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Mars 2026
Par Yann Gabin
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Pour le spécial mode du Harper's Bazaar France du mois de mars, le top français Loli Bahia décroche une fois de plus la Une de ce prestigieux magazine. Eh oui, Loli Bahia peut s'enorgueillir de cette troisième couverture. Après Robin Galiegue en mars 2023 et Juergen Teller en décembre 2023/janvier 2024, c'est au tour de Karim Sadli d'avoir la primeur de la porter en Une. Un simple portrait qui se résume à une seule touche mode : Un énorme nœud papillon lavallière provenant de la nouvelle collection prêt-à-porter de la maison Dior par Jonathan W. Anderson. Quand tout ne tient qu'à un nœud.
Loli Bahia chez Women
Loli Bahia, quel patronyme déroutant pour un mannequin. Il y a presque une consonance correspondant à un pseudonyme d'une danseuse du Crazy Horse. Loli Bahia, un patronyme pouvant incarner, avec une certaine imagination, l'image chimérique d'une lolita brésilienne. Cela aurait pu. Mais, non. En aucun cas. Loli demeure bien française. De la région lyonnaise. Avec un carré mi-long ébène et un regard pénétrant, parfois un peu agacé, Miss Bahia, fana de sport (Neuf années de pratique du Volley), accepte de se la jouer "garçon manqué". Découverte lors du concours de mannequins "Egeri tours", elle en sera l'heureuse gagnante. Sa nonchalance apparente et cette moue "bougon" séduiront l'agence Women qui subodore un énorme potentiel. Elle entame sa carrière en intégrant, en mars 2020, la cabine Louis Vuitton Automne/Hiver 2020/2021. Son premier et dernier show de la Fashion Week parisienne. Les jours suivants annonceront le confinement général dû à la pandémie mondiale de la Covid-19.
Cependant, son allure à la "Isabelle Adjani" fera mouche auprès de l'équipe de Nicolas Ghesquière qui la confirmera comme égérie de la campagne publicitaire Louis Vuitton automne/hiver 2020/2021. Un joli coup de publicité pour celle qui n'aurait jamais imaginé intégrer aussi rapidement le monde de la mode. En 2024, Loli Bahia est devenue l'une des filles incontournables du circuit européen. Les couvertures de magazines s'enchainent à un rythme effréné tel que le Vogue Italie par Oliver Hadlee Pearch ; W Usa par Inez Lamsweerde & Vinoodh Matadin ; D Repubblica Italie par Robin Galiègue, Mario Sorrenti ou Alasdair McLellan ; Holiday Magazine par Jonathan Frantini ; Harper's Bazaar France par Robin Galiègue ou Juergen Teller ; POP Magazine par Alasdair McLellan ; M le Monde par Gordon von Steiner ; Dust Magazine par Willy Vanderperre ; W Chine par Julien Martinez Leclerc ; 032C par Sébastian Faena ; Vision Double par Luigi & Iongo ; Et, consécration finale, le Vogue France par Mert Alas & Marcus Piggott.
Les maisons françaises se l'arrachent car elle incarne l'archétype de la française toujours un peu rebelle, indocile et récalcitrante. Elle défile régulièrement pour Isabel Marant, Dior, Chanel, Saint-Laurent, Courrèges, Coperni, Jacquemus, Lanvin, Paco Rabanne, Givenchy ou Alaia. Les maisons italiennes l'adorent aussi comme Prada, Versace, Valentino, Sportmax, Max Mara, Etro, Ports 1961, Del Core, Salvatore Ferragamo, Alberta Ferretti ou Fendi qui l'intègrent à leurs cabines. Mais, la liste de ses jolies campagnes publicitaires font de Loli Bahia la star du modeling actuel avec les maisons Chanel, Versace, Alaia, Prada, Gucci, Saint-Laurent, Max Mara, Zara, Courrèges, Tod's, Isabel Marant ou Louis Vuitton qui ne jurent que par sa moue indomptable.
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Les couvertures à retenir au mois de Mars 2026

Kendall Jenner pour Vogue Paris ; Rosalia pour Vogue Usa ; Gisèle Pelicot pour Vogue Grande-Bretagne ; Bella Hadid pour Vogue Italie ; Ariana Grande pour Vogue Japon ; Hannah Herzsprung pour Vogue Allemagne ; Pedro Almodovar et Milena Smit pour Vogue Espagne ; Non distribué pour Vogue Russie ; He Cong et Xiao Wen Ju pour Vogue Chine ; Bruna Marquezine pour Vogue Brésil ; Peggy Gou pour Vogue Turquie ; Hailey Bieber pour Vogue Australie ; Caitlin Soetendal pour Vogue Netherlands ; Danna Paola pour Vogue Mexico ; Lindsey Lohan pour Vogue Arabie ; Kim Do Yeon, Park Cyu Young, Gawon, Seo Hyun Jin, and Ha Ye Rin et autres modeles féminines pour Vogue Koréa ; Carolyn Murphy pour Vogue Grèce ; (?) pour Vogue Ukraine ; Loo Loo et Viktorija Bauzyte pour Vogue Pologne ; Erin O'Connor et Perus Adolwi pour Vogue Tchécoslovaquie ; Anine Bing pour Vogue Scandinavia ; Przemek Szubert pour Vogue Portugal ; Samantha Ruth Prabhu pour Vogue Inde ; Devon Ross pour Vogue Singapore ; Groupe Babymonster pour Vogue Hong-Kong ; Urassaya Sperbund pour Vogue Thaïlande ; Zine Tseng pour Vogue Taiwan ; Fatou Kebbeh et Luna Bijl pour Numéro France ; Marie Russak pour Numéro Tokyo ; Teyana Taylor, pour W Usa ; Ajah Angau Jok, Devyn Garcia, Felice Nova Noordhoff, Imaan Hammam, Jeanne Cadieu, Julia Nobis, Karolina Spakowski, Malgosia Bela, Natasha Poly, Sora Choi pour V Usa ; Odessa A'zion pour Elle Usa ; Lily Allen pour Elle Uk ; Loli Bahia pour Harper's Bazaar France ; Michaela Coel pour Harper's Bazaar Usa ; Rebecca Ferguson pour Harper's Bazaar Uk ; Ella Rattigan pour Harper's Bazaar Italie ; Milena Smit pour Harper's Bazaar Espagne ; Bhavitha Mandava pour i-D Magazine ; Nadine Kirilova, Emmanuelle Lacou et Mimi Dey pour Marie-Claire Italie ; Iza Dantas pour Marie-Claire France ; Libby Taverner et Signe Michaelsson pour Self-Service ; Awar Odhiang, Angelina Kendall, Diane Chiu, Jessica Miller, Loli Bahia, Libby Bennett, Lulu Tenney, Mona Tougaard, Thea Almqvist pour POP Magazine ; Esther Rose McGregor, Akari Higashi, Asako Sato, Bibi Breslin, Kiko Mizuhara, Suj Lee pour Purple Magazine ; Colman Domingo, Cynthia Erivo, Bodine van Galen, Irina Shayk, Vittoria Ceretti pour Another Magazine.

