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Juin 2024
Par Yann Gabin
YG

Le Vogue Italien a recouru, pour sa dernière couverture, à la beauté diaphane et androgyne d'Hunter Shafer afin d'incarner une mode bohème et baroque. Egérie de la maison Prada, cette comédienne transgenre, star de la série "Euphoria" et du dernier chapitre de la série "Hunger Games", pose à merveille, au côté de son amie Dara, dans cette série mode intitulé "Bohemian Rhapsody", mis en scène par le talentueux Ethan James Green. Avec un titre référent à l'univers fantasmagorique du groupe musical britannique Queen. Royal pour une première cover du Vogue.

Hunter Schafer chez CAA

Hunter Schafer a réussi de faire de sa différence un atout majeur vers la gloire. Né garçon, il souhaite dès son adolescence changer de genre. Un cap difficile à passer mais qui définitivement révéle sa véritable identité. Son âme. Hunter Schafer débute sa carrière comme mannequin. Mais, son envie est ailleurs. Devenue jeune femme, elle tombe par hasard sur la petite annonce d'un casting recherchant l'un des caractères phares d'une série sur l'adolescence. Elle est choisie et interpréte l'adolescent en transition de genre. Un rôle qui lui parle. Magnétique, elle devient l'une des stars planétaires de la série "Euphoria" au côté de Zendaya. Muse de la maison Prada, Hunter Schafer décroche, en 2023, le rôle pour incarner le parfum Angel de Thierry Mugler.

YG
Les couvertures à retenir au mois de Juin 2024

Gigi Hadid pour Vogue Paris ; Kendall Jenner pour Vogue Usa ; Sophie Turner pour Vogue Grande-Bretagne ; Hunter Schafer pour Vogue Italie ; Treasure pour Vogue Japon ; Hunter Schafer pour Vogue Allemagne ; Jill Kortleve pour Vogue Espagne ; Non distribué pour Vogue Russie ; Liu Wen et Kim Kardashian pour Vogue Chine ; Maya Massafera pour Vogue Brésil ; Hana Jirickova pour Vogue Turquie ; Anya Taylor-Joy pour Vogue Australie ; Peggy Gou pour Vogue Netherlands ; Abby Champion, Amélia Gray, Magdaleno Delgado, Mathilda Gvarliani pour Vogue Mexico ; (?) pour Vogue Arabie ; Nora Attal pour Vogue Koréa ; Sun Mizrahi pour Vogue Grèce ; Non distribué pour Vogue Ukraine ; Diana Skowron, Madelief Bouter, Martina Boaretto Giuliano pour Vogue Pologne ; Fernando Lindez, Filip Hrivnak, Luna Passos pour Vogue Tchécoslovaquie ; Rebecca Ferguson pour Vogue Scandinavia ; Alessandra Ambrosio, Carla Pereira et Jourdan Dunn pour Vogue Portugal ; Simone Ashley pour Vogue Inde ; Xiao Wen Ju pour Vogue Singapore ; Yoona Lim pour Vogue Hong-Kong ; Baifern Pimchanok pour Vogue Thaïlande ; Stéphanie Hsu pour Vogue Taiwan ; Anok Yai et Malika El Maslouhi pour Numéro France ; Rola pour Numéro Tokyo ; Robert Downey Junior, Margot Robbie, Niolas cage, Greta Lee, Zac Efron, Charles Melton, Lily Gladstone, Davine Joy Randolph, Ryan Gosling pour W Usa ; Anne Hathaway pour V Usa ; (?) pour Allure Usa ; Anya Taylor-Joy pour Elle Usa ; Tess McMillan pour Elle Uk ; Angelina Kendall, Awar Odhiang, Devyn Garcia et Ella Mccutcheon pour Harper's Bazaar France ; Emma Corrin pour Harper's Bazaar Usa ; Zoe Barnard pour Harper's Bazaar Uk ; (?) pour Harper's Bazaar Italie ; Aitana pour Harper's Bazaar Espagne ; Non distribué pour i-D Magazine ; Jessie Aina pour Marie-Claire Italie ; Bibi Breslin, Mathilda Gvarliani et Ella Mccutcheon pour Self-Service ; Amélia Gray, Gisèle Bundchen, Imaan Hammam, Issa Lish, Kiko Mizuhara, Liu Wen, Malgosia Bela, Safe Crane, Sascha Rajasalu, Vittoria Ceretti, pour POP Magazine ; Björk , Eartheater, Chloë Sevigny, Abby Champion, Adut Akech, Anja Rubik, Bibi Breslin, Felice Nova Noordhoff, Malgosia Bela, Maty Drazek, Saskia de Brauw pour Purple Magazine ; Anna Cleveland, Kim Gordon, Elise Crombez, Lina Zhang, Sascha Rajasalu, Julianne Moore, Paul Mescal, Sophie Wilde et Steven Yeun pour Another Magazine.

