YG
PlaneteMode.com
YG
The.Fashion.Kiosq
YG
YG
News
Août 2025
Par Yann Gabin
YG

Avec une chemise en latex imprimé Léopard et une jupe crayon vermillon en Laine de la maison Saint-Laurent, Anok Yai annonce le retour des collections Automne/Hiver 2025/2026 en couverture du Vogue France du mois d'août. Un visuel totalement Vogue avec cette attitude ultra posée. Un shooting réalisé sur l'île de Saint-Barthelemy mettant en lumière cette nature luxuriante et abondante prolongeant d'un mois supplémentaire cet aura de vacances. Anok Yai demeure majestueuse sur l'ensemble des visuels. Merci à Mario Sorrenti.

Anok Yai chez chez Safe Mgmt
La marque de cosmétique américaine Estée Lauder ne s'est pas trompée en signant avec cette maganifique beauté, au regard profond et énigmatique. Soudanaise d'origine, avec une peau ébène sans défaut, Anok Yai devient l'une des ambassadrices maison. Elle symbolise la beauté, dans toute sa diversité, en incarnant aussi bien le visage des lignes make-up que de soins. Elle rejoint un très beau pool d'égéries lorsque l'on connait la liste des ambassadrices actuelles comptabilisant notamment Karlie Kloss, Grace Elizabeth, Carolyn Murphy, Fei Fei Sun, Hilary Rhoda, Adut Akech ou Joan Smalls. Une aventure des plus excitantes pour cette jeune américaine. Ainsi qu'une fierté, toute personnelle, de représenter la femme noire dans toute sa diversité et son éclat.
Un généreux contrat pouvant s'expliquer par son parcours antérieur. Anok n'y croit toujours pas lorsque la maison Prada la propulse sur le devant de la scène en lui demandant d'ouvrir son défilé Prêt-à-Porter automne/hiver 2018/2019. Une opportunité rare pour un mannequin de couleur. La maison milanaise, avec l'aide de son casting director, Ashley Brokaw, demeure encore l'une des rares maisons qui dicte et crée les carrières de futurs mannequins. Un moment encore inimaginable pour la toute jeune femme âgée, à ce moment-là, de dix-neuf ans. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'elle se manifeste comme le premier mannequin noir à ouvrir un show Prada depuis plus de vingt ans. La dernière étant Naomi Campbell, en 1997. Prada a délivré un message fort, en spécifiant cette évolution significative des critères de beauté, pouvant être multiples et pluri-ethinques. Principale influenceuse en terme de tendances, la maison milanaise s'est souvent entendue reprocher son manque d'investissement en terme de représentations éthniques. Mais, depuis quelques années, on perçoit un réel tournant, un changement à 180 degrés. Notamment, depuis la petite coupe Afro de Lineisy Monteiro. "Ce fut un honneur que de représenter l'image maison. Je suis fière d'avoir été choisie pour ouvrir ce show". "This is bigger than me" dit Anok.
Anok Yai fait sa première apparition, en janvier 2018, sur le podium Prada Hommes Automne/Hiver 2018/2019. En exclusivité, elle enchaine la campagne prêt-à-porter printemps/été 2018 qui sera son premier shoot photo au sein de l'industrie de la mode. Photographiée par Willy Vanderperre, Anok voyagera jusqu'à Los-Angeles pour poser au côté des news-faces de cette saison comme Gisèle Fox, Pasha Arulia ou Kris Grikaite. Découverte sur le campus de l'Université Howard à Washington DC, Anok, née en Egypte et d'origine soudanaise, a pourtant grandi aux Usa. Elle signe directement un contrat avec l'agence Next. "J'ai toujours souhaité tenter le modeling. Mais, j'ai souvent hésité. Je n'étais pas vraiment certaine de savoir comment l'industrie de la mode allait me percevoir. Les critères de beauté fluctuent énormément". Aujourd'hui, représentée par Safe Mgmt à Paris et No Smocking à New-York, elle souhaite poursuivre cette carrière le plus longtemps possible et devenir le meilleur mannequin de sa génértion. Par conséquent, avec l'aide de ses agents, elle tente d'optimiser son emploi du temps pour réaliser le maximum de photoshoots. Avec trois campagnes publicitaires Prada à son actif et un contrat beauté avec la marque de cosmétiques Estée Lauder, on peut difficilement songer qu'Anok ait raté son entrée au sein du modeling.
YG
Les couvertures à retenir au mois d'Août 2025