Chanel Printemps/Eté 2026 par Mathieu Blazy

L'automne 2025 a marqué un tournant historique pour la maison Chanel. Le directeur artistique Matthieu Blazy, créateur franco-belge, précédemment chez Bottega Veneta, vient de prendre la direction artistique de la maison Chanel après le départ de Virginie Viard, en juin 2024. Sa première collection prêt-à-porter printemps/été 2026 sera donc l'un des moments les plus attendus de la fashion week parisienne, symbolisant à la fois la pérennité et la transmutation de cette maison emblématique de la mode française. Il a été choisi pour insuffler cette énergie nouvelle à la maison Chanel qui, ces dernières années, avouons-le, a connu un certain ralentissement créatif. Peut-être un peu trop classique et redondant. Sa vision devrait se situer à la confluence du respect des codes historiques de Chanel (tweed, perles, jersey, matelassage, silhouette garçonne, nœuds, etc) et d'un souci de renouveau décontractée. Le décor du Grand Palais a été transformé en une incroyable "galaxie Chanel", composé d'un cosmos, de constellations, de planètes et d'étoiles suspendues au-dessus du podium. Probablement une référence à la conception du vêtement comme universel et intemporel. Une mode qui dépasse les frontières et les générations. Matthieu Blazy a expliqué qu'il voulait un "univers comme un rêve, hors du temps" : une sorte d'espace qui ne se contente pas de montrer des vêtements, mais invite aussi à une imagination collective. Un rêve partagé par tous, sous le même ciel étoilé. Une expérience complètement immersive. D'ailleurs, la décoration du show a été l'un des éléments les plus commentés et photographiés sur les réseaux sociaux. Les invités étaient littéralement au centre de cet univers Chanel, où la scénographie dialoguait directement avec les silhouettes. Une mise en scène gigantesque qui renoue avec une tradition chère à Chanel, notamment sous le règne de Karl Lagerfeld, qui aimait faire de chaque défilé un événement immersif et théâtral. Les planètes et l'espace peuvent ici servir de métaphore à la liberté, l'universalité et l'intemporalité. Quelques valeurs fondamentales de la maison depuis Gabrielle Chanel elle-même, qui voyait dans le ciel et les étoiles une source d'inspiration. Notamment, avec sa ligne de joaillerie nommée comètes. Si Matthieu Blazy puise dans l'ADN Chanel avec des tweeds, quelques double-c, des silhouettes garçonnes, mais aussi féminines, il opère des réinterprétations subtiles. La première silhouette portée par Aditsa Berzenia se compose d'un simple blazer crop-top et d'un pantalon en lainage en tissu pied-de-poule. Le look que Michele Obama utilisera pour la promotion de son livre. Une collaboration avec la maison Charvet fera parler la presse avec tout son lot de belles chemises en cotonnade bien découpées. Tellement pratique au jour le jour. Le tweed est dépouillé de son formalisme, rendu plus limpide. Il est travaillé et tressé de manière organique. Mais on y ajoute des plumes, des perles pour le rendre précieux. Pour être honnête, comment ne pas aborder cette matière textile alors qu'elle demeure la base identitaire primaire et primordiale de la maison Chanel. On la retrouve exécutée en des textures plus souples, parfois associée à du jersey, de la soie ou de la viscose permettant de générer une sensation de fluidité et de mouvement. Des silhouettes qui demeurent moins raides, plus spontanées et faciles à enfiler. Certainement, le reflet d'une époque où le confort et une autre idée de l'élégance se côtoient sans tension. Les silhouettes peuvent être déconstruites avec des coupes plutôt décontractées comme les blazers boxy, jupes à taille basse, pantalons allongés, robes légères. Matthieu Blazy a introduit quelques touches ludiques et poétiques avec des trompe-l'œil et des broderies très détaillées, dérivant du travail artisanal de l'atelier Lesage et autres manufactures historiques. On aperçoit une tige de blé aux fils dorés sur le top en mousseline de Noor Khan, un envol d'oiseaux émeraude sur la jupe carbone de Malin Rudnick ou quelques bouquets de délicats bourgeons jaunes sur la robe en mousseline anthracite de Felice Nova Noordhoff. Mathieu Blazy n'oublie pas d'incorporer les fameux accessoires réinterprétés qui seront pour certains les hits de la saison. Les sacs 2.55 sont retouchés, toujours gracieux mais plus relâchés. Matthieu Blazy a souhaité une première collection qui ne soit pas seulement élégante, mais frétillante, accessible, capable à la fois de parler autant aux clientes historiques de Chanel qu'à de nouvelles générations. L'idée est surtout cette vision contemporaine du vêtement et universelle de la femme, qui mêle liberté, fonctionnalité, héritage et renouveau. S'il y a un moment mémorable de cette fashion week, c'est aussi l'instant ou le mannequin Awar Odhiang, en clôturant le show Chanel, dans sa robe composée de mille plumes multicolores, décide d'effectuer un 360 degré sur le podium, sourire éclatant, applaudissant chaudement, en venant féliciter Mathieu Blazy à bras le corps. Cet instant précis restera le moment le plus observé de la fashion week printemps/été 2026 sur les réseaux sociaux, notamment Instagram. Un moment suspendu qui a fait passer Awar Odhiang dans une autre dimension du mannequinat, celle des mannequins iconiques. Qui comptent. Le show a largement été salué par la presse et l'industrie. De nombreux critiques et éditeurs ont mis en avant le fait que Blazy a su réconcilier l'esprit de Chanel avec une énergie nouvelle, donnant du sens à sa vision tout en respectant l'ADN de la maison. L'ambiance du show, mêlant spectacle, émotion et créativité, a rappelé l'importance de Chanel comme plateforme de théâtre et de poésie dans la mode.