Miu Miu Printemps/Eté 2024 par Miuccia Prada

De larges écrans plasma disposés à intervalles réguliers, prenant place face aux premiers rangs, diffusent tout le long de ce podium des vidéos de danseuses contemporaines aux mouvements décomposés, saccadées ; d'archers tirant de simples flèches ou bien d'immenses colonnes grecques. Le lien. Incontestablement le sport et l'esprit olympique. Des éclairs, un orage et un souffle venteux viennent accompagner la première silhouette. Blazer bleu marine, écusson griffonné Miu Miu sur la poitrine, polo marine signé Miu Miu, enfilé sur une chemise à infimes pavements saphir, bermuda/surfer ébène avec ceinturon intégré vert gazon, relevé d'un lacet laiteux, noué à la taille. Bref, la citadine qui se la joue briseuse de vagues. Une seconde pièce chocolat, dépasse imperceptiblement du premier, laissant à nouveau apercevoir le patronyme de Miu Miu. Miu Miu, Miu Miu, Miu Miu demeure inscrit partout. Urbi et orbi. Karolin Wolter, seconde à traverser le podium, enfile exactement le même accoutrement mais avec des tonalités plus chaudes. Son bermuda de surf alterne une charmante tonalité grenat avec une ceinture de couleur citrouille. Un suivant, de couleur émeraude, coruscant, s'enfile au masculin. Et oui, Miuccia Prada continue, depuis quelques saisons, à insérer des looks au masculin pour que ces messieurs puissent aussi piocher dans un vestiaire cool et juvénile. La spartiate se bâtit autour de jeux de cordes et de nœuds marins, de diverses intonations de couleurs. Dés le premier look, on ne peut pas être dupé, on est bien chez Miu Miu. Surtout avec les lunettes de vues rétro, dans un esprit complètement "Geek" ou nonagénaire. C'est selon les références. Les cheveux lâchés demeurent avec cet effet wet wet wet, un tantinet gras, avec un résultat "je sors de l'océan". Le solo de guitare électrique et les percussions de batterie paraissent parfois un peu pesants. La musique demeure un point crucial de la mise en scène et la distinguer demeure fondamental pour une meilleure lecture et compréhension du message stylistique. Quand le solo de batterie vous casse les oreilles et vous harponne perpétuellement les tympans, on perd le fil et le message de la présentation. Heureusement qu'en visionnant le défilé, on peut délicatement appuyer sur la fonction OFF. Ca fait tellement du bien. L'allure sportive escorte une certaine décontraction, voir nonchalance. La culotte corail s'imprègne à nouveau du nom maison. S'ajoute une chemise zippée crème, aux longilignes froufrous et, d'un imper bleu marine des plus classiques. Avec un col de chemise à moitié rentré à moitié sorti. Débraillée ma fille, tu seras cet été. Un look au goût du drapeau français. La mini, rikiki, se pare de quelques volants froufroutant, se plaquant à la culotte bleu Barbeau, griffonné toujours du Miu Miu notoire. Je me répète. Je me répète. Je me répète. Le message est redondant comme le solo de guitare électrique. Toujours étayé d'un blazer, d'une chemise exaltée et d'un polo monochrome. On est fan des micros pansements multicolores qui jonchent, de-ci delà, les bouts des orteils ou les tendons d'Achille. Selena Forrest se glisse, elle, dans une culotte de bain de tonalité tournesol. On s'amuse des contrastes entre haut et bas du corps. La partie supérieure demeure totalement dans un esprit intemporel, voire prepy, alors que la partie inférieure ne cache plus les gambettes, faisant place à une fantaisie estivale de rigueur. Une jupe droite en cotonnade peut assimiler des macramés surannés de dentelles, référence aux trousseaux textiles d'antan. Des chemises en cuir seventies prennent des couleurs de caramel, tabac et fauve. Miuccia Prada aime, aussi, incorporer des pièces cérémonieuses telle que cette oblongue robe, au tissu mordorée, rebrodée de nombreuses perles aux formes de corolles florales, dont elle associe un pull en laine élémentaire, col en V beige. La totale cool attitude sur Alix Bouthors. La version anthracite, col cheminé, laisse exploser un feu d'artifice de corolles dorées. Le bustier, configuration de pyramide inversée, se noue autour de la poitrine tel un simple bandana. Sans négliger de faire apparaitre discrètement le logo sur la culotte lorsque cette dernière dépasse subrepticement de la jupe taille basse, aux larges plissés. Tout est question d'appartenance. La version moutarde en cuir parait comme une multi dose de vitamines. La marque Miu Miu est intégrée à presque tous les vêtements de manière dissimulée ou dévoilée. On fait partie du fameux Miu Miu Club, n'est ce pas ? On le rabâche sans cesse. Un peu trop à mon goût. Les culottes prennent des tonalités mandarine, bleu Klein, vert olive, turquoise, marine, tournesol. La pièce peu onéreuse et forcement iconique. Un chandail, jaune topaze, se couple de quelques chaines diamants sur ses flancs. Une autre veste, en daim fauve, se couple avec un pantalon Chino marine. Ou inversement sur un look au masculin. Sempiternel. Les lacets d'une paire de New-Balance se différencient, eux aussi, par deux couleurs distinctes. Fashion moment. Quand aux derbys, on déambule sans sangler les fermetures. Un trench parme donne des allures de jeune fille de bonne famille à l'australienne Julia Nobis. On ajoute un collier gros diamants pour se donner des airs d'Anna Wintour. Rianne Van Rompaey hérite du look le plus primitif de la collection : polo blanc et jean marine. Quelques tee-shirts vitaminés, aux rayures bayadères, aux couleurs de pierres précieuses. Quelques pièces en matière gaufrée, entièrement Gold. On aperçoit sur le podium la danoise May Anderson, quadragénaire, qui a été l'égérie maison de la campagne Printemps/Eté 1999. Un véritable bond de vingt-cing ans en arrière. Beaucoup de beige idéalisé. Les rebords de vestes et jupes plissées s'ennoblissent d'ourlets en cuir châtaigne. Le détail qui fait toute la différence. Egérie de la maison Prada, Troy Sivan fait une apparition éclair sur le podium tout de bleu marine vêtu. Chemise à carreaux, débardeur traditionnel et bermuda surfeur. Un air sage pour celui dont le fond de commerce s'insinue par la douce provocation. Gigi Hadid fait, aussi, un passage remarqué avec une veste ample chocolat, rebrodée d'arabesques de feuilles en sequins anthracite. Idem pour sa jupe plissée. Cette saison, Miu Miu mélange une allure sportive avec une certaine décontraction. Des basiques classiques se mixent avec une préciosité de certaines matières. Avec une certaine désinvolture, la femme Miu Miu fera mouche, comme d'habitude. Une mode qui ne se prend pas au sérieux mais qui pourtant offre l'apparence d'être murement réfléchie. Raisonnée. On a l'air débraillé mais on ne l'est pas. On a l'air apprêté mais on ne l'est pas. On a l'air sportif mais on ne l'est pas. Finalement, la maison milanaise propose une mode pour le Printemps/Eté 2024 qui s'apparentera à "une Miu Miu Girl qui s'amuse à ne pas l'être". Va comprendre.