Anok Yai pour Vogue Paris ; Anne Hathaway pour Vogue Usa ; Doechii pour Vogue Grande-Bretagne ; Hailey Bieber pour Vogue Italie ; Alex Consani pour Vogue Japon ; Bill Kaulitz pour Vogue Allemagne ; Bibi Breslin pour Vogue Espagne ; Non distribué pour Vogue Russie ; Ying Ouyang, Yilan Hua, Hejia Li et Diane Chiu pour Vogue Chine ; (?) pour Vogue Brésil ; Olivia Petronella Palermo pour Vogue Turquie ; (?) pour Vogue Australie ; Yasmin Wijnaldum pour Vogue Netherlands ; Daiane Sodre, Isabeli Fontana pour Vogue Mexico ; Amina Khalil et Hande Erçel pour Vogue Arabie ; Rosé Park pour Vogue Koréa ; Nora Attal pour Vogue Grèce ; (?) pour Vogue Ukraine ; Vivien Solari pour Vogue Pologne ; Arina Maksimova pour Vogue Tchécoslovaquie ; (?) pour Vogue Scandinavia ; (?) pour Vogue Portugal ; (?) pour Vogue Inde ; Stephanie Hsu pour Vogue Singapore ; (?) pour Vogue Hong-Kong ; (?) pour Vogue Thaïlande ; (?) pour Vogue Taiwan ; (?) pour Numéro France ; (?) pour Numéro Tokyo ; (?) pour W Usa ; Lisa pour V Usa ; (?) pour Allure Usa ; (?) pour Elle Usa ; (?) pour Elle Uk ; Margot Robbie et Jacqui Hooper pour Harper's Bazaar France ; (?) pour Harper's Bazaar Usa ; Pamela Anderson pour Harper's Bazaar Uk ; (?) pour Harper's Bazaar Italie ; Brandi Quinones et Carmen Kass pour Harper's Bazaar Espagne ; Non distribué pour i-D Magazine ; (?) pour Marie-Claire Italie ; (?) pour Marie-Claire France ; Lennon Sorrenti, Libby Bennett, River Klein et Chloë Sevigny pour Self-Service ; Awar Odhiang, Angelina Kendall, Diane Chiu, Jessica Miller, Loli Bahia, Libby Bennett, Lulu Tenney, Mona Tougaard, Thea Almqvist pour POP Magazine ; Esther Rose McGregor, Akari Higashi, Asako Sato, Bibi Breslin, Kiko Mizuhara, Suj Lee pour Purple Magazine ; Colman Domingo, Cynthia Erivo, Bodine van Galen, Irina Shayk, Vittoria Ceretti pour Another Magazine.