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Chanel

Printemps/Eté

2026

Pieter Mulier nommé chez Versace
Le départ inattendu de Pieter Mulier de la maison Alaia, au mois de février dernier, avait plus que stupéfait et secoué à nouveau le petit monde de la mode. Personne ne s'y attendait. Particulièrement le sérail de la mode qui se dépeint comme pointu et toujours en avance sur l'info. Comment ce génial directeur artistique pouvait-il quitter ce si prestigieux label de la rue de Moussy ? Cette maison qui fait les tendances actuelles, hyper suivie, indépendante, célébrée pour son chic et son élégance. Tout cela, pour rejoindre la non moins célèbre mais exubérante maison milanaise Versace. Qui disons-le en passant a été rachetée en 2025 par le groupe Prada. Bien évidemment, on subodore quelques manigances calculées de la part de Raf Simons (DA de Prada), son ex-patron chez Dior, Jil Sander et Calvin Klein, pour l'attirer chez Versace. Une histoire d'amitié. Ayant rejoint la maison Versace, Lorenzo Bertelli, accessoirement fils de Miuccia Prada et nouveau président exécutif de la maison Versace, a déclaré que Pieter Mulier présentera sa première collection début 2027. Il confirme aussi la relance de l'activité haute-couture de Versace, prénommée Atelier Versace. C'est probablement la reprise de la section couture qui a décidé définitivement Pieter Mulier à rallier la maison milanaise. Un excellent défi. Même si Pieter Mulier arrivera en poste, début juillet, ses premières collections couture et prêt-à-porter ne seront visibles qu'en début d'année prochaine. De beaux moments mode à venir. Le but ultime étant de relancer le chiffre d'affaires de Versace. Lors de l'exercice 2023-2024, Versace avait réalisé un milliard de dollars de ventes (930 millions d'euros). Toutefois, sur les neufs premiers mois qui venait de s'achever, à la fin mars 2025, le chiffre d'affaires avait baissé de 20%. Mais, le problème le plus inquiétant étant au niveau des pertes opérationnelles et d'un Ebitda négatif. C'est-à-dire un signal de non-profitabilité de la société, d'un point de vue opérationnel. Toutefois, l'arrivée du groupe Prada et l'injection d'argent neuf, a permis à Versace d'être présentée par ses nouveaux propriétaires comme une marque "hautement distinctive et complémentaire". Ainsi, depuis son arrivée, Versace a déjà participé aux résultats du groupe à hauteur de 65 millions d'euros. Probablement un bon indice pour les années à venir.
Charlie Jones chez Ford Models
Déconcertante. Ce pourrait être le mot adéquat pour décrire Charlie Jones d'un seul trait. Son physique et silhouette demeurent déconcertants. On ne sait pas très bien en regardant ses photos si elle est une fille ou un garçon. Joue-t-elle de ce trait androgyne. Pas si sûr. Un visage anguleux, une mèche rebelle, des cheveux courts, des sourcils épais et fournis, un regard glacier, Charlie ne souhaite pas vraiment mettre plus en avant que cela ses traits féminins. Pourtant, c'est au sein de ce business que l'on demeure le mieux rémunéré. Alors jouer sur les deux options peut être une option rentable. Quand on la croise, Charlie Jones n'hésite pas à dire qu'elle préfère qu'on la prénomme par "He". Le pronom personnel anglais marquant le genre masculin. Pas de soucis dans ce milieu ou tout reste permis. Probablement, un peu plus compliqué dans la vie de tous les jours.
Cette anglaise débute en posant pour la campagne prêt-à-porter Jil Sander automne/hiver 2024/2025 sous l'objectif de David Sims. Ce dernier affectionne à trouver les nouveaux visages de demain et, d'autant plus, si ceux-ci sont issus de Grande-Bretagne. Le fameux lien entre compatriotes. Quelques éditoriaux bien choisis pour l'image comme Ré-Edition par Peter Joseph Smith, D Republicca Italie par Robin Galiègue, Pop Magazine par Mark Kean ou Double Vision par Luigi & Iongo lui permettent d'engranger suffisamment de matière pour se vendre auprès des directeurs de casting pour la Fashion Week automne/hiver 2025/2026. Comme nouvelle fille à suivre. Elle ouvre le show de Tom Ford en semi-exclusivité. Puis, on retrouve sa silhouette sur les podiums de Schiaparelli, Victoria Beckham, Hermès, Valentino et Coperni, à Paris. Ayant du caractère, et une photogénie indéniable et troublante, de nouveaux magazines en vogue l'invitent à rejoindre leurs pages comme le Self-Service par Kayla Connors ou Mark Borthwick, Arena Homme + par Théo Wenner, System Magazine par Mark Kean, Luncheon magazine par Trinity Ellis, The Face par Vito Fernicola, Vogue Italie par Rafaël Pavarotti, The Gentlewoman par Karim Sadli, U Republicca par Oliver Hadlee Pearch, Harper's Bazaar Italie par Julien Martinez Leclerc ou Alasdair McLellan, M Le Monde par Drew Vickers, British Vogue par Mikaël Jansson, Vogue Usa par Stef Mitchell ou Harper's Bazaar Usa par Luis Alberto Rodriguez.
La dégaine et l'apparence de Charlie cartonnera lors de la Fashion Week pour le printemps/été 2026 avec notamment les shows à New-York de Calvin Klein, Michaël Kors et Khaite. A Londres, ceux de Burberry, H&M et Simone Rocha. A Milan, ceux de Boss, Bottega Veneta, Fendi, Max Mara, Moschino, Sportmax, The Attico, Tod's. A Paris, ceux d'AMI, Chloé, Courrèges, Dior, Givenchy, Hermès, Isabel Marant, Jean-Paul Gaultier, Louis Vuitton, Schiaparelli, Tom Ford. Originaire d'Oldham, celle qui vient à peine d'achever ses études (ses A-levels), peut enfin se consacrer pleinement au mannequinat. Représentée à Paris par l'agence Ford Models, Miss Jones est prête à tout donner pour percer dans ce business ultra concurrentiel. Elle espère surtout ne pas être qu'un simple phénomène de mode.
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Guillaume Henri quitte Patou
Ce 6 février 2026, le créateur et styliste Guillaume Henri annonce son départ de la maison Patou. Quelques jours après l'annonce du départ de Pieter Mulier de la maison Alaia, voilà que Carven communique elle aussi sur l'envol imminent de son directeur artistique. Guillaume Henri était arrivé à la tête de la maison Patou en 2019 et avait su remettre au gout du jour cette vielle maison créé par Jean Patou en 1914. Un label français qui était demeuré dans l'imaginaire collectif pour ses quelques prestigieux parfums comme Joy, 1000, Sublime ou Chaldée. Toutefois, la femme Patou avait repris vie sous le coup de crayon de Guillaume Henri. Ce dernier avait su remettre au gout du jour une garde-robe plus juvénile, vive et colorée, avec des imprimés singuliers et voyants, tout en tentant de maintenir un certain classicisme, de bonne aloie. Les deux parties, en commun accord, avouent qu'elles ont d'autres desseins. Appartenant à LVMH, Sidney Toledano a réaffirmé toute sa reconnaissance et sa gratitude pour l'ensemble de son travail accompli au sein de la marque. Mais, aussi, son rôle capital et prédominant dans la régénération de cette belle maison française. Quant à Guillaume Henri, il avoue en toute franchise et sincérité : "Je tiens à remercier le groupe LVMH et, en particulier, Sidney Toledano, pour la confiance qu'ils m'ont accordée au cours de ces années. J'ai été très heureux et fier de participer à la renaissance de Patou et je serai toujours reconnaissant à toutes les équipes qui ont participé à cette aventure et s'y sont investies sans compter." Que de bons mots pour une fin de contrat. Toutefois, le secteur de la mode parisienne serait-il en train de subir une deuxième vague de vigoureux mouvements comme constatés au début de l'année 20025 ? Est-il prêt à affronter un nouveau tsunami de départs et d'arrivées ? Evidemment. Le secteur de la mode se relève toujours de ses séismes perpétuels. Toutefois, et même si tout reste secret, rien ne laissait présager au départ de Guillaume Henri de cette fonction. Celui qui a présenté sa dernière collection automne-hiver 2026-2027 lors de la semaine de la mode masculine de Paris, en janvier 2026, sera surement fort regretté des rédactrices de mode qui l'adorent. Mais, aussi de sa fidèle clientèle qu'il avait su conserver depuis son poste de DA chez Carven. La question restant en suspend sur de nombreuses lèvres demeure la suivante : qui pourrait reprendre la succession artistique de Patou ? Notamment dans cette valse incessante de changement de directeurs artistiques : Olivier Rousteing ? Pas sur.
Saint-Laurent Printemps/Eté 2026 par Anthony Vacarello

