux lâchés, make-up nude, mise en valeur par le photographe Jonathan Frantinin, elle impose cette confiance lumineuse. Normal car Alex "lights the way".
Alex Consani chez IMG
Alex Consani débute le mannequinat international en foulant pour la première fois le catwalk de Tom Ford pour son défilé prêt-à-porter printemps/été 2022. Assumant sa transidentité, Alex Consani a su rapidement séduire le milieu de la mode par son bagout, son humour et surtout l'utilisation des réseaux sociaux dont elle maitrise à merveille toutes les ficelles. Ultra blonde, à la tonalité presque blanche, une peau diaphane, des yeux très bleus, Alex a su, pas à pas, grimper jusqu'au firmament des mannequins qui comptent. Elu mannequin de l'année 2025 ("Model of the Year"), elle est le premier mannequin transgenre à recevoir cette plus haute distinction. Sur sa page TikTok @captincroook, Alex nourrit au quotidien ses 4.3 millions d'abonnés de contenus foufous permettant de casser un peu cette facette rigide de l'industrie de la mode. "Il m'a fallu un certain temps pour que mes réseaux sociaux et mon travail de mannequin fusionnent", dit-elle. "Il y a Alex, et puis il y a Alexandra". Quelle est la différence ? "En fait, c'est la même personne", dit-elle. "Alexandra, c'est quand je dois adopter une autre personnalité pour le travail, mais j'ai l'impression que tout ce que je fais me ressemble vraiment. Je ne regrette jamais mes anciennes publications".
Née le 23 juillet 2003 à Petaluma en Californie, elle débute sa carrière de modèle alors qu'elle n'est âgée seulement que de 12 ans. Durant sa puberté, elle suit un traitement hormonal pour se féminiser et intègre une agence basée à Los Angeles, Slay Model Management, spécialisée exclusivement de mannequins transgenres. Elle devient la plus jeune mannequin transgenre au monde. Immense (1m83), elle attendra l'âge de 18 ans pour pouvoir voyager vers les capitales de la mode. Aujourd'hui, Alex est devenue une référence, un modèle iconique qui a su franchir toutes les barrières du modeling.
Alex a déjà décroché les Unes des meilleurs magazines de mode allant du Vogue américain par Ethan James Green (Décembre 2025), Allure Usa par Zhong Li (Octobre 2025), M le Monde par Roe Etheridge (Février 2026), Vogue Koréa par Sean & Seng (Février 2026), Another par Tannya + Zhenya Posternak (Eté 2026) et par Thue Norgaard (Hiver 2023/2024), Harper's Bazaar Usa par Jonathan Frantini (Juin 2026) et par Ethan James Green (Avril 2025), Beauty Papers par Oliver Hadllee Pearch (Hiver 2025/2026), Dazed & Confused par Carlijn Jacobs (Septembre 2025), The Face par Oliver Hadllee Pearch (Aout 2025) et par Colin Dodgson (Juin 2024), Vogue Japon par Hyea W Kang (Août 2025), V Usa par Inez van Lamsweerde & Vinoodh Matadin (Eté 2025), Harper's Bazaar Italie par Juergen Teller, System Beauty par Juergen Teller (Hiver 2024/2025), Purple par Nikolai von Bismark (Hiver 2024/2025), Interview Usa par Daniel Arnold (Octobre 2024), Vogue Italie par Rafaël Pavarotti (Décembre 2024), Pop par Arnaud Lajeunie (Hiver 2023/2024), i-d par Mario Sorrenti (Hiver 2023/2024), The Travel Almanac par Arnaud Lajeunie (Mai 2023), Double Vision par Lugi & Iongo (Eté 2024), Teen Vogue par Angalis Field (Novembre 2024).
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Les couvertures à retenir au mois de Juin 2026