Valentino Printemps/Eté 2025 par Alessandro Michèle

Il y a de ces moments mode qui paraissent faire languir les fashionistas plus que d'autres. De ceux qui attisent la convoitise, l'excitation, presque une dévotion fanatique. Des laps de temporalités restreints, juste celui d'un défilé, qui prennent énormément de valeur, stimulant les esprits et incitant à générer du Buzz. Cela cadre totalement avec cette présentation Valentino pour le printemps/été 2025. Simplement parce qu'il est le premier défilé prêt-à-porter d'Alessandro Michèle pour cette iconique maison romaine. Après le départ de Pier Paolo Piccioli l'année passée, la nomination d'Alessandro Michèle avait déjà fait des émules. Ce maestro de la mode avait déflagré le chiffre d'affaires de Gucci, tout en lui dispensant un esprit plus gender fluide. L'idée d'une ouverture d'esprit plus ample, d'une beauté baroque et divergente, d'androgynie et de cool attitude. Un vestiaire Gucci destiné à tous ceux et celles prêts à enfiler n'importe quelles pièces de leur choix. Avec son arrivée à la tête de Valentino, maison réputé pour ses silhouettes chics et lignes éthérées, presque couture, on se questionne : comment Alessandro Michèle pourra faire évoluer, sous ses traits de crayon affutés, les codes identitaires maison ? Élémentaire peut-être et surement réducteur, mais Alessandro Michèle reprend les recettes appliquées chez Gucci pour les apposer chez Valentino. Notamment dans la manière de présenter ses créations textiles. Une sorte de copié collé. Pourquoi changer une manière de faire, qui marche en soi, a été éprouvé et a fait ses preuves ? Intitulé "Pavillon des folies", des abat-jours couverts d'une simple étoffe, des guéridons bâchés de nappes en lin, d'oblongs rideaux plissés enfermant le podium, un sol en miroirs fissurés, craquelé tel un lac d'hiver laissant les traces de patineurs sur glace, ce salon laissé à l'abandon dispense un sentiment d'une certaine fragilité de l'existence. Une symbolique existentielle : parfois la vie ne tient qu'a un fil. Quand les looks défilent coté pile, ils demeurent dans une vibration chic et apprêtée mais en glissant le regard au sol, on entre de l'autre côté du miroir. Leur forme se déstructure, se trouble, se désorganise. Une proposition forte avec deux manières de les appréhender. La première robe noire, droite, s'incruste d'un trio de nœuds papillons sur la poitrine et s'achève par un volant froncé juste au-dessous des genoux sur Summer Dirx qui ouvre le show. On pimente la silhouette en y ajoutant un collant carmin vif vif vif. Une capeline immaculée vient s'accorder à une chemise en soie à pois carbone. Avec un jeans taille haute. On marche à pas lent afin de bien scruter les détails de chacun des looks. Une robe en mousseline azur s'accompagne d'une ceinture Obi couleur absinthe et d'une collerette alcalescent, dans l'esprit "Pierrot". Les froufrous longent une robe en mousseline à l'imprimé plumes de perdrix. Les turbans et voilettes encadrent de délicats visages. Toujours cet esprit bourgeois vintage. La veste magique d'Eleanor Chambers, entièrement de sequins, se brode d'arabesques fleuries amalgamant de multitudes coloris chamarrés me remémorant quelques belles pièces du vestiaire couture de Monsieur Saint-Laurent. Un esprit bohème s'incarne aussi dans le stylisme par le mélange d'imprimés riches, type cachemire, et de broderies perlées. Une chasuble se couvre d'énormes motifs cashmere comme sur Ivy Stewart. Des liberty floraux tapissent de longues robes en mousseline dans des camaïeux de mauves, violine, champagne, bleu ciel. Beaucoup de belles pièces précieuses pour des occasions singulières comme cette veste en sequin carbone de Yi Pang, des broderies têtes romaines sur Coumba Mballo ou un ensemble aux design années 20 sur Francesca Anelli. Alessandro Michèle poursuit l'idée, voire quête déjà exploré chez Gucci, d'amalgamer des pièces n'ayant pas de liens ensembles, comme un méli-mélo, afin de générer des looks improbables. Un esprit lingerie se dégage avec des déshabillés, peignoirs, collants en dentelle de calais, brassières, bodys comme sur les mannequins Edna Laribwami et Rosa Kira Kosyan. Quelques looks masculins avec une allure bon chic bon genre. Une veste smoking fuchsia s'ourle d'un col vermillon sur Kieran Richber. Un manteau sans manches se brode de fils dorés représentant des branchages ou l'on peut distinguer un duo de paons sur Andrei Semenov. Des gants en dentelle laiteuse parachève le look preppy, composé d'un blazer marine, au trio de boutons dorés et d'un pantalon large mastic recouvrant les empreintes des délicates brisures de miroirs sur le juvenile Otto Galli. Toutefois, d'autres looks contrebalancent cette excès de bon gout pour laisser apparaitre une certaine décontraction avec ce jeans baggy, une ceinture boucle V et un pull chamois au tressage cannage. Les pois carbone imprègnent un smoking Camel qui se ferme par l'intermédiaire d'un nœud en gros grain vieux rose sur Signe Michaelsson. Le fameux rouge Valentino vient marquer visuellement ce vestiaire via une oblongue robe en mousseline ceinturée d'un gros nœud anthracite au niveau de la taille. En plus de sa collerette désarticulée, elle se bouffe aux manches et s'achève par une vague de cinq volants. En simple capeline sur Yura Romaniuk. Une écharpe multiple, en plumes de cygne, se porte à l'épaule comme vue sur Ava Shipp. Une touche indocile se propage avec ce demi piercing nasal. Alessandro Michele poursuit toujours ce schéma de présentation avec des looks qui se suivent mais ne se ressemblent pas. Une lolita croise une baby doll, une femme bohème s'intercale avec une jeune première se rendant au bal de promo, une lady délurée rejoint une séductrice glaciale. Probablement beaucoup de stéréotypes mais c'est comme ça. Une présentation aux multiples facettes et influences ou le maitre mot pourrait être l'édification d'un style maximaliste et exubérant. Une opulence flamboyance. Les inspirations traversent les décennies allant des sixties, seventies, voire eighties pour ennoblir et flirter avec le printemps/été 2025. Des propositions de looks très variés permettant de trouver aisément des pièces qui siéront sûrement à sa silhouette et son humeur du moment. Des influences baroques, raffinées, constituées d'une mosaïques de références générant des pièces totalement couture. Une première collection validée mais qui devrait, il me semble, intégrer au fur et à mesure plus de traits identitaires Valentino.