La collection printemps/été 2026 Ready-to-Wear de Saint Laurent, dessinée par Anthony Vaccarello, apparait comme une déclaration d'amour à l'identité de la maison, mettant en lumière cet équilibre délicat entre héritage maison et puissance féminine. Sous la nuit étoilée de Paris, le show prend place, comme à l'accoutumé, sur la place du Trocadéro. Avec pour toile de fond la tour Eiffel scintillante. Le set design demeure féerique. Imaginé par Anthony Vacarello, il s'opère autour d'un labyrinthe de fleurs blanches, des hydrangeas ou hortensias, dessinant le légendaire logo YSL. Une mise en scène fraiche et théâtrale qui établit un contraste avec l'attitude des silhouettes hiératiques qui vont défiler sur le podium. Sarah Isaksen ouvre son tout premier show avec un perfecto oversize en cuir carbone, aux épaules ultra larges, et une jupe crayon. Sa chemise blanche s'orne d'un immense nœud englobant l'ensemble de son buste. On visualise cette extravagance affirmée mais maitrisée. On ne peut nier que les premières silhouettes demeurent largement inspirées des années 1980, avec des épaules accentuées comme les vestes de Topsy, Noor Khan ou d'Alix Bouthors, avec des cuirs anthracites affûtés comme les tenues de Yar Aguer ou de Loli Bahia. Des ensembles en cuir dont l'inspiration pourrait prévenir du fantasme de la maitresse femme. Fétichisme digressif ? Toujours chez Saint-Laurent. Couplés à des structures textiles strictes, les tenues en cuir évoquent, à la fois, un power dressing et un esprit de dominance pleinement assumée. Le cuir, omniprésent, n'apparait pas seulement comme un matériau banal mais aussi comme une texture narrative. C'est-à-dire qui traduit un état d'esprit. Une imagerie visuelle pouvant définir une certaine puissance de la femme Saint-Laurent, tout en tentant de maintenir une touche gracieuse. Les premières pièces n'hésitent pas à jouer sur le contraste entre contrôle et douceur, via des blouses en tissus fluides et des lavallières qui adoucissent les lignes du cuir. Probablement quelques références historiques ou littéraires arguant cette élégance dramatique et raffinée, presque aristocratique. On pense notamment à la Duchesse de Guermantes de Marcel Proust ou à Madame X de Sargent. C'est selon ses sources culturelles. Toutefois, les blouses blanches peuvent être majestueuses et grandiloquentes comme sur Aleyna Fitzgerald ou Wali. Les trenchs, aux épaules droites comme un porte-manteau, dont l'apparence textile reflète celle d'une toile de parachute, offrent des couleurs chatoyantes comme le parme sur Binx Walton, absinthe sur Grace Hartzel, mandarine sur Kethia Ngeleza, acier sur Mica Arganaraz, chocolat sur Lina Zhang ou vert Kaki sur Liu Wen. D'ailleurs, cette matière textile insuffle du mouvement qui tranche avec les premières silhouettes du show. Elles sont portées avec une certaine désinvolture, agrémentées de lunettes noires. On perçoit nettement cette sophistication sensuelle, très Monsieur Saint-Laurent. La palette de couleurs s'élargit légèrement, jouant sur des tonalités invoquant la douceur et naissance du printemps. Le final de la collection opère une transformation spectaculaire. Les robes sont volumineuses, aux proportions généreuses. Les froufrous, volants et fanfreluches viennent s'accrocher sur les pourtours de la silhouette pour insuffler des effets de robes de boudoirs. Des robes de soirée, pouvant être associées à quelques références historiques tel que la cours de Versailles pouvaient proposer sous le règne de Louis XIV. Une féminité royale réitérée pour une ode à une majesté assumée. Qui je pense ne s'oppose pas pour autant à une modernité en vogue actuellement. Des robes qui créent une atmosphère presque théâtrale et sculpturale. Les couleurs sont franches avec un jaune or pour Betsy Gaghan, vert gazon pour Anasofia Negrutsa, orange pour Mary Ukech, acier pour Ava Shipp, émeraude pour Tea Grabic, citrouille pour Mona Tougaard, aubergine pour Anok Yai, mordoré pour Awar Odhiang, tabac pour Caren Jepkemei, butternut pour Penelope Ternes, tournesol pour Apolline Rocco Fohrer. C'est Ajus Samuel qui clôturera le show dans cette robe froufroutante cerise, pour une vision de véritable princesse de conte de fée. Contrairement aux silhouettes un tantinet régimentées du début du show, ces derniers looks laissent place au mouvement, à la légèreté et une préciosité affirmée. Un final grandiloquent, presque cinématographique, qui fait écho aux scènes iconiques de mode et de pouvoir. Une belle entrée en matière pour un show printemps/été 2026 qui se voudra être en adéquation avec les créations de Monsieur Yves Saint Laurent lui-même. On se remémore notamment les lignes iconiques Rive Gauche qui sont réinterprétées dans une mouvance audacieuse et contemporaine. L'élégance paraitra comme le vocable pour définir cette présentation. J'avoue que ce terme pourrait être un tantinet galvaudé mais il incarne, ici, complétement l'allure générale de ce show. Anthony Vaccarello a cherché à exprimer une philosophie de style, de pouvoir et de liberté. De belles pièces qui décrivent une femme qui n'a pas besoin de se conformer aux autres, qui porte des vêtements comme une affirmation de son tempérament. Être juste soi-même.