Natalia Vodianova pour Vogue Paris ; (?) pour Vogue Usa ; Anok Yai pour Vogue Grande-Bretagne ; Mona Tougaard pour Vogue Italie ; Chen Yang et Yura Romaniuk pour Vogue Japon ; Devyn Garcia, Yumi Nu pour Vogue Allemagne ; Ida Heiner pour Vogue Espagne ; Non distribué pour Vogue Russie ; Eileen Gu pour Vogue Chine ; (?) pour Vogue Brésil ; Greta Hoffer pour Vogue Turquie ; Milly Alcock pour Vogue Australie ; Paula Soares pour Vogue Netherlands ; Aneken Zaldivar pour Vogue Mexico ; (?) pour Vogue Arabie ; G-Dragon pour Vogue Koréa ; Francesco Ruggiero et Luna Bijl pour Vogue Grèce ; (?) pour Vogue Ukraine ; (?) pour Vogue Pologne ; Paul Anthony Kelly, Phoebe Matthews pour Vogue Tchécoslovaquie ; (?) pour Vogue Scandinavia ; (?) pour Vogue Portugal ; (?) pour Vogue Inde ; Zara Larsson pour Vogue Singapore ; (?) pour Vogue Hong-Kong ; (?) pour Vogue Thaïlande ; (?) pour Vogue Taiwan ; Beauise Genc-Ferwerda, Maya Vozhdaeva, Vika Evseeva pour Numéro France ; (?) pour Numéro Tokyo ;(?) pour W Usa ; Maria Klaumann pour V Usa ; Anne Hathaway, Charlize Theron, Lupita Nyong'o, Zendaya pour Elle Usa ; Doja Cat pour Elle Uk ; Vittoria Ceretti et Mona Tougaard pour Harper's Bazaar France ; Alex Consani pour Harper's Bazaar Usa ; (?) pour Harper's Bazaar Uk ; (?) pour Harper's Bazaar Italie ; Hana Jirickova, Paola Manes pour Harper's Bazaar Espagne ; Non distribué pour i-D Magazine ; Anna Pavlova, Noor Chaltin pour Marie-Claire Italie ; Anamaria Vartolomei pour Marie-Claire France ; Lennon Sorrenti, Libby Bennett, River Klein et Chloë Sevigny pour Self-Service ; Awar Odhiang, Angelina Kendall, Diane Chiu, Jessica Miller, Loli Bahia, Libby Bennett, Lulu Tenney, Mona Tougaard, Thea Almqvist pour POP Magazine ; Esther Rose McGregor, Akari Higashi, Asako Sato, Bibi Breslin, Kiko Mizuhara, Suj Lee pour Purple Magazine ; Colman Domingo, Cynthia Erivo, Bodine van Galen, Irina Shayk, Vittoria Ceretti pour Another Magazine.