YG

Valentino

Printemps/Eté

2025

Merryl Rogge, coup double avec l'ANDAM et Marni
Meryll Rogge apparait comme la styliste dont tout le gratin de la mode converse actuellement. Méconnue du grand public, cette belge vient, à la fois, de décrocher le grand prix de l'ANDAM 2025 pour sa marque éponyme, tout en succédant à la place laissée vacante par Francesco Risso, chez Marni. Cette bourse de l'ANDAM lui permettra de renforcer son positionnement maison mais aussi de la faire progresser et connaitre auprès du grand public. Généreusement doté d'un montant de 300 000 euros, couplé à un mentorat d'une année, sous l'œil avisé de Sydney Toledano, proche conseiller de Bernard Arnault chez LVMH, Meryll Rogge devra jongler avec ces deux postes. Fraichement nommée directrice artistique de la maison Marni par Renzo Rosso, PDG d'OTB, le site internet maison affiche déjà le portrait de sa nouvelle recrue, dès sa page d'accueil. Elle aura forte à faire avec le développement de sa propre ligne prêt-à-porter, tout en poursuivant le travail singulier, contemporain de la marque italienne. Toutefois, son expertise acquise à l'académie Royale d'Anvers, ses expériences de sept années chez Marc Jacobs et cinq années à la tête du prêt-à-porter du design féminin chez Dries Van Noten, apparaissent comme des atouts non négligeables à de futurs succès. Celle-ci possède toutes les ressources nécessaires pour passer d'un univers à l'autre. Un peu comme Jonathan W Anderson avec la maison Dior ou Duran Lantink avec Jean-Paul Gaultier. On ne peut que lui souhaiter bonne fortune.
Noor Khan chez MIKAs
Avec un patronyme comme Khan, on peut subodorer que Noor possède clairement des origines indiennes. Khan étant un titre que prenaient les souverains mongols, chefs tartares, souverains turcs, persans ou indiens. Toutefois, Khan est devenu devenu un patronyme très fréquent au sein du sous-continent indien. C'est également l'un des noms de famille les plus portés dans le monde. Née en Suède d'un père pakistanais (et non indien) et d'une mère suédoise, Noor a cependant vécu six années au Pakistan lorsqu'elle était enfant. Toutefois, le travail de ses parents l'a amené à déménager à de nombreuses reprises à travers la planète. Deux années au Bahreïn, sept années à Dubaï et les quatre dernières années en Suède. Lui permettant d'accroitre une certaine ouverture d'esprit, tout en appréhendant et assimilant plusieurs langues telles que l'ourdou qu'elle parle couramment et l'arabe qu'elle écrit avec une facilité déconcertante. Sans oublier l'anglais et le suédois qu'elle maitrise parfaitement.
Avec son regard perçant, une dégaine androgyne, des cheveux courts bouclés, Noor est repéré rapidement par l'agence Mikas qui la représente à Stockholm. Son visage, un tantinet masculin, entre totalement dans les canons de beauté recherchés actuellement. On pense notamment au mannequin Charlie Jones dont la carrière explose aussi. Alors, pourquoi ne pas proposer son composite à Ashley Brokaw, l'une des castings directrices les plus en vue du métier. De celle qui repère d'un coup d'œil les mannequins à fort potentiel. Rencontre faite, elle valide le show Prada Printemps/Eté 2025. En exclusivité, elle ouvre le show prêt-à-porter avec une petit robe liberty légère. Puis, la maison Saint-Laurent la confirme en exclusivité pour son défilé prêt-à-porter printemps/été 2025. Deux shows de prestige qui la propulse dans les racks des meilleurs supports éditoriaux. Self-Service par Stef Mitchell, Wall Street Journal par Campbell Addy, Harper's Bazaar France par Nikolai von Bismarck, M le Monde par Robin Galiegue, Vogue France par Mario Sorrenti, Beyond Noise par Guen Fiore, Harper's Bazaar Italie par David Sims ou Juergen Teller, M le Monde par Julien Martinez Leclerc, System Magazine par Mark Kean, Acne Paper par Julien Martinez Leclerc.