YG

Miu Miu

Printemps/Eté

2024

Départ inattendu de Virginie Viard de la maison Chanel

Avec stupéfaction, le milieu de la mode s'est réveillé, jeudi 6 juin, en apprenant dans les médias, le départ de Virginie Viard, directrice artistique de la maison Chanel. Iconique maison dont elle avait repris la direction au décès de Karl Lagerfeld, en février 2019. Virginie Viard avait assisté Karl Lagerfeld comme directrice du studio de la maison Chloé, entre 1992 et 1997, puis avait rejoint définitivement la maison du 31, rue Cambon, en 1997. Chanel deviendra sa maison de coeur ou elle déploiera toutes ses compétences en tant que directrice du studio, puis en tant que directrice artistique. Celle qui a été le bras droit de Karl Lagerfeld depuis 1987 a su développer, lors de ses cinq dernières années, une ligne prêt-à-porter et couture Chanel subtile et classique. Peut-être un peu trop intemporelle. Manquant de parfois de fantaisie et d'humour comme savait si bien le faire Karl. Toutefois, celle qui a toujours été d'une loyauté imparable auprès du Kaiser Lagerfeld, puis de la maison Chanel voit l'aventure Chanel s'achever en un claquement de doigt. Fin juin sera sa dernière collection Haute-Couture qui, assurément, deviendra l'évènement de la semaine couture. Le prochain Directeur/Directrice artistique n'est bien evidemment pas encore connu. Cette tâche reviendra au président directeur des activités Mode, Bruno Pavlosky, de l'annoner en temps et en heure.