Alexander McQueen Printemps/Eté 2026 par Sam McGirr

Il y a dans l'air comme un esprit de solennité chez McQueen cette saison. Peut-être la musique électro entêtante et redondante, les lumières tamisées ou les détails textiles de la collection, un je ne sais quoi. Ce défilé printemps/été 2026 par Sean McGirr s'impose presque comme une offrande. Dès l'entrée, l'invité demeure plongé dans une atmosphère un tantinet chamanique. Une scénographie dominée par de nombreux lès de rubans chair, étirés au plafond, agrémentés de rayons de lumières formant des perspectives de pyramides organiques. Approximativement comme des tipis cérémoniaux. L'inspiration principale de Sean McGirr proviendrait du film "The Wicker Man", œuvre culte du cinéma d'épouvante et appartenant au Folk Horror britannique. Le designer a eu envie d'injecter les thématiques récurrentes de cette culture au sein de ce vestiaire estival avec notamment l'allégorie de la foi et du sacrifice ; de la sexualité ; de la nature comme force supérieure ainsi que la fertilité et l'énergie féminine. Probablement un peu trop cérébral à mon goût pour une collection prêt-à-porter. Mais, il faut bien avoir quelque chose à narrer pour faire monter la curiosité, le désir. Noor Khan foule ce circuit avec un corset bleu marine s'achevant par une coupe asymétrique à la taille. Une simple jupe, avec deux poches latérales, termine ce premier look. Ce sont ses bijoux qui dispensent cette touche complétement contemporaine avec notamment des boucles d'oreilles longilignes à souhait, à l'allure de clous géants. Identique sur Jacqui Hooper. Elina Gunawardena porte une veste bleue marine inspirée de probable uniforme britannique, notamment par le biais de ses épaulettes brandebourg. Totalement ouverte, sans boutonnage, elle diffuse un certain sexappeal en l'enfilant à même la peau. On retrouvera même ce jeu d'épaulettes dorées d'officier subalterne sur la veste d'América Gonzalez. Le blazer de Sihana Shalaj demeure bien structuré, notamment au niveau de la carrure, même si quelques plis savamment placés viennent déstabiliser les proportions habituelles. Le pantalon se fait taille basse laissant apparaitre la naissance des fesses. Le fameux pantalon taille très basse dit "bumster", signature historique d'Alexander McQueen. Une pièce vestimentaire qui fait néanmoins réfléchir. Car cette proposition marque une volonté claire comme replacer le corps et la sexualité au centre, plutôt dans une logique d'appropriation et de liberté corporelle. Pas certain que la femme libérée trottine aisément avec ce bumster. Toutefois, elle apparait comme une proposition créative et politique. De la popeline bleu clair, légèrement moiré, vient habiller la robe chemise de Valery Sereeva et la chemise cintrée, un tantinet martial, d'Athiec Genc. Au fil du défilé, les robes notamment évoluent avec des formes qui allient structure et fluidité comme celle de Felice Nova Noordhoff, légèrement corsetée, en coton froissée, aux fines bretelles retombantes, attachée de lacets sur les hanches telles des sutures. La robe de Bodine van Galen amalgame sur le buste fermetures en passementerie, corsetage ainsi que froufrous et volants asymétriques sur le bas du jupon. Un melting-pot conceptuel. La ceinture corset, en cotonnade immaculée, s'incruste au-dessus d'une veste saharienne, jaune poussin, sur Anna Robinson. Sa jupe s'octroie d'énormes poches, presque sacoches. Pragmatisme. On ferme, on ouvre les vêtements. Le marcel se transforme en long corset lacé sur Libby Bennett, qui se cumule d'une jupe, toute guillerette, à l'imprimé feuilles de palmiers aux tonalités chamarrés. Il y a comme une variation évidente allant du contrôlé vers l'abandon. Caitlin Soetendal a la primeur de présenter la robe parachute, qui dès qu'elle foule le podium à vive allure, se gonfle comme une baudruche pour emplir tout l'espace du podium. Ces robes analogues seront proposées en clôture de défilé en jaune bouton d'or sur Noor Khan et immaculé sur Elina Gunawardena. Un esprit totalement Alexander McQueen. Les robes semblent parfois "se liquéfier" ou se désassembler, traduisant manifestement une perte de contrôle. On perçoit aussi cette envie de juvénilité avec des jeans, taille basse, lacérés, abimés, éraflés, laissant remonter sur les hanches de petites lanières discrètes mais totalement sexy. Comme sur Ida Heiner. Un top cropé, couleur mastic, s'achève par une cascade de lanières sur Sora Choi. Même principe pour la robe bustier de Sara Caballero, relevé d'une découpe triangulaire sensuelle sur la hanche droite. Quelques pointes rouge vif. Notamment, sur un bomber au format très carré de Cailane Oliveira, un simple bustier de Reina Spoormaker ou sur des robes en satin, charpentées et corsetées comme jamais de Libby Taverner ou Nyanderi Deng. Totalement subversif sur le pantalon en dentelle florale, taille ultra basse, d'Alex Consani. Un imprimé fleuri composé de délicats bouquets multicolores, un tantinet XVIIIème, viennent parer la mini-jupe de Mathilda Gvarliani, la veste ultra architecturée et cropée, aux fermetures brandebourg, de Dana Smith ou le bustier lacé de Laurent Huyskens. Le blouson d'He Cong, glissant sur l'épaule, se compose d'une multitude de fleurs multicolores, en trois dimensions. Un travail minutieux et de longue haleine. Sean McGirr parvient à revivifier les fondamentaux de la maison McQueen en alliant sensualité, subversion, créativité et théâtralité. Des silhouettes naviguant entre pièces structurées, inspirées de vestes militaires par exemple, pour cheminer vers des pièces dans l'esprit couture comme les dernières robes portées par Luiza Perote en perles de verre et Valery Sergeeva, recouvertes de nombreuses fugaces plumes lactescentes. Au-delà de cette collection, il y a presqu'une expérience sensorielle et narrative, où le vêtement devient expression, dialecte fashion. Entre structure et abandon, discipline et désir, McGirr propose une vision d'une féminité libre, dérangeante, fascinante, profondément incarnée, personnifiée.