La maison Prada poursuit sa collaboration avec Noor en la faisant poser pour les campagnes Prada printemps/été 2025 et Prada Days of Summer 2025 par Olivier Hadlee Pearch. Des images pointues qui lui permettent d'être désirée à terme par d'autres beaux labels prestigieux comme Phoebe Philo par Talia Chetrit ou Zara Studio par Steven Meisel. La saison suivante, pour le prêt-à-porter automne/hiver 2025/2026, Noor est booké en exclusivité par Anthony Vacarello pour la maison Saint-Laurent. Avec à la clef, la campagne prêt-à-porter par Mark Kean avec un look aviateur et androgyne. Très Monsieur Saint-Laurent. Etant dernièrement diplômé, elle aimerait à terme, si le mannequinat ne lui prend pas trop de temps, se concentrer sur des études en programmation informatique ou bien dans le domaine du design. Tout dépendra de l'évolution de sa carrière. Toutefois, le mannequinat lui va comme un gant car il apparait comme un concentré de cultures divergentes et variées. Finalement, un peu comme la vie de Noor Khan. En septembre 2025, on la retrouvera à l'affiche de la nouvelle campagne Prada Automne/Hiver 2025/2026 sous l'objectif du britannique Olivier Hadlee Pearch.
YG
Les chiffres de Kering demeurent en bernes
Ce mardi 29 juillet, les chiffres du premier semestre chez Kering viennent de paraitre et ne sont guère généreux. Sa marque phare, Gucci, a du mal à reprendre de la vigueur depuis le départ d'Alessandro Michèle qui avait explosé tous les chiffres d'affaires. Le jeune, Sabato de Sarno, qui avait repris la direction artistique en 2024, a été remercié après trois défilés seulement. Ce qui laisse peu de temps pour repositionner une maison, une image. Malgré les dernières campagnes de communication, la marque Gucci n'a pas su fidéliser et trouver une nouvelle clientèle. Probablement, la situation économique mondiale, aléatoire et incertaine, joue énormément dans l'acte d'achat. Vraisemblablement la clientèle désire moins de produits de luxe pour se recentrer vers une certaine simplicité et moins de superflu. Ce qui parait un problème grandiloquent pour Kering car Gucci représente près de la moitié des ventes du groupe. Ces dernières ont régressé de 26% sur le semestre, à 3 milliards d'euros, contre 4 milliards d'euros l'année passée. Bref, le bénéfice net, au premier semestre, pour Kering fait donc une chute de 46%, à période comparée avec un résultat passant sous les 500 millions d'euros. Avec, toutefois, un chiffre d'affaires se montant tout de même à 7,6 milliards d'euros. Le nouveau directeur général de Gucci, Luca de Meo, ex-patron de Renault, devrait prendre ses fonctions mi-septembre pour repositionner cette belle maison vers le chemin du succès. L'arrivée imminente de Demna Gvasalia, transfuge de la maison Balenciaga, devrait aussi redonner de l'attrait et de l'éclat à cette iconique maison milanaise. Toutefois, il faudra attendre le mois de mars 2026 pour repérer ce qu'il a confectionné pour Gucci. Même constat chez Saint-Laurent avec des ventes en berne avec une diminution de 11%, à 1,29 milliards d'euros. Seuls les sacs en cuir tressé de la maison Bottega Veneta éprouvent une hausse de ses ventes de 1%, à 746 millions d'euros.
Sacai Printemps/Eté 2025 par Chitose Abe