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Saint-Laurent

Printemps/Eté

2026

Sortie des campagnes prêt-à-porter printemps/été 2026
Avec les magazines du mois de mars consacrés à la thématique récurrente du Spécial Mode s'insère évidemment toutes les nouvelles campagnes prêt-à-porter de chaque label pour le printemps/été 2026. Ainsi on découvre la nouvelle image Chanel composée d'une pléthore de mannequins aussi différents les uns que les autres : Aditsa Berzenia (qui a ouvert le show pap SS26), Awar Odhiang (qui a clôturé le show pap SS26), Bhavitha Mandava (qui a ouvert la Cruise Chanel à New-York), Cathy Simmons, Josephen Akuel, Latahlia Hickling, Loli Bahia, Marta Freccia, Noor Khan, Waleska Gorczevski, Xiuli Jiang. Des visuels shootés autour d'un patio et de son olivier majestueux centenaire. Mais, aussi au sein d'une villa contemporaine à l'apparence méditerranéenne. Le tout mis en image par le photographe Alec Soth qui avait été notamment missionné pour exécuter quelques campagnes Bottega Veneta lorsque Mathieu Blazy était Directeur Artistique du label italien. La marque Tod's s'offre les paysages de la riviera italienne pour mettre en avant leurs cuirs naturels pour un vestiaire qui mixe des tonalités orangé, chamois, tournesol. Avec en guest Lulu Tenney et Penelope Ternes photographiées par Alasdair McLellan. La maison Celine fait appel, à nouveau, à Zoé Ghertner pour le printemps/été 2026. La photographe américaine avait déjà travaillé pour la marque sous le règne de Phoebe Philo. Des portraits avec les filles du moment : Betsy Gaghan, Binx Walton, Agel Akol, Cathy Simmons, Valerie Margareta. Balenciaga n'a pas hésité une seconde à surfer sur le succès mondial de la série "Heated Rivalry" en bookant l'acteur Hudson Williams. S'adjoint au casting les acteurs Harris Dickinson, Danielle Deadwyler, Havana Rose Liu, Roh Yoonseo et Winona Ryder. Loli Bahia et Mona Tougaard demeurent les deux stars incontournable du modeling actuel. Sans omettre Sen Samysheva et Ned Sims, fils du photographe David Sims et, accessoirement photographe de la campagne. La maison Alexander McQueen perdure dans cette imagerie un tantinet gothico-romantique qui lui va plutôt bien, sous l'objectif de la photographe Harley Weir. Avec un casting composé seulement d'Alex Consani, Amy Taylor, Sora Choi et Caroline Polachek. Loewe, sous la direction artistique de Jack McCollough et Lazaro Hernandez, poursuivent le travail visuel assez pointu, précédemment effectué par Jonathan W. Anderson, en engageant la jeune génération d'actrices hollywoodiennes avec Isla Johnson, Talia Ryder et True Whitaker. Saint-Laurent fleurte toujours entre une sensualité maitrisée avec des poses lascives et une certaine puissance avec des attitudes vigoureuses grâce aux mannequins Awar Odhiang, Libby Taverner et Sarah Isaksen. Elles sont photographiées par Glen Luchford. La maison Chloé s'offre une plage ensoleillée pour dévoiler sa collection de robes froufroutantes avec les tops Awar Odhiang, Jacqui Hooper, Julia Stegner, Noor Khan, Song Ah Woo et Stella Hanan. Une campagne publicitaire fraiche et juvénile. Senta Simon met en valeur la juvénilité de Caitlin Soetendal dans les visuels de la maison américaine Proenza Schouler. Des photos très natures et minimalistes mettant en valeur les coupes singulières et matières textiles de la collection estivale.
Prada Printemps/Eté 2026 par Miuccia Prada et Raf Simons
La présentation prêt-à-porter Prada printemps/été 2026 a lieu à la Fondazione Prada de Milan. Un espace consacré à l'art, l'architecture et la mode. Les guests, triés sur le volet, découvrent un immense podium recouvert d'un parement en plexi mandarine. Avouons-le, cette tonalité survitaminée permettra de démarquer visuellement chaque silhouette de cet été 2026. Une couleur ardente, reflétant l'envie de Miuccia Prada et de Raf Simons de mettre en avant une énergie totalement positive. Depuis cinq années déjà, Miuccia Prada et Raf Simons partagent la direction créative de la maison Prada, forgeant un dialogue singulier entre deux approches différentes mais complémentaires. Celui de l'intellectuel, subversif et conceptuel de Miuccia Prada, avec une certaine épure réfléchie et émotionnelle de Raf Simons. Pour ce printemps/été 2026, leur collaboration est arrivée à ce juste discernement, un équilibre maitrisé. Elle se présente non pas comme une juxtaposition de styles, mais comme une synthèse puissante, lisible et audacieuse qui réinvente les fondamentaux du vêtement. Ce défilé s'inscrit, aussi, dans une période où la mode cherche à