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McQueen

Printemps/Eté

2026

Retrospective Gianni Versace au Musée Maillol
Saskia Lubnow & Karl von der Ahé, commissaires d'exposition, ont été commandités pour organiser l'incroyable rétrospective du couturier milanais Gianni Versace et son univers flamboyant. Au musée Maillol, à partir du 5 juin et jusqu'à la fin de l'été, on se baladera à travers différentes galeries afin d'admirer d'extraordinaires créations textiles allant de la robe imprimé Marilyn de Warhol à la robe composée d'un ensemble lanières et sangles un tantinet sado-maso. On se souvient aussi de ses fameuses couettes imprimées entremêlant méduses, visages de dieux grecs et feuilles en lianes. Des créations audacieuses pour une femme qui se rêve étincelante, éblouissante, un tantinet " bling bling ". On se rappelle aussi très bien Gianni Versace par la fulgurance et la violence de sa mort. De son meurtre. Le 15 juillet 1997, en rentrant de course, il est assassiné, sur le perron de sa villa de Miami Beach, par le tueur en série américain Andrew Cunanan. Une série sur Netflix en compte l'histoire. Un drame qui avait ému toute la planète artistique, pas seulement mode, allant de Lady Diana à Naomi Campbell, d'Elton John à Sting, de Karl Lagerfled à André Léon Talley. Gianni Versace avait su imposer au monde de la mode sa vision d'un esthétisme baroque mêlant glamour, sensualité, audace et féminité exacerbée. L'exposition regroupe au travers d'une scénographie Pop, plus de 450 pièces permettant de définir ce qu'est son œuvre. On y aborde ses débuts lorsqu'il commence à travailler au sein de l'atelier familial en Calabre. Son admiration pour l'iconographie de la religion catholique. Ses inspirations allant du statuaire grec à l'Opéra italien, de la mer et de l'océan. Mais, aussi cette fascination pour le baroque et ses imprimés opulents. Une rétrospective qui rassemble créations textiles, accessoires avec manchettes dorées ou colliers à l'effigie de méduse, croquis de modèles prêt-à-porter et couture, objets décoratifs allant de meubles, coussins, vaisselles ou vases, photographies parues dans la presse, campagnes prêt-à-porter signées Richard Avedon, vidéos de défilés et quelques interviews. Une pléthore d'informations, qui à l'aube du trentième anniversaire de sa disparition et de ce qui aurait été son 80ème anniversaire, permet de se remémorer et de fêter le visionnaire et génie créatif qu'était Gianni Versace.
Signe Michaelsson chez Premier UK
Un visage qui sort de l'ordinaire, longiligne, Signe Michaelsson a cette ressemblance flagrante avec l'acteur britannique Benedict Cumberbatch. Des cernes marqués, un peau très pale, des yeux en amande, Signe fait partie de ces filles qui n'entrent pas forcement dans les critères des canons classiques. Mais de celles qui ont une gueule. Ce petit "Je ne sais quoi" qui fait d'elle une beauté intéressante, captivante, voire ensorcelante. Toutefois, l'image de la beauté s'étant diversifiée, sa grande taille (1m84) a permis à Miss Michaelsson de se faire rapidement repérée. Premier shooting pour le magazine Double en 2022 par Tim Elkaim, Signe développe surtout une carrière éditoriale entre 2023 et 2024 : The Face par Lengua, Stockholm Surfboard Club par Ben Beagent, Cap74024 par Jacob & Yas, Replica Man par Alessio Bolzoni, Atmos Magazine par Elizaveta Porodina, Unpolished par Kulesza & Pik, SSAW par Zoe Natale Mannella, T Magazine Chine par Alexandra Alvarez Garcia.
Des shoots lui permettant de se constituer un book idéal mais pas commercial. Beaucoup de visuels underground et artistiques pour une beauté un peu Weird. Les premiers jobs les plus en vues arrivent dès 2025 : premier show d'Alessandro Michèle pour Valentino Couture, en janvier 2025 ; Campagne beauté Zara par Steven Meisel ; M le Monde par Oliver Hadlee Pearch ; Double Magazine par Dexter Lander ; Carcy magazine par Ben Taylor ; Numéro Tokyo par Brendan Freeman ; V Chine par Alice Rosati ; W Usa par Steven Meisel ; Défilés printemps/été 2026 pour AlainPaul et Hodakova ; Self-Service par Johnny Dufort ; Ouverture du show Comme des garçons pour l'automne/hiver 2026/2027 et campagne prêt-à-porter Jean-Paul Gaultier printemps/été 2026 par Inez Lamsweerde & Vinoodh Matadin.
Pour celle qui ne s'intéressait pas vraiment à la mode, ce monde lui a ouvert les portes à bras ouverts. Signe avoue une admiration pour le travail de la photographe Nan Golding et la manière d'appréhender le monde. Souhaitons lui d'avoir la chance de la croiser et de passer devant son objectif.
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Brand Finance 2026 4 marques françaises dans les 10 premières
Malgré la crise de la consommation de luxe en Chine et la hausse des droits de douane aux Etats-Unis, les marques de luxe tentent de tirer leur épingle du jeu. Chanel, Louis Vuitton, Hermès ou Cartier, ces maisons de luxe continuent d'occuper les premières places du classement Brand Finance 2026 des marques françaises les plus valorisées. Une hégémonie néanmoins affaiblie par le ralentissement du secteur cette année. En 2026, les cent-cinquante marques françaises les plus valorisées atteignent déjà 528 milliards d'euros, en légère progression de +1% par rapport à l'année dernière, selon le cabinet de conseil Brand Finance. Ainsi, la maison Chanel demeure la plus en vogue au premier trimestre 2026 selon le lyst index. Elle conserve sa position de marque française la plus valorisée, flirtant avec les 30 milliards d'euros malgré une baisse de -12%. La renommée des défilés du créateur Matthieu Blazy vient garantir le rayonnement de ce fleuron français. Néanmoins, juste derrière, avec une valeur de 25 milliards d'euros, Louis Vuitton expérimente une chute de moins de 15%. Alors, qu'Hermès totalise une croissance de +9% à 16 milliards d'euros en 2025. Avec cependant un recule d'un rang en se plaçant au 4e niveau derrière Airbus. Toujours dans le secteur du luxe, Cartier clôt le top 10 de ce classement à 13,8 milliards d'euros, avec un recul de -1,6%.
Balenciaga Printemps/Eté 2026 par Pierpaolo Piccioli