C'est au sein d'un loft industriel parisien que les fidèles de la marque Sacai se sont donné rendez-vous pour venir découvrir la présentation printemps/été 2025. Un lieu baigné de lumière par le jeu d'enfilades de baies vitrées, compartimenté en deux grandes pièces contiguës, laissant en son milieu un patio arboré. Une touche de verdure dans un monde qui ne laisse guère de place à la nature. Un espace reflétant, en quelque sorte, l'esprit de la maison Sacai : pointu, contemporain et avant-gardiste. Pour sa fondatrice qui fête ses vingt-cinq ans de maison, Chitose Abe a désiré célébrer le nouveau vestiaire en se réappropriant quelques fondamentaux de ses débuts. De ceux qui ont fait le succès planétaire du label. Le fameux héritage que toutes les maisons de luxe arguent auprès des médias. Loli Bahia arpente la première le sol en béton ciré avec un blazer marine, sans manches, au double boutonnage doré, relevé d'un foulard col Mao immaculé donnant l'illusion d'un plastron. Voire d'un lâché de foulard. Le sigle SCA s'entrelace et s'appose sur la poitrine pour ne pas omettre que l'on contemple bien le show Sacai. Ajusté de bottes équestres revisitées avec de minuscules talons bobine. Même look pour Alix Bouthors qui finalement souligne qu'un simple blazer peut faire l'affaire pour une sortie en ville. Mais tout le monde n'est pas Alix Bouthors. Chitose Abe retravaille la marinière. Elle décide de la requalifier en simple robe, rehaussée de quelques froufrous, d'épaulettes aériennes en mousseline et de légers volants. Une marinière s'accorde parfaitement avec un pantalon ample mais qui se prolonge par des sortes de voiles arrière sur Topsy. Le trench Camel, pièce récurrente du vestiaire Sacai, prend le large avec ses deux bandes latérales carbones longeant le buste comme observé sur la new-face Bodine van Galen. La ceinture tombe et claque le long de la jambe. Les bracelets dorés s'accumulent mais persistent dans une discrétion à la japonaise. Une robe anthracite peut donner l'illusion d'un trench retombant des épaules si on ne lui ajoute pas un débardeur en fine résille chair. Idée cocasse sur Libby Bennett. Les volumes viennent ourler les jambes par un jeu de volants savamment empilé les uns sur les autres. Un top se gonfle dans le dos comme une boule. Pour accroître la silhouette, un manteau et un gilet s'agrémentent d'un entassement de fils et de lanières, probablement en laine, garantissant un volume XXL. Jusqu'au large manteau de Wali en fourrure synthétique. Ou pas. Quelques escarpins se recouvrent eux aussi de fausse fourrure. La mode Sacai demeure pragmatique car elle aborde bien souvent des pièces basiques du vestiaire féminin avec parkas, vestes, manteaux. Des looks qui restent créatifs tout en explorant des lignes aisées pour la silhouette. Le jeans parait comme une autre matière textile que Chitose Abe adore arborée dans ses collections. Ici de manière brute, elle le présente sous forme de gilet oversize sur Apolline Rocco Fohrer. Il peut s'incruster sur des parties du vestiaire comme les manches d'une blouse en mousseline carbone sur Felice Nova Noordhoff. Du tissu Tartan, noir et blanc, vient embellir des robes déstructurées aux contours géométriques, avec des aplats rectangulaires comme su Alaato Jazyper. Un effet mille feuilles. Une touche de léopard en version acier sur Stef Bonomo ou plus céleste et aérien sur le top géorgien Mathilda Gvarliani. La palette de couleur demeure cependant dans des vibrations automnales avec du kaki, du pétrole, du bistre, châtain. Sacai affectionne l'utilisation au sein de ses collections de cet esprit militaire avec notamment de longues parkas, bombers, nylon ou chemises droites comme jamais. Puis, l'introduction de la couleur blanche diffuse enfin cette illumination au sein de cette collection qui confirme bien que l'on nous présente une collection estivale. De saison. Les plissés "bénitier" viennent agripper un marcel sur Penelope Ternes. Les manches d'une robe se greffent juste en dessous de la poitrine sur la tenue d'Angelina Kendall. Une collection complexe dans les formes usitées avec des froufrous, des empilements, des découpes particulières qui finalement dispense du chien à chaque pièce vestimentaire. Les tenues, en noir et blanc, grand classique de la mode, achèvent cette présentation. On gardera en tête la combi de Lulu Tenney avec ses tourbillons "bénitier" sur le buste. Presque un gribouillis stylisé. Une mode hybride qui ne s'attribue pas à la première venue. Il faut entrer dans l'esprit Sacai pour s'approprier cette vision d'avant-garde. Une mode totalement cérébrale qui dépasse le simple fait de s'habiller. Ici on s'apprête à incarner une femme d'entendement. Un prêt-à-porter qui ne parle pas à toutes mais qui, à contre sens, peut provoquer chez ceux qui les contempleront certainement des : "Whaou".