Caren Jepkemei chez Titanium
La Kenyane Caren Jepkemei apparait comme l'un des mannequins les plus plébiscités pour les défilés couture et prêt-à-porter depuis quelques saisons. Les marques, des plus branchés au plus classiques, se l'arrachent pour l'habiller. Tout lui va. Pour la saison Automne/Hiver 2024/2025, Caren a pu enfiler les meilleurs looks de la Maison Margiela, Saint-Laurent, Thom Brown, Erdem, Rochas, Yohji Yamamoto, Ralph Lauren, Lacoste, Zimmermann, Nina Ricci, Issey Miyake, Schiaparelli, Marc Jacobs, Prabal Gurung, notamment. D'autres illustres maisons de couture telles que Viktor & Rolph, Ashi, Patou, Giambattista Valli, Rick Owens, Elie Saab, Alexandre Vauthier, Dolce & Gababana, Ulla Johnson, Carolina Herrera, Rodarte, David Koma n'hésitent pas à faire régulièrement appel à son allure altière. Bref, des clients éclectiques pour une silhouette qui se démarque indéniablement des autres. Ils adorent cette démarche athlétique, tonique et ce port de tête singulier. Caren Jepkemei a tout compris. Elle sait absolument mettre en valeur un simple vêtement. Une faculté qui ne parait pas à la portée de toutes.
Originaire du Kenya, petite, elle s'imaginait déjà ramper sur les podiums internationaux. Elle regardait avec admiration défiler les tops comme Alek Wek, Grace Jones ou Naomi Campbell. Toutefois, les capitales de la mode étant terriblement éloignées du Kenya, Miss Jepkemei garde juste ce rêve en tête, en n'y prêtant pas trop attention. Toutefois, en 2019, elle est repérée à Nairobi, capitale du Kenya. Puis, direction Paris, pour le grand saut de la Fashion Week prêt-à-porter Printemps/Eté 2020 ou elle fera ses premiers pas, notamment pour la maison MM6 Maison Margiela qui lui offre l'opportunité de fouler son premier podium international. Elle enchaine sur les présentations de Marni, Uma Wang, Balmain, Christian Wijnants et Comme des garçons. Six maisons qui annoncent d'un excellent début pour celle qui ne croyait pas que ce rêve puisse devenir réalité un jour. Les magazines s'intéressent rapidement à sa fine silhouette d'1m80 mais aussi à son visage bienveillant et d'une couleur noire profonde.
Vogue Australie par Léa Colombo. Puis, Tank Magazine par Sarah Blais. Numéro Netherlands par Daniel Archer. The Wall Street Journal par Nadine Ljewere. British Vogue, Love Magazine et Vogue Italie par Campbell Addy. Encore British Vogue par Mert Alas & Marcus Piggott Scott Trindle ou Felicity Ingram. M Le Monde par Théo De Gueltz. Vogue Mexico par Santiago Sierra Soler. V Usa par Solve Sundsbo. Dazed & Confused par Sharna Osborne. Vogue Italie par Oliver Hadlee Pearch. Another Magazine par Bibi Cornejo Borthwick. Ten Magazine par Rob Rusling ou Benjamin Breading. Self-Service par Mert Alas & Marcus Piggott. Collective Dry par Fabien Montique. On perçoit que Caren Jepkemei aime poser pour pléthore de photographes, s'amuser avec la mode, rencontrer de nouveaux stylistes pour créer des images fortes. Basée à Londres, elle ne rechigne jamais sur les éditoriaux qui lui sont proposés. Toutefois, c'est à Paris qu'elle travaille le plus. Elle ne compte plus les allers/retours. Caren a complètement raison de s'investir auprès de la presse féminine car c'est le meilleur moyen d'être vu par les gens du métier, de susciter l'envie et le désir, de faire appel à ses compétences physiques. Par conséquent, on conçoit qu'elle fasse partie des profils les plus requetés pour les présentations prêt-à-porter. Pour celle dont le mantra est de "suivre le courant", Miss Jepkemei parait loin d'être une "suiveuse".
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Veronica Leoni, nouvelle Directrice Artistique de Calvin Klein
La maison Calvin Klein vient de nommer à la tête de sa direction artistique Veronica Leoni. Une créatrice encore peu connu du grand public. Depuis le départ de Raf Simons, en décembre 2018, la marque avait déserté les podiums de prêt-à-porter de luxe alors qu'elle demeurait l'une des marques incontournables de la fashion-week New-Yorkaise. Avec la nomination de cette italienne à la tête de Clavin Klein, la directrice générale, Eva Serrano a de grandes ambitions pour cette marque iconique. Native de Rome, Veronica Leoni a pu mettre ses compétences stylistiques auprès de labels pointus comme Jil Sander (2012) ou elle débute. Puis, de Céline au côté de Phoebe Philo (2014), Moncler 1952 (2018) et The Row avec les sœurs Olsen. Des maisons chics qui restent toujours à la recherche de la ligne pure, essentielle et consensuelle. Aussi, au-delà de ces belles expériences, Veronica Leoni a créé sa propre maison, au nom de Quira, hommage au patronyme de sa grand-mère. Elle amplifie un univers singulier avec une vision du vêtement précis, qui se veut brute, fonctionnelle, simple et toujours raffinée. Finaliste du prix LVMH 2023, elle développe une mode qui se veut, à la fois, intellectuelle, épurée et pragmatique. Une chercheuse, comme son équipe romaine aime à la qualifier, mettant toute en œuvre pour enfanter des produits qualitatifs. Tout s'exécute dans la construction du vêtement avec un volume précis, une emmanchure particulière ou un drapé asymétrique, avec à la clef la mise en valeur de l'artisanat, du fait main. Cette passionnée d'art et de littérature n'hésite pas à s'inspirer de ces deux domaines de prédilection pour fructifier ses réflexions textiles. Un peu la même démarche que Phoebe Philo. La maison Calvin Klein s'attribue donc une tête pensante qui aura pour tâche de mettre, à nouveau, en valeur l'héritage et le prêt-à-porter de luxe, au féminin et masculin, pour des vêtements qui se voudront pointus, élégants, originaux et haut de gamme. Sans omettre de proposer une ligne de sous-vêtements qui reste l'emblème même de la maison américaine. La première collection devrait être présentée, à New-York, au mois de septembre 2024.
Balmain Printemps/Eté 2024 par Olivier Rousteing