Pour sa première présentation prêt-à-porter pour la maison Balenciaga, Pier Paolo Piccioli a brigué un lieu, à la fois, monumental et historique : l'Hôpital Laennec, bâtiment du XVIIe siècle, situé au 40 rue de Sèvres, à Paris. Toutefois, ce choix n'apparait pas anodin car il demeure, depuis 2016, le siège du groupe Kering. Sans faire de mauvaises pensées, rappelons que le groupe Kering connait quelques revers et déboires financiers depuis au moins deux années. Notamment, avec une perte et ralentissement du chiffre d'affaires de la maison Gucci. Espérons que Demna Gvasalia ramène rapidement ce vaisseau dans le droit chemin, celui du triomphe financier. Se servir de ce lieu magnifique, comme l'a déjà fait auparavant Demna Gvasalia pour Balenciaga, peut être un excellent moyen de faire quelques économies en ces temps de disettes. Néanmoins, on n'en soufflera mots. Un lieu permettant aisément de disséminer les nombreux invités dans une disposition en croix et d'accorder pléthore de premiers rangs. Un parquet digne d'un manoir contemporain tapisse ce sol, chaleureux et cosy. Alors, que va concocter Pier Paolo Piccioli pour ce printemps/été 2026. L'ukrainienne Sen Samysheva a la primeur d'ouvrir ce show dans une simple robe carbone. Enfin simple, pas si simple. Col en V, composée de deux jolis plissés latéraux au niveau des épaules pour une longiligne robe s'achevant finement. Un travail de proportions minutieuses qui ne se décèle pas de prime abord. Des gants vanille viennent lécher ses bras au-delà des coudes. Les lunettes noires se font mouche, même masque, avec un front entièrement paré de strass diamant. Un look presque couture. Intitulé "The Heartbeat", Pier Paolo Piccioli a l'idée de réintégrer les fondamentaux de la maison Balenciaga. Probablement effacer les looks trop urbains et streetwear de Demna Gvasalia pour faire éclore l'ADN oublié de Cristobal. Le manteau smoking de Bebe Pharnel se construit jusqu'à mi genoux. Le marcel droit, en cuir anthracite, de Liva Been se bâtit autour d'une symétrie géométrique parfaite. Droit comme un I. Une casquette rehausse un look peut-être un peu trop minimaliste. Yar Aguer enfile une oblongue robe crème qui se complète d'origamis floraux, ton sur ton. Peut-être des marguerites ? Eventuellement des cosmos ? Qui sait. Pier Paolo Piciolli a clairement œuvré à recouvrer les codes stylistiques géométriques de Cristobal Balenciaga qu'il réinjecte dans les coupes vestimentaires. Ce qui dispense, au-delà d'une apparence simple, un effet hyper structuré, charpenté. Notamment le top rectiligne de Fatou Kebbeh dont le col administre deux petites pinces le rendant d'un coup droit comme une réglette. La chemise de Jacqui Hooper se bâtit en background d'une longue traine venant balayer ce beau parquet en chêne. L'ampleur est de rigueur car les tenues ne sont pas guindées, ni gainées. Après un début de présentation en noir et blanc, les couleurs s'invitent comme le moutarde sur un manteau ample de Lauren Huyskens, le corail flashy sur une robe plumetis de Matilde de Nard, le rose pâle sur une robe un peu pouf de Libby Taverner, l'orange prégnant sur une robe toge asymétrique, uni manche, d'Awar Odhiang, ou le vert d'eau pâle pour une robe légèrement triangulaire sur Fama Diop. Une utilisation de couleur remémorant son travail chez Valentino. Une autre robe, sans manches, se couvre d'un imprimé pixelisé fleuri multicolore sur le buste pour s'achever dans un nuage de froufrous sur la jupe du mannequin Abuk Mayen. Des couleurs flirtant avec des inspirations slaves. On perçoit tout le travail d'architecture et de modelage autour de pièces comme le top cape en cuir pétrole de Selena Forrest, ayant la configuration d'une longue capeline vue dans l'un des shows Balenciaga par Nicolas Ghesquière. Idem pour le blouson coccinelle, en cuir, lie de vin d'Apolline Rocco Fohrer. Pier Paolo Piccioli ne propose pas un simple hommage à Cristóbal Balenciaga, mais une nouvelle approche de son patrimoine stylistique. Des looks qui traduisent une volonté de revenir à l'essence absolue de Balenciaga, tout en introduisant une sensitivité due à l'air du temps. Les silhouettes ne sont pas engoncées mais entourées, bordées, parfois même effacées au profit de la silhouette globale. Comme la robe vieux rose quasiment droite de Penelope Ternes ne marquant ni buste, ni hanche. Un crop top souligne sensuellement le nombril mais en cache le dos. Le chapeau casquette en feutre de Qiuyue Li remémore celui mis en avant par Nicolas Ghesquière lors de sa présentation prêt-à-porter pour l'automne/hiver 2026/2007. Une fine ceinture en cuir reprend l'effigie en miroir du double B. Toutefois, l'adoption des claquettes ou tongs avec certains looks ne m'apparaissent pas nécessaire. A utiliser, si et seulement si, une envie irrépressible de briser une ligne un peu trop classique ou ennuyeuse, afin de demeurer dans une vibration Street Wear. Pier Paolo Picioli a introduit quelques pièces plus couture avec des jupes ballon volumineuses, des robes trapèze aux ourlets gonflés, des manteaux cocon revisités, des robes drapées asymétriques ou des tuniques minimalistes portées sur des pantalons ajustés. Des pièces qui tranchent avec l'ère précédente. Les partisans de l'esthétique de Demna Gvasalia pourront se sentir exclus car il n'y a plus de pièces casual avec une disparition complète d'ironie et de détournement de produits. Le défilé Balenciaga printemps/été 2026 s'inscrit dans ce moment charnière de l'histoire de la maison. Une renaissance stratégique et visuelle. Il marque la première collection de Pier Paolo Piccioli en tant que directeur artistique, succédant à Demna. Mais, aussi, dans un certain sens à un retour vers l'idée de la couture dans un prêt-à-porter dit de luxe. Pier Paolo Piccioli parvient à reconnecter Balenciaga avec son ADN originel avec une maîtrise des volumes, une excellente technicité, une sophistication et un raffinement affirmé. Espérons que cette divine collection trouve sa clientèle.