répondre à une société saturée d'informations et en constante transformation. Ainsi la maison Prada s'est engagée à utiliser le vêtement comme un langage capable d'interroger notre relation à nos propres tenues, pour donner du sens et créer une identité singulière. Le cœur conceptuel du show repose notamment sur l'idée que les vêtements ne demeurent pas de simples objets d'apparat, mais des entités qui filtrent notre expérience du monde actuel. Cette collection peut être décrite comme une "analyse du vêtement", reflétant un contexte culturel et politique surchargé. Plutôt que de présenter une esthétique uniforme ou de suivre une tendance unique, Prada explore les contrastes, les tensions et les juxtapositions entre fonctions, formes et codes vestimentaires. La démarche de Miuccia Prada et Raf Simons consiste à prendre ce que nous connaissons, comme les uniformes, le tailoring, le sportswear et les pièces utilitaires, afin de les déconstruire, les recomposer et les réinventer de manière plus fluide, plus limpide. Le concept-clé n'est pas seulement celui de "mélanger les garde-robes", mais de provoquer une introspection sur ce que signifie s'habiller aujourd'hui, au-delà de l'utilitaire, du formel ou du symbolique. En ce sens, le vêtement devient une réfraction qui pourrait être sociologique, émotionnelle, politique et esthétique. Presque un miroir sur notre rapport au monde, à notre propre identité. Pour appréhender au mieux cet avenir incertain et anxiogène. La collection juxtapose codes militaires, lignes de costume classique, pièces utilitaires et silhouettes fluides. Ces dernières dévoilent une amplitude stylistique inaccoutumé comme les "Boiler suits" ou combinaisons salopettes. D'ailleurs, celles-ci ouvrent le show avec Beauise Genc dans une adorable tonalité bleu nuit. Une seconde combinaison ciel peut associer des gants en satin anthracite agréant à Julia Nobis une allure de lady cool chic. On allie fonctionnalité et convenance permettant de voguer vers des contrées à la fois street et bourgeoise. Même, si ce n'est pas le but recherché. Ce style militaire réétudié ressort avec quelques chemises d'officiers stylisées sur Fiona James ou Eline Veitman. Les robes et jupes demeurent visionnaires par leur forme pyramidale comme sur Qin Lei en version absinthe ou Wali en tonalité parme. D'autres robes fluctuent vers des marcels hybrides, super larges, au tombé ultra fluide, oscillant entre lingerie et prêt-à-porter pointu comme sur Awar Odhiang, Bodine van Galen ou Amanda Murphy, l'une des muses de Miuccia Prada depuis tant d'années déjà. Le duo souhaite entrechoquer textures et matières techniques avec des jeux de satin, du nylon et jersey, générant des contrastes surprenants entre l'urbain et le poétique. Certaines silhouettes brouillent volontairement les lignes entre genre comme la combinaison grise enfilée par Nieves Boucher. Les brassières suggestives allèguent une sensualité nonchalante comme sur Jiahu Zhang ou Kris Krystal. Tandis que les formes du tailoring n'empêchent pas des associations audacieuses allant d'une délicatesse extrême à une vision puissante et vigoureuse. Il se détache aussi une palette de couleurs débordantes qui oscillent entre des teintes vives comme le jaune citron avec la parka en nylon de Chu Wong ; le vert absinthe avec la jupe froissée de Lot Hemmers ; le mandarine avec la jupe à l'ourlet froufroutants de Loli Bahia ; le vert sapin avec le trench de Rejoice Chuol ; le vermillon avec le pullover sportswear de Frauke Nijs ; le violet électrique sur la robe très quarante de Wali ou le turquoise sur une jupe "bien comme il faut" de la juvénile Lauren Huyskens. Quelques pointes pastel avec la veste jaune en cuir d'Achol Ayor ou saumon d'Echo Zhao. Beaucoup de nuances terreuses. Les couleurs se télescopent ardemment avec des combinaisons contrastées, par exemple avec le trench oversize carbone qui se juxtapose d'un top délicat, forme en V inversée, agrémenté d'une une jupe mêlant pans en satin mimosa, dentelle carbone et satin acier, comme sur Malin Rudnick. L'idée étant peut-être de produire une tension visuelle captant l'attention de l'auditoire. Une collection prêt-à-porter qui conteste une certaine homogénéité afin de célébrer finalement une quête d'hybridité. Des vêtements qui ne s'inscrivent pas seulement dans une simple tendance, mais qui aspirent à une réflexion sur le sens même du look. Une sorte de manifeste de notre époque qui se noie sans complexe dans cette société saturée d'images. Un coup de maitre pour cette proposition mode courageuse. Anti-nostalgique.
 