Quand la maison Balmain a prévenu, via un communiqué de presse impromptu, à seulement 10 jours de la présentation Printemps/Eté 2024, qu'une partie de sa collection lui avait été subtilisée lors d'un transit à l'aéroport Charles de Gaulle, le monde de la mode avait été abasourdi et ébahi par cette déconvenue de dernière minute. Olivier Rousteing, lui, avait été très peiné, notamment par toute cette énergie évaporée à engendrer des pièces exceptionnelles et compliquées. Toutefois, ce dernier n'est pas homme à se laisser abattre. Son énergie positive, sa détermination sans faille, son pragmatisme demeurent source de résilience. A chaque problème, ses solutions. Avec conviction et persuasion, il a lancé le défi, avec l'aide de son équipe, à recommencer le plus grand nombre de pièces manquantes pour que sa présentation soit digne de la fashion-week parisienne. Même si toutes les pièces n'ont pu être achevées à temps, notamment celles en jean, le défilé à été programmé, en temps et en lieu. Dans la salle majestueuse du palais de Chaillot, un immense rideau bleu céleste entoure cet espace majestueux et solennel. Un écrin bleu céruléen souvent associé à l'apaisement, la confiance et la stabilité. Il fallait tous ça à Olivier Rousteing pour enfanter cette collection singulière. Une robe smoking anthracite, col incolore, s'enorgueillit de boutons dorés estampillés en forme de corolles de roses. La jupe s'emboîte sur la veste, laissant apparaitre un décolleté béant jusqu'au nombril. Une pièce classico-sensuelle. Une seconde robe convoque l'apparence d'un maillot une pièce, se carénant aux hanches par des courbures dites de paniers. Accentuant les rondeurs du décent fessier. Une silhouette à la Kim Kardashian, amie de longue date d'Olivier Rousteing. Une ligne fabuleuse et présente tout le long de la présentation. Un sac, en cuir mastic, s'embellit, en sa périphérie, de corolles florales, ton sur ton. Une besace bouquet prend la configuration de seau et s'agrippe juste sous le bras. Porté comme une baguette. La fleur demeure le trait d'union entre chaque tenue de la maison Balmain. La fleur va être traitée avec honneur, en tentant de gommer ce présupposé désuet. Une fleur de nos jours. Au gout du jour. Les premiers passages restent dans une dominante de noir, avec une déclinaison certifiée de looks inspirés du smoking. On ouvre avec un décolleté en V. On ajoute des épaulettes type pagode. On suspend une chute de fleurs. On l'allie avec jupe qui se fait parapluie ou une jupe à pois, en mousseline plissée, trainant à terre. La veste peut se cintrer, s'additionnant d'un corsaire dont les ourlets se déploient au dessus des genoux. L'utilisation de tonalités sombres initie souvent une forme de conservatisme que les clientes recherchent et valident continuellement. Que les maisons de luxe affectionnent car elles sont des couleurs refuge. Intemporelle. Une veste champagne s'évade vers un univers Chanelissant. Soulignement des quatre poches frontales par un gros grain ébène. Col en V maintenu par un bouton doré solo, au nombril. Une construction de lignes droites pour un effet charpenté, architecturé évident. Une seconde veste, presque spencer, vert gazon, nous fera plonger dans un univers à la "Emmanuel Ungaro". Absolument eighties. Absolument Fabuleux. Avec une jupe froncée, rose chair, dons les périphéries se cognent comme des vagues se brisant sur la rivage. Olivier Rousteing s'inspire d'un vestiaire d'un autre temps. Rien de péjoratif mais comme une envie irrépressible de se replonger dans un monde fantasmé de la couture des années 80, ou tout semblait n'être que calme et volupté. Ou l'on se damnait pour une simple robe de cocktail pastel ; pour un manteau en laine bleu Klein, dominé par de fugaces nœuds distingués ; ou d'une filiforme robe aux cascades de plissés à pois noir et rose. Le vestiaire de maman et grand maman. On s'y projette avec cette robe bustier saumon, épaules libérées, dont les micros plissés créent une tournure pyramidale sur Ornella Umutoni. Puis, un bustier sculptural apparait. Une œuvre d'art corporelle prenant la forme de rameaux dorées surmontés, de-ci delà, de roses laquées vermillon, couplées d'infimes roses argentées. La jupe froncée, bleu Klein, vient exalter ce chef d'œuvre textile. Du pur Art appliqué à la mode. Une chemise, au col cheminé, se joue de plissés déliés vert pomme. Un trench cintré, incroyable, en vinyle vermillon, se pare d'une nuée ardente de roses ton sur ton. Loulou Westlake s'accapare royalement de cette pièce phare Balmain de cet été 2024. Nyaduola Gabriel compile, à la fois, la nuée de roses vermillons sur le buste et sur la mini jupe, laissant exhiber quelques délicats plissés bleu ciel s'intercaler entre ces nuages floraux. Un autre bustier, toujours en cuir verni azurin, se pique de fleurs et feuilles en plastique limpide. L'effet translucide répand ce désir à dévorer quelques sucreries gourmandes. Également, Olivier Rousteing opte à retravailler le fameux pois, avec des variantes ébène, lactescent, vermeil ou rose layette, sur des robes de soirée col en V, apposant sur une épaule, une hanche ou un nombril, un tourbillon de fleur solo. Une fleur démesurée, en mousseline, incarne carrément un top. Très Emmanuel Ungaro. Un second imprimé, aux feuillages rouges sur blanc, vient impacter des silhouettes aux looks absolument rétro. Carrément fifties. La version ébène évoque l'air du temps. Olivier Rousteing offre une tribune à sa majesté la fleur. Il sublime l'art floral à travers un défilé mémorable qu'il a souhaité, à la fois, kitsch par certaines pièces vestimentaires puis complètement artistique pour d'autres d'une folle créativité. Des compromis textiles ont aussi été proposés pour celles qui recherchent un look élégant, recherché, très "jolie madame", sans tomber dans un cliché "Old School". Olivier Rousteing a su condenser son propos stylistique sur une ligne parfois borderline. La thématique de la fleur peut rapidement devenir "cul-cul". Certaines propositions peuvent soulever l'idée de vêtements surannés, d'un autre âge, qui toutefois sont immédiatement ralliées par des passages plus radicaux avec l'emploi de cuirs vernis, de textiles vinyles ou par la simple utilisation de formats XXL sur certains designs textiles. Un final totalement couture avec des incrustations de perles, des cannages, des strass à gogo, des entremêlées de matières, des patchworks textiles, des broderies trois dimensions. Un véritable travail d'orfèvrerie pour une collection qui avait été presque réduite à néant. Ainsi, avec une volonté farouche de victoire et une motivation extrême, Olivier Rousteing est parvenu à déplacer des montagnes.