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Balenciaga

Printemps/Eté

2026

LVMH se sépare du label Marc Jacobs
Le groupe LVMH a décidé de se séparer définitivement du label Marc Jacobs. Chose rare chez le leader mondial du luxe qui ne se sépare guère de ses acquisitions passées. Cette transaction financière devrait lui rapporter 1 milliard de dollars soit environ 860 millions d'euros. Un événement non négligeable pour le groupe aux plus de 75 maisons, qui a réalisé l'an passé plus de 80 milliards d'euros de chiffre d'affaires. LVMH avait pris une participation majoritaire en 1997, année où Marc Jacobs avait été nommé directeur artistique de Louis Vuitton. C'est lui qui a créé la première collection prêt-à-porter Louis Vuitton et connaitra un succès fou pendant seize ans, jusqu'à 2013. La marque Vuitton deviendra ultra rentable grâce aux sacs et les diverses collaborations avec des artistes comme Murukami, Stephen Sprouse ou Yoyoi Kusuma. Toutefois, Bernard Arnault a souhaité rendre un hommage à la "rare créativité et à la vision unique" du styliste américain, dont "l'impact sur le monde de la mode est indéniable". "Je serai toujours reconnaissant à Bernard Arnault pour son soutien, sa confiance et sa conviction durant ces 30 dernières années", a déclaré Marc Jacobs. Après trente années au sein du numéro un mondial du luxe, la société d'investissement WHP Global deviendra propriétaire de la marque new-yorkaise, d'ici la fin de l'année 2026. Des bruits de couloir circulaient déjà depuis quelques temps sur la séparation entre les deux parties. Mais rien d'officiel. Toutefois, Wall Street avait déjà évoqué cette possibilité dès juillet 2025. C'est chose faite. Le groupe WHP Global possède en son sein les marques américaines Vera Wang, G-Star et Rag & Bone. En parallèle, G-III Apparel Group, qui incorpore Donna Karan, DKNY et Karl Lagerfeld parmi ses marques, deviendra copropriétaire de Marc Jacobs via une coentreprise à parts égales avec WHP et aura la charge les opérations internationales. WHP Global précise que son chiffre d'affaires devrait dépasser désormais les 9,5 milliards de dollars avec ce nouveau venu dans son portefeuille. Marc Jacobs conservera son poste de directeur artistique au sein de sa propre maison, fondée en 1984. Point primordial qui a permis de faire aboutir l'accord entre LVMH et WHP Global. LVMH poursuit donc sa restructuration en interne après s'être séparé de certaines marques moins rentables comme Off-White, maison fondée par Virgil Abloh, en 2012. Stella McCartney a racheté ses parts en janvier 2025. Notons aussi que LVMH a vendu ses activités Duty Free Shops (DFS) en Chine à CTG Duty-Free.
Miu Miu Printemps/Eté 2026 par Miuccia Prada
Il ne faut jamais s'attendre à quoique ce soit lorsqu'on est invité au défilé Miu Miu. Même s'il y a un concept fort, une ligne directrice évidente, Miuccia Prada adore mettre en place des interrogations sur les archétypes féminins, notamment leurs perceptions au sein de la société moderne. Ici, le défilé printemps/été 2026 est conçu autour d'une seule pièce textile phare, rarement mis en avant au sein de défilés, le tablier. Une pièce pouvant incarner plusieurs représentations tel que le tablier domestique chez la ménagère ou celui du jardinier ; militaire avec celui de la légion ; protectrice avec celui du maréchal ferrant ; symbolique chez les francs-maçons avec l'idée d'une représentation du travail, de l'humilité et de l'engagement. Une pièce de labeur, s'apposant sur le buste afin de recouvrir et protéger les vêtements, devenant ainsi le fil conducteur de cette collection prêt-à-porter. Il interroge fortement sur le rôle et la mise en scène de la femme. Un peu aussi celui de l'homme. Une fois de plus, le conseil économique social et environnemental (CESE), place Iéna, prête son espace habituel à cette collection Miu Miu. Quatre couleurs prédominent le set-design composé d'un fuchsia pour le sol et le podium, un vert sapin et bleu lapis-lazulis pour les tables en formica officiant de bancs pour les invités et un longiligne mur en plexis ondulé tournesol