Prada

Printemps/Eté

2026

New-York Automne/Hiver 2026/2027 : Quelle fille a ouvert quoi ?
3.1 Phillip Lim : Romi Peled - 7 For All Mankind : Jacqui Hooper - Anna Sui : Scarlett White - Altuzarra : Libby Taverner - Bibhu Mohapatra : Faustina Cosma - Calvin Klein : Alaina Rae - Campillo : Erik Lemus-Calderon - Carolina Herrera : Sandra Murray - Christian Cowan : Lauren Barber - Christian Siriano : Coco Rocha - Coach : Lais Garcia - Collina Strada : Kristin Drab - Diotima : Zaryah - Eckhaus Latta : Paloma Elsesser - FForme : Lily Vander Meeden - Jonathan Simkhai (Lookbook) : Selena Forrest - Kim Shui : Lihem Russom - Khaite : Raquel Zimmermann - LaQuan Smith : Anna Savka - Lela Rose (Lookbook) : Lainey Hearn - LoveShackFancy : Victoria Kosenkova - Marc Jacobs : Alaina Rae - Michael Kors : Noor Khan - Meruert Tolegen : Thomas Tapy - Oscar de la Renta (Lookbook) : Lineisy Montero - Prabal Gurung : Valeria Gomez - Private Policy : Xiaorui Li - Proenza Schouler : Jacqui Hooper - Rag & Bone (Lookbook) : (?) - Ralph Lauren : Gigi Hadid - Sandy Liang : Katie Robinson - Sally Lapointe : Anyon Asola Adut - Sergio Hudson : Patricia Zajac - Thom Brown : Marlon Preis - Tory Burch : Sacha Quenby - Ulla Johnson : Beauise Genc-Ferwerda -
Milan Automne/Hiver 2026/2027 : Quelle fille a ouvert quoi ?
Alberta Ferretti : Leonie Steffen - Anteprima : Rui Wang - Antonio Marras : Claire Delozier - Bally (Lookbook) : James Turlington - Blumarine : Abby Champion - Bottega Veneta : Evie Nopere - Diesel : Mariana Goncalves - Del Core : (?) - Dolce & Gabbana : Jacqui Hooper - Dsquared2 : Hudson Williams - Elisabetta Franchi : Liya Santos - Emporio Armani : Vivienne Rohner - Ermanno Scervino : Mika Callens - Etro : Luiza Perote - Fendi : Serena Sefyan - Ferragamo : Penelope Ternes - Ferrari : Lulu Tenney - Genny : Anna Bicanova - Giorgio Armani : Elise Kouzou - Gucci : Charlies Jones - Jil Sander : Nyla Singleton - Laura Biagiotti : Mini Anden - Luisa Spagnoli : Lina Voroshkova - Marco Rambaldi : Xinyue Zhang - Marni : Chloe Paredes - Max Mara : Apolline Rocco Fohrer - Missoni : Libby Taverner - MM6 Maison Margiela : Julia Barucci - Moschino : Lia Marie Mielke - MSGM : Mariana Musante - Mithridate : George Forsythe - N°21 : Agnes Wahlström - Onitsuka Tiger : Peyton Cole - Philipp Plein : Isha Senghore - Prada : Julia Nobis - Roberto Cavalli : Imane Benkaddour - Sportmax : Bebe Parnell - Tod's : Liu Wen - Versace : Pas - Vivetta : Mina Stankovic -
YG
Révélations des podiums Printemps/Eté 2026
YG
Agnès
Aluel
Ana Beatriz
Anna
Audrey
Chloé