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Balmain

Printemps/Eté

2024

Le prix de l'ANDAM distinguera son vainqueur le 27 juin
Sous la tutelle du Ministère de la Culture et du Comité de promotion et de développement de la Mode, le concours de l'Andam vient d'annoncer les noms des six finalistes restant en course pour son grand prix, doté d'un montant de 300.000 euros. Cette trente-cinquième édition a retenu les labels 3.Paradis, Charles Jeffrey Loverboy, Christopher Esber, Marie Adam-Leenaerdt, Meryll Rogge et Ruohan. Quant au prix Pierre Bergé, doté d'un montant de 100.000 euros, il qualifie les trois finalistes suivants : Boyarovskay, Pièces Uniques et Vaillant. Pour le prix des accessoires de mode, toujours récompensé de 100 000 euros, ne reste plus en lice qu'Hugo Kreit, Maeden et Sarahlevy. Présidé par le Directeur Artistique de Saint-Laurent, Anthony Vacarello, le jury se compose cette année de stars du grand écran agrémentées de quelques sommités du milieu de la mode. On compte surtout des amies de la marque Saint-Laurent comme Charlotte Gainsbourg, Béatrice Dalle ou Virginie Efira. Mais, aussi l'écrivaine Virginie Despentes, le comédien Niels Schneider, le réalisateur Gaspar Noé, le journaliste littéraire Augustin Trapenard, la comédienne Rossy De Palma et la chanteuse Rosé des BlackPink. Pour la crédibilité mode, on recouvre l'ex-rédactrice en chef du Vogue Paris, Emmanuelle Alt, l'ex-première dame de France et mannequin Carla Bruni ainsi que les tops Anja Rubik (Amie proche d'Anthony Vacarello) et le top noir iconique, Alek Wek. Siégeront aussi en tant que membres permanents François Pinault président de Kering, Sidney Toledano PDG du LVMH Fashion Group, Cédric Charbit CEO de Balenciaga, Eva Chen responsable des partenariats mode d'Instagram, Guillaume de Seynes directeur général d'Hermès, Renzo Rosso président d'OTB, Delphine Viguier directrice générale internationale de l'Oréal Paris, Laurent Malecaze CEO de Chloé et Bruno Pavlovski, président des activités mode de Chanel. L'attribution des trois prix 2024 sera effectif dès le jeudi 27 juin 2024.
Alexander McQueen Printemps/Eté 2024 par Sarah Burton
Anatomy II. Titre ultime, signature finale de Sarah Burton pour Alexander McQueen. Emotion sera l'unique mot qui me viendra à l'esprit pour résumer cette dernière présentation pour le Printemps/Eté 2024. Un croassement de corbeau tinte sur cette salle silencieuse. Pas un bruit. Une musique évanescente, peu joyeuse, diffuse une ambiance d'infinitude tristesse. Une mélodie qui accentue l'émotion de cette présentation comme l'une des plus importantes de la saison. Elle le sera. Au-delà du simple vêtement, il est surtout question de l'héritage. Comment est-il transmis ? Comment peut-il perdurer après la disparition d'un créateur ou d'une directrice artistique ? Comment sera t-il exploité par ses légataires ? Après trente années au service de cette maison iconique, d'abord en tant qu'assistant puis en tant que directrice artistique, Sarah Burton a souhaité définitivement tourner la page. De se délester de ce patrimoine britannique. Pour terminer en beauté, elle a mis toute son énergie créative pour dévoiler un show inoubliable. Un podium en forme de huit symbolise le concept d'infini. D'illimité. D'absolues continuités. Kaia Gerber, cheveux mouillés, tirés en arrière, escarpins eighties, en cuir verni vermillon, enfile cette robe anthracite, charpentée comme jamais. Entièrement lacée d'un fil cochenille dans le dos, ce smoking/robe s'agrémente de coups de scalpels, défaisant la cime des emmanchures, puis de manière verticale le centre du buste, dévoilant la chair diaphane de la belle californienne. Toutefois, le regard sombre de Kaia Gerber impose une solide confiance en soi. La transposition en jeans sur Lineisy Monteiro vise plutôt la jeunesse. L'italienne Vittoria Ceretti, survient de suite, avec un bustier en cuir sculptural, dont les seins se font presque coniques, et s'achevant aux hanches par des rotondités avenantes. Son oblongue jupe en maille mordorée se couple de franges horizontales ambrées qui finalement engendre une combinaison