pour garantir une lumière chaude et estivale. C'est Sandra Hüller qui impose son charisme en ouvrant le show. La comédienne du génial film "Anatomie d'une chute", réalisée par Justine Triet, palme d'or à Cannes en 2023 et César du meilleur film en 2024, a vraiment l'allure d'une horticultrice avec son tablier bleu foncé qu'elle met au-dessus de sa parka en coton et son pantalon en grosse toile vert gazon. Probablement, ses gros godillots moutarde diffusent cette perception de travailleuse ouvrière. Cela parait loin d'être péjoratif. C'est une state of mine comme dirait les anglophones. Il peut s'enfiler juste comme ça, telle une petite robe d'été sur Amelie Sante. Il peut s'incarner dans un esprit masculin quand il est agencé sur Micklate Macobola. Le même que celui de Sandra Hullier dans un coloris différent. Le blouson en cuir noir, un peu sombre, sur Kris Krystla se protège par un tablier en cotonnade bleu marine. Miuccia Prada détourne ainsi ce vêtement associé au travail familial, intime et professionnel pour tenter d'en faire un hit fashion de cet été. A mon humble avis, une pièce de niche qui ne restera qu'un trend de saison. Toutefois, à la fois contrainte et protection, cette proposition de tabliers possède aussi une certaine utilité avec toutes les poches associées. Pratique comme fourre-tout pour les fashionistas. Il peut s'agripper de badges ou de boutons en métal argentés comme sur le mannequin Elody François. Il se noue autour de la taille comme une mini-jupe. Effet de style. L'homme se procure aussi le tablier avec cette touche d'artisan. Les clichés ont la vie dure. En simple cuir noir sur l'acteur Richard E Grant à la soixantaine bien avancée. Quand le tablier se recouvre de petites fleurs stylisées, un brin papier peint, toujours avec ce fameux mauvais goût à la Prada, la vision de la concierge apparait instantanément. Il se complète d'un pull flashy orange sur Ella Dalton. Même vision avec Alix Bouthors avec son tablier violine et un pullovers crocheté rouge vermillon. La version orange se recouvre d'une portion en cuir tabac, volanté au niveau du buste sur Larissa Moraes. Tandis que d'autres flirtent avec la lingerie, jouant sur la transparence et la sensualité. Je pense notamment aux tabliers crochetés rose bonbon de Xiao Wen Ju, vert pistache de Fatou Kebbeh ou bleu marine de Noor Khan. Une pièce intergénérationnelle. Elle se réinvente en petite robe de petite fille bien sage sur Yura Romaniuk. Autour de cette pièce gravitent des silhouettes caractéristiques de l'esprit Miu Miu avec des jupes portefeuille comme sur Suzanne Lindon, des parkas en cotonnade amples, des blousons en daim châtaigne comme sur Liu Wen, des chemisiers légèrement décalés ou des robes fines aux lignes simples. L'ensemble créant une tension entre banalité quotidienne et sophistication conceptuelle. Quelques cuirs tabac se patinent de quelques reflets vieillis sur Sanique Dill et Billy Barrat. Toutefois, le noir habille quelques tabliers restituant un air plus élégant et gracieux sur Karolin Wolter ou George Anderson. Pour finir, des jacquards floraux retro se brodent de cabochons diamant sur le buste comme vu sur Loli Bahia, Dru Campbell ou Charlotte Boggia. Le tablier s'impose comme la pièce centrale de cette collection. Décliné sous différentes formes allant du court au long, du transparent au structuré, il demeure porté seul ou superposé à des robes, jupes ou ensembles plus stricts. Parfois attaché de manière classique, parfois détourné, déplacé ou déconstruit, il devient un objet de transformation. Le tablier agit comme une seconde peau ou un écran, modifiant la perception du corps, évoquant des rôles assignés, mais aussi la possibilité de s'en émanciper. Miuccia Prada semble puiser dans des images de domesticité, d'enfance et de mémoire collective pour les recontextualiser dans un cadre contemporain. Une collection qui raconte une femme qui navigue entre différentes identités : celle que la société projette sur elle et celle qu'elle choisit d'incarner. Ne reste plus qu'à choisir si on l'ajoutera ou non à sa garde-robe.
 