YG

Sacai

Printemps/Eté

2025

Paris Couture Automne/Hiver 2025/2026 : Qui a ouvert quoi ?
Alexis Mabille : Pas de présentation - Armani Privée : Agnes Zogla - Ashi Studio : Annemary Aderibigbe - Balenciaga Couture : Yuri Escudie - Chanel : Lulu Tenney - Christian Dior : Pas de présentation - Elie Saab : Lara Stone - Fendi : Pas de présentation - Georges Hobeika : Olivia Novak - Germanier : Non Reco - Giambattista Valli photo shoot : Nigina Sharipova - Iris van Herpen : Stella Maxwell - Jean-Paul Gaultier : Pas de présentation - Maison Martin Margiela : Abény Nhial - Miss Sohee : Coco Rocha - Rabih Kayrouz : pas de présentation - Rahul Mishra : Nyajuok Kueth - Robert Wun : Maartje Convens - Ronald van der Kemp : Thayna Soares - Schiaparelli : Penelope Ternes - Valentino : Pas de présentation - Viktor & Rolf : Carolina Tilgner - Zuhair Murad : Josephine Le Tutour -
Balmain Printemps/Eté 2025 par Olivier Rousteing
C'est au palais de Chaillot qu'Olivier Rousteing a désiré, une fois de plus, présenter la collection prêt-à-porter Balmain printemps/été 2025. Un vestiaire bâtit autour des thématiques du maquillage et des fragrances. Par conséquent, des ramifications vers les domaines de la beauté permettant d'élargir les expertises de la maison française reconnue pour son savoir faire textile. Tout autant, les parfums Balmain existent depuis belle lurette. On se remémore notamment le fameux "Vent Vert" créé en 1945 par la parfumeuse Germaine Cellier. Néanmoins, Olivier Rousteing brigue à développer cette manne financière non négligeable en lançant, dès 2024, une nouvelle ligne olfactive, avec l'aide de la société Estée Lauder. Huit parfums ont déjà été propulsés sous la bannière des "Eternels". N'y a-t-il pas meilleure idée que d'allier domaines de la beauté et de la mode pour faire passer le message d'une future ligne de make-up à venir ? Chaque look, de près ou de loin, s'accessoirise de sacs bandoulière "bouteille de parfum", d'escarpins à talons rouge à lèvres, de minaudières fards à paupières, de colliers parfum, boucles d'oreilles tubes de rouge à lèvres, pendentifs échantillon ou montre-bracelet cabochon. Tout cela exposé dans un salon feutré et épuré du palais de Chaillot qui apparait comme le meilleur set-design pour divulguer des vêtements puissants. Car Balmain, sous l'égide d'Olivier Rousteing, veut absolument perdurer dans cette catégorie de maison proposant uniquement des vêtements uniques, précieux, parfois artisanaux et surtout difficilement copiables. De ces pièces textiles qui demandent des heures de confection. Le Street Wear n'apparait pas ici comme le maitre mot. La jeune Vika Evseeva arpente la première marche du podium dans une robe qui en jette. L'impact visuel est imparable, immanquable. Sa robe, presque "muglérienne" dans la forme avec ses épaules larges et sculpturales, une taille cintrée et des hanches augmentées, se greffe d'une image macro d'une main manucurée écarlate venant gentiment tapoter une bouche ourlée d'un rouge vif cerise. Un choc visuel assuré pour ce premier look mais aussi pour celle qui osera le porter. Un œil charbonneux intègre un top moulant bistre, uni manche, brodé de milliers de fines perles sur le top Akuol Deng Atem. Son pantalon s'achève par la fin du visage. Un autre effet pictural magistral. Perturbant aussi car troublant de visu la silhouette. Idem pour la robe sirène de Maggie Maurer dévoilant la moitié d'un visage métissé maquillée. Avec un fond carbone agréant le renforcement de l'impact visuel. Les broderies faites à la main diffusent cette aura couture au sein de cette collection. Un véritable bijou de haute joaillerie. Olivier Rousteing met aussi en avant tous types de visage et de carnations de peau au sein de cette présentation. On aperçoit sur le podium le top-modèle tchèque des années 1980, Paulina Porizkova, premier mannequin à signer un contrat d'exclusivité avec la marque de cosmétiques Estée Lauder à la fin des années 80. Le casting offre l'opportunité d'âges divers avec d'autres femmes mûres telles Estelle Levy ou Elisabetta Dessy confirmant que l'attitude Balmain sied à merveille à des générations de femme. Ce qui compte finalement s'instaure dans une allure précise et une attitude assumée. Une fois en plus le directeur artistique de Balmain crie haut et fort la pluri diversité de la beauté. Les épaules sont architecturées et reprennent la configuration de toits de pagodes chinoises. Les épaulettes des vestes s'élèvent jusqu'à tracer des lignes triangulaires. Quelques vestes de smokings repensées et restructurées comme celle de Karmen Pedaru s'enfile avec une unique manche. Le noir truste cette collection et demeure cependant la tonalité passe-partout pour maintenir une certaine élégance, sans trop s'éreinter. Des silhouettes déjà vues dans de précédentes collections mais qui stylisées et accessoirisées autrement demeurent bien dans l'air du temps. Des chaines dorées, surdimensionnées, entourent une robe bustier. Quelques vestes perlées s'enfilent avec des jupes rudement courtes pouvant casser une silhouette un peu trop madame. Une robe entièrement faite mains alterne chaines dorées et rangs de perles générant un effet marinière. Un travail de construction totalement fou. On peut y voir une référence à la maison Chanel. Toutefois, il faut évidemment s'échapper de ces codes identitaires afin d'éviter de mauvais commentaires et comparaisons stylistiques erronées. Les bottines s'agrafent du logo PB stylisé, Pierre Balmain. Elles demeurent larges comme des guêtres de danseuses. Le vermillon s'invite dans la danse, référence surement à la fameuse bouche rouge. Sur une mini-jupe, un leggings en daim, une veste perlée, une robe en tweed pailletée ou de soirée, cette couleur ardente, de feu, peps une collection déjà très puissante et harmonieuse. Quelques pièces en rose Nude alpaguent quelques silhouettes en douceur, allant jusqu'à épouser le corps telle cette robe bustier gélifiée ou bien le sein iconique d'une veste complètement d'inspiration Gaultier. Une robe cocktail, à la forme d'une bouteille de parfum Balmain, réitère l'idée d'Olivier Rousteing injectée lors de sa réinterprétation du vestiaire couture de Jean-Paul Gaultier. Une jupe crayon reprend la configuration du masque africain sur la jeune Akuol Deng ainsi que sur la robe courte de la délicieuse Divine Mugisha qui clôt le show avec grâce. Un vestiaire puissant et apprêté. Des vêtements dignes de la haute-couture car véritablement besogné comme des œuvres d'art. Une mode choc, pour un "empowerment" de la femme Balmain.
 