audacieuse et intrépide. La version écarlate ensanglante le podium. Comme tous les escarpins acérés. L'américaine Amanda Murphy, bouche rouge flashy, déambule dans un smoking noir et pourpre. Un duo de couleurs redondantes du style McQueen. Une combinaison de tonalité qui fonctionne toujours à merveille. Cette veste smoking s'octroie un large coup de pinceau écarlate, trait totalement aléatoire, s'achevant en ses frontières par des franges infinies. Presque comme des crins de cheval. Toutefois, ce rouge franc interpelle. Apostrophe. Il est presque sanguinolent. Indubitablement et consciemment, l'idée du lignage, de la dynastie, de l'héritage McQueen resurgit. Une couleur qui définit les combats, les lutte, la bataille que cette maison a du mener pour subsister en haut de l'échelle des maisons qui comptent. Avec brio, Sarah Burton a toujours su faire subsister cet héritage, notamment par son intelligence créative et son indéfectible fidélité à Alexander McQueen. Les smokings anthracite ont des épaules droites comme l'horizon. Hiératique, Maria-Carla Boscono enfile une interminable robe nuisette houille, sublimée par une rose pourpre démesurée, sérigraphiée, sur le buste. La même en cuir souple, sur le corps girond de Jill Kortleve, elle diffuse une facette de "Biker". Toutefois, la transposition immaculée apparait tel un trait d'union entre cette noirceur environnante et cette prospection vers une clarté certaine. Elise Crombez croise Maria-Carla Boscono dans un manteau smoking classique. Alors, que le top néerlandais Felice Nova Noordhoff voit sa veste de smoking se découper en forme pyramidales. Idem pour Sora Choi. On ponctue, à nouveau la présentation, par des pièces puissantes, asymétriques, discontinues, revalorisées d'effets de matières comme la robe fausse fourrure coquelicot sur le top chinois He Cong De franges et broderies "anatomie" sur la robe de Vilma Sjoberg. D'entrelacs et d'excroissances textiles s'entrecroisant sur le buste de Lina Zhang. De franges nacrées sur la robe en satin d'Adut Akech. De dentelle pur Gold, effet trois dimensions, sur la robe panier de Flo Nichols. La chanteuse Yseult fait une apparition dans une robe seconde peau, à la tonalité cerise, aux incrustations de dentelles d'arabesques organiques. Même matière pour Nora Attal, mais dans une combinaison léotard carboglace. Rejoice Chuol se pare d'une combinaison seconde peau entièrement rebrodée de perles et de fils d'argents, dégainant une silhouette de purs top-modèles des années 90. Le cuir, couleur pétrole, s'offre les joies d'un trench totalement strict ; d'une veste sans manches aux épaulettes trigones ; ou d'une robe à la poitrine "chapeaux pointus", à la double traine latérale. Quelques bottes prennent la conformation de voiles gonflées telle que sur Selena Forrest. Un effet venté avéré. Une pointe de vieux rose sur la robe pétale de Devyn Garcia. Toyosi Bamigboye demeure imposante dans sa robe de soirée interminable, couleur écarlate, aux accents flamenco, reconstituant presque l'obsession d'un bouton de rose ayant atteint la maturité. Karolina Spakowski apparait magistrale avec sa robe en mousseline lactescente dont le bustier éthéré s'incruste de filaments de fils argentés. Puis, Naomi Campbell clôt cette ultime présentation de Sarah Burton pour McQueen dans une robe solennelle, presque couture, entièrement rebrodée de milliers de perles tubulaires argentées. Le bustier se damasquine de perles immobiles alors que la jupe, toute en franges, permet un effet mouvant hypnotisant. Sarah Burton a engendré un petit bijou pour son ultime présentation pour la maison Alexander McQueen. Un show magnétisant de beauté qui a fasciné la salle, jusqu'aux larmes pour certains. Quand la promesse de beauté dépasse l'entendement, elle ne peut que provoquer des tonnerres d'émotions. Sur la chanson "Heros" de David Bowie, Sarah Burton est sortie, toute émue, pour saluer l'auditoire mais aussi embrasser quelques invités de choix comme Tim Blanks, Anna Wintour ou Edward Enninful. Un énorme merci à Sarah Burton pour sa précieuse contribution à l'écriture du livre de la maison McQueen.
 