Wahlström
Keror
Cortès
Hoyos
Lee
Paredes
Premier
Next Paris
Next Paris
Women
Next Paris
Next Paris
YG
Coco
Dalene
Emaan
Faith
Frauke
Grace

Palmer
Weber
Zishan
Johnson
Nijs
Knipe
Supreme
IMG
Oui
Women
Viva
IMG
YG
Iasmin
Jingwen
Josefa
Kai
Klara
Kris

Reis
Jia
Santos
Schreiber
Olin
Krystal
Women
Next
IMG
IMG
MIKA's
Prodigy
YG
Leticia
Lota
Malin
Mathilde
Mauria
Qiuyue

Hall
Blaskovic
Rudnick
Lakjaer
Caetano
Li
IMG
Elite
Women
Monster
Supreme
Elite
YG
Reina
Saar
Sarah
Taylor
Yun
Zhao

Spoormaker
Mansvelt
Isaksen
D.
Seo Woo
Ziqi
Women
Supreme
Ford
Next Paris
Elite
Women
YG
 
Lire les actualités du mois de février 2026
 
Tops à suivre en 2025
- Ajus Samuel - Alex Consani - Ali Dansky - Anna Robinson - Annemary Aderibigbe - Ava Shipp - Awar Odhiang - Betsy Gaghan - Bibi Breslin - Bodine van Galen - Caitlin Soetendal - Caren Jepkemei - Charlies Jones - Colin Jones - Dana Smith - Diane Chiu - Dobi Mazurek - Ella Dalton - Ella Mccutcheon - Eva Komuves - Jacqui Hooper - Kai Schreiber - Lara Menezes - Leanne de Haan - Libby Bennett - Libby Taverner - Luiza Perote - Maria Klaumann - Marilou Hanriot - Mary Ukech - Mathilda Gvarliani - Mia Armstrong - Nanne Groenewegen - Nazarit Machin - Noor Khan - Nyakong Chan - Nyawurh Chuol - Olivia Petronella Palermo - Paola Manes - Penelope Ternes - Puck Schrover - Rejoice Chuol - Rosalieke Fuchs - Sanique Dill - Sara Caballero - Stella Hanan - Summer Dirx - Thea Almqvist - Vika Evseeva - Yar Aguer - Yura Romaniuk -
Tops consacrés en 2024
- Achol Ayor - Adit Priscilla - Alaato Jazyper - Alix Bouthors - Amar Akway - Amélia Gray - América Gonzalez - Angelina Kendall - Apolline Rocco Fohrer - Ashley Radjarame - Assa Baradji - Beauise Genc-Ferwerda - Britt Oosten - Caren Jepkemei - Deirdre Firinne - Deva Cassel - Enya Davis - Essoye Monbot - Evie Saunders - Fleur Breijer - Karolina Spakowski - Kristine Lindseth - Laiza de Moura - Lulu Wood - Luna Passos - Maaike Klaasen - Maty Drazek - Merlijne Schorren - Pan Haowen - Raynara Negrine - Rolf Schrader - Sascha Rajasalu - Sihana Shalaj - Sun Mizrahi - Tess Breeden - Tianna St.Louis - Tindi Mar -
Tops confirmés depuis 2023
- Abby Champion - Achenrin Madit - Akon Changkou - Anok Yai - Aylah Peterson - Barbara Valente - Blesnya Minher - Chu Wong - Cyrielle Lalande - Dija Kallon - Felice Nova Noordhoff - Fran Summers - Giselle Norman - Greta Hoffer - Hailey Bieber - Hyun Ji Shin - Ida Heiner - Iris Law - Jan Baiboon - Jeanne Cadieu - Jill Kortleve - Kaia Gerber - Klara Kristin - Lila Moss - Lola Nicon - Loli Bahia - Louise Robert - Lydia Kloos - Maike Inga - Malicka Louback - Malika El Maslouhi - Mariam de Vinzelle - Mariel Uchyda - Maty Fall Diba - Mika Schneider - Mila Van Eeten - Miriam Sanchez - Mona Tougaard - Nora Attal - Oudey Egone - Paloma Elsesser - Precious Lee - Quannah Chasinghorse - Quinn Elin Mora - Rebecca Leigh Longendyke - Sacha Quenby - Sarah Grace Wallerstedt - Sofia Steinberg - Tanya Churbanova - Ugbad Abdi - Victoria Fawole - Vilma Sjoberg - Vivienne Rohner -
YG
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