Miu Miu

Printemps/Eté

2026

Henry Zankov décroche le pose de DA chez Diane von Furstenberg
La maison américaine, Diane von Furstenberg, connu pour ses robes portefeuille, baptisée aussi "wrap dress", vient de nommer un directeur artistique à la tête de ses collections. Il s'agit d'Henry Zankov. Comme tous les directeurs artistiques, il aura la charge de superviser les collections prêt-à-porter de Diane von Furstenberg ainsi que toutes les futures campagnes publicitaires. Sa première collection sera visible lors de la prochaine fashion week new-yorkaise printemps/été 2027, en septembre 2026. Ce dernier avait déjà travaillé pour la maison DVF dès 2014. Il y restera quatre années. Toutefois, il avait décidé de créer son propre label sous le nom Zankov, en 2020. Son travail stylistique paye car il obtient le prix du CFDA du "créateur américain émergent de l'année 2024". Un prix permettant de braquer son travail auprès de la presse et des acheteurs. "J'ai toujours été entouré et inspiré par des femmes fortes, et Diane en est l'incarnation absolue. La femme DVF est rebelle : sûre d'elle, curieuse et indépendante. C'est pour moi un honneur et un privilège de m'appuyer sur l'héritage de Diane et d'accompagner la marque vers l'avenir", a déclaré Henry Zankov. Quand à Diane von Furstenberg, elle ne tarie pas d'éloge à l'encontre de sa nouvelle recrue : "Je suis ravie de voir comment le design d'Henry, son sens de la couleur et sa sensibilité naturelle sauront conquérir une nouvelle génération". Une énergie nouvelle, une vision forte et une pertinence culturelle. Henry Zankov aura surtout pour objectif de toucher les nouvelles générations de femme mais, aussi, de renforcer l'héritage de Diane pour faire perdurer le label pendant quelques longues années encore.
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Révélations des podiums Printemps/Eté 2026
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