Balmain

Printemps/Eté

2025

YG
Révélations des podiums Printemps/Eté 2025
YG
Ajus
Anna
Annie
Ava
Bebe
Betsy

Samuel
Robinson
Arnander
Shipp
Parnell
Gaghan
Elite
Next
Select
Elite
Next
Next
YG
Bodine
Camille
Carol
Charlotte
Claudia
Coumba

Van Galen
Desjardins
Monteiro
Boggia
Campana
Mballo
Oui
Next
Supreme
Women
Brave
Select
YG
Ella
Esther
Hanna
Ivy
Karyna
Leonie

Dalton
Santos
Leszek
Stewart
Maziar
Steffen
Elite
Titanium
Ford
IMG
Oui
Supreme
YG
Mia
Melinda
Noor
Olga
Ryleabeth
Saphira

Armstrong
Kiss
Khan
Lane
Ryleabeth
Krumhaar
Oui
Special
Mika
Monster
Select
Elite
YG
Stella
Summer
Vika
Viktoria
Yeva
Yuliana

Hanan
Dirx
Parmakova
Wirs
Cheroi
Perez
Viva
Silent
IMG
Women
IMG
Silent
YG
 
Lire les actualités du mois de Juillet 2025
 
Tops à suivre en 2025
- Ajus Samuel - Alex Consani - Ali Dansky - Annemary Aderibigbe - Ava Shipp - Awar Odhiang - Betsy Gaghan - Bibi Breslin - Bodine van Galen - Caitlin Soetendal - Caren Jepkemei - Charlies Jones - Colin Jones - Dana Smith - Diane Chiu - Ella Mccutcheon - Eva Komuves - Jacqui Hooper - Lara Menezes - Leanne de Haan - Libby Bennett - Luiza Perote - Maria Klaumann - Marilou Hanriot - Mary Ukech - Mathilda Gvarliani - Nanne Groenewegen - Nazarit Machin - Noor Khan - Nyakong Chan - Nyawurh Chuol - Olivia Petronella Palermo - Paola Manes - Penelope Ternes - Puck Schrover - Rejoice Chuol - Rosalieke Fuchs - Sanique Dill - Sara Caballero - Stella Hanan - Thea Almqvist - Vika Evseeva - Yar Aguer - Yura Romaniuk -
Tops consacrés en 2024
- Achol Ayor - Adit Priscilla - Alaato Jazyper - Alix Bouthors - Amar Akway - Amélia Gray - América Gonzalez - Angelina Kendall - Apolline Rocco Fohrer - Ashley Radjarame - Assa Baradji - Beauise Genc-Ferwerda - Britt Oosten - Caren Jepkemei - Deirdre Firinne - Deva Cassel - Enya Davis - Essoye Monbot - Evie Saunders - Fleur Breijer - Karolina Spakowski - Kristine Lindseth - Laiza de Moura - Lulu Wood - Luna Passos - Maaike Klaasen - Maty Drazek - Merlijne Schorren - Pan Haowen - Raynara Negrine - Rolf Schrader - Sascha Rajasalu - Sihana Shalaj - Sun Mizrahi - Tess Breeden - Tianna St.Louis - Tindi Mar -
Tops confirmés depuis 2023
- Abby Champion - Achenrin Madit - Akon Changkou - Anok Yai - Aylah Peterson - Barbara Valente - Blesnya Minher - Chu Wong - Cyrielle Lalande - Dija Kallon - Felice Nova Noordhoff - Fran Summers - Giselle Norman - Greta Hoffer - Hailey Bieber - Hyun Ji Shin - Ida Heiner - Iris Law - Jan Baiboon - Jeanne Cadieu - Jill Kortleve - Kaia Gerber - Klara Kristin - Lila Moss - Lola Nicon - Loli Bahia - Louise Robert - Lydia Kloos - Maike Inga - Malicka Louback - Malika El Maslouhi - Mariam de Vinzelle - Mariel Uchyda - Maty Fall Diba - Mika Schneider - Mila Van Eeten - Miriam Sanchez - Mona Tougaard - Nora Attal - Oudey Egone - Paloma Elsesser - Precious Lee - Quannah Chasinghorse - Quinn Elin Mora - Rebecca Leigh Longendyke - Sacha Quenby - Sarah Grace Wallerstedt - Sofia Steinberg - Tanya Churbanova - Ugbad Abdi - Victoria Fawole - Vilma Sjoberg - Vivienne Rohner -
YG
YG
 
This website is not a commercial site. It is just an infomation website and an homepage about fashion world. All pictures are the property of their respective owners. If you own the copyright to any picture on this site and would like it removed , PLEASE E-Mail me and it will be removed immediately.
/ Rédacteur en chef et Webmaster de planete-mode.com / Contact /