McQueen

Printemps/Eté

2024

Kering, un premier trimestre 2024 en berne
Au premier trimestre 2024, le groupe Kering a connu un net recul de ses résultats avec un chiffre global avoisinant les 4,504 milliards d'euros. Un joli chiffre d'affaires pourtant, mais en baisse en comparaison à l'année antérieure. Avec une diminution de -11% en données publiées et de -10% en comparable par rapport à l'année précédente. Une des raisons pouvant expliquer une telle dégringolade s'exerce par un marché chinois en berne. Mais, aussi par le changement de direction artistique au sein de la maison Gucci, bateau phare du groupe Kering, qui avec le départ d'Alessandro Michele et l'arrivée du jeune Sabato de Sarno, a entrainé une reposition de la marque d'un style baroque avéré vers un certain minimalisme. Engendrant un étonnement et détournement de sa fidèle clientèle et par conséquent une diminution de l'acte d'achat. Avec une baisse de son chiffre d'affaire passant au premier trimestre 2023 à 2,616 milliards d'euros à 2,079 milliards d'euros. Soit, à variation comparable sur la même période, une perte de 18%. Yves Saint-Laurent connait aussi une baisse de 8% passant de 806 millions d'euros à 740 millions d'euros. Bottega Veneta diminue de 2% passant de 395 millions d'euros à 388 millions d'euros. Pour les autres maisons du groupe Kering, le chiffre d'affaires est passé de 890 millions d'euros au premier trimestre 2023 à 824 millions d'euros au premier trimestre 2024. Seul Kering Eyewear connait une progression à hauteur de 8% passant au premier trimestre 2023 à 423 millions d'euros à 536 millions d'euros au premier trimestre 2024. Toutefois, même si celui-ci donne une tendance, un chiffre d'affaires ne se joue jamais sur un seul trimestre mais sur une année entière.
YG
Révélations des podiums Printemps/Eté 2024
YG
Agnese
An
Bibi
Capucine
Daria
Eliise

Furlanis
Deseyn
Breslin
Clowes
Zolotova
Jaasma
Supreme
Ford
IMG
Ford
City
MJ Models
YG
Elise
Freya
Gesa
Greta
Gifty
Hejia

Kouzou
Vervaet
Passmann
Oberwalleney
Emmanuel
Li
Ford
Tomorrow
Elite
Oui
Next
Ford
YG
Ilana
Jolien
Lara
Lina
Majda
Mahalia

de Bruijn
Bosmans
Menezes
Emelianova
John Peter
Henderson
Silent
Unit
Next
Supreme
Elite
Ford
YG
Martina
Minji
Merel
Nikki
Olivia
Rosalieke

Bergamini
Lee
Roggeveen
Vrekic
Palermo
Fuchs
Oui
Select
Next
Next
Next
Elite
YG
Sanija
Senna
Sara
Song Ah
Tara
Valentina

Dalecka
Vet
Caballero
Woo
Falla
Castro
The Bro
Plateform
Elite
Monster
Women
IMG
YG
 
Lire les actualités du mois de Mai 2024
 
Tops à suivre en 2024
- Achenrin Madit - Achol Ayor - Adit Priscilla - Alaato Jazyper - Alix Bouthors - Amar Akway - Amélia Gray - América Gonzalez - Angelina Kendall - Annemary Aderibigbe - Apolline Rocco Fohrer - Ashley Radjarame - Assa Baradji - Awar Odhiang - Barbara Valente - Beauise Ferwerda - Bibi Breslin - Britt Oosten - Caren Jepkemei - Colin Jones - Cyrielle Lalande - Deirdre Firinne - Diane Chiu - Dija Kallon - Ella Mccutcheon - Enya Davis - Essoye Monbot - Evie Saunders - Fleur Breijer - Jan Baiboon - Karolina Spakowski - Klara Kristin - Kristine Lindseth - Laiza de Moura - Lara Menezes - Leanne de Haan - Lulu Wood - Luna Passos - Lydia Kloos - Maaike Klaasen - Malika El Maslouhi - Marilou Hanriot - Mary Ukech - Mathilda Gvarliani - Maty Drazek - Merline Schorren - Nyakong Chan - Nyawurh Chuol - Pan Haowen - Paola Manes - Penelope Ternes - Puck Schrover - Raynara Negrine - Rejoice Chuol - Rolf Schrader - Rosalieke Fuchs - Sascha Rajasalu - Sihana Shalaj - Sun Mizrahi - Tess Breeden - Tianna St.Louis - Tindi Mar -
Tops consacrés en 2023
- Abby Champion - Akon Changkou - Anok Yai - Aylah Peterson - Blesnya Minher - Chu Wong - Felice Nova Noordhoff - Fran Summers - Giselle Norman - Greta Hoffer - Hailey Bieber - Hyun Ji Shin - Ida Heiner - Iris Law - Jeanne Cadieu - Jill Kortleve - Kaia Gerber - Lila Moss - Lola Nicon - Loli Bahia - Louise Robert - Maike Inga - Malicka Louback - Mariam de Vinzelle - Mariel Uchyda - Maty Fall Diba - Mika Schneider - Mila Van Eeten - Miriam Sanchez - Mona Tougaard - Nora Attal - Oudey Egone - Paloma Elsesser - Precious Lee - Quannah Chasinghorse - Quinn Elin Mora - Rebecca Leigh Longendyke - Sacha Quenby - Sarah Grace Wallerstedt - Sofia Steinberg - Tanya Churbanova - Ugbad Abdi - Victoria Fawole - Vilma Sjoberg - Vivienne Rohner